[7]
l a g r e e n a t t i t u d e , u n n o u v e l a r t d e v i v r e
GRATUIT
Février-mars
Solaire
L’énergie du
roi Soleil
Neige
15 éco-gestes
à la montagne
Soyez les premiers
de la glace !
ne pas jeter sur la voie publique
www.neoplanete.fr
[  ]
Nothomb
la nature
d’Amélie
et aussi : Petits déj’
et ménage bio,
mode éthique,
recettes...

Yolaine
[EDITO]
photo de couverture :
© marianne
rosenstiehl/H&K
Christophe
PARTICIPER
Innovations, réflexion, consommation… à chacun
sa manière d’agir
Zests p. 4
L’énergie du roi Soleil p. 8
Géraldine
Ophélie
S’ENGAGER
Célèbres et passionnés, ils nous invitent
à un monde meilleur
La belle nature d’Amélie Nothomb p. 10
Portraits : Thierry Moreau Defarges,
Geneviève Férone, Olivier Bourgeois p. 14
Marc Jolivet :
« L’écologie joyeuse est en marche » p. 16
Dans la bulle de Christophe Besse p. 17
Gaelle
Stéphane
Frank
S’AIMER
Pour être bien, beau et écolo
Salon So Ethic : patchwork de talents p. 18
Ecolo jeans : le denim nouveau est arrivé p. 20
Zests p. 21
COCOONER
Déco, livres, produits d’intérieur pour
un chez-soi sain et câlin
Nos journalistes femmes de méninges ! p. 22
Zests p. 24
SAVOURER
Produits bio et éthiques, bonnes recettes,
croquez la vie en pleine santé !
Petit déj’ bio ? Muesli beaucoup ! p. 26
Zests p. 28
BOUGER
Pour (se) conduire en vert et contre tout
Glisse : soyez les premiers de la glace p. 30
Zests p. 33
VOYAGER
Paradis sauvegardés et contrées protégées
Zests p. 34
15 éco-gestes à la montagne p. 36
Hélène
Sébastien
L’année au “n’œuf d’or” ?
Thierry
Tous mes vœux à l’équipe de Néoplanète, qui s’investit avec autant de passion.
À nos lecteurs, qui nous soutiennent avec un tel enthousiasme.
À nos industriels, politiques et acteurs du changement, qui ont pris conscience
des enjeux vitaux de notre époque.
Aux citoyens de ce monde qui vit un bouleversement si profond.
Bonne année en vert et contre tout !
Que de cette nouvelle société qui couve puisse éclore un monde meilleur en “2000 n’œuf” !
YOLAINE DE LA BIGNE
Loris
Vincent
Emmanuelle
Daphnée
Fondatrice, Rédactrice en chef
© Géraldine Le Guyader/Kel Epok Epik / illustrations : christophe besse
Néoplanète : 14, impasse Carnot - 92240 Malakoff - Tél. : 01 49 85 75 31
Fondatrice et directrice de la publication, rédactrice en chef : Yolaine de la Bigne, ydb@neoplanete.eu • Assistante : Daphné Victor, daphne@kelepokepik.com
Rédacteur en chef adjoint : Stéphane Aitaissa, stephane@kelepokepik.com • Directeur artistique : Sébastien Lenoël • Edition : Gaëlle Cazaban •
Service photo : Géraldine Le Guyader • Illustrations : Christophe Besse • Directrice de publicité : Elisabeth Lecuyer, tél. : 06 16 95 26 61, el@neoplanete.eu.
Avec Label Régie, Virginie Hoang, Gil Maillet, tél. : 01 41 91 79 79, vir�inie@labelre�ie.com, virginie@labelregie.com, �il@labelre�ie.com, gil@labelregie.com, thomas@labelre�ie.com
thomas@labelregie.com
Communication : Anne-Sybille Riguidel, tél. : 01 46 67 13 23 - 06 32 10 26 38, annesybille.riguidel@communication-compagnie.com,
Yoshiaki Mimura, yoshiaki.mimura@communication-compagnie.com
Consultants : Hugues de Monclin et Teddy Follenfant
Yoshi
Ont collaboré à ce numéro :
Participer : Hélène Battaglia, Vincent Rondreux, vincent@kelepokepik.com, Allain Bougrain Dubourg ; S’engager : Ophélie Neiman,
Vincent Rondreux, Frank Rousseau ; S’aimer : Thierry Boyer, Emmanuelle Vibert ; Cocooner : Hélène Binet, Fred Ricou, Emmanuelle Vibert ;
Savourer : Claire Loquen, Emmanuelle Vibert ; Bouger : Vincent Rondreux • Fiche produit : Elizabeth Reiss, elizabeth.reiss@ethicity.fr •
Fiche société : Teddy Follenfant, tfollenfant@noos.fr • Voyager : Vincent Rondreux
Journaliste web : Ophélie Neiman, ophelie@kelepokepik.com
Anne-
Sybille
Avec abonnement : 25 euros (frais postaux) • Néoplanète est imprimé sur papier recyclé
Néoplanète est édité par Kel Epok Epik - Le Verger - 22 350 Caulnes
N° Siret : 502 305 105
Neoplanete.fr : Directeur technique : Loris Guignard • Rédacteur : Patrick Campion •Directeur artistique : Romée de la Bigne
Romée
[participer] ZESTS
Pages réalisées par Vincent Rondreux
L’humeur de Christophe Besse
Danone s’engage
pour les zones humides
Le 2 février a lieu la Journée mondiale
pour les zones humides. Ces zones ont la
capacité d’absorber le carbone et
de ralentir le réchauffement climatique,
comme c’est le cas de la mangrove,
en bord de mer. Ce sont aussi des lieux
qui conservent les ressources en eau pour
le futur. Pour protéger ces précieuses aires
naturelles, un fonds Danone pour la nature
vient d’être créé. En finançant la restauration
de zones humides, Danone compense
ses émissions de carbone produites lors
de l’emballage et du transport de ses
produits. Ophélie Neiman
Les interviews en image de Jean-François
Bligny, directeur Environnement et Bernard
Giraud, directeur DD de Danone sur
www.
.fr
Vieilles branches !
On pensait jusqu’alors que les forêts accumulaient du carbone quand elles
étaient jeunes, puis arrivaient ensuite à une sorte d’équilibre entre les émissions
et les prélèvements de CO 2
dans l’atmosphère. Une étude, à laquelle a
participé le laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE),
a montré que les forêts anciennes peuvent continuer à stocker
du carbone, entre 0,8 et 1,8 milliard de tonnes par an ! La destruction des
forêts primaires, déjà très précieuses pour leur biodiversité, est donc d’autant
plus grave.
De l’électricité en gel
La société italienne Esco Energy Srl a
mis au point un gel transformant les
rayons du soleil en électricité !
Attendu dans le commerce en juin prochain,
il sera appliqué entre les panneaux
des fenêtres à double-vitrage. Et on lui
promet une puissance de 100 watts par
mètre carré, pour un coût compétitif.
[ 4 ]
BRAVO À
• L’industrie française du verre d’emballage, qui a reçu un
oscar de l’Emballage pour sa technique de « démélange », opération
permettant de séparer, dans le verre à recycler, les débris
blancs et les débris de couleurs. Cela évite le tri spécifique des
différents verres de bouteille, ce qui se pratique dans certains
pays du Nord. Le gisement français de verre d’emballage est
estimé à 3,3 millions de tonnes. Plus d’une tonne de débris ne
sont pas triés et finissent en décharge ou dans un incinérateur !
Le festival Science Frontières...
... qui met en relation chercheurs et grand public,
accueillera Ameenah Gurib-Fakim, professeur
de chimie organique, qui expliquera comment un savoirfaire
ancestral pourrait devenir la clé d’un futur avec
des hommes et femmes au service de la vie.
Du 2 au 5 avril, à Marseille (13). www.sciencefrontieres.com
Le programme et les images du festival sur
www.
.fr
Quand les gratte-ciel se reconvertissent en fermes
Il y a du changement dans l’air : d’ici à quelques décennies, nos métropoles pourraient voir
leur aspect radicalement transformé, et pour cause. On prévoit que, dans un demi-siècle,
l’ensemble des terres cultivables ne suffira plus à nourrir les 8 milliards de terriens. Et si
l’une des solutions consistait à déplacer la campagne en ville ? Le chercheur américain
Dickson Despommier, professeur de santé environnementale, y croit dur comme fer. Il
entend d’ailleurs faire pousser des « fermes verticales » au cœur des villes. Dans sa
cité idéale, les gratte-ciel n’abriteront plus seulement des bureaux ou des logements, mais
de véritables exploitations agricoles. Selon ses calculs, un immeuble de 30 étages pourrait
nourrir jusqu’à 50 000 personnes ! En plus d’être « écolo », ces fermes urbaines, bâties
autour du concept de développement durable, pourraient servir de modèle en devenant
de véritables « centres d’apprentissage » du fonctionnement d’un écosystème basé sur
un partage de ressources énergétiques limitées.
Le concept, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, reste à l’état de projet. Mais New
York, Seattle, Dubaï ou Las Vegas, s’y intéressent de très près. En France, le bureau parisien
Soa Architectes travaille actuellement à une « Tour vivante » (photo ci-contre), une
ferme-immeuble sur les Champs-Elysées, qui s’inspire de la vision futuriste de Dickson
Despommier. Hélène Battaglia
Plus d’infos : www.livingtower.new.fr et www.verticalfarm.com (site en anglais)
La biomasse, reine des
énergies renouvelables
Avec un objectif de 20 % d’énergie
renouvelable dans sa consommation
en 2020, l’Europe fait figure
de bon élève dans le monde. Mais
quelle est la principale source de
cette énergie ? Le solaire ? L’éolien ?
Eh non : c’est, de très loin, la biomasse,
à savoir principalement le bois
et les agrocarburants (12,7
à 13,9 %). Suivent l’éolien (3 à
3,2 %), l’hydraulique (2,4 à 2,6 %),
le photovoltaïque (1,1 à 1,2 %),
le solaire thermique (0,9 à 1 %),
la géothermie (0,7 %), l’électricité
solaire thermique (0,2 %) et
l’énergie des océans (0,03 %). Mais
toutes ces énergies, qui auront
malgré tout des taux de croissance
importants, partent de très bas…
Peut encore mieux faire.
Source : EREC, European renewable
energy council.
Salon géant pour l’éolien
Plus de 6 000 participants de 80 pays sont attendus du 16 au 19 mars, au
parc Chanot à Marseille, pour l’Ewec 2009, la Conférence européenne
de l’énergie éolienne. La plus grande opération du genre se déroule
donc en France, où la filière entend implanter d’ici à 2020 une puissance de
20 000 mégawatts sur terre et de 5 000 mégawatts en mer. Un investissement
de plus de 30 milliards d’euros, pour une perspective de 60 000 emplois.
Dans la cité phocéenne, on prévoit 200 exposants sur 9 000 m 2
d’espace d’exposition : le plus grand Ewec jamais organisé.
www.ewec2009.info
dr / Illustration : Christophe Besse / Thao-Fotolia.com / Miguel Saavedra - www.sxc.hu
[ 5 ] Plus d’infos ? www.neoplanete.fr
[participer] ZESTS
B.A. ba Galerie des glaces
La glace possède un grand rôle dans le fonctionnement de
la Terre et des écosystèmes. Elle tempère les variations de
températures et sert d’isolant, ce dont témoignent les igloos
et, plus généralement, la neige, qui protège la vie du sous-sol.
Elle a également le pouvoir d’amplifier un changement
climatique : sa couleur blanche renvoie les rayons du soleil
vers l’espace, tandis que les couleurs plus sombres (terre,
océan, végétation…) ont tendance à absorber l’énergie
solaire. Ainsi, plus la Terre possède une couverture blanche,
plus elle renvoie de la chaleur. Moins elle en a, plus elle absorbe
de chaleur. Mais toutes les glaces ne sont pas les mêmes...
• La glace de la banquise s’étend l’hiver à la surface
de la mer et fond à la saison chaude. Sous l’effet du vent,
de l’océan ou encore de la force de Coriolis, elle dérive
constamment.
• La glace des calottes glaciaires se trouve sur les terres
situées dans les régions polaires : Groenland, inlandsis de
l’Antarctique. Elle est l’une des mémoires de l’histoire
climatique : les scientifiques y prélèvent des carottes dont
ils étudient les petites bulles d’air qui y sont coincées depuis
des centaines de milliers d’années. Si la calotte du Groenland
fondait, cela entraînerait une montée du niveau des
mers de l’ordre de 6 mètres. Si c’était celle de l’Antarctique,
la hausse serait de 60 mètres.
• La glace des glaciers, ces « rivières gelées » qui avancent
sous leur poids, déversent des blocs dans la mer :
les icebergs. La partie émergée d’un iceberg représente
1/8 e de sa hauteur totale.
• La neige des montagnes. Elément régulateur dans le
cycle de l’eau, elle sert de lieu de stockage et est à l’origine
de rivières.
Quelles tuiles !
Le solaire photovoltaïque, celui qui produit de l’électricité, doit de plus en plus
s’intégrer dans l’esthétique des toitures. C’est si vrai, que l’électricité produite
à partir de panneaux solaires « intégrés » se revend plus cher à EDF que celle
qui sort des panneaux classiques. La tuile photovoltaïque croit donc en son
avenir. Des sociétés spécialisées dans la couverture, par exemple Imerys Toiture,
dans le Rhône, s’en font une spécialité. Et proposent des châssis qui permettent
de s’adapter à toutes les toitures et à toutes les tuiles.
www.imerys-toiture.com
[ 6 ]
De l’eau dans le gaz
Pragmatique, Primagaz a adapté sa maîtrise des réservoirs
gaz à la mise en place de réservoirs enterrés, pour récupérer
l’eau de pluie et s’en servir pour l’arrosage ou le lavage extérieur.
La société propose même un kit jardin avec une cuve de
2 500 litres, un filtre, un système de pompage, des accessoires…
www.habitat-eco.info
Regardez Myriam Maestroni, DG de Primagaz sur
www.
.fr
Une station polaire modèle
La station polaire « zéro émission » Princess Elisabeth, en
Terre de la Reine Maud, dans l’Antarctique, doit être totalement
achevée d’ici au mois de mars. Elle fonctionnera grâce à un
système de chauffage passif, avec des éoliennes et
des panneaux solaires… Comme quoi le froid (il fait là-bas
entre -5 °C et -50 °C) n’arrête pas forcément ce type d’énergie
! Projet de la Fondation polaire internationale, cette station
est financée par des entrepreneurs privés, dont Suez…
Voyage au cœur des ressources naturelles
Kywal est un petit lutin qui vit au milieu de grands arbres
protecteurs. Dans son monde, tout fonctionne avec l’énergie
du bois tandis que les fées de l’Homasubi vivent avec
l’énergie solaire, les nymphes du monde de l’eau avec celle
de l’eau, les elfes du Shintsuhiko avec le vent… Mais un mal
ronge toute cette belle harmonie. Les ressources s’épuisent
et Kywal doit découvrir l’origine de ce maléfice. Telle est
l’histoire du Secret d’Amaterasu, une bande dessinée qui
évoque de façon symbolique les enjeux liés au dérèglement
climatique et à la gestion des ressources naturelles.
Ayant reçu notamment le soutien de l’Ademe (l’Agence de
l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), cet ouvrage,
signé Nathanaël Point et Patrice Bôle, peut être utilisé comme
support pédagogique et faire l’objet d’une exposition et d’animations…
Plutôt intéressant pour les écoles et associations qui
veulent faire découvrir le développement durable autrement.
Le Secret d’Amaterasu, de Nathanaël Point et Patrice Bôle, éditions Ajena,
15 euros (prix indicatif). Points de vente sur www.ajena.org
La chronique d’Allain Bougrain Dubourg
Un océan de bonnes intentions
« Labourage et pâturage sont les
deux mamelles de la France »,
nous enseigne-t-on depuis notre
plus tendre enfance. Mais qu’en
est-il des océans ? Avec plus de
11 000 000 km 2 , la France occupe
la deuxième place mondiale des
pays possédant le plus grand
espace maritime. Et pourtant,
nous restons terriens plutôt que marins. Certes,
l’Ifremer peut se flatter d’explorations extrêmes.
Certes, il existe un Conservatoire du littoral. Certes,
les opérations « Pavillon bleu » nous rappellent à une
meilleure conduite. Mais convenons que les océans
font essentiellement des vagues lors du Vendée Globe
ou du rush estival.
Les choses pourraient changer. En 2009, le ministère
de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable
et de l’Aménagement du territoire souhaite en
effet que la poitrine française se tourne aussi
vers le large. Après la création du Parc naturel
marin d’Iroise - qui n’a pas manqué de générer
une tempête de protestations -, l’ambition
vise désormais trois nouveaux parcs marins,
sans parler de celui de Mayotte, qui s’apparente
toujours à l’arlésienne. Par ailleurs, nos méthodes
de pêche pourraient être revisitées, celle du thon
rouge gagnerait en transparence, des aires marines
protégées couvriraient 10 % du territoire d’ici à
2012, le robinet de polluants venant du continent
subirait un tour de vis, les déchets flottants seraient
collectés, le littoral préservé s’étendrait, etc.
Fruit du Grenelle de l’Environnement, ce tsunami de
bonnes dispositions devrait voir le jour sans tarder.
Mais la réflexion mériterait d’être poussée au-delà de
nos eaux territoriales. En effet, les espaces océaniques
qui n’appartiennent à personne (ce sont les plus
vastes) peuvent être malmenés par tous. À l’instar
de l’Antarctique, ce territoire universel dont l’éthique
reste le dénominateur commun, les eaux res nullius ne
pourront s’exonérer longtemps de bonnes pratiques
collectives.
En attendant que les nations se plongent dans cette
responsabilité, réjouissons-nous des mesures phares
déjà annoncées et si nécessaires à la planète bleue.
dr / antoniocrp-www.sxc.hu / Francois Lefebvre
[ 7 ] Plus d’infos ? www.neoplanete.fr
[participer]
L’énergie
du roi Soleil
Production de chaleur, mais aussi de fraîcheur, d’électricité,
d’hydrogène… On n’a pas fini de découvrir et d’exploiter le
potentiel des rayons du Soleil, l’énergie de base de la Terre.
Et de copier ce que fait la nature. Par Vincent Rondreux
Eolien, énergie thermique des
mers, bois… Beaucoup de ces
nouvelles techniques alternatives
sont indirectement issues de l’énergie
que nous envoie le Soleil. Même quand
on parle d’énergie solaire (directement
issue de cet astre), on fait allusion à
plusieurs réalités. Il y a la chaleur qui
permet de chauffer de l’air ou des
liquides. Il y a aussi la lumière et ses
photons, petites particules à l’origine de
ce que les scientifiques appellent l’effet
photovoltaïque, apte à créer du courant
électrique. Donc, nous voilà déjà avec au
moins deux formes d’énergie solaire, bien
différentes : l’énergie solaire thermique et
l’énergie solaire photovoltaïque.
La chaleur 100 % nature
L’énergie solaire thermique est d’abord
celle que l’on reçoit tous les jours sans
s’en rendre forcément compte. Exemple
avec l’orientation des maisons : la « maison
passive » optimise en fait l’énergie qu’elle
reçoit quotidiennement du Soleil. Autre
phénomène naturel : vous avez bien dû,
un jour, laisser un tuyau d’arrosage dehors,
en plein été. Le soir, au moment d’arroser,
vous aviez de l’eau chaude. C’est le
simplissime principe de fonctionnement
du panneau solaire thermique, même si
le liquide que renferme ce dernier est
souvent un liquide caloporteur capable de
Illustration : Christophe Besse
[ 8 ]
Illustration : Christophe Besse
chauffer l’eau du ballon et, éventuellement,
toute la maison.
Du barbecue écolo
au moteur Stirling
L’énergie solaire a encore d’autres
ressources. Ado, vous n’avez peut-être pas
résisté à la tentation d’allumer du feu avec
une loupe ou des miroirs. Vous testiez en
fait la technique des cuiseurs solaires !
Jeux de miroirs ou simples feuilles de
papier alu peuvent regrouper plein de
rayons et démultiplier la puissance du
Soleil. Il est ainsi assez facile de se fabriquer
un barbecue efficace et… très écolo.
Sur le même principe, les scientifiques
ont mis au point, depuis les années 1950,
dans les Pyrénées-Orientales, d’énormes
fours dans lesquels les rayons solaires
se concentrent en un immense faisceau
se projetant sur une petite surface, avec
à la clé plusieurs milliers de degrés.
Aujourd’hui, la technique permet en
particulier d’activer les pistons de moteurs
« à air chaud », baptisés moteurs Stirling.
Bonne concurrente du classique moteur
à explosion, cette technologie est déjà
utile pour la production de froid, pour
les armées ou encore pour l’industrie
spatiale. Elle pourrait un jour devenir
beaucoup plus commune dans nos vies.
Une cheminée d’enfer !
L’utilisation de la chaleur du Soleil autorise
également les projets de cheminées
géantes. Imaginez une cheminée de
1 000 mètres de haut entourée, à sa
base, d’une surface de verre de 20 km 2 .
L’air chauffé sous le verre s’engouffre
puissamment dans le bas de la cheminée
pour rejoindre l’air frais en altitude.
Résultat : une centrale aérothermique !
Ce n’est pas un délire. Des tests ont
été effectués en Espagne et un projet
allemand est à l’étude en Namibie. Et voilà
autant de moyens de produire, grâce au
fluide en mouvement, du chaud mais aussi
de l’électricité ou encore de l’hydrogène.
On peut également espérer un jour
pouvoir stocker la chaleur captée, pour
la ressortir quand il fait plus froid, à la
manière des systèmes géothermiques.
C’est un peu ce que fait déjà une société
néerlandaise, qui a imaginé récupérer
la chaleur stockée dans l’asphalte des
routes.
Recréer la photosynthèse
Electricité, hydrogène… Voilà deux
« vecteurs d’énergie » qui sont plus
souvent associés à l’énergie solaire
photovoltaïque, celle qui se sert des
petits photons. Souvent symbolisée par
les lettres PV, elle cherche peu ou prou
Des panneaux solaires en forme d’arbre
font même de l’ombre sur les parkings !
à imiter la nature. Dans le processus
de photosynthèse, la plante capte des
photons pour assurer sa croissance. La
cellule photovoltaïque fait un peu la même
chose. Simplement, les photons servent
dans ce cas à produire de l’électricité.
La comparaison est régulièrement faite
pour la cellule photo-électrochimique de
Grätzel, du nom de son inventeur suisse.
Quant à la technologie plus classique
des cellules PV au silicium, on cherche
en Floride à l’améliorer en copiant…
la structure des yeux des papillons de
nuit ! Et au Japon, on étudie des modules
solaires qui ont la forme de feuilles
végétales… Des structures de panneaux
solaires prennent même la forme d’arbres
et permettent de faire de l’ombre sur les
parkings californiens !
Du solaire souple,
autocollant, en peinture…
La technologie du PV avance très vite.
En Californie comme à New York, on
travaille sur des cellules qui peuvent
capter la lumière quelle que soit la
Chaud et froid
Miracle technologique : quand
on peut produire du chaud
avec l’énergie solaire, on peut
également produire du froid.
Des chercheurs espagnols ont
ainsi mis au point un système
de réfrigération eau-bromure
de lithium, fonctionnant à
l’énergie solaire. Et une société
américaine commercialise déjà
un climatiseur solaire à batterie
intégrée…
position du Soleil. Dans l’Ohio, on
étudie des matériaux capables d’utiliser
l’ensemble du spectre lumineux.
A Philadelphie, on développe des
tuiles qui, photovoltaïques ou non,
ont le même aspect. Sans parler des
logiciels de commande à distance des
installations solaires. De la Suisse au
Canada en passant par l’Allemagne, des
prototypes de bateau, de voiture et
d’avion solaires se multiplient.
Demain, ces panneaux produisant de
l’électricité ne seront plus forcément
rigides. On apprend à les fabriquer
comme on imprime du papier, à les
rendre autocollants, à les intégrer dans
des structures souples, sinon dans des
« peintures ». Du côté de Palo Alto, en
Californie, comme en Allemagne, on veut
les rendre plus puissants en concentrant
la lumière. On apprend aussi bien sûr
à stocker l’énergie dans des piles pour
pallier l’intermittence du solaire.
L’appel de l’espace
Le fin du fin serait peut-être de placer
dans l’espace des ensembles de panneaux
solaires qui fabriqueraient de l’électricité et
l’expédieraient par micro-ondes aux stations
de réception terrestres. C’est en tout cas
l’idée d’un ancien de la Nasa, également
auteur de science-fiction, Ben Bova… L’office
américain de Sécurité spatiale a récemment
effectué une étude sur le sujet. Et la Nasa
développe la technologie de voile solaire
pour les satellites…
Lire également “Le solaire domestique,
combien ça coûte ?” et “Les perspectives
du solaire en France” sur
www.
.fr
[ 9 ] www.neoplanete.fr
[s’engager]
DR
[ 10 ]
Nothomb
la belle nature
d’amelie
C’est dans son microbureau des éditions Albin Michel que ce phénomène de la littérature
française a accueilli Néoplanète. Une sympathique rencontre. On savait notre Amélie
brillante, flamboyante, excentrique, parfois un brin gothique ; on ignorait qu’elle possédait en
plus une âme verte. Oubliez les mises en scène sanglantes et macabres qu’elle affectionne
tant. En réalité, ce n’est plus du sang qui coule dans les veines de Miss Nothomb, mais bel
et bien de la chlorophylle ! Propos recueillis par Yolaine de la Bigne et Frank Rousseau
DR
Sur la couverture de Néoplanète, vous enlacez langoureusement
un tronc d’arbre. Quel plaisir avezvous
ressenti dans cette étreinte humano-végétale ?
(Rires) Je vais vous faire un aveu : cela fait énormément de
bien de serrer un arbre dans ses bras. On en prend encore
plus conscience en regardant « 2046 » (un chef-d’œuvre
signé Wong Kar-Wai, ndlr) : quand le héros de ce film a
un gros chagrin, il s’empresse d’aller le confier à un arbre.
L’arbre est un confident sûr : de par son statut, vous avez
la garantie qu’il n’ira jamais répéter vos secrets. Enfin un
appui sur lequel on peut compter !
Au quotidien, vous êtes plutôt Amélie des villes ou
Amélie des champs ?
Cela peut paraître paradoxal vu ce que je viens de dire,
mais je suis une citadine. Je suis un écrivain pas du tout
inaccessible, donc lorsqu’on n’est pas inaccessible, il vaut
mieux être en ville. Je vis à Paris ou à Bruxelles. J’aime
beaucoup la folie citadine mais, une fois par an, je ressens
le besoin de disparaître dans ma forêt, en Belgique. Du
18 juillet au 18 août, je suis totalement injoignable. Là, au
milieu des arbres, je vis exactement le contraire de ce
que je vis toute l’année. Sans personne autour de moi.
Je m’habille en homme des bois. Je ne me coiffe plus. Et
j’adore faire la sieste sur le sol, dans les feuilles mortes. La
qualité du sommeil est alors incroyable ! On dépose sa
fatigue et, en échange, la terre vous donne quelque chose.
On appelle cela la paix intérieure !
Quelles sont vos contributions quotidiennes pour la
planète ?
J’ai la folle prétention d’être la citoyenne écologique
parfaite ! Je ne possède pas de voiture, je ne conduis pas,
je ne prends même jamais de taxi. J’effectue tous mes
déplacements à pied ou en métro-bus-tram. Les jours
de grève des transports en commun, il m’est arrivé de
traverser Paris de façon pédestre pour me rendre
jusqu’aux éditions Albin Michel. Vous savez, je suis une
marcheuse de premier ordre. Et puis je ne sais pas si
cela a une influence sur l’écologie, mais je ne dispose pas
de téléphone portable, encore moins d’ordinateur. Et je
produis très peu de déchets. Je jette très peu aussi - je
suis d’ailleurs connue pour cela !
Finalement, votre seul déchet révendiqué, c’est le
stylo Bic en plastique transparent mâchouillé, avec
lequel vous rédigez vos manuscrits ?
Pas très écolo, je l’avoue, mais j’ai écrit « Le Sabotage
amoureux » à l’aide d’un crayon à papier. C’était très gratifiant.
Mais par mesure de sécurité, je fais toujours des
photocopies de mes manuscrits et cette fois-là, cela
n’a pas donné un bon rendu ! Je tiens aussi à préciser
© Jean-Baptiste Mondino
[ 11 ]
Plus de people ? www.neoplanete.fr
[s’engager]
“L’écologie est probablement
le seul domaine où l’humain
peut comprendre la notion
de solidarité : soit on
s’engage ensemble, soit
l’action n’a aucun sens.”
que j’écris sur des cahiers d’écolier, en exploitant chaque
page au maximum, puisque je déborde sur la marge. Bien
évidemment, le papier est recyclé ! Et je publie de tout
petits livres (rires) !
Est-il vrai que, pour vous mettre en « mode créatif »,
vous revêtez un manteau en poil de chameau ?
Pas en poil de chameau, mais en laine des Pyrénées. Le
cérémonial se passe toujours sur le même divan. J’écris
en posant mon cahier sur mes genoux, car c’est la position
qui m’inspire le plus. Pour écrire, j’ai besoin de tout
un tas de choses. Y compris d’une énergie paranormale !
J’ai constaté qu’en avalant d’un trait un demi-litre de thé
kenyan trop fort le matin, je faisais exploser ma tête pour
obtenir, in fine, la frénésie et les tremblements nerveux
qu’il me faut pour écrire !
L’écologie vous intéresse ?
C’est primordial ! J’ai plusieurs fois voté pour des
listes écologistes, en Belgique. C’est moins désespérant
que de voter écolo en France, car le scrutin est
proportionnel. Vous êtes donc sûr que ceux que vous
avez choisis seront représentés au gouvernement. Pour
moi, l’écologie représente l’ouverture. C’est probablement
le seul domaine où l’humain peut comprendre la
notion de solidarité. C’est l’occasion de nous réunir : soit
on s’engage tous ensemble, soit ça n’a aucun sens !
Il paraît que vous menez un combat écologique en
ce moment ?
Oui ! L’un de mes grands sujets de dispute de couple, c’est
le robinet. Notamment pour le brossage de dents. Pour
éviter de laisser couler l’eau, je prends un verre : un geste
stérile pour celui qui partage ma vie. Ce qui engendre des
disputes infinies. A ses yeux, c’est une goutte d’eau dans la
mer. Ce à quoi je réponds : « Une goutte d’eau dans la mer,
c’est déjà quelque chose ! ».
Vous qui avez passé une partie de votre enfance au
Japon, savez-vous si la protection de l’environnement
interpelle l’Empire du Soleil-Levant ?
Je me souviens de l’effroyable pollution qui y régnait,
[ 12 ]
lorsque j’étais enfant. La mer était une immense déchetterie
à ciel ouvert. Il y avait des jours où les gens
mouraient d’étouffement tant l’air était vicié ! Depuis, le
Japon a évolué. Malgré quelques problèmes comme la
chasse à la baleine. Comme je le raconte dans mon livre
« Ni d’Eve ni d’Adam », à la fin des années 1980, j’avais un
fiancé japonais absolument charmant. Un garçon doux,
civilisé ; pourtant, même lui mangeait de la baleine. Ce
qui provoquait de grandes chamailleries. Quand je lui faisais
remarquer que manger de la baleine était purement
scandaleux, il me répondait : « Tu as tout à fait raison, mais
ce n’est pas de ma faute si c’est si bon ! ». Comme je ne
voulais pas mourir idiote, j’ai fini par goûter et j’ai trouvé
cela infect ! C’est une question culturelle : j’ai essayé de
faire avaler à ce garçon du camembert et il trouvait cela
ignoble. Fort heureusement, le camembert n’est pas antiécologique.
Du moins, pas à ma connaissance !
Votre sœur, Juliette Nothomb, vient de publier « La
Cuisine d’Amélie » (aux éditions Albin Michel) un
recueil de recettes. Vous qui êtes gourmande, vous
n’ignorez pas que le troisième pollueur au monde
est l’industrie de la viande ?
C’est une évidence ! J’adore la viande, mais si j’en mange
deux fois par semaine, c’est le bout du monde ! A la base,
ce n’est même pas par conviction écologique, c’est par
paresse. Je cuisine peu et quand je mange de la viande,
c’est au restaurant. Dans le livre de Juliette, on ne trouve
que des recettes respectueuses de l’environnement.
Notamment ma recette bio préférée : les spaghettis de
courgettes. Je dis bien « de » courgettes, car ce ne sont
pas des pâtes, mais des émincés de courgettes, coupés
comme des spaghettis. Cuit à la vapeur, c’est excellent.
Et avec un coulis de poivron rouge et de tomate, c’est
encore meilleur !
Vous êtes le seul écrivain au monde capable de retourner
ses pouces à 180 degrés…
Ce qui, écologiquement parlant, ne mène nulle part. Mais
si, un jour, je n’ai plus de succès dans la littérature, j’en
aurai encore dans les foires !
www.
Retrouvez l’interview complète (écrite
et audio) d’Amélie Nothomb, ainsi que
l’entretien avec Brad Pitt sur les maisons
écologiques qu’il fait construire
pour les démunis de La Nouvelle-
Orléans, dévastée par le cyclone Katrina
il y a trois ans.
.fr
© Jean-Baptiste Mondino / Frank rousseau - Kel Epok Epik
[ 13 ] Plus de people ? www.neoplanete.fr
[s’engager]
cyclamed :
soignons nos médicaments
Faciliter le recyclage des médicaments auprès des pharmacies, telle est la vocation
de l’association Cyclamed. Pionnière du genre en Europe, elle lance une campagne de
sensibilisation. Rencontre avec son président, Thierry Moreau Defarges. Par Ophélie Neiman
Pourquoi ne faut-il pas
jeter ses médicaments à
la poubelle ?
D’un point de vue
environnemental, jeter un médicament
dans un lavabo ou dans des toilettes est
polluant pour les eaux. Des scientifiques
ont montré que cela pouvait même
entraîner une modification de la sexualité
des poissons. Quant à l’enfouissement
des déchets, fréquent lorsque vous
utilisez une poubelle classique, c’est
risquer que le produit se disperse et
intoxique la terre et ses cultures. Le
second problème concerne la sécurité
sanitaire domestique. Des médicaments
qui traînent peuvent induire de mauvais
gestes chez les jeunes enfants, voire
chez des personnes âgées qui peuvent
se tromper de pilule.
se soigner, mais aussi à avoir moins de
médicaments non utilisés. Bien entendu,
il est naturel de conserver chez soi une
boîte d’aspirine ou de paracétamol, pour
les bobos de tous les jours. Nous sommes
habitués à les utiliser en automédication.
Mais bien des médicaments vont au-delà
de ces produits classiques et s’inscrivent
dans le cadre d’un traitement délimité
dans le temps. Il est important que ceuxlà
ne soient pas laissés à l’abandon.
Et si le pharmacien n’accepte pas de
reprendre nos médicaments ?
La loi a changé. Depuis un an, les
pharmaciens ne peuvent plus refuser
de collecter les traitements usagés. Ils
étaient de toute façon très peu à le
faire depuis que Cyclamed existe, c’està-dire
quatorze ans. Notre association
rassemble tous les acteurs de la chaîne de
distribution du médicament : industriels,
syndicats, entreprises, grossistes, ainsi que
l’ordre des pharmaciens. Nous avons été
le premier pays en Europe à créer ce type
de structure pour prendre en charge la
gestion des déchets médicamenteux.
Que deviendront ces médicaments
rapportés au pharmacien ?
Ils sont entreposés dans des containers
spécifiques, qui sont envoyés chez
les grossistes répartiteurs. Ils sont
destinés à l’incinération pour une
valorisation énergétique, ce qui
permet d’éclairer et de chauffer des
logements. C’est un circuit spécifique,
comme celui des piles ou des
appareils électroménagers. Ils doivent
être rapportés à la pharmacie.
Votre traitement est
terminé ? Ni une, ni deux,
enfourchez votre vélo et
rapportez les médicaments
non utilisés sans tarder
à votre pharmacien.
DR
Quel est donc le réflexe à adopter ?
Lorsque vous parvenez en fin de
traitement, tout médicament doit être
rapporté dans une officine et ne doit
pas rester « dormir » chez vous. Mais le
premier réflexe, c’est celui qu’on appelle
« le bon usage » du médicament. Il
consiste tout simplement à suivre son
traitement jusqu’au bout pour bien
L’interview vidéo de Thierry Moreau
Defarges sur
www.
.fr
[ 14 ]
Geneviève Férone : une cause en or
Femme en Or de l’Environnement 2009, Geneviève Férone a développé la notion de responsabilité sociale
et environnementale des entreprises et dirige le DD de Veolia Environnement. Par Vincent Rondreux
Dans « 2030, le krach écologique »
(ed. Grasset), vous semblez lancer un
appel pour une nouvelle civilisation…
Il s’agit de dire qu’on a vingt ans pour
retrouver le sens de ce que l’on veut faire
ensemble. Allons-nous vers une civilisation
du savoir, du partage des connaissances et
des ressources pacifiquement, ou vers un
forçage technologique ? Si on ne se pose
pas la question du sens, alors ce sera le
Un combat grandeur nature
Avec Pierre Barougier, Olivier Bourgeois a filmé la Terre pendant quatre ans. Résultat : « Nous resterons sur
Terre », un film qui révèle le rapport de l’homme à la nature. Le 8 avril sur les écrans. Par Vincent Rondreux
« Une croissance illimitée dans un monde
limité n’a pas de sens .» Entre deux images,
le philosophe Edgar Morin éclaire de
son savoir « Nous resterons sur
Terre ». Ni documentaire
façon « Une vérité qui
dérange », ni fiction
traditionnelle version
« Le Jour d’après »,
ce film est un voyage
autour du monde,
racontant en musique « le
conflit entre une civilisation
et son environnement ».
« Quand on a commencé le
tournage il y a quatre ans ans, je
n’avais pas toute la mesure de la
situation de la Terre », raconte
le réalisateur Olivier Bourgeois
forçage technologique, probablement
pour le pire. Dans mon prochain livre,
j’essaie de lever le voile sur ce qui va
se passer si le développement durable
n’existe finalement pas. Il y aura alors
l’homme « augmenté » qui, ne pouvant
pas restaurer les conditions de vie de
l’humanité, va tenter de se transformer
pour s’affranchir des contraintes de son
écosystème.
Pour que cela n’arrive pas, par quoi
passe la nouvelle gouvernance ?
Les éléments de la mobilité vont
complètement changer. Des pôles
de compétitivité vont se créer sur
des empreintes plus locales. Et là, des
modèles d’économie circulaire, d’écologie
industrielle peuvent être mis en place.
L’écologie industrielle consiste à estimer
qu’un déchet peut être la ressource du
voisin. On peut aussi mutualiser cette
(photo ci-contre). « J’ai ressenti le besoin
de parler de tout ça. Je me suis revu avec
mes grands-pères. L’un était passionné par
les abeilles, l’autre avait un potager et un
verger. J’allais travailler au jardin, ramasser
des framboises… Je me suis demandé si
mes enfants allaient vivre ces choses-là. »
Un voyage et des rencontres
Inde, Chine, Nouvelle-Calédonie,
Laponie, Brésil… Les voyages auxquels
nous convie ce long-métrage sont
ponctués de rencontres. Notamment
avec James Lovelock, père de la théorie
Gaïa, ce concept qui assimile la terre à
un système s’autorégulant pour rester
en vie. Avec également Edgar Morin,
Mikhaïl Gorbatchev et Wangari Maathai,
écologiste et prix Nobel de la Paix.
ressource. Et cela peut-être boosté avec
les technologies de l’information. Mais
cela suppose aussi de la maturité, de la
volonté d’entente.
Que peut apporter le directeur
développement durable d’un groupe
comme Veolia Environnement ?
Veolia est un terrain d’observation
extraordinaire. Nous gèrons des flux
et des fluides essentiels sur tous les
continents. : l’eau, les déchets, la propreté,
l’énergie, le transport… Et nous
nous apercevons que nous allégeons
l’empreinte environnementale de nos
clients. Des acteurs comme Veolia doivent
maintenant être capables de mesurer
cette empreinte environnementale, avec
notamment des bilans carbone.
www.
Voir l’interview de
Geneviève Férone sur
.fr
De la vingtaine de pays visités, des
65 heures de rushes, Olivier Bourgeois
et Pierre Barougier ont tiré une centaine
de minutes montrant l’obsession de
l’homme à vouloir mettre la nature
sous sa coupe, des
champs de
pétrole aux
abattoirs, des
forêts aux
mégapoles.
Avec des
h u m a i n s
désincarnés,
sur une planète
saignée. Une
centaine de minutes
pour toucher le spectateur
au cœur.
[ 15 ]
www.neoplanete.fr
[s’engager]
Marc Jolivet :
“L’écologie joyeuse
est en marche”
Citoyen plus que militant écolo, l’humoriste a créé
l’association, « Rire pour la planète », parrainée notamment
par Nicolas Hulot. L’idée : promouvoir l’écologie par des
spectacles dans les écoles. Propos recueillis par Ophélie Neiman
Le mois de l’écologie
sur
Vivolta, la petite télé des grands moments,
consacre le mois de février à l’écologie,
de son ancrage dans les années 70 aux
gestes quotidiens qui font la différence.
Parrainé par Jérôme Bonaldi, ce mois
vert proposera des soirées spéciales
telle que la soirée humour avec Marc
Jolivet, des films, et des biographies
de personnalités engagées (Al Gore,
Cousteau).
Vivolta est disponible sur CanalSat (canal
51) et Numericable (canal 36 ou 38).
Pourquoi avez-vous créé l’association
« Rire pour la planète » ?
J’ai eu l’idée de cette association en
faisant mon DVD, « Rire, c’est bon pour
la planète ». Il y a un an, j’avais rencontré
Luc Besson pour produire un DVD qui
contenait des séquences d’une minute
d’humour sur la planète.
Rire, c’est bon pour la santé. Donc,
c’est bon pour la planète. L’écologie
joyeuse est en marche. C’est une autre
forme d’écologie que celle de mes amis
Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand,
mais c’est ma manière de la vivre,
selon ma personnalité d’humoriste et
de clown.
Est-ce facile de rire de
l’environnement ?
Rire, c’est mon tempérament. Je suis un
garçon joyeux, déconneur,
donc je suis fidèle
à mon caractère.
Je pense qu’il
faut sauver la
planète et
qu’on peut
la sauver
en se marrant, en s’autocritiquant.
Depuis quand vous sentez-vous
écolo ?
Qu’on soit bien d’accord : je n’ai jamais
Retrouvez tous les dessins de
Christophe Besse et l’interview en
images de Marc Jolivet sur
www.
.fr
été militant, je n’ai jamais fait de politique.
Mais j’ai fait des actes citoyens : le premier
était un sketch chez Michel Drucker, en
1976, sur « le Père Noël écolo ». Puis j’ai
soutenu certaines actions des Verts, mais
sans jamais y adhérer.
Quelles sont les actions de « Rire
pour la planète » ?
En se rendant dans les écoles, collèges
ou lycées, un scientifique et un humoriste
ont pour but de sensibiliser les élèves à
l’écologie. Par exemple, Nicolas Hulot
et Muriel Robin vont dans un collège
avec une affiche qui explique le tri.
Comme Muriel Robin va les faire rire, on
montre ainsi aux enfants que l’écologie,
ce n’est pas forcément ennuyeux. C’est
de l’éco-citoyenneté !
Marc Jolivet présentera son
association sur Vivolta le
jeudi 19 février à 20h40,
dans une émission
spéciale présentée
par Philippe
Gildas.
DR / Rem / illustrations : christophe besse
[ 16 ]
o
dans la bulle de
r
christophe besse
Ado, il rêvait de dessiner des petits bolides, se voyait designer auto... Quelques années plus
tard, il préfère croquer des bagnoles cabossées dans ses livres pour enfants. Aujourd’hui,
il illustre le monde en vert et fait se gondoler les pages de Néoplanète. Par Yolaine de la Bigne
Etape 1. “Je voulais
faire un dessin sur
la folie des usines à
ski(voir p. 4)... J’ai
d’abord pensé
à un enchevêtrement
monstrueux
d’échangeurs et de
remontées mécaniques.
Le texte décalé aurait
raconté comment deux
pauvres rescapés
arrivent à s’en sortir !”
Etape 3. “...L’occasion également de dénoncer la politique de
communication ridicule qui fleurit un peu partout !”
Etape 2. “Puis j’ai
pensé à un café
d’altitude très mal
placé, avec des gens en
terrasse qui croient
s’y trouver bien et s’y
ressourcer . Finalement,
je suis arrivé à cette
idée de canon à neige,
invention stupide
que j’avais envie
d’égratigner…”
“Je laisse divaguer mon esprit sur le thème,
je fais des tonnes de brouillons avec tout ce
qui me passe par la tête
sur le sujet, cela peut durer des heures !
Au bout d’un moment, tout se clarifie,
les idées banales, déjà vues, s’éliminent
d’elles mêmes et, avec un peu de chance, il
reste un ou deux trucs savoureux…
qui créent la surprise. C’est ce que je
vais exploiter.
La légende ou la bulle c’est aussi une
question de réglage parfait entre les
mots et d’alchimie avec l’image. Ça tient
à peu de choses. L’humour est d’une grande
fragilité.”
Etape 1. “Sur le thème du solaire (voir dessin p. 8), il est question dans le texte de laisser
chauffer un tuyau d’arrosage au soleil pour obtenir de l’eau chaude… Et si on veut
BEAUCOUP d’eau chaude, on met beaucoup de tuyau ?!!”
[ 17 ]
Etape 2. “Le texte parle aussi de peintures qui feraient office
de panneaux solaires… De peinture en bâtiment, je suis passé
à exposition de peintures dans une galerie.”
[s’aimer]
Camilla Norrback… to future
Camilla Norrback n’a pas peur de le dire : en 2009, toutes les matières
peuvent être écologiques. Même le polyester. Ah bon ? Mais oui, s’il est
recyclé, par exemple ! On en fait bien avec des bouteilles en plastique.
Mais chez Camilla Norrback, la Suédoise, l’engagement écologique va
plus loin : une traçabilité sur la qualité éthique des matières qu’elle utilise
dès sa première collection, en 1999, et puis un style, simple et glamour,
contemporain. Volumes simples, pas ennuyeux, brillance et mystère venu du
nord. Quand l’écolo fait beau, c’est bien et quand c’est bien, c’est à suivre.
www.camillanorrback.com
Patchwork
de talents
So Ethic, c’est le rendez-vous incontournable des designers « green ». Pas moins de
80 noms de la mode éthique et créative étaient ainsi présents lors du dernier salon
Prêt-à-Porter Paris, dont Néoplanète était partenaire. Parmi eux, deux créatrices ont tiré
leur épingle du jeu. Des styles différents pour un coup de cœur unanime. Par Thierry Boyer
DR / kien - Fotolia.com
[ 18 ]
Transports amoureux :
ne ratez pas le train !
Métro, bus, train… Les transports en commun,
c’est mieux pour l’environnement. C’est aussi
très pratique pour faire des rencontres ! Nous
sommes nombreux à craquer le temps d’un
trajet. Le journal Libération, les sites dilelui.com
ou terevoir.fr publient régulièrement les petites
annonces d’amoureux nomades : « Bus 31, mardi
matin au terminus. Je suis tombée, tu m’as aidée
à me relever, tes yeux étaient si verts. Appelle-moi ! ».
Et si l’une d’elles vous concernait ?
A l’occasion de la Saint-Valentin, notre
collaboratrice Ophélie Neiman, aidée de deux
amis, a traqué ces drôles coups de foudre. Au fil
d’une compilation d’annonces et de témoignages,
ce joli livre vous conte des retrouvailles vécues
ou rêvées et vous invite à prendre la plume.
Alors si vous voulez trouver l’amour, laissez votre
voiture au garage !
« Transports amoureux », de Candice Moors, Sébastien
Daycard-Heid, Ophélie Neiman, 15 euros, éditions Milan
Andrea Crews, marraine hyperactive du salon
S’il est des fées au royaume de la mode écologique, alors Andrea Crews
en est la reine. Difficile de résumer le parcours et les multiples domaines
d’expérimentation de cette boulimique de la culture bio. C’est en janvier1999
que Maroussia Rebecq (alias Andrea Crews), étudiante aux Beaux-Arts
de Bordeaux, présente le premier défilé de mode « ready-made » du Secours
populaire au CAPC, musée d’art contemporain de Bordeaux. Suivront
d’autres collaborations : à Berlin, avec l’association humanitaire Humana et les
Galeries Lafayette, ou en Espagne (atelier de transformation « Bilbao Solo »),
sans oublier la France, avec la collection « Nœud », recyclage de maille
effectué dans un lieu de culture pour la création contemporaine, à Saint-Ouen
(Seine-Saint-Denis). En 2002, Maroussia Rebecq crée « Deuxième Main », la
première griffe de vêtements recyclés du Secours Populaire, qui se vendra…
au Palais de Tokyo !
Et l’éthique là-dedans ? Tous les modèles d’Andrea Crews sont issus
du recyclage, de fripes, que la créatrice transforme à l’envi en pièces uniques,
dynamiques, contemporaines, entraînant organismes humanitaires et main
d’œuvre d’origines sociales diverses dans une aventure ou l’art affleure
la mode et vice-versa. Entre écologie et développement durable, pas
étonnant que le salon So Ethic l’ait choisie pour se pencher sur le berceau de
l’édition 2009 !
www.andreacrews.com
[ 19 ] Plus de mode? www.neoplanete.fr
[s’aimer]
Écolo jeans :
le denim nouveau
est arrivé !
Rendre nos blue-jeans plus « green » semble désormais
une vraie priorité chez les industriels et les créateurs.
Et de la récup’ à l’innovation, ils montrent qu’ils ont de
la ressource ! Par Thierry Boyer
Le salon international « Denim by Première Vision » l’a mis en
lumière : assainir la production mondiale de denim semble
désormais une priorité (opportuniste ou pas) des industriels
du jean. Et aucune piste n’est négligée. Quand il n’est pas question
de recycler le denim usagé (la société Cadicagroup le transforme
en étiquettes, qu’elle revend aux mêmes fabricants), on tente
les mélanges. Hellenic Fabrics, en Grèce, crée une toile alliant
coton bio et fibres synthétiques réalisées à partir de bouteilles en
plastique. L’effet : réduction de la culture du coton et recyclage d’un
matériau encombrant pour la planète. Récup’ toujours
chez notre voisin belge Uco Sportswear, qui élabore
son denim à partir des restes de fils collectés dans les
filatures. Beau geste pour l’obtention d’un matériau
pourtant moins solide que celui de ses concurrents,
plus cher et plus difficile à teindre !
non galvanisé, rivets de
cuivre remplacés par
des points de renfort,
lavage à l’amidon de
pomme de terre et
savon de Marseille,
coloration par indigo
naturel. La Redoute,
leader de la VPC, fait
Pomme de terre et noix de coco
Car voilà une autre source de problèmes :
teindre et traiter. Depuis quelques années, les
marques européennes haut de gamme (Prada,
Dolce & Gabbana, Balenciaga) ont commencé à
utiliser le « selvage denim », ou toile japonaise.
Plus résistante (moins de gâchis), de tissage
traditionnel, son attrait éthique réside surtout
dans son procédé de teinture par pigments
naturels (le même utilisé jadis par les
Egyptiens). Trente bains sont nécessaires
à l’obtention d’un indigo uniforme et
durable. Levi’s, le géant interplanétaire
du jean, a fini par lancer les Levi’s
Eco jeans, ses premiers modèles
bio (506 et 507) : boutons en
noix de coco et métal
[ 20 ]
Les défilés et nos
reportages sur So Ethic
à voir sur
grand battage autour de son
jean éthique réalisé par Max Havelaar,
H&M s’y est mis lui aussi, et ainsi de suite…
Alors certes, ces groupes industriels n’ont rien
à perdre à surfer sur cette tendance écolo à gogo, mais des
marques émergentes ont d’emblée misé sur la qualité éthique
de leurs jeans : Ideo, Majda, ou encore Nudie Jeans, avec sa
charte écolo-comportementale.
dr
[s’aimer] ZESTS
Par Emmanuelle Vibert
Ils ouvrent boutique
Couleur Caramel,
c’est la marque qui
révolutionne le maquillage
bio, avec plus
de cent teintes
de fard à paupières,
des emballages en
papier recyclé, des
textures agréables…
Quant à Dr.Hauschka,
inutile de faire
les présentations : les
starlettes d’Hollywood
et de Cannes sont
toutes fans de cette
marque allemande
de cosmétique bio.
Point commun entre
les deux : ils ont ouvert
des boutiques à Paris.
Au Maquillage Caffè,
on vient tester, papoter
au « color bar » ou
prendre un thé dans le
« lounge » en écoutant
des conseils de pro.
On vient aussi se faire belle pour sortir le soir ou suivre un atelier
entre copines. A la Maison Dr. Hauschka, on vient se régénérer avec un
soin, selon le protocole de la marque (avec des pinceaux). A quand les
mêmes boutiques partout en France ?
Maquillage Caffè, 8 rue Nicolas-Flamel (tél. :01 48 04 02 94) et 10 rue Jean-du-Bellay
(tél. : 01 40 46 05 74), Paris 4 e , www.naturecos.fr
La Maison Dr. Hauschka, 39 rue de Charonne, Paris 11 e (tél. : 01 43 55 40 55),
www.drhauschka.fr
Huiles essentielles : indispensables
Une fois qu’on s’y est essayé, plus question de s’en passer. Disons-le carrément : les huiles essentielles nous aident à vivre. Dans ce beau
Guide de l’aromathérapie, Guillaume Gérault, naturopathe, et Ronald Mary, journaliste, nous présentent ces concentrés aromatiques
sous toutes leurs facettes : historique, scientifique, culinaire, etc. On apprend à les connaître et à les utiliser pour se soigner et avoir la
pêche (le livre inclut par ailleurs des conseils concernant les animaux) : la lavande vraie pour soigner les brûlures et s’endormir paisiblement,
l’arbre à thé pour se débarrasser des problèmes de peau… Sachez qu’il y a même des huiles pour s’aimer ! La rose de Damas,
affirment les auteurs, « favorise les expressions amoureuses, dissipe les angoisses et les chagrins d’amour, la jalousie, la colère… ». Les huiles
essentielles ? Indispensables, on vous dit !
Guide de l’aromathérapie, de Guillaume Gérault et Ronald Mary, éditions Albin Michel, 17,50 euros
Cosméto bio, du nouveau
Beurre de beauté corps
et cheveux, Maribao
Quand on a goûté au
fondant d’un baume à
base de beurre de karité,
on n’a plus envie d’autre
chose. Pour nourrir la
peau, les lèvres, appliquer sur les cheveux avant
le shampooing… Celui-ci est enrichi en huile de
sésame et d’argan, en vitamine E (anti-oxydante)
et parfumé au néroli et à l’ylang-ylang pour un
sentiment de réconfort maximum. Le tout bio
à 99,2 % et certifié équitable… Juste parfait.
Beurre de beauté corps et cheveux, Maribao
de Little Big Bio, 100 ml, 36 euros, www.littlebigbio.com
Masque visage Cocon Lacté, de Câlinesse
Cette marque suisse exploite
toute la richesse et la
douceur du lait d’ânesse
(dans lequel Cléopâtre aimait
à prendre son bain) : antivieillissant,
anti-oxydant,
régénérateur… Avec ce
masque très onctueux et
agréablement parfumé à la
lavande, au néroli, au pamplemousse,
on réhydrate la peau
agressée par le froid.
Masque visage Cocon Lacté, 75 ml,
32,50 euros, www.calinesse.com
[ 21 ]
Huile de massage relaxante,
de Unmei
Cette nouvelle marque invite le public
à s’intéresser à l’aromathérapie, avec
simplicité et humour. Elle propose des
produits pour le visage, le corps et
les cheveux et des huiles de massages.
Parmi celles-ci, tentez la relaxante : une
base d’huiles de tournesol, de sésame
et de macadamia, et pour les huiles
essentielles, de l’orange, du lavandin,
de l’ylang-ylang, du petit grain bigarade.
Huile de massage relaxante, 200 ml,
19 euros, en vente sur www.unmei.fr et sur
www.mademoiselle-bio.com
DR / © iofoto - Fotolia.com / © Liv Friis-larsen - Fotolia.com
[cocooner]
Nos journalistes
femmes de méninges !
Fini les pschits qui polluent ! Mais pour s’en sortir sans se ruiner, rien ne vaut l’huile de
coude et les vieilles recettes de grand-mère. Classique, écolo, débrouille : trois solutions
pour faire le ménage que nous avons testées pour vous. Résultat des courses…
Par Hélène Binet et Emmanuelle Vibert - Reportage photo de Géraldine Le Guyader
Panier écolo
n Liquide vaisselle écologique
amande, L’Arbre vert, 500 ml,
1,90 e
n Cire d’abeille liquide, Etamine
du Lys, 500 ml, 11,05 e
n Ecodoo, pastilles lave-vaisselle,
480 g, environ 60 lavages,
10,50 e
n Etamine du Lys, déboucheur
canalisations, 1 litre, 11 e
n Nettoyant multi-usages Ecover,
1 litre, 3,10 e
n Monoprix lave-vitres, 500 ml,
2,19 e (1,74 e la recharge)
n Lessive liquide écologique
Ecodoo, 1,5 litre, environ 40
lavages, 9,35 e
n Chiffon en microfibre, 5,36 e
Total : 54,45 euros
Le pitch des pschits
L
’offre verte est maintenant conséquente. Il y
a des produits écolo dans les magasins bio
comme dans les supermarchés. Et même si le
panier moyen reste élevé, avec des marques
distributeur comme Monoprix, Carrefour ou
Champion, on peut trouver des prix équivalents
aux marques conventionnelles. Les produits
(vraiment) verts utilisent en priorité des matières
issues du monde végétal : les tensioactifs sont
des dérivés du sucre, de palme (plus doux, plus
dégradables), les parfums piochent dans les huiles
Pour envisager un grand ménage de printemps, nos journalistes ont
dû affronter l’hiver. Panier dans une main, moufle dans l’autre, elles
ont parcouru les rayons des supermarchés, frappé à la porte des
pharmacies et des drogueries à la recherche de l’incontournable
Ça va pas être
commode les moufles
pour tester le vinaigre
blanc, hein ?
essentielles (qui apportent aussi leurs propriétés
antiseptiques, antibactériennes, antifongiques…)
et les colorants artificiels sont exclus. Comment
les reconnaître ? Suivez les labels. L’écolabel
européen désigne les détergents, liquides vaisselle,
nettoyants tous usages et sanitaires dont
l’impact sur l’environnement est limité (sans
exclure certains ingrédients chimiques) et
l’efficacité prouvée. Le logo d’Ecocert garantit
des composants végétaux, en partie bio, et
l’affichage de tous les ingrédients sur l’emballage.
L’association Nature et Progrès offre son sceau
à des produits à base de végétaux bio (quelques
rares minéraux non pétrochimiques sont
autorisés). Notez qu’Ecover, l’une des marques
leader dans le secteur, refuse les certifications
existantes, pas assez exigeantes à son goût.
Bilan
Les produits verts sont souvent plus chers, certes,
mais bien plus sains et on adore leurs parfums
d’huiles essentielles. Généralement, de petites
doses suffisent (contrairement aux produits
conventionnels) et leur polyvalence évite d’encombrer
nos placards. Mais à quand un label commun
et clair pour être sûr de ne pas se tromper ?
bicarbonate de sodium et atterri dans les boutiques de produits
naturels. Quelques heures et flocons de neige plus tard, elles ont
trouvé une cinquantaine de produits et rempli leurs trois chariots.
Etape suivante : les tester et les comparer. Bien au chaud.
[ 22 ]
Panier classique
n Liquide vaisselle Palmolive,
500 ml, 1,94 e
n Ajax vitres, 750 ml, 2,04 e
n Lingettes Mr Propre (paquet de 60),
2,26 e
n Berlingot d’eau de javel La Croix «
Jardin de lavande », 250 ml,
1,59 e les 3
n Destop, déboucheur liquide,
1 litre, 2,80 e
n Terra parquets, 1 litre, 3,78 e
n Pour le sol, Vigor 1,250 l, 2,38 e
n Lessive pour le linge, Ariel,
32 tablettes, 1,312 kg, 7,27 e
n Pour la machine à laver la vaisselle,
Sun Green Power, 26 tablettes, 7,75 e
n Détachant pour le linge,
Eau écarlate, 250 ml, 2,60 e
Total : 34,41 euros
Donner une liste précise des ingrédients ? Les
fabricants n’y sont pas contraints et s’en
gardent bien. En creusant un peu, on apprend qu’il
y a de la soude caustique dans les déboucheurs,
des tensioactifs issus du pétrole dans les détergents,
de la soude dans les lessives et, un peu partout,
des parfums de synthèse, des colorants… Des
ingrédients susceptibles de provoquer, au choix,
intoxications, allergies, gênes respiratoires, voire des
cancers. Certes, il y a des progrès. Les phosphates
(qui provoquent la prolifération des algues vertes
dans les cours d’eau) sont interdits dans les lessives
depuis 2007. Et le règlement européen Reach (1)
devrait forcer les fabricants à supprimer bon
nombre de substances dangereuses. D’ici là, quand
un emballage affiche des mentions du type « Jardin
de lavande » (eau de javel La Croix) alors que
le parfum est synthétique, ou encore « respecte
davantage l’environnement » (Sun Green Power),
en arguant que le produit est « sans phosphate »,
sachez que vous n’êtes pas pour autant en présence
de produits écolo.
Bilan
Bon marché et pratiques, les produits conventionnels
sont pour la plupart plutôt efficaces (difficile
parfois de remplacer le Destop). Mais de grands
efforts restent à faire pour supprimer les substances
dangereuses des formules et pour communiquer
en toute transparence.
1. Règlement relatif à l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation
des produits chimiques, adopté en 2006.
Le vinaigre blanc a toutes les qualités : il ne
coûte presque rien et sert un peu à tout
(il détartre, dégraisse, il est aussi antiseptique et
antifongique). Avec de l’huile d’olive, on soigne
le bois. Un sac de noix de lavages permet de
faire des lessives en machine pendant une
bonne année (même s’il faut ajouter du savon
de Marseille, du savon au fiel ou du bicarbonate
de sodium pour vraiment détacher). Avec de
la cendre, on élimine les traces de verre sur
un meuble en bois. Le jus de citron est parfait
pour désodoriser. La serpillière en microfibre
absorbe la poussière, dégraisse, permet d’utiliser
très peu de produit et se lave en machine. Du
papier journal roulé en boule nettoie parfaitement
une vitre d’abord humidifiée (avec de l’eau
vinaigrée)…
Si l’on aime la tambouille, c’est encore mieux.
Voilà par exemple une recette de Raffa, la star
du ménage écolo sur Internet (1), pour un
nettoyant multi-usages : 2 cuillères à soupe
de bicarbonate de soude mélangées à 2 litres
d’eau chaude dans un bidon. Dans un verre à
part, on mélange 1 cuillère à soupe de vinaigre
blanc et une à trois cuillères à soupe d’huiles
essentielles (citron, pin, arbre à thé...). On verse
dans le bidon. Il ne reste qu’à secouer avant
utilisation.
Bilan
Au fond, pas besoin de 36 produits pour briquer
sa maison. Et si vous trouvez les recettes de
grand-mère un peu trop compliquées, pourquoi
ne pas mixer les genres : adopter vinaigre blanc,
Panier débrouille
n Vinaigre blanc, 1 litre, 0,34 e
n Huile d’olive Carrefour bio, 75 cl, 6 e
n Noix de lavages Ecoidées, 1 kg, 9,95 e
n Savon de Marseille 600 g, 3,95 e
n Cendres (gratuit)
n Citrons bio, 0,35 e pièce
n Serpillière en microfibre, 6,83 e
n Bicarbonate de sodium Cooper, 250 g,
2,50 e (en pharmacie)
n Brosses à dents usées (gratuit)
n Huiles essentielles
n Savon au fiel détachant Sonett, 90 g, 2,05 e
n Sel détachant bicarbonate de sodium
Ecoidées, 500 g, 5,90 e
n Papier journal (gratuit)
Total : 37,87 euros
huile d’olive et savon de Marseille, tout en
achetant une poignée de produits bio
(nettoyant multi-usages, liquide vaisselle…) ?
1 - http://raffa.grandmenage.info
Tiens, un pistolet
laser. Tu crois que
c’est bio, ça ?
Et ta grand-mère,
elle faisait les
vitres avec une épée
de Jedi ? Remets tes
moufles et viens
plutôt essayer le
papier journal !
© Géraldine Le Guyader/Kel Epok Epik / © Pavlo Perets- Fotolia.com
[ 23 ] Plus de tuyaux ? www.neoplanete.fr
[cocooner] ZESTS
Par Emmanuelle Vibert
l’éco-design :
L’empire de Milan
Les rois du design sont-ils en passe
de gagner en prime la palme de l’écodesign
? A Milan, où le monde entier
vient découvrir les dernières tendances
de la déco, souffle un vent vert et chic.
Les responsables ? Deux journalistes,
Clara Mantica et Giuliana Zoppis, qui ont
créé l’association Best Up (acronyme
de « Bello Equo Sostenibile » – beau,
équitable, durable – et « up » pour
inciter à l’action) pour promouvoir
les pratiques responsables dans le
domaine de la maison. Vite, on se
connecte sur leur site Internet pour
découvrir la lampe solaire et les chaises
en plastique recyclé. Et à la première
occasion, direction Milan pour jouer
les amateurs de très jolis objets écoresponsables.
www.bestup.it
Les stickers
ont la patate
Les autocollants, rebaptisés « stickers »,
font un tabac dans la déco. Ceux-ci, créés
par Cocobohème, sont écologiquement
corrects. Pas de vinyle, ni d’autre support
dérivé du pétrole, mais un polymère à
base de fécule de pomme de terre,
de l’encre et de la colle sans solvant.
voisin, vois les autres !
L’habitat groupé fait de nombreux
adeptes dans les pays d’Europe du
Nord et commence à toucher la
France. Le principe : « ensemble, mais
chacun chez soi ». Rien de très neuf,
direz-vous : c’est exactement ce que
nous avons vécu dans nos villages
pendant des siècles. C’est vrai, sauf
qu’aujourd’hui, le principe prend une
vigueur toute écologique. On partage
une voiture, une chambre d’amis, on
cultive ensemble un potager bio, on
Et pour saluer les espèces en voie de
disparition, ces stickers prennent la
forme d’un ours polaire, d’une tortue
grecque, d’un koala d’Australie, d’un
manchot empereur… sur lesquels on
écrit à la craie la liste des courses ou
des mots doux.
30 x 40 cm environ, 19,50 euros
http://cocoboheme.blogspirit.com/
construit une maison commune qui
sert de crèche et de salle des fêtes…
C’est aussi une façon de consommer
moins d’énergie et de préserver
la planète. Dans ce livre, Christian La
Grange, architecte d’intérieur, apôtre
de la simplicité volontaire, partage
son expérience de 25 ans en habitat
groupé et dispense ses conseils avisés.
« Habitat groupé, écologie, participation,
convivialité », éditions Terre Vivante, 23 euros
Raffa, star du ménage écolo
Raffa est une star de la toile francophone. Elle
n’a tourné aucun film avec Brad Pitt, mais diffuse
des conseils pointus sur le ménage écolo, via son
blog (1). Le livret, téléchargeable gratuitement
sur son site, est un classique pour les accros du
vinaigre blanc et des trucs de grand-mère.
Un éditeur belge vient d’en faire un livre, joliment
illustré, qu’on trouve en France dans les magasins
Nature et Découvertes et sur les librairies en ligne.
1- http://raffa.grandmenage.info
« Le Grand Ménage, mes recettes pour une maison propre
naturellement », de Raffa, coédition Soliflor et Thomas-Molls,
15 euros.
Solaire or not solaire ?
Telle est la question. Et vous êtes nombreux à vous la poser. Mon toit est-il bien exposé ? A quelles aides financières
puis-je prétendre ? Combien vais-je économiser ? Le site www.clicsolaire.fr vous propose une étude express sur
votre situation. Avec une géo-localisation de votre maison via Google Maps tout à fait épatante. 4,90 euros et quelques
minutes plus tard, vous aurez la réponse à ces quelques questions. ça ne remplace pas la consultation d’un expert, mais
c’est un bon début pour se lancer.
DR / oleg filipchuk - Fotolia.com
[ 24 ]
ECO KIDS
Par Emmanuelle Vibert
Décathlon aime les bébé bio
Et le prouve avec deux gammes de vêtements écolo. La ligne Domyos propose
des shorts et des T-shirts en coton bio, du 6 mois au 4 ans, à des prix vraiment
bas : 3,90 euros le T-shirt manches courtes et les shorts, 4,90 euros le
T-shirt manches longues. La ligne Quechua Baby propose aux petits montagnards
des polaires (issues de bouteilles et de fils recyclés), salopettes, pantalons,
shorts, T-shirts en coton bio. A des prix toujours mini : polaire fille ou garçon,
12 euros ; salopette, 15 euros.
www.decathlon.com
e-Coloriage
Ce blog de l’illustratrice pour
enfants Nicole Maubert réunit
les créations d’une quarantaine
d’illustrateurs jeunesse pour
sensibiliser les petits artistes
à la sauvegarde de la planète.
A chaque coloriage (téléchargeable
gratuitement) correspond
un message (« Je vais à
l’école à pied », « Je limite ma
consommation de viande »…)
et des infos.
http://e-coloriage.blogspot.com
Poussette de luxe
La solution numéro un pour avoir une
poussette écolo, c’est la récup’ : celle de
la petite cousine ou celle dénichée dans
un dépôt-vente. Si vous optez pour le
neuf, voilà une poussette autrichienne
qui fait le maximum pour respecter la
planète. Textiles et garnitures sont en
coton bio et laine de mouton naturelle.
Structure en liège, bois, fibre de coco…
Tout est issu de matières renouvelables,
recyclables et saines pour
bébé et se module en couffin, landau et
poussette. 890 euros, c’est du luxe, dites-vous
? A faire tourner donc, quand
bébé a grandi...
890 euros le combiné, en exclusivité sur
www.natiloo.com
Stephen Rainer / www.sxc.hu / DR
À dévorer sans fin
« Environnement & Ecologie »
En collaboration avec l’Ademe, cette belle
encyclopédie permet au jeune lecteur de
devenir un véritable écocitoyen. La croissance
démographique, les enjeux énergétiques et
bien d’autres choses sont expliqués de manière
simple et intelligente à travers des expériences,
des activités et des jeux.
De Catherine Stern, éditions Actes Sud Junior,
25 euros.
« Nouvelles re-vertes »
Treize auteurs se sont attablés pour nous raconter
le futur, leur futur, ou plutôt, la façon dont ils le
Ballons écolo équitables
On a tous été émus par les scandales montrant des enfants fabriquant des ballons en Asie.
Aussi, Ethletic est une initiative bienvenue. Cette filière équitable et écologique propose
des ballons (mais aussi des baskets et des tongs) en latex naturel issu de forêts
gérées durablement au Sri Lanka. L’assemblage s’effectue au Pakistan, dans une fabrique
labellisée par FLO (l’organisme international de certification du commerce équitable).
Une activité compensée carbone sur Climat Mundi…
Ballon de foot Millenium, 28,50 euros, chez www.jeujouethique.com
Plus d’infos sur www.ethletic.fr
perçoivent… La vie sans moteur, les bouleversements climatiques, l’ultraécologisme
qui n’est pas forcément une bonne solution…
Questionnements, réflexions et humour noir pour treize
nouvelles détonantes.
Aux éditions Thierry Magnier, 8,50 euros.
« Le Sang des lions »
XXII e siècle, l’Afrique est désormais le continent le plus
riche du globe et un lieu touristique sans danger, où
les animaux les plus sauvages sont devenus doux comme des
agneaux. Un jour, dans l’un des parcs, certains vont retrouver
leur vraie nature… Un formidable roman d’aventure pour
les plus grands…
De Loïc Le Borgne, éditions Intervista, 14,90 euros.
Par Fred Ricou www.leshistoiressansfin.com
[ 25 ]
www.neoplanete.eu
[savourer]
Petit déj’ bio ?
Muesli beaucoup !
C’est un « repas de roi » disent les diététiciens. Tout en gourmandise, il doit apporter
environ un quart des calories de la journée, pour partir du bon pied. Et en version bio,
le petit déjeuner, ça ressemble à quoi ? Cinq étapes pour s’y mettre. Par Emmanuelle Vibert
1 CE QUE JE FAIS DISPARAÎTRE DE LA TABLE
• Les aliments raffinés. Des tartines de pain blanc, du sucre
(toujours blanc) dans votre café ? Halte-là ! Les aliments raffinés
sont pauvres en fibres, vitamines, oligoéléments.
• Les céréales chocobidule et popmachin. Parce que justement,
la plupart du temps, elles ont pour ingrédients principaux
des céréales raffinées et du sucre blanc (beaucoup trop). Elles
sont aussi trop salées (même si les fabricants se sont fait tirer les
oreilles sur ce point et ont réduit les doses).
• Les viennoiseries. Bon d’accord, on vous laisse le traditionnel
croissant du dimanche, si vous y tenez. Mais attention : on le
choisit pur beurre, pour être sûr d’éviter l’huile de palme, pas très
intéressante sur le plan nutritif et dont la surproduction fait
des ravages dans les forêts tropicales d’Asie.
ce qui est labellisé AB n’est pas forcément diététiquement correct.
Ainsi, au rayon des gâteaux bio, on trouve un peu partout :
de l’huile de palme, du sucre blanc, de la farine de blé raffinée…
• Les céréales bio qui imitent les conventionnelles.
Certaines marques bio essaient d’imiter les chocobidule et
popmachin. D’abord, c’est beaucoup moins bon (faites le test sur
vos enfants accros aux paquets du supermarché, le résultat est sans
appel). Ensuite, la composition n’est pas forcément intéressante.
3 LES IDÉES BIO, FACILES ET TROP BONNES
• Une tartine de pain complet avec de la purée d’amande
et du miel. Tout simplement sublime. Et pour varier les plai-
DR / Kati Molin - Fotolia.com / martine wagner- Fotolia.com
llandrea - Fotolia.com / Tim - Fotolia.com
2 LES MAUVAISES IDÉES BIO
• Croquer des gâteaux secs bio dès potron-minet. Tout
[ 26 ]
DR / Kati Molin - Fotolia.com / martine wagner- Fotolia.com
llandrea - Fotolia.com / Tim - Fotolia.com
sirs, choisissez d’autres pains (à l’épeautre,
aux graines…), d’autres purées
(noisette, cajou, sésame…) et
essayez de la confiture ou des
compotes de fruits à la place
du miel.
• Les smoothies. Investissez
dans un blender, vous ne
le regretterez pas. Mixez une
banane, un fruit frais de saison
(fraises, poire, pêche…) et une
rasade de lait végétal
(amande, soja, riz, noisette…). Parfumez
avec du gingembre frais, de la vanille,
une pincée de cannelle… Ajoutez une poignée
de framboises ou de mûres congelées
après votre récolte phénoménale
de cet été. Directement dans le blender,
sans les dégeler, pour un effet encore plus
crémeux.
• Les tisanes. Non, elles ne sont
pas réservées aux soirées avec votre
grand-mère. Les infusions de verveine,
thym ou romarin sont délicieuses pour
se réveiller en douceur.
4 C’EST DIÉTÉTIQUEMENT CORRECT,
MAIS EST-CE VRAIMENT BON ?
Des flocons d’avoine, des graines de courge et quelques raisins
secs… Beaucoup fuient à la simple évocation du mot muesli. Il
faut bien avouer qu’à ce rayon-là, la plupart des paquets nous
évoquent surtout des souvenirs de porridge dur à avaler. Essayez
donc, pour vous réconcilier avec le genre, de créer votre
propre mélange. Il faut des flocons de céréales (avoine, châtaigne,
Gâteau poires et noisettes
Ingrédients
• 3 œufs
• 1 verre de sucre
de canne complet
• 6 c. à s. de purée
de noisettes
• 1 poignée de
noisettes entières
• 2 verres de farine
de riz
• 1 c. à s. de poudre
levante
• 2 ou 3 poires
- Mélangez les œufs et le sucre de
canne dans un saladier.
- Incorporez la purée de noisettes,
puis ajoutez peu à peu la farine de
riz et la poudre levante.
- Ajoutez à la préparation les poires
épluchées et coupées en petits
cubes.
- Versez la pâte dans un moule
à manqué huilé. Hachez grossièrement
les noisettes au robot et
couvrez-en la préparation.
- Enfournez thermostat 7 (210 °),
pendant 40 minutes.
Recette tirée du livre “Petits déjeuners bio”, de
Valérie Cupillard, éditions La Plage, 5 euros.
quinoa…), des graines (amandes, noix, noisettes…). Ajoutez du
sucre complet, pour les plus gourmands. Faites toaster le tout sur
une plaque de cuisson au four. Les saveurs vont ressortir, le sucre
caraméliser… Ajoutez vos fruits secs préférés (abricots, figues…).
C’est mieux, non ?
5 LES RECETTES ET CONSEILS D’EXPERTS
• Valérie Cupillard, on vous en parlait déjà dans notre dernier
numéro, pour la réédition de son livre « Fêtes bio ». Normal, on
est fan. C’est une puriste de la cuisine bio - avec graines germées
et souvent ni lait, ni gluten - qui apporte une vraie créativité au
genre. Dans Petits déjeuners bio (éditions La Plage), Valérie
s’inspire une fois de plus des saisons pour offrir des recettes
à base de fruits (pêches rôties au four au miel de
romarin), des idées de boissons (vegetal milk-shake
aux abricots secs), des saveurs douces (quinoa aux
amandes) ou salées (œufs à la coque à la fleur de
sel et au thym)...
Son conseil pour des petits déjeuner
variés et gourmands ? Penser à préparer
certaines choses la veille,
comme un gâteau poires et
noisettes (voir ci-dessous).
• Françoise Bon,
conseillère en diététique,
est l’auteur d’un autre livre
sur ce thème : Petits
déjeuners et Goûters bio (Anagramme
éditions). Elle y parle
d’ingrédients complets et sains, interroge un naturopathe et
publie quelques recettes, parmi lesquelles une compote de fruits
secs (voir ci-dessous). De quoi faire correctement le plein d’énergie
pour la journée !
Compote de fruits secs
Ingrédients
• 16 pruneaux dénoyautés
• 16 dattes dénoyautées
• 4 figues sèches
• 60 g de raisins secs
• 1 orange non traitée (zeste et jus)
• 30 cl de jus de raisin
• 100 g de miel
• 1 bâton de cannelle
• 1 étoile de badiane
- La veille, mettez les pruneaux,
les dattes dénoyautés, les figues
coupées en quatre et les raisins
secs dans un saladier.
- Ajoutez les jus d’orange et de
raisin, les zestes finement émincés.
- Le lendemain, égouttez les fruits,
récupérez le jus.
Versez-le dans une
casserole avec le
miel et les épices.
- Chauffez en
remuant pour
dissoudre le miel.
Ajoutez les fruits,
couvrez, laissez
cuire 10 minutes à feu doux (on
doit pouvoir transpercer les fruits
facilement avec un couteau).
- Enlevez les épices et servez froid,
avec du yaourt par exemple.
Recette tirée du livre “Petits déjeuners et
Goûters bio”, de Françoise Bon, Anagramme
éditions, 8,90 euros.
✂
[ 27 ]
Plus de miam-miam ? www.neoplanete.fr
[savourer] ZESTS
Par Claire Loquen
CUISINE DE SAISON
Le riz : un petit grain
pour changer le monde
Première céréale consommée par
l’homme dans le monde et roi des
risottos l’hiver, le riz concentre en un
petit grain de grands enjeux sociaux
et environnementaux. Parmi toutes
les variétés disponibles, comment
être sûr de faire le bon choix ?
• Le riz du commerce équitable,
qui garantit aux producteurs une
rémunération correcte et de bonnes
conditions de travail, est aujourd’hui
accessible sur tous les étals.
• Choisissez du riz bio, qui se passe de traitements chimiques, surtout si
vous cuisinez du riz complet, dont l’enveloppe est susceptible de contenir
des résidus de pesticides.
• Pensez au riz de Camargue, moins émetteur de CO 2
lié au transport,
puisque produit en France.
• Pour éviter le gaspillage d’eau et d’énergie, mieux vaut cuire votre riz
dans deux fois son volume d’eau (et pas plus), en n’oubliant de mettre un
couvercle sur la casserole : vous économiserez ainsi un quart d’énergie
lors de la cuisson.
• Evitez les riz précuits, emballés dans un sachet de cuisson : ils sont certes
pratiques, mais impliquent un emballage supplémentaire et donc plus de
déchets.
MON ASSIETTE S’ENGAGE
POUR LA PLANÈTE
Réduire sa consommation de viande rouge
Un cinquième des émissions mondiales de gaz à effet de serre
sont liées à l’élevage des animaux, et notamment des ruminants.
Les experts recommandent donc de réduire de 10 à 15 % notre
consommation de viande rouge (un steak en moins par semaine
et votre santé vous dira merci), de préférer les viandes moins
émettrices de CO 2
(poulets et canards pèsent dix fois moins
lourd pour le climat que le bœuf) et, dans la mesure du possible,
d’acheter du bio (les émissions globales par kilo de viande sont
diminuées d’un tiers).
DR / Tatyana Nyshko - Fotolia.com / Kathy Burns - Fotolia.com / Petoo - Fotolia.com / Eldin Muratovic - Fotolia.com
TOUT NOUVEAU, TOUT ÉCOLO
Un geste solidaire dans vos rayons
Les produits Solidaime investissent
depuis la rentrée les rayons d’Auchan
ou d’Intermarché. Le principe :
proposer des produits courants,
fabriqués par de grands industriels
partenaires (Bonduelle, Senoble…) et
dont une partie du prix (généralement
10 %) est reversée à une association
caritative mentionnée sur l’emballage.
D’après ses initiateurs, ces produitspartage
devrait rapporter cette
année plus de 2 millions d’euros aux
associations partenaires (Handicap
International, la Croix rouge…).
www.mescoursespourlaplanete.com
Page réalisée en collaboration avec
Graines de changement
Un déca naturel pour dormir tranquille
Pour extraire la caféine du café, les industriels utilisent généralement
des solvants chlorés, controversés pour leur impact sur l’environnement
et la santé (de ceux qui les manipulent comme, peut-être, de ceux
qui consomment le café où pourraient subsister quelques traces de
solvant). Malongo propose désormais un déca torréfié à l’ancienne,
décaféiné sans produit chimique (la méthode utilise de l’eau plutôt que
des solvants). Disponible en boîtes de café moulu de 250 g ou
en doses pour la machine « Oh Expression » de la marque,
le Déca Aqua est aussi labellisé Max Havelaar et AB,
puisqu’il est issu de l’agriculture biologique. Et les
amateurs disent que son goût est à la hauteur...
[ 28 ]
La fin du Teflon
Alors que le PTFE (polytétrafluoroéthylène),
couramment appelé Teflon ® , revêtement
antiadhésif pour poêles et autres casseroles,
est mis en cause pour ses impacts sur
l’environnement et la santé, deux marques
leaders sur le marché français, Aubecq
et Beka, proposent un nouveau type de
revêtement anti-adhésif, écologique et nontoxique,
à base de céramique. Ces produits
sont disponibles dans les gammes Evergreen
d’Aubecq et ECO-logic de Beka.
[savourer] ZESTS
Par Emmanuelle Vibert
Starbucks équitable
Affalé dans un fauteuil club à New York, Londres ou Singapour , vous sirotez
un capuccino. Vous ne vous doutez pas que l’enseigne américaine qui a
colonisé le monde (16 000 cafés Starbucks sur la planète, dont 48 en France)
s’est engagée à doubler ses achats en café certifié équitable en 2009 :
jusqu’à 40 millions de pounds (un peu plus de 18 millions de kilos). Quand
on achète 3 % de la production mondiale, ça n’est pas un détail anodin.
Qui plus est, l’enseigne a créé au début des années 2000 son propre cahier
des charges éthique, baptisé CAFE (Coffee and farmer equity practices), en
association avec l’ONG Conservation International. Pour recevoir le label
CAFE, les producteurs doivent répondre à une centaine de critères sociaux
et environnementaux, contrôlés par un organisme indépendant. En 2007, pas
moins de 65 % des achats de Starbucks ont été réalisés sous ce sceau. Et le
géant de l’expresso promet 100 % d’achats responsables pour 2015. Il a un
goût de plus en plus crémeux le capuccino, non ?
Le retour du
pousse-café
Depuis 1968, la marque Jacques
Fisselier fait ronronner ses
alambics en les nourrissant de
plantes et de fruits. Aujourd’hui,
cet artisan breton passe une
partie de sa gamme au bio. Pour l’apéro,
on vote pour le pastis labellisé AB, un vrai
concentré d’anis. Et pour la gourmandise, on
choisit les liqueurs d’ananas (on croirait boire
le fruit), de café, de menthe poivrée ou de
cacao, qui donnent envie de relancer la mode
du « pousse-café ». Ou de s’amuser en cuisine.
Et hop, une lichette de liqueur de cacao dans
le tiramisu, de la menthe poivrée dans
la mousse au chocolat… Avec modération,
s’entend.
Liqueur d’ananas et menthe poivrée, 14,20 euros ; café et
cacao, 15,20 euros ; pastis, 21,20 euros. Dans les épiceries
fines, caves et magasins spécialisés. www.jacques-fisselier.com
dr / Ian Bailey / Mortimer - www.sxc.hu
barbecue party
Devinette n° 1. Qu’est-ce qui a quatre pattes, broute l’herbe
sur tout le continent australien et cause de sérieuses angoisses
aux spécialistes du climat ? Les moutons et les bœufs ! Pardon
pour l’indélicatesse, mais ces animaux, lorsqu’ils pètent et rotent,
dégagent du méthane, un puissant gaz à effet de serre.
Devinette n° 2. Qu’est-ce qui porte un bébé dans sa poche
et pourrait sauver les Australiens de la catastrophe climatique ?
Le kangourou ! Ross Garnaut, conseiller du gouvernement australien
sur le climat, a publié un rapport dans lequel il préconise de
manger moins de mouton et de bœuf, mais de se rattraper avec du
kangourou et du chameau, deux espèces qui pullulent et causent
des dégâts importants à l’écosystème.
Question subsidiaire. A quand un rapport officiel pour encourager
les consommateurs à manger moins de viande (la seule solution
pour nourrir toute la planète sans trop de dégâts) ?
25 % Source : Office de l’élevage
Question laitage, les Français votent de plus en plus
bio. En 2008, ils ont consommé 25 % de yaourts bio
en plus et 26 % de beurre. Les marques distributeurs
fleurissent et les prix baissent. En 2009, c’est sûr, on
va battre le record.
[ 29 ]
Huile en carton
Conditionner l’huile bio en carton,
c’est une triple bonne idée de la
marque Soléou :
1. son « Tetra Pak » est issu à 75 %
de matériaux recyclés
et recyclables ;
2. il est moins lourd
que le verre et gaspille
moins d’énergie pendant le transport ;
3. il met l’huile à l’abri de la lumière et lui
conserve ainsi toutes ses qualités.
Huile d’olive bio 1 litre, 7,90 euros ; huile de colza
bio 1 litre, 6,25 euros. En grande et moyenne
surface, www.soleou.com
Plus d’infos conso ? www.neoplanete.fr
[bouger]
Glisse :
soyez les premiers
de la glace !
La montagne, ce n’est pas forcément une succession de remontées en tire-fesses
et de descentes surchargées. De la randonnée façon trappeur aux grandes balades
avec des chiens nordiques, les bons plans se multiplient pour « glisser » autrement.
Et vous, la montagne, vous la préférez écolo, très écolo ou pas écolo ? Par Vincent Rondreux
Très écolo
• La randonnée en raquette permet
de suivre de nombreux sentiers en
découvrant la flore et la faune, si l’on
observe les règles élémentaires de
sécurité et de respect de la nature.
Elle offre également l’opportunité
d’apprendre à mieux connaître la
montagne. Toute ludique et joyeuse
qu’elle soit, la raquette est néanmoins
un sport qui nécessite une initiation.
Exemple de séjour : partir à l’assaut
du mont Ventoux dans le Vaucluse,
accompagné par un guide de haute
montagne connaissant par cœur la
faune locale, avec nuit en igloo et lever
du soleil sur vue imprenable. En savoir
plus : www.stationdumontserein.com
ou www.randoqueyras.com
• Le traîneau à chiens est tout à
fait accessible à l’occasion d’un
[ 30 ]
stage ou d’un simple baptême. Tout au
long d’un week-end « raid » ou d’un
séjour « trappeur », on peut apprendre
à mieux connaître les chiens, tout en
s’initiant à la construction d’un igloo,
sinon aux charmes d’une nuit en forêt. De
plus, cette activité peut se pratiquer sur
neige l’hiver ou sur herbe l’été, selon
Luge, raquette ou
chiens de traîneau ?
A vous de choisir !
où l’hôtellerie et les hébergements
sont accessibles à ski ou à pied, où
même les rues sont des pistes de ski,
avec des taxis-calèches pour les plus
romantiques… Un rêve ? Non, c’est
ce que l’on propose depuis plusieurs
années dans une station comme Avoriaz
(Haute-Savoie), qui a résolument fait le
choix de la protection de la nature.
En savoir plus : www.avoriaz.com
Ecolo
• Le ski de fond n’est pas réservé
aux moins sportifs. Selon son rythme
et sa technique, on peut le pratiquer
de manière plus ou moins rapide, du
ski de fond classique au skating, qui
s’effectue avec de grands pas sur le
côté. A la condition bien sûr de suivre
les pistes, ce sport complet permet de
découvrir la montagne autrement, seul
ou en famille et loin des foules, dans
des endroits plus préservés. A l’instar
de l’Alpe d’Huez ou de Villard de Lans,
en Isère, des stations de ski de piste
possèdent également un potentiel de
ski de fond dont la cote monte de plus
en plus…
En savoir plus : www.skidefond05.com
ou www.nordique-france.fr ou encore
www.ancef.fr, le site de l’association
nationale des centres et foyers de ski
de fond et de montagne.
différentes formes, dont… la trottinette
attelée. Les chiens sont des huskies, des
malamutes, des samoyèdes, des alaskans
ou des groenlandais… Exemple de
proposition pour cette saison : mini raid
en Haute Ariège aux côtés d’un musher
(conducteur de traîneau) professionnel,
en restant en permanence en contact
avec les chiens, soit deux jours pour se
croire dans le Grand Nord canadien,
avec nuit dans une yourte ou dans une
cabane de trappeur ! En savoir plus :
www.evazio.com ou www.traineauxrandonnee.com
• La promenade en calèche.
Imaginez une station où
la voiture n’existe plus,
• Le patin à glace mérite qu’on pense à
lui différemment, en toute saison. C’est
ce qu’a fait la station familiale d’Auris
en Oisans, près de l’Alpe d’Huez,
en lançant l’an passé une patinoire
écologique, en polyéthylène recyclable,
qui ne consomme ni électricité ni eau.
En savoir plus : www.auris-enoisans.fr
• La luge fait toujours le bonheur
des enfants. Néanmoins, elle n’est pas
forcément réservée aux petits, qu’on
Soundsnaps - Fotolia.com / Djeil - Fotolia.com
[ 31 ] Envie de bouger ? www.neoplanete.fr
[bouger]
se le dise. On préférera en tout cas les
modèles traditionnels en bois... A défaut
d’être fabriquées avec un matériau
« vert », certaines vont néanmoins
très vite quand les infrastructures le
permettent, comme le snowrun ou le
bobsleigh… Des espaces familiaux aux
tracés sportifs, la Savoie et la Haute-
Savoie offrent par exemple un beau
panel de possibilités. En savoir plus :
http://hiver.savoie-mont-blanc.com
• La glisse sans neige, sur l’herbe,
mais en veillant à ne pas endommager
la nature, peut procurer d’intenses
plaisirs, en particulier aux beaux jours. A
essayer : ces engins d’un genre nouveau,
comme « Devalkart », « Devalbike »,
« Trottinherbe », « Rollerbe », ou encore
« Moutainboard »… Autant de montures
dont petits et grands peuvent rapidement
devenir fans. En savoir plus : http://
technofun.fr ou www.rollerbe.fr
• La glisse sur l’eau, le printemps et
l’été, ne demande qu’à être découverte.
Rafting, canyoning, kayak… La sensation
est garantie et fait découvrir les régions
sous un autre angle. Un must : la Sierra
de Guara, en Haut-Aragon, dans les
Pyrénées espagnoles. Près de cent
canyons à découvrir à pied, en nageant,
en sautant, en glissant… et avec un guide
professionnel. En savoir plus : www.
evazio.com
Moins écolo
• Le ski de piste, notamment à cause
des remontées mécaniques, des lignes à
www.
Regardez les vidéos
sur les chiens
de traîneau et le
speedriding sur
.fr
haute tension ou encore des canons à
neige, qui perturbent les écosystèmes.
Néanmoins, de nombreuses stations
tentent de charmer avec des arguments
environnementaux. Ainsi, Les Gets, dans
les Alpes, offrent 25 % sur les forfaits de
ski à ceux qui arrivent à quatre dans une
voiture individuelle ! En savoir plus :
www.ethisme.com
Pas écolo
• Le hors-piste à ski, snowboard ou
même à pied : en le pratiquant, on risque
Fiche produit : le ski
Pour mieux comprendre les impacts de notre
consommation sur le monde
Par Elisabeth Reiss, agence Ethicity, www.ethicity.net
Matières premières
Impacts négatifs
• De nombreux matériaux non naturels
(fibres de verre, Kevlar, plastiques)
sont assemblés pour fabriquer un ski.
Impacts positifs :
• Salomon utilise du bambou pour le
noyau du ski et avance avec l’Ademe
(Agence de l’environnement et de la
maîtrise de l’énergie) pour fabriquer
des skis sans PVC.
• Les skis Grown Skis sont faits à 80 %
de bois locaux (Allemagne) et tirés
d’exploitations responsables, sans fibres
de verre ni vernis.
Fabrication
Impacts négatifs :
• La compression et l’assemblage des
skis consomment de l’énergie. Préférez
les compositions simples.
Impacts positifs :
• 100 % de l’énergie utilisée par Liberty
Skis dans la fabrication de leurs skis est
renouvelable.
Kingswood Skis propose également des
emballages faits entièrement de matériaux
recyclés.
Usage
Impacts négatifs :
• Avec ses remontées mécaniques et ses
de dégrader des végétaux et de stresser
la faune sauvage, sans s’en rendre
compte.
• La motoneige qui est un peu à la
montagne ce que le jet-ski est à la
mer…
Ecolo-compatible ?
• Le speedriding - ou kitesnow - est en
vogue dans bon nombre de stations. Un
sport à mi-chemin entre le parapente et le
ski, où le skieur se fait tracter par une voile.
Sensations garanties, avec une possible
approche « nature » quand on ne sort
pas du domaine autorisé. Néanmoins, si
on se fait héliporter au sommet pour une
descente en speedriding, comme c’est
le cas aux Arcs, ça devient clairement
« écolo incompatible ».
pistes en altitude, le ski alpin reste plus
polluant que le ski de fond, plus proche
de la nature.
Impacts positifs :
• Il est possible de limiter l’impact
environnemental de la pratique du ski
en choisissant une station responsable,
qui applique la Charte Environnement
des Stations.
• Louer son matériel constitue une
alternative responsable à l’achat.
Fin de vie
Impacts négatifs :
• Chaque année, 1 500 tonnes de skis
non recyclables sont envoyés dans
les décharges.
Impacts positifs :
• Faction Skis lance une initiative pilote,
à Verbier : récupération de tous les skis,
séparation de l’acier pour recyclage et
compression des autres matériaux pour
utilisation dans la fabrication de béton
en Inde.
Louer plutôt qu’acheter et privilégier
les méthodes douces : matériaux,
ski de fond, stations qui ont
un engagement responsable…
Djeil - Fotolia.com / lofik- Fotolia.com
[ 32 ]
Néoplanète a testé la Tesla sur
.fr
www.
[Bouger] ZESTS
Par Vincent Rondreux
Roadster tes�a Tesla ����
la bombe électrique
Conduire un engin avec batteries embarquées
ne signifie plus se tra�ner �ner comme un escargot�� escargot�� escargot��
La preuve avec la Tesla Roadster, un bolide
100 % propre���� dont les accélérations sont
équivalentes à celles d’une Ferrari�� Malgré
une autonomie encore un peu limitée �� �� �00 �00
à 350 km – et un pri�� pri�� pri�� à �aire �aire faire crisser des
pneus – de 80 000 à 102 000 euros – la
Tesla préfigure peut��être l’auto électrique de
demain !
BRAVO À
• La société Ediser (Edition Sécurité routière)��
qui lance un logiciel de simulation de conduite
écologique : Scam Eco�� S’adressant au�� écoles
de conduite comme au�� entreprises qui
veulent réduire leurs coûts en carburant�� un tel
outil entend privilégier une approche simple
et ludique de l’éco��conduite : accélération et
freinage progressi��� anticipation�� souplesse dans
le passage des vitesses�� respect des distances…
Scam Eco est utilisé sur un simulateur et doit
permettre de réaliser des économies de
carburant de 10 à 25 %�� soit 1 à 3 litres pour
100 km�� www.ediser.com
Fiche entreprise
L’engagement DD du secteur économique
RECYVALOR
Par Teddy Follenfant
Recyvalor est une
association née en 2008,
sous l’égide du ministère de l’Ecologie,
de l’Energie, du Développement durable
et de l’Aménagement du territoire. Son
but : collecter et valoriser 80 000 tonnes
de pneus usagés recensés sur 61 sites
distincts, sur une période de six à
huit ans. Recyvalor regroupe un grand
nombre de professionnels de la filière :
les manufacturiers, les distributeurs
et organisations professionnelles, les
professionnels de la réparation et de
l’entretien automobile et les experts,
dont l’association Robin des Bois.
LES POINTS Forts ��
• Les stocks de pneus usagés
représentent des risques pour la santé et
l’environnement (incendies accidentels ou
volontaires, prolifération de reptiles, de
moustiques potentiellement vecteurs de
virus, tel que le chikungunya…).
• Recyvalor est déjà intervenue à Graulhet
(Tarn), sur un site campé à 200 mètres
d’une école, qui comptait 800 tonnes de
pneus usagés à évacuer et à valoriser. Ils ont
été transformés en granulat et utilisés en
cimenterie ou travaux publics. L’association
doit maintenant intervenir sur trois autres
sites : Nebing (Moselle), Hatten (Bas-Rhin)
et Châtillon-le-Roi (Loiret).
• Une fois récupéré, le pneu devient une
nouvelle matière grâce à son élasticité,
son pouvoir calorifique, sa haute
teneur en carbone… Quatre types de
valorisation sont possibles : la valorisation
matière (utilisation pour les terrains
de sport ou les aires de jeu
amortissantes pour enfants), énergétique,
travaux publics (bassins de rétention
pour lutter contre les inondations)
et réemploi (les pneus usagés peuvent
être utilisés pour la fabrication de murs
antibruit le long des autoroutes).
LES POINTS Faibles ��
• Cette initiative ne doit pas nous
faire oublier les pneus « orphelins »
(moins nombreux), à savoir ceux qui sont
abandonnés par les particuliers au fond
des jardins, dans les caves, les parkings…
Donc, un bon geste pour la nature et la
santé : portez-les dans la déchetterie la
plus proche de chez vous (surtout en
zone rurale). Tout doit disparaître !
Les transporteurs sur la bonne voie
Les compagnies de transport�� en particulier les compagnies aériennes�� semblent de plus en plus prendre conscience des
enjeu�� environnementau�� pour l’avenir�� Le P��DG de FedEx Corp�� leader du transport e��press international�� estime ainsi que
l’une des actions les plus responsables que le secteur industriel peut prendre est de « réduire sa dépendance aux combustibles
fossiles »�� FedE�� prévoit ainsi d’abaisser de 20 % les émissions de sa flotte aérienne d’ici à 2020�� et d’améliorer de 20 %
également l’efficacité énergétique de ses véhicules��
Voulant aussi amoindrir son impact sur l’environnement avec des économies d’énergie ou encore le renouvellement de sa
flotte�� la compagnie autrichienne Austrian Airlines a mis en ligne un calculateur de CO 2
pour n’importe quel voyage de ville
à ville : on peut calculer ses émissions de dio��yde de carbone sur www��aua��com/fr/fra/flights/CO2
Enfin�� en France�� des transporteurs terrestres�� dont Transalliance�� ont signé une « charte d’engagements volontaires de
réduction des émissions de CO 2
des transporteurs routiers de marchandises »��
DR / Toyota / Géraldine Le Guyader-Kel Epok Epik !
[ 33 ] Envie de bouger ? www.neoplanete.fr
[voyager] ZESTS
Par Vincent Rondreux
DR / wendy domeni - sxc.hu
L’hôtellerie vous fait une fleur
Campings, hôtels, chambres d’hôtes, résidences : en 2008, ce sont 19 établissements
touristiques qui ont obtenu l’éco-label européen « Services
d’hébergement touristiques », symbolisé par une petite fleur. Encore assez
nouveau dans le monde du tourisme, ce label répond à « une demande croissante
des vacanciers pour un tourisme responsable et citoyen » et garantit une faible
consommation d’énergie, d’eau et de déchets, ainsi que l’utilisation d’électricité
à base de sources d’énergie renouvelable.
www.ecolabels.fr
Bravo à
• Hi, un hôtel niçois qui se veut urbain,
design (il a été conçu par Matali
Crasset) et tourné vers le bien-être
et les valeurs écologiques. Peintures
minérales, restaurant bio, gel douche
en vrac, utilisation de papier et d’emballages
recyclés, mise à disposition de
vélos, produits d’entretien écologiques,
tri des déchets, partenariat avec les
sociétés de prêt-à-porter Ideo et Misericordia…
Cet hôtel est affilié Green
Globe, le programme international de
certification environnementale pour le
tourisme et le voyage responsables.
www.hi-hotel.net
Trafiquant malgré soi
« N’achetez pas de souvenirs
dérivés d’animaux sauvages ».
C’est le message qu’adresse l’Ifaw, le
Fonds international pour la protection
des animaux, aux voyageurs
qui partent pour l’Afrique du Sud.
Comment ? Avec des dépliants et
des étiquettes de bagages, distribués
par les tours-opérateurs. La recommandation
est importante, car de
nombreux articles sont fabriqués à
partir d’espèces sauvages menacées
ou protégées, et donc, issus du braconnage.
Et les acheter, c’est devenir
trafiquant malgré soi… www.ifaw.org
La « green attitude » en cahier de vacances
Vous partez en voyage ? Alors emportez le
« Cahier de vacances pour adultes », publié aux
éditons Chiflet & Cie, avec le soutien de Human
Village ! Le numéro 6, qui vient de sortir, se consacre
avec humour et pédagogie à l’écologie. Français
écolo, maths bio, anglais nature… Conçu par
un collectif de professeurs, ce recueil comporte 32 pages
d’exercices drôles et décalés, ainsi que des jeux
pour tester en famille votre « green attitude ».
[ 35 ]
Week-end éco-citoyen
sur le littoral
Si vous êtes sur le littoral ou au bord
d’une rivière entre le jeudi 19 et
le dimanche 22 mars, vous aurez
l’occasion de participer à un grand
week-end éco-citoyen. Les surfers de
la Surfrider Foundation organisent la
14 e édition des Initiatives océanes.
L’objectif est de ramasser tous les
sacs, barquettes et autres bouteilles
en plastique qui ont pu s’accumuler
au bord de l’eau durant l’hiver. Il s’agit
aussi de récolter les données sur
ces « macro déchets » qui ne sont
pas encore forcément qualifiés de
pollution. Que ce soit pour organiser
une collecte ou pour y participer, la
manifestation est ouverte à tous :
scolaires, entreprises, particuliers…
www.initiativesoceanes.org
« Cahier de vacances pour adultes », spécial écolo, 7,95 euros,
éditions Chiflet & Cie. www.humanvillage.com
Coca-cola
présente les 15 éco-gestes
Chaque année, à la fonte des neiges, plusieurs tonnes de déchets sont récoltées sur les pistes de ski
des stations françaises. Parmi ces déchets, une grande partie aurait pu être recyclée. Dans le cadre de
son engagement en faveur de l’environnement, Coca-Cola France participe à la préservation des sites de
montagne à travers un programme d’encouragement au tri sélectif sur les pistes de ski, en collaboration
avec ses partenaires locaux. En 2008, grâce à des bornes de tri sélectif en bois* fabriquées localement et
installées dans 17 stations des Alpes, il est désormais possible pour les skieurs de trier leurs déchets jusque
sur les pistes... Et de contribuer ainsi à la boucle vertueuse du recyclage.
* Bois européen provenant de forêts durablement gérées
à la montagne
Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.coca-cola.fr
Coca-Cola est une marque déposée de The Coca-Cola Company
[VOYAGER]
15 éco-gestes
à la montagne
Pour continuer de dévaler les pistes et d’admirer
nos belles montagnes, quelques gestes simples
deviennent indispensables. à adopter tout schuss !
Par Yolaine de la Bigne et Vincent Rondreux - Avec Coca-Cola
1 Partir en train
Moins cher que l’avion, plus sécurisant que la voiture et,
dans les deux cas, beaucoup plus économe en CO 2
(2,6 g
équivalent carbone/km/personne pour le train contre 80 g
éq.c/km/personne pour l’avion court courrier)… Alors
menons grand train ! Et en sortant, prenez un bus local. Si
c’est impossible, pensez au covoiturage (www.ecotrajet.com,
www.123envoiture.com). Sur place ? Les transports
en commun et la marche à pied, c’est bon pour la raclette !
2 Choisir une station
avec des équipements adaptés
Certaines possèdent des atouts non négligeables
comme des récupérateurs d’eau pour économiser cette
ressource précieuse ou des espaces piétons qui évitent les
déplacements. Ainsi l’opération « Val d’Isère en blanc »,
qui favorise un cœur de village 100 % piétonnier.
3 Opter pour un logement bien isolé
Les logements en montagne consomment 1,5 fois plus
d’énergie que la moyenne en France. Une isolation
performante permet de faire d’autant plus d’économies. Un
bâtiment HQE divise cette consommation par 7. Renseignezvous
auprès de votre logeur ou de l’office de tourisme.
4 Optimiser le chauffage de l’habitation
Quand il fait froid dehors, on a tendance à monter le
thermostat à l’intérieur, puis à aérer… Stabilisez votre
chauffage à 19 °C ( 1 °C de moins c’est 7 % d’énergie
économisée) et ouvrez grand les fenêtres un quart d’heure
le matin pour changer d’air…
5 Acheter dans la station
Plus un produit monte là-haut dans la montagne, plus il est
consommateur d’énergie et de CO 2
. On peut donc déjeuner
au village ou à la station plutôt qu’en haut des pistes.
6 Modérer la consommation d’eau
Entre autres solutions : la douche (et non le bain), les
mousseurs ou économisateurs d’eau. Et si les toilettes n’ont
pas une double chasse, mettez un objet genre brique dans
la cuve pour faire du volume. Une double chasse consomme
3-4 litres quand une chasse normale en emploie une dizaine !
7 Rester sur les pistes
Le hors-piste est dangereux pour nous mais aussi pour
la flore, que l’on peut piétiner, et la faune, que l’on
peut perturber. Or, de nombreuses espèces sont déjà
menacées, alors n’en rajoutons pas ! Par contre, vive les
sorties « nature » avec des pros pour mieux connaître
l’environnement et ainsi apprendre à le respecter.
8 éviter d’acheter du matériel de ski
Emprunter, acheter d’occasion ou louer sur place : c’est plus
économique et plus écologique. Et sachez que certaines
marques comme Patagonia, Timberland, Lafuma, ou encore
[ 36 ]
Kanabeach ont des lignes de vêtements
réalisés à partir de bouteilles
en plastique recyclées, coton
biologique, laine traitée sans
chlore, chanvre, polyester recyclé, etc.
9 Ne rien jeter dans la nature
Quand vient l’été à la montagne, la neige fond :
tout ce qui a été jeté pendant l’hiver - papiers
gras, emballages… - se retrouve donc dans les
pâturages et dans les rivières. En 2008, pas moins de
17 tonnes de déchets ont été ramassées dans environ
50 stations lors des journées nationales de ramassage,
par quelque 2 500 bénévoles… Faites l’effort de trouver
une poubelle ou ayez sur vous un sac pour jeter vos déchets.
10 Ne pas écraser ses mégots dehors
On ne les voit pas car la neige les recouvre de son joli
manteau blanc, mais on les retrouve aux beaux jours... On peut
ainsi ramasser jusqu’à 30 000 mégots par an sous un seul
télésiège ! Une pollution terrible, puisqu’ils mettent plusieurs
dizaines, voire plusieurs centaines d’années à disparaître.
Et si vous achetiez un joli cendrier de poche ?
11 S’informer sur les méthodes locales de tri
La mairie vous indiquera les dates de ramassage, composteurs
de quartier, points de tri, initiatives particulières… Tout, tout,
tout vous saurez tout sur le « tri-tri » !
12 Manger bio et local
Acheter des produits artisanaux est une bonne
façon de connaître la culture de la région et de
soutenir son économie. Pensez aussi aux associations
pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap)
et à l’agriculture bio. Mais n’en faites pas des tonnes
pour éviter de jeter à la fin de votre séjour : au moins
50 % de la nourriture produite dans le monde est jetée
sans être consommée, selon l’Institut international
de l’eau de Stockholm.
13 Lire les messages
liés à l’environnement
De plus en plus souvent, des panneaux d’information
rappellent les gestes qui préservent l’environnement. Jetez-y
un œil. Et respectez bien sûr les panneaux « zones protégées ».
14 Utiliser des produits d’entretien écolo
Pensez aux systèmes d’épuration ! La montagne préfère
les produits biodégradables pour le nettoyage, le linge, la
vaisselle, etc. Et toujours avec modération...
15 Aller à la montagne l’été
Les études scientifiques prévoient que, plus les décennies
passeront, plus il faudra monter en altitude pour chausser
des skis. Les activités d’été se développent dès à présent en
moyenne montagne : randonnée, vélo, pêche, canoë, photo,
glisse sur l’herbe…
dr / Soundsnaps - Fotolia.com / Krzysztof Tkacz - Fotolia.com
[ 37 ] Plus de voyages ? www.neoplanete.fr
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