[1]
L e d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e , u n n o u v e l a r t d e v i v r e
GRATUIT
ne pas jeter sur la voie publique
Les nouveaux
deux-roues
électriques
Jean-Louis Borloo
Pour un Grenelle permanent
Lambert Wilson
Le militant
papier recyclable
[ ET AUSSI : MODE, BEAUTÉ, VOYAGE… ]
Bio et fier de l’être
BIO, GOURMAND ET
INNOVANT
Jardin Bio c’est :
• plus de 300 produits
savoureux qui couvrent
tous les instants du
repas : céréales pour
le petit-déjeuner, plats
cuisinés, aides-culinaires,
pâtes, biscuits jusqu’aux infusions.
• des recettes innovantes.
• un soutien à l’agriculture bio
française.
• accessible au plus grand nombre :
en grandes et moyennes surfaces.
BIO ET SOLIDAIRE
PAR NATURE
Jardin Bio s’engage également dans
le commerce équitable,
avec des produits au
double label AB et
Max Havelaar :
• alimentation bio et
équitable : thés, riz,
quinoa, desserts, biscuits…
• cosmétique bio et équitable :
soins visage et corps, hygiène.
• textile en coton bio et équitable :
tee-shirts, chaussettes,
sous-vêtements, linge de toilette.
BIO ET ENGAGÉ
DE NATURE
Jardin Bio est la 1ère marque bio
française qui s’engage
à reverser 1 % de son
chiffre d’affaires net
à des associations
environnementales,
en étant membre
du Club 1 % pour la Planète.
Cet engagement représente en
2007, avec les autres marques bio
du groupe et Natessance,
250 000 euros pour la planète.
www.onepercentfortheplanet.org
“Le développement durable ne réussira que si, derrière les grands discours,
il y a une mobilisation quotidienne de tous les acteurs : producteurs, transformateurs, distributeurs, consommateurs.
Nous nous efforçons, à notre échelle, de contribuer à cette évolution.” Charles Kloboukoff, PDG-Fondateur.
Plus d’informations sur www.jardinbio.fr
[EDITO]
PARTICIPER
Innovations, réflexions, consommation… à chacun sa manière d’agir
Interview Jean-Louis Borloo :
« Il doit y avoir un Grenelle permanent » p. 4
Zests p. 6/8
Développement durable Patrons, qu’avez-vous fait ? p. 10
Quand arrêtera-t-on de fumer le carbone ? p. 12
S’ENGAGER
Célèbres et passionnés, ils nous invitent à un monde meilleur
Interview Lambert Wilson, le militant p. 14
Portrait Bougrain Dubourg, Allain avec deux ailes p. 18
S’AIMER
Pour être bien, beau et écolo
Un hiver en bio-té ! p. 20
Zests p. 24
COCOONER
Déco, livres, produits d’intérieur pour un chez soi sain et câlin
L’informatique, une souris verte… p. 26
Zests p. 28
SAVOURER
Produits bio et éthiques, bonnes recettes, croquez la vie en pleine
santé !
Bon, pollué, surpêché :
le pavé de poisson dans la mare ! p. 30
Zests p. 32
BOUGER
Pour (se) conduire en vert et contre tout
Les deux-roues électriques sur la bonne voie p. 34
Zests p. 36
VOYAGER
Paradis sauvegardés et contrées protégées par des amoureux
de la nature
Reportage Namibie, royaume des dunes p. 38
Zests p. 46
« Il était temps ! », direz-vous peut-être.
Sans doute. Après l’effervescence du Grenelle
de l’environnement, Néo Planète arrive au bon
moment. Gratuit - pour que le développement
durable soit bel et bien l’affaire de tous -
et ouvert sur tous les sujets, parce que défendre
l’environnement n’est pas seulement
une question politique mais aussi une façon d’être,
de consommer avec intelligence, de penser
la fragilité du monde…
Néo Planète, nouvelle planète, nouvel art
de vivre pour croquer la pomme (bio, bien sûr)
avec une gourmandise reconnaissante.
Ni moralisme ni pessimisme simplificateurs,
mais la vision de lendemains juste différents
et des infos concrètes pour changer les choses
au quotidien.
L’écologie est aussi une envie de s’entraider.
Merci à Lambert Wilson, au ministre
Jean-Louis Borloo et à Allain Bougrain Dubourg,
trois personnalités aussi différentes
que passionnées qui, sans hésitation et malgré
des agendas surchargés, ont accepté avec
enthousiasme de nous parler de leurs convictions.
Du plaisir (voyage, beauté, mode…)
et de la réflexion (réchauffement climatique,
développement durable…) pour vivre
différemment et sourire à l’avenir.
YOLAINE DE LA BIGNE
Rédactrice en Chef
Editeur : Hervé Pointillart, Tél. : 06 07 31 03 29 - hp@neoplanete.eu
Directrice de la publication, rédactrice en chef : Yolaine de la Bigne, ydb@neoplanete.eu • Rédacteur en chef adjoint : Stéphane Aitaissa, sa@neoplanete.eu
Directrice Artistique : Florence Le Bars, flb@neoplanete.eu
Secrétaire de rédaction : Gaelle Cazaban, gc@neoplanete.eu • Service photo : Géraldine Le Guyader, gl@neoplanete.eu
Directrice de publicité : Elisabeth Lecuyer, Tél. : 06 16 95 26 61, el@neoplanete.eu
Communication : Anne-Sybille Riguidel, Tél. : 01 46 67 13 23 - 06 32 10 26 38, annesybille.riguidel@communication-compagnie.com
Ont collaboré à ce numéro :
Jean-François Guggenheim, Aurélia Hermange, Romée de La Bigne, Elizabeth Reiss, Vincent Rondreux.
Néo Planète est imprimé sur papier recyclable
Néo Planète est édité par HP Conseils - 33 rue de Chazelles - 75017 PARIS
N° Siret : 439 832 510
[PARTICIPER]
d.r.
Alors que les résultats du Grenelle vont être bientôt rendus
publics, le ministre de l’Ecologie, du Développement
et de l’Aménagement durables est optimiste, en sachant
que l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Par Yolaine de la Bigne
Jean-Louis Borloo :
« Il doit y avoir un Grenelle
permanent »
Yolaine de la Bigne : Plus de
300 000 connexions sur le site
legrenelle-environnement.fr ; entre
1 000 et 1 500 participants dans
chaque réunion régionale… Après
cette émulation, comment voyezvous
l’année 2008 ?
Jean-Louis Borloo : 2008 doit être
l’année du passage à l’acte. L’objectif,
c’est d’avoir finalisé au début de l’année
prochaine, nos quinze à vingt
programmes sectoriels avec des mesures
concrètes. Et les chantiers ne
manquent pas : habitat, agriculture
bio, énergies renouvelables, étiquetage
des produits… Nous voulons de
vraies ruptures avec des changements
rapides et visibles que les Français
peuvent s’approprier.
YB : Le Grenelle de l’environnement
est une nouveauté
démocratique extraordinaire.
Peut-il se pérenniser ?
JLB : Pour beaucoup, le Grenelle
est un peu un « objet politique non
identifié ». Nous avons réuni des acteurs
qui n’avaient pas l’habitude de
se parler : associations, partenaires
sociaux, entreprises, collectivités locales
pour un vrai débat où on se dit
les choses, où chacun est respecté. Le
Grenelle n’est pas un point final mais
bien un point de départ. Nous avons
trouvé un cadre de travail certes un
peu hors norme, mais dans lequel
on peut avancer ensemble. Il doit y
avoir un Grenelle permanent avec
des rendez-vous réguliers pour vérifier
que les mesures prises soient bien
appliquées.
YB : Des assurances américaines
protègent les biens environnementaux
parce qu’ils ont une valeur.
L’écologie a-t-elle un prix ?
JLB : Nous devons faire, petit à petit,
la vérité sur les prix écologiques.
L’idée, c’est de faire figurer à côté du
prix en euros, le prix « en carbone ».
Par exemple :
consommer des
fraises en hiver, ça
coûte plus de carbone
que de manger
des fraises en
été. Parce que, en hiver, on est obligé
d’importer les fraises d’un autre continent.
Grâce à cette information, les
Français pourront consommer « militant
». Ils se diront : « Je vais acheter
tel produit parce que sa fabrication
nécessite moins de carbone que tel
autre ». Ils ne paieront pas plus cher,
mais ils pourront faire un geste pour
la planète. C’est aussi ça, le passage à
l’acte.
[Informer les Français
pour qu’ils consomment
« militant »]
YB : Certains pointent du doigt
l’Etat français et l’administration qui
auraient freiné les choses.
JLB : Je crois que nous avons complètement
changé d’ère. Les initiatives
se multiplient dans la grande distribution,
le bâtiment, l’automobile…
L’Etat quant à lui doit être exemplaire.
On ne peut pas d’un côté demander
aux Français et aux entreprises de
s’y mettre, si de l’autre côté, l’Etat ne
montre pas l’exemple. Nous venons
ainsi de réaliser le bilan carbone du
ministère pour voir comment réduire
nos émissions de CO 2
. Nous avons
par exemple opté pour des ampoules
basse consommation. Et puis je
viens d’installer une visioconférence
pour limiter au
maximum les
déplacements. Je
souhaite que les
autres ministères
fassent la même
chose. La « révolution écologique »
c’est partout et à tous les étages.
YB : Envisagez-vous une « exception
française » écologique ?
JLB : Ce que nous faisons est regardé
de très près par beaucoup de pays
étrangers et par l’ONU. La France
est un peu le laboratoire mondial du
développement durable. Nous allons
enfin essayer de démontrer qu’on
peut très bien être compétitif, gagner
des parts de marché, et respecter
l’environnement. L’idée ce n’est pas
d’être les seuls au monde, mais d’être
les premiers.
[  ]
* sondage LH2 du 27 septembre 2007

[PARTICIPER]ZESTS
© pere castor - flammarion
pour moussaillons
Loïc Perron raconte
les aventures de Timousse
et propose aux enfants
une vraie réflexion
sur la sauvegarde des océans,
grâce à des textes émouvants
et 19 chansons. A la fois
ludique et pédagogique.
« L’Opéra Plouf »
de Pol-Serge Kakon
(Editions Père Castor)
d.r.
[B.A.] : Respect
the Mountains
Haro sur les mégots, canettes vides, gants
perdus et autres détritus retrouvés
sur les sommets dès la fonte des neiges !
Créée en 2004, la fondation néerlandaise
« Respect the Moutains » lutte pour
la préservation de la nature
et de l’environnement dans les Alpes,
afin que les générations futures puissent
profiter d’une montagne propre.
www. respectthemountains.com
De la salamandre à la tortue luth
Prendre conscience au jour le jour de la richesse de notre biodiversité
et des dangers qu’elle court sera plus facile en feuilletant
cet agenda 2008, qui présente les portraits de 12 espèces emblématiques.
On y apprend comment le lynx est revenu en France,
pourquoi la salamandre était l’emblème de François I er, combien
il existe d’espèces de sabots-de-Vénus, qu’est-ce qui menace
les petits de la tortue luth… Agenda Faune Flore 2008,
éditons Delachaux et Niestlé, 176 pages, 95 €
© sxc.hu/alx alfeirau
Ecolo rigolo
Bon houblon
Des chercheurs australiens ont mis au point
une pile à combustible qui transforme
les eaux usées des brasseries en électricité,
par l’action des bactéries. Elle digère les
résidus de sucre, de levure et d’alcool et crée
une réaction chimique qui permettrait
d’obtenir 2 kilowatts de courant, l’équivalent
des besoins énergétiques d’une petite maison.
En plus de produire de l’électricité, cette
pile fournira aussi de l’eau propre. Santé !
Flairez le métier !
En Chine, la station de surveillance
de Panyu va recruter des « nez » afin
de détecter des gaz polluants dans l’atmosphère.
Le vice-président de la station,
Liu Jingcai, explique qu’ainsi ils « peuvent
distinguer des centaines d’odeurs qui
pourraient rendre les gens malades
et en évaluer la concentration ».
Vachement spécial
Le fumier générateur d’électricité,
telle est la découverte de chercheurs
de l’université de l’Ohio, qui sont
parvenus à recharger leur téléphone
portable en mettant en série plusieurs
piles « nourries » à la bouse de vache. Au Japon, une équipe
de chercheurs a réussi à extraire 1,4 millilitres de carburant
à partir de 100 grammes de bouse de vache, tandis que des
confrères signaient une première mondiale en isolant des
matières fécales de bétail un délicieux arôme de vanille, qui
pourrait être utilisé dans du shampoing ou des bougies parfumées.
Un bel exemple de recyclage !
Les crocodiles ont la dent dure
contre les braconniers
Les autorités indiennes ont lâché des centaines de crocodiles
dans la jungle. Pas moins de 400 reptiles patrouillent
ainsi dans les mangroves de l’est du pays pour empêcher
les coupes illicites de bois et protéger les tigres du Bengale.
On en comptait 270 en 2004, plus de la moitié aurait été
décimée par les braconniers.
© sxc.hu/andy stafiniak
© sxc.hu/laura nubuck
[  ]
- Crédit photo : D. Vinson - Centre nautique L’Archipel - Castres / Architectes : Michel Sery et Vincent Defos du Rau - Gaz de France SA au capital de 983 871 988 € - 542 107 651 RCS Paris
Nous imaginons aujourd’hui des énergies
renouvelables pour répondre aux défis
environnementaux de demain.
Le développement de l’énergie solaire
et l’exploitation des champs d’éoliennes
constituent de nouvelles solutions
énergétiques qui complètent d’ores
et déjà nos offres gaz naturel.
L’énergie est notre avenir,
économisons-la !
www.gazdefrance.com
Une énergie nouvelle entre nous
d.r.
[PARTICIPER] ZESTS
Y a-t-il une vie après la canette ?
Une heure pour la transformer en vase ou en pot
à crayons comme Gci-Grey. D’autres infos sur gielbb.com
Six semaines, pour que ce bout de ferraille récupéré
redevienne une canette. 100 % recyclable, celle-ci peut
être utilisée dans de multiples applications allant
d’un vélo (670 canettes environ) à un avion,
en passant par une voiture.
Une tonne de canettes recyclées permet
d’économiser l’équivalent d’une année
de consommation d’énergie
pour une famille de trois
personnes.
© 2007 - thomas faehrmann/fly times picture
Bravo à…
ConsoGlobe.com,
portail dédié à la consommation
durable sous
toutes ses formes,
du vêtement en coton bio
au café équitable.
Casino qui a lancé un système
d’étiquetage responsable pour
ses produits.
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L’environnement
fait son cinéma
avec le Festival du film pour
l’environnement, qui présente des films
passionnants sur notre planète.
Parmi les surprises attendues,
Les Animaux amoureux, documentaire
de Laurent Charbonnier et Uzhan,
de Volker Schlöndorff, épopée
avec Philippe Torreton dans
les steppes d’Asie centrale.
21 au 27 novembre,
la Pagode à Paris 7 e .
Entrée libre.
www.festivalenvironnement.fr
Engrais, pesticides, labours…
Les sols meurent par Vincent Rondreux
Le saviez-vous ? 80 % de la biomasse vivante
de la terre se trouvent dans les sols. Oui, mais
voilà : ces sols sont menacés… Alliage de
matière minérale et de matière organique, ce
sont de véritables systèmes de vie (racines,
microbes, champignons, vers de terre…) qui
s’organisent pour pomper l’eau ou la guider
vers les nappes, pour fabriquer, déplacer et
remonter vers la surface les éléments nutritifs,
l’humus. Ces systèmes de vie structurent le
sol, l’aèrent, le protègent contre les agressions
extérieures. Or, l’agriculture telle qu’elle est
généralement pratiquée, traite le sol « comme
une matière inerte », sans se soucier du
devenir ou même de l’aide que pourrait
lui apporter ce monde vivant. « Les engrais
chimiques favorisent la minéralisation de la
matière organique. Les pesticides détruisent la
faune souterraine », prêchent depuis des années
Lydia et Claude Bourguignon. Microbiologistes
reconnus, anciens de l’INRA (Institut national
de la recherche agronomique), ils ont créé leur
propre laboratoire en Bourgogne, le LAMS
(Laboratoire d’analyse microbiologique des
sols), travaillant notamment avec des vignerons.
« On perd en moyenne 10 tonnes de sol
par hectare et par an »
Pour eux, aucun doute : labourer en profondeur,
disons à plus de 10 cm, brise le fonctionnement
de cette vie souterraine. « Quand vous labourez,
vous tassez les sols, ce qui empêche l’oxygène de
passer. Et vous arrêtez la production d’humus. Les
animaux qui vivaient en surface meurent. C’est
comme si vous retourniez votre peau », image
Lydia Bourguignon. « Et quand il n’y a plus de vie,
la terre ne retient plus l’eau mais au contraire s’en
va, notamment dans les rivières ». Cela s’appelle
l’érosion. Et l’érosion entraîne les inondations,
les glissements de terrain... « Chaque année, on
perd 10 tonnes de sol par hectare, mais ça peut
être plus, 30 à 40 tonnes dans certains endroits
en France », évalue-t-elle.
Néanmoins, « la Terre n’est pas rancunière »,
assure Lydia Bourguignon. Pour inverser la
tendance, il faut simplement « cesser de violer
les lois du sol et essayer de les comprendre ».
Grâce notamment à une agriculture sans
labour, « le semis direct sous couvert végétal »,
encore peu développé, qui « permet au sol de
se restructurer progressivement. Et par hectare, il
capte à l’atmosphère 4 tonnes de CO 2
pendant
qu’un labour en émet une tonne… »
[  ]
menacé
protégé
menacé
protégé
Publié par HSBC France - © Corbis
Etre ouvert sur le monde, c’est comprendre
les différences de points de vue.
HSBC s’engage en menant une politique de financement
respectueuse de l’environnement, notamment vis-à-vis
des secteurs sensibles tels que l’eau potable, la forêt,
la chimie, les industries extractives et l’énergie.
Pour en savoir plus, connectez-vous sur notre site Internet,
rubrique : A propos d’HSBC / Une banque responsable.
www.hsbc.fr
[PARTICIPER]
Cinq ans après avoir interrogé vingt et un patrons
de grandes entreprises * , Teddy Follenfant signe
un nouveau livre pour faire un bilan de leurs actions ** .
Alors ? Jolis progrès, mais le chantier reste vaste…
Par Yolaine de la Bigne
Développement durable :
PATRons, qu’avez-vous Fait ?
Yolaine de la Bigne : Constatez-vous une véritable
évolution ?
Teddy Follenfant : Incontestablement ! Il y a cinq ans le discours
était encore très marqué par le marketing et l’effet
de mode. Aujourd’hui, les chefs d’entreprise ont compris
les véritables difficultés de l’enjeu et savent ce qui les attend
: un bouleversement en profondeur. Certains reconnaissent
d’ailleurs leurs faiblesses, ce qui est bon signe pour
de véritables efforts.
YB : Le terme même de développement durable n’est-il
pas ambigu ? Il sous-entend continuer la course folle
à la croissance qui entraîne parfois certains excès ?
TF : Il s’agit surtout d’un changement économique
respectant l’environnement mais
qui continue d’apporter l’emploi et la
croissance aux hommes, notamment dans
les pays pauvres. Les patrons veulent toujours
aller de l’avant, c’est leur travail, mais
avec de véritables valeurs comme l’aménagement
du territoire et aussi de nouvelles
techniques. Des pans entiers de nos industries
vont être abandonnés et des secteurs
primordiaux vont exploser, comme la gestion
des déchets par exemple.
YB : Défendre l’environnement, c’est défendre aussi
les hommes, et donc les femmes, qui y vivent.
Dans votre livre vous abordez la question de la parité.
Où en est-on ?
TF : Il est clair que cela fait partie des points faibles. La plupart
le regrettent mais continuent de régner sur des directions
à grande majorité masculine. Mais il y a cinq ans, nous
n’avions interrogé que des hommes. Cette année, nous
avons interviewé une femme, ce n’est pas grand progrès
mais c’est déjà ça ! D’autant qu’elle est formidable, Myriam
Maestroni, directrice générale de Primagaz qui est arrivé
dans un univers de machos et qui s’est particulièrement
bien adaptée. Quand, par exemple, elle veut être plus proche
de ses clients et qu’on arrête de leur vendre des « citernes
» cela provoque un choc culturel dans l’entreprise,
alors elle n’hésite pas à faire installer sur le parking une
citerne rose bonbon pour rappeler à chacun ce changement
! Je pense que les femmes donnent un autre sens à
une entreprise.
YB : On a le sentiment que certains chefs
d’entreprise restent sur la défensive comme René
Carron, président de Crédit Agricole SA, à propos
des OGM ou de la pollution de l’agriculture.
Ou Christophe de Margerie, Directeur général
de Total qui ne semble pas prêt à certaines remises
en question.
TF : Il y a les entreprises et puis il y a les hommes
avec leur culture, leur vécu. René Carron est un
terrien, il réagit en homme issu du milieu paysan.
Quant à Total, il y a cinq ans, j’ai été reçu par le
P-Dg de l’époque, Thierry Desmarest d’une façon très protocolaire,
tout au sommet de sa tour, tel Dieu qui refusait
de répondre aux questions qui l’embarrassait. Cette année,
le changement d’accueil était très significatif : Christophe
de Margerie m’a donné rendez-vous dans un café et a accepté
de parler de tout, notamment sur l’action de Total en
Birmanie. Il considère qu’imposer un embargo fait davanta-
photos : d.r.
[ 10 ]
Le développement
de l’écologie passera
par l’innovation.
Morceaux choisis
ge souffrir les populations que les régimes et que, quels que
soient les dirigeants d’un pays, ses habitants ont toujours
besoin d’énergie et de croissance. Ca se défend.
YB : On vous sent plutôt optimiste. La France accuse
pourtant un certain retard en développement durable.
TF : Pas du côté des entreprises ! Nous en comptons de
nombreuses qui sont parmi les plus performantes au monde
comme Suez ou Michelin. Le problème est la mentalité
française très anti-patron, notamment vis-à-vis des grands
groupes.. Et puis l’administration ! Ce sont les politiques qui
sont en retard chez nous. Le développement durable -un
mot qui veut tout dire et rien dire d’ailleurs, car venant de
la mauvaise traduction de « Sustainable development » qui
signifie exactement développement soutenable, souhaitable-,
c’est une affaire d’ingénieurs ici, alors que cela doit
concerner tout le monde, les écoles, les universités…
YB : Pour conclure, votre « Top Five » parmi ces grands
patrons ?
TF : Ceux qui s’engagent aussi personnellement, qui veulent
réellement faire évoluer leur entreprise et leur pays :
Bertrand Collomb (Lafarge), Jean-Paul Bailly (La Poste),
Louis Gallois (EADS), Gérard Mestrallet (Suez) et Jean-
François Dehecq (Sanofi-Aventis).
* « Développement durable, 21 patrons s’engagent », coécrit avec Pierre
Delaporte, éditions le cherche midi
** « Développement durable, cinq ans après : la métamorphose », coécrit
avec Claire Tutenuit, éditions le cherche midi
© sxc.hu/john nyberg
« L’idéal de l’homme du XXI e siècle, ce n’est pas l’homme
qui vit de nouveau en autarcie, qui ne sait rien parce qu’il n’y a pas
de communications… La noblesse de l’homme, c’est qu’il a découvert
sa capacité à maîtriser le monde, à acquérir la connaissance
mais il doit apprendre à respecter la planète dans le cadre
de cette maîtrise. »
Bertrand Collomb, président d’honneur de Lafarge
« Le respect des dimensions sociale, sociétale et environnementale
n’est pas une charge supplémentaire, mais bel et bien
une opportunité de progrès. »
Joël Séché, président-directeur général de Séché
Environnement
« Il existe de réelles différences entre l’approche
européenne, d’une part et les approches américaine
ou asiatique, d’autre part (…). S’il m’apparaît excellent
et indispensable que l’Europe prenne le leadership
en la matière (de développement durable), au niveau
mondial, nous ne pouvons pas avoir durablement
des législations environnementales à deux vitesses.
Cela aurait pour conséquence d’avoir des normes contraignantes
en Europe… et les activités les plus polluantes ailleurs. L’industrie
européenne en souffrirait sans que la pollution globale soit diminuée. »
Louis Gallois, président exécutif d’EADS
« La croissance, ça veut dire la liberté. La circulation aérienne
c’est d’abord le tourisme… Peut-on empêcher les hommes
de découvrir le monde ? Il ne faut pas trop pénaliser cette liberté.
Mais il faut réussir des réductions de consommations spécifiques qui
permettent de compenser la croissance de la demande et au-delà.
La réponse est dans la technologie, donc dans l’innovation »
Francis Mer, président du conseil de surveillance
de Safran
« Dans un monde où trois milliards d’êtres humains
vivent avec moins de deux euros par jour et où
les ressources naturelles et les équilibres écologiques
sont menacées, le changement des comportements
est impératif. Les progrès technologiques et la science permettront
de progresser mais ne suffiront pas. »
Gérard Mestrallet, président-directeur général
de Suez
« La prise de conscience que 80 % de la population mondiale n’a pas
accès au médicament nous amène à prendre des positions engagées,
qui ne sont pas toujours bien accueillies même dans notre secteur
(…) oui, je crois que les riches doivent payer pour les pauvres ! »
Jean-François Dehecq, président de Sanofi-Aventis
[ 11 ]
www.neoplanete.eu
[PARTICIPER]
Energie, industrie, agriculture, transport,
consommation, habitat… Face à la problématique
climatique, les possibilités de réduction des émissions
de gaz à effet de serre, existent. Reste à vraiment
vouloir les appliquer. Par Vincent Rondreux
Quand arrêtera-t-on
de fumer le carbone ?
© sxc.hu/lars sundström
Le Groupe d’experts intergouvernemental
sur l’évolution du climat
(GIEC), (qui vient de se voir attribuer
le prix Nobel de la Paix) se réunit
à Valence, en Espagne, du 12 au
17 novembre, afin d’établir la synthèse
des trois rapports qu’il a publié cette
année. Pour quelque 2 500 scientifiques
du monde entier, il s’agit de
l’aboutissement d’un travail de six ans
destiné à faire émerger des constats
Parmi les pistes à
développer, les énergies
nouvelles.
communs, principalement la mise en
danger de notre machine climatique,
déséquilibrée entre autres par l’essor
des énergies fossiles (charbon, pétrole,
gaz…).
Des mesures sont à prendre dès
maintenant pour s’adapter, atténuer
des conséquences déjà prévisibles et
limiter les risques futurs, notamment
d’emballement ou de « surprise » climatique.
Comprise entre +1,1 °C et
+6,4 °C, la fourchette d’estimation de
la hausse possible au XXI e siècle de
la température moyenne à la surface
de la Terre (qui est de 15 °C environ
actuellement), illustre cette marge
d’action.
15 pistes pour lutter
contre la surchauffe
En suivant les travaux des chercheurs
du GIEC, il est possible de déterminer
une quinzaine de pistes « réalistes »,
souvent complémentaires, mais sans
qu’aucune ne soit suffisante.
1- Allier respect environnemental
et croissance. Aujourd’hui, notre
conception de la croissance ignore les
dommages futurs qu’elle provoque et
la finitude des ressources naturelles.
2- Créer des outils financiers
pour faire levier. Exemple : une taxe
carbone qui serait régulièrement augmentée,
notamment pour stimuler la
« décarbonisation ».
3- Capter et stocker le CO 2
, en
premier lieu dans les puits vidés de
leur gaz ou de leur pétrole, et en particulier
pour l’industrie, voire la production
d’hydrogène.
4- Piéger ou conserver plus de
carbone dans les végétaux et le
sol, notamment en modifiant des
pratiques agricoles.
5- Optimiser l’utilisation des
forêts, en stockant durablement
(construction, aménagement…) le
bois adulte et en le remplaçant par de
jeunes arbres, grands consommateurs
de CO 2
pendant leur croissance.
6- Développer les énergies nouvelles
: solaire, géothermie, hydraulique,
éolien, technologies liées à la
biomasse, au recyclage des déchets
et des gaz, aux énergies de la mer…
Mais aussi énergie nucléaire, ce qui fait
débat.
7- Economiser l’énergie, en limitant
les besoins (déplacements, chauffage…),
en sélectionnant les technologies
ou les produits les moins émetteurs,
en dématérialisant le travail…
8- Améliorer l’efficacité énergétique
des appareils électriques, des
moyens de transport, des bâtiments…
et développer le recyclage.
© sxc.hu/paul ijsendoorn
[ 12 ]
Repenser nos constructions
en fonction de l’énergie.
9- Booster le rendement énergétique
des installations, grâce par
exemple à la cogénération, qui utilise
la chaleur produite par tout système
de fabrication d’énergie, chaleur habituellement
perdue. Mais aussi grâce à
l’isolation, à l’utilisation de nouveaux
matériaux…
10- Changer le système énergétique.
Face à un système centralisé
(la centrale qui distribue l’énergie)
peut exister un système beaucoup
plus éclaté, avec plein de petits points
de production. La maison à énergie
positive, c’est-à-dire qui produit plus
d’énergie qu’elle n’en consomme, en
est l’aboutissement.
11- Repenser les constructions.
Nos anciens pensaient leur habitat
en fonction du climat : orientation,
ouvertures, pentes de toit… Notions
à redécouvrir.
12- Redéfinir l’organisation urbaine
et l’aménagement du territoire,
guidée depuis des années par
la voiture : développement du rail, des
voies d’eau…
13- Modifier les modes de vie,
notamment les comportements de
consommation dans les pays développés
(produits manufacturés, alimentation,
voyages…).
14- Développer la recherche
sur les capteurs naturels de carbone
(plancton, basalte…), la photosynthèse
artificielle, la transformation du
CO 2
en carbonate solide, l’hydrogène,
la fusion nucléaire…
15- Informer chaque citoyen,
directement concerné, et également
partager les nouvelles technologies
avec les pays moins développés.
Stratégie globale
de « décarbonisation »
Dirigeant le Carbon Mitigation
Initiative (projet de réduction de
carbone) à l’Université de Princeton,
aux Etats-Unis, Robert Socolow,
professeur de génie mécanique, et
Stephen Pacala, professeur d’écologie,
ont même mis au point une stratégie
globale de « décarbonisation »
qui, parallèlement à l’exploration de
nouvelles pistes énergétiques, aboutit
pour les 50 prochaines années,
à faire des choix dans un ensemble
de possibilités concrètes de réduction
des émissions de carbone, dans
moult domaines (transports, production
électrique, captation du carbone,
agriculture, énergies non fossiles…).
Objectif : parvenir de manière pragmatique
à une baisse préalablement
déterminée. Mais il existe aussi
des difficultés de mise en place.
D’où l’obligation d’agir de concert au
niveau international, d’apprendre à vivre
autrement, c’est-à-dire à produire
autrement, à se déplacer autrement,
à consommer autrement… Un peu
comme quand on arrête le tabac,
comparaison qu’ont pu faire l’ingénieur
spécialisé dans les questions climatiques,
Jean-Marc Jancovici, et l’économiste
Alain Grandjean (Le Plein s’il
vous plaît, éditions du Seuil, 2006).
Cela paraît dur au départ, on peut rechuter,
mais le pari est de gagner en
santé, en confort et en qualité de
vie. D’acquérir un nouvel art de vivre
en somme ! Alors, quand est-ce qu’on
arrête de fumer le carbone ? Quand
est-ce qu’on ne regarde plus à côté
de la maison qui brûle ?
[ 13 ]
© sxc.hu/trouble 550
[Sites internet]
www.ipcc.ch (site du Giec,
avec des rapports en ligne, en anglais
mais avec une partie en français)
www.princeton.edu/~cmi/ (site du
Carbon mitigation initiative, en anglais)
www.manicore.com
(site personnel de l’ingénieur-climat
Jean-Marc Jancovici)
www.legrenelle-environnement.
fr/grenelle-environnement/
[Bibliographie]
L’Homme face au climat,
Collège de France, sous la direction
d’Edouard Bard. Odile Jacob. 2006.
Le plein s’il vous plaît,
Jean-Marc Jancovici et Alain
Grandjean. Seuil. 2006.
Domestiquer l’effet de serre,
Francis Meunier. Dunod. 2005.
La Vie après le pétrole, Jean-Luc
Wingert. Autrement. 2005.
Pour un pacte écologique,
Nicolas Hulot. Calmann-Lévy. 2006.
So watt ? L’énergie : une affaire
de citoyens, Benjamin Dessus,
Hélène Gassin. L’Aube. 2004.
Kyoto et l’économie de l’effet de serre,
Roger Guesnerie. Rapport.
La Documentation française. 2003
Géosciences n°3, mars 2006 :
Le changement climatique.
Courrier International – Hors-série
octobre-novembre-décembre 2006 :
Trop chaud.
Pour la science, dossier 54,
janvier-mars 2007 : Comment éviter
la surchauffe.
www.neoplanete.eu
[S’ENGAGER]
© jérôme prébois
[ 14 ]
Il crée la surprise avec un nouvel album, peaufine sa nouvelle
mise en scène de Bérénice, sort deux films début 2008…
Le beau Lambert Wilson aux multiples talents est sur
tous les fronts. Notamment sur celui de la défense
de l’environnement. Mais pour cet adhérent de Greenpeace,
la prise de conscience ne date pas d’hier. Par Yolaine de la Bigne
Lambert Wilson
Le militant
Yolaine de la Bigne : Greenpeace est une association,
particulièrement intègre et dynamique, que les Français
ne comprennent pas toujours. Cela correspond à vos
envies profondes ?
Lambert Wilson : J’ai adhéré à d’autres associations
auparavant, mais j’en cherchais une qui avait une approche
globale de la situation pour travailler en profondeur sur
le changement de notre perception du monde. Cela
fait environ 6 ans que je les aide comme je peux, quitte
à m’attacher à des camions pour protester contre la
déforestation ou à arracher des cultures OGM. J’admire les
valeurs de Greenpeace, son intelligence de la communication,
l’efficacité de ses méthodes et son activisme non violent.
Partout où je vais dans le monde, je rencontre des militants
de Greenpeace très courageux, parfois menacés de mort,
et prêts à beaucoup de sacrifices pour
leurs convictions.
YB : Y a-t-il eu un déclic particulier
pour déclencher votre fibre
écologiste ?
LW : Très clairement le premier choc
pétrolier ! J’étais un ado comme les
autres et tout d’un coup, nous prenions conscience de notre
dépendance à l’énergie fossile. Sans parler déjà d’écologie,
j’ai compris à quel point, sans nous en rendre compte, nous
étions déconnectés de la nature, de la réalité. J’ai commencé
à rêver de vie loin du monde et autres fantasmes utopiques.
D’autant que j’avais la chance d’habiter en pleine forêt, à
Rambouillet, et j’ai progressivement vu mon environnement
[Ado, j’ai été frappé par
notre vie déconnectée
de la nature]
se dégrader, les animaux disparaître. Et puis entre 17 et
20 ans, j’ai vécu en Angleterre et cela a beaucoup modifié
ma vision des choses. Les protestants du Nord de l’Europe
ont une conception de la vie très différente des catholiques
du Sud, ils ont un sentiment très fort de responsabilité vis
à vis de la communauté. Entretenir l’environnement pour
eux, respecter ce qu’il y a autour de soi, c’est respecter les
autre, c’est un acte de civisme.
YB : Votre famille était-elle aussi sensible à la nature ?
LW : Mes parents n’étaient pas des militants, mais ils
aimaient surtout la beauté d’un lieu. Par exemple, l’été
nous allions dans le Midi, dans une maison située sur une
colline superbe, qu’ils ne voulaient pas voir dévaster par
des pylônes. Donc nous vivions sans électricité. Souvenirs
sublimes… Ca n’a pas duré bien sûr. Ma
mère avait tout de même déjà une vraie
conscience du danger de la pollution :
on ne devait pas salir, jeter des déchets
n’importe où, on fermait les fenêtres
de la voiture en entrant dans un tunnel
pour ne pas respirer un air vicié, etc.
YB : En tant qu’acteur, vous avez été parmi les premiers
à prendre officiellement position, notamment pour
Greenpeace. Pourquoi cet engagement ?
LW : Parce que j’avais été fasciné par quelques modèles
comme Robert Redford ou Meryl Streep, qui font preuve
de cette efficacité typiquement américaine. Ce n’est jamais
[ 15 ]
www.neoplanete.eu
[S’ENGAGER]
évident pour nous de défendre l’environnement, car on a
tendance à être trop dans l’affectif. Or, il s’agit souvent de
problèmes scientifiques, techniques, et il faut avoir un discours
précis, objectif… Pas toujours facile ! Mais c’est un combat
capital. Pour moi, l’univers c’est mon corps. Je fais partie -
nous faisons partie- d’un tout : la planète. De la même façon
que je veux pas qu’on me blesse, je ne veux pas qu’on la
meurtrisse. Je ne crois pas que le monde changera grâce à la
politique, mais plutôt grâce aux actions individuelles. Si on s’y
met tous, chacun, chaque jour, on y arrivera.
YB : Comment ?
LW : Déjà en se posant la question, en arrêtant de consommer
sans réfléchir, en se demandant ce qui se passe avec l’eau,
l’énergie, etc. Ce n’est pas du moralisme mais plutôt du
pragmatisme, du bon sens. Je ne me considère pas comme
parfait, loin de là mais j’essaie au quotidien d’évoluer dans le
bon sens. Et il y a des gestes qui me révoltent. Cela m’arrive,
par exemple, quand je vois quelqu’un jeter quelque chose
par terre, de le ramasser et de lui courir après avec le papier
ou la cannette, puis de lui dire avec un grand sourire : « Vous
avez oublié quelque chose ». Ou encore, il y a quelques
temps, j’étais tout seul sur une plage en Italie et je me suis mis
à tout nettoyer fébrilement pendant deux heures. Quand je
suis parti, le sable était impeccable et je jubilais à l’idée des
gens qui débarqueraient le lendemain. Mais est-ce que cela
aura changé pour autant leur vision de leur plage ? Rien n’est
moins sûr.
YB : Vous ne semblez pas très confiant dans l’avenir.
LW : Pas du tout ! Je suis même totalement pessimiste.
Même si l’homme est très intelligent, il est très tard et la
situation est préoccupante. Surtout, tant que la plupart de
ceux qui nous entourent continuent de n’avoir qu’un rêve :
rouler en 4X4 !
[B.A.]
« L’autre jour, j’étais très stressé dans le train.
En face de moi, un homme avait l’air si calme,
si bien dans sa tête, que sa présence me calmait.
Il partait à Katmandou, au Népal, pour nettoyer
la région du Kanchenjunga. Il fait ça tout seul,
lors de ses temps libres, par pure conviction.
En l’écoutant, j’ai oublié mes soucis en me disant
qu’il y a vraiment des anges sur terre. Et que
ce sont des gens comme lui qu’il faut aider »
www.arianlemal.com
[ 16 ]
[Actu]
• L’album « Loin » (Virgin Classic),
12 chansons à fredonner avec textes
de Boris Bergman, Alain Bashung, Hervé
Guibert, Christophe Mali du groupe Tryo…
• « Bérénice », de Jean Racine ;
mise en scène de Lambert Wilson, avec
Carole Bouquet, Georges Wilson, Lambert
Wilson. Du 18 Janvier au 22 mars, au Théâtre
des Bouffes du Nord, à Paris.
• « Dante 01 », film de science-fiction
de Marc Caro, avec Lambert Wilson,
Linh Dan Pham, Dominique Pinon.
Sortie le 9 janvier 2008 ;
Et puis la sortie du film « Flawless »
avec Demi Moore et Michael Caine, une série
de concerts à l’Européen à Paris…
© emanuele scorcelletti
Lambert Wilson
et GREENPEACE
En 2002, durant la campagne présidentielle,
Greenpeace a organisé devant Matignon une
action contre la déforestation en Afrique. Lambert
Wilson est activiste et se fait arrêter par la police.
©Greenpeace/Pierre Gleizes
En 2003, Lambert Wilson participe, avec d’autres
personnalités (Noël Mamère, Anémone, Dominique Voynet,
Philippe Torreton…) à une action OGM de Greenpeace : sa mission,
replanter du colza non transgénique dans un champ.
Crédit : © Greenpeace/Pierre Gleizes
Forte de ses 3 000 000 d’adhérents répartis dans 40 pays
à travers le monde, Greenpeace est l’une des associations
les plus influentes. Réputée pour son indépendance, elle
refuse les dons des gouvernements et des entreprises et se
concentre sur les problèmes les plus critiques : protection
des océans et forêts anciennes, promotion des énergies
renouvelables et désarmement nucléaire, élimination des
substances chimiques toxiques et prévention des OGM.
Ses armes : le lobbying, la recherche et les actions non
violentes, notamment grâce à ses bateaux pour sauver
les baleines.
Les grandes dates
1972 : première campagne contre les essais nucléaires
français.
1975 : Greenpeace lance plusieurs actions contre la
chasse commerciale des baleine. Des campagnes qui se
concluent victorieusement en 1982 par un moratoire non
limité sur la chasse internationale adoptée par la Commission
Baleinière Internationale.
1977 : les premiers bureaux européens s’ouvrent à Paris
et Londres. Après le Canada et les Etats-Unis, l’organisation
va s’implanter également en Allemagne, aux Pays-
Bas, en Espagne ainsi que dans les pays scandinaves et en
Océanie.
1983 : après la disparition de 41 fûts de déchets suite
au dramatique accident de Seveso, l’organisation se lance
contre le commerce de déchets.
1985 : le 10 juillet, le navire amiral de Greenpeace, le
Rainbow Warrior, coule dans le port d’Auckland, secoué
par deux explosions. Sous la pression internationale, le
gouvernement français reconnaît que l’attentat a bien été
perpétré par les services secrets sur ordre, probablement
du Président Mitterrand. En 1987, une campagne de désinformation
et de manipulation contraint Greenpeace à
fermer son bureau français.
1989 : réouverture de Greenpeace France. La nouvelle
équipe reprend le flambeau des principaux combats : arrêt
des essais nucléaires français dans le Pacifique, interdiction
de l’immersion des déchets radioactifs, interdiction
de l’incinération des déchets en mer…
1996 : la France s’engage à ratifier le Traité d’interdiction
définitive des essais nucléaires. Les autres pays du « club
nucléaire » sont aussi la cible l’organisation qui se rendra
jusque sur la place Tiananmen à Pékin pour obtenir un
engagement du gouvernement chinois.
(source : www.greenpeace.org)
L’association a besoin de dons financiers, de bénévoles
mais aussi de signatures en bas de pétitions pour faire
évoluer les mentalités :
Greenpeace France : 22, rue des Rasselins, à Paris.
Tél. : 01 44 64 02 02 - www.greenpeace.org/france
[ 17 ] www.neoplanete.eu
[S’ENGAGER]
Personnage incontournable de la défense
de la nature, le président de la L.P.O. sort
un ouvrage de photos sur ses trente années
de combat en faveur des animaux intitulé
« Curieux de nature * ». Une passion
qui remonte à l’enfance… Par Yolaine de la Bigne
Bougrain Dubourg,
Allain avec deux ailes
Yolaine de la Bigne : Comment vous
est venue cette envie de défendre
les animaux ?
Allain Bougrain Dubourg : J’avais
10 ans et j’étais pensionnaire à la
Rochelle. A côté de mon lycée, le
Muséum d’histoire naturelle me fascinait
avec ses squelettes et son exotisme.
Ce sont les préparateurs biologistes
du Muséum qui m’ont appris que
les serpents ne sont pas agressifs, mais
doivent au contraire fuir les hommes
pour se protéger. La souffrance des
animaux me révoltait. A l’époque on
clouait encore les chouettes sur les
portes pour éloigner le mauvais sort !
Et puis un jour, j’ai lu dans Spirou que
des gamins de mon âge allaient délivrer
les écureuils. Je les ai contactés
et nous avons crée le Club des
Jeunes Amis des Animaux. C’est à ce
moment-là que j’ai rencontré mes
amis et mentors de toujours, Marcel
Bleustein-Blanchet, Jean Rostand…
YB : Ont suivi des années de passions
et de luttes que téléspectateurs,
lecteurs et passionnés d’écologie
connaissent bien. Les choses
ont évolué aujourd’hui, selon vous ?
AB : On constate des progrès dans
notre façon de concevoir le monde
qui nous entoure, non pas grâce à notre
lucidité, malheureusement, mais à
cause de drames comme la vache folle,
l’Erika, le réchauffement climatique,
la grippe aviaire, etc. Or, la dégradation
de la planète est annoncée depuis une
cinquantaine d’années ! Les hommes
qui se sont toujours entretués sont
aujourd’hui confrontés à une nouvelle
guerre qui doit conduire à la paix, à
un nouveau mieux-être mais, comme
toutes les guerres, elle induira son lot
de sacrifices et de douleurs.
YB : Sommes-nous en train
de gagner certaines batailles ?
AB : Malgré une situation alarmante,
l’espoir est permis, car la nature possède
cette remarquable capacité de
régénérescence. Un exemple : il y a
trente ans, il n’y avait plus en France
que 80 couples de vautours fauves
et moins de 10 couples de cigognes.
Grâce aux campagnes de sauvegarde,
on compte aujourd’hui 800 couples
de vautours fauves et plus de
1 000 couples de cigognes.
YB : Concrètement, que pouvonsnous
faire ?
AB : Selon moi, l’urgence en France
serait déjà d’appliquer la réglementation
car elle est sans cesse bafouée,
ne serait-ce qu’avec le tristement
célèbre braconnage des tourterelles
dans le Médoc. Individuellement, les
Français devraient tous adhérer à
des associations de protection de la
nature. Alors qu’un Anglo-Saxon est
fier de dire qu’il adhère à une association,
les Français ont peur de passer
pour des soixante-huitards, ou alors
[ 18 ]
cela ne les intéresse pas vraiment. Or,
ce sont ces organismes qui agissent
et qui font évoluer les mentalités.
Une comparaison : la Ligue pour
la protection des oiseaux (L.P.O.)
compte 43 000 adhérents et, en
Angleterre, la R.S.P.B. (Société royale
de Protection des Oiseaux) un million
! C’est vrai qu’il y a 15 ans, la L.P.O.
ne totalisait que 3 000 adhérents, les
choses vont donc dans le bon sens,
mais ce n’est pas suffisant. Pour que le
monde bouge, chacun doit avancer !
* « Curieux de Nature »,
aux éditions Flammarion.
[B.A.]
Créée en 1912, la Ligue de protection
des oiseaux (L.P.O.) acquiert, restaure
et gère des espaces naturels, soigne
dans ses centres les oiseaux blessés
ou mazoutés, surveille la nidification
des espèces fragiles, lutte contre
les excès de la chasse, organise des
sorties nature, soutient l’agriculture
favorable à l’environnement. Des
actions qui nécessitent l’aide de
bénévoles et des dons financiers.
Pour devenir par exemple surveillant
« busard » en sauvant les nids lors
des moissons, parrainer une outarde
ou faire un don: la Corderie Royale,
BP 90263, 17305 Rochefort Cedex.
Tél. : 05 46 82 12 34. Site Internet :
www.lpo.fr
C’est en bordure
du Maroni qu’on
me propose d’acheter
ces deux ouistitis
pesant moins
de 300 grammes…
et théoriquement
protégés. J’ai refusé
pour ne pas être
complice, en sachant
qu’ils ne survivraient
sûrement pas.
Cas de conscience !
Baptisé « l’homme grue », Ryoji parle, chante et danse avec
les échassiers. Il m’a invité au spectacle qui illustre l’heureuse
cohabitation possible entre l’homme et l’animal.
Au hasard d’un voyage, j’ai croisé
ce zèbre, empalé dans une interminable
clôture. L’image m’est apparue
saisissante. Elle résume le double drame
d’une faune en sursis : un territoire
morcelé par les hommes
et une douloureuse agonie.
Esméralda, vénérable tortue des Seychelles, figure au Guinness
des Records avec une longévité d’un siècle et demi. La star a conservé
un appétit lui permettant d’afficher près de 300 kg sur la balance.
photos : allain bougrain dubourg
Comment ne pas
succomber à la tentation
de l’anthropomorphisme
quand on assiste au bain
des macaques du Japon.
L’agonie des bébés
phoques dessine sur
la banquise l’horreur
du massacre. Il m’arrive
de m’endormir en voyant
un gourdin s’abattre…
[ 19 ] www.neoplanete.eu
[S’AIMER]
© florame
UN HIVER EN BIO-TÉ !
Peau irritée, chakras à plat et moral aussi bas que
le thermomètre : les premiers frimas font comme chaque année
des ravages sur notre tonus et notre peau, particulièrement
sensible aux variations climatiques. Il est temps de mettre
en place une stratégie anti-froid 100% naturelle en s’armant
de crèmes doudounes, masques airbags et soins cocons certifiés
bio : hiver, nous voilà ! Par Aurélia Hermange
[ 20 ]
photos : d.r.
Nourrir pour protéger
Protéger sa peau l’été contre le soleil, c’est essentiel. Mais si
l’hiver, elle est moins exposée qu’à la belle saison, elle doit
faire face à de nombreux facteurs de dessèchement, tels
que l’air trop sec des radiateurs (qui fait baisser son taux
d’humidité), les douches trop chaudes (qui finissent par la
déshydrater) ou le vent (qui l’agresse et provoque rougeurs
et couperose).
Pour que l’épiderme conserve toute son élasticité, il est
indispensable de le protéger grâce à des beurres végétaux
et des huiles naturelles, qui empêchent l’eau de s’évaporer
trop rapidement et restaurent la barrière cutanée. Pour
une protection efficace et satinée, misez sur les produits à
base de beurre de karité, de jojoba, et de manuka, véritable
réconfort des peaux sèches et agressées.
Peau réactive cherche douceur
Froid polaire à l’extérieur, bureaux surchauffés
à l’intérieur, voici le cocktail détonnant que
doit supporter chaque jour l’épiderme d’une
citadine. Malmené par ces chocs thermiques,
il ne produit plus suffisamment de corps
gras, se fragilise et son seuil de tolérance
diminue. Résultat, il manque de souplesse,
se dessèche et manifeste son inconfort par
des tiraillements et des démangeaisons
qui peuvent marbrer le cou et le visage
de petites plaques sèches et douloureuses.
Bref, des soins de nettoyage ultra-doux aux
ingrédients réconfortants, tels que l’huile de
coton riche en omégas 6 et en vitamine
E, ou l’argile blanche aux vertus apaisantes
s’imposent.
Et pour protéger les lèvres, qui subissent plus
rapidement que la peau les conséquences
du froid faute de glandes sébacées, usez et
abusez des baumes nourrissants !
Notre biotiful sélection :
Seconde peau. La crème corps au beurre de
karité Jardin Bio Etic joint l’utile et l’agréable
au solidaire puisqu’elle protège et nourrit
la peau grâce à un karité issu du commerce
équitable, en provenance du Burkina Faso (prix :
7,93 € le tube de 100 ml).
Belle nuit. Hydratante et régénérante, la crème de nuit Clé
des songes de Suzanne aux bains propose un très bio
cocktail d’huiles de jojoba et d’extraits de feuilles d’olivier
(prix : 31,90 € le flacon airless de 50 ml, n° lecteurs :
04 42 90 59 19).
Crème perfusion. Grâce à l’huile de manuka, le remède
traditionnel des Maoris de Nouvelle-Zélande, cette crème
doudoune au parfum de vanille, signée Antipodes, hydrate
en profondeur et laisse la peau douce et apaisée (prix :
40 € le tube de 75 ml, liste des points de vente sur
www.cosmetiquesdumonde.fr).
Notre biotiful sélection :
Cocon de peau. Riche en huile de coton
et de tamanu, actif reconnu pour
augmenter la stimulation su collagène,
le démaquillant Hydra-douceur de
Natessance débarrasse la peau des impuretés
et lui apporte confort et fermeté
(prix : 14,30 € le flacon de 250 ml).
Voile de douceur. Dermo-protecteur, ce
gel douche Cattier nettoie en douceur
et préserve l’équilibre naturel de tous les
types de peaux, même les plus sensibles,
grâce à l’argile blanche et au miel de
lavande, adoucissant (prix : 7,85 € le tube
de 200 ml).
Baume caresse. Mélange d’huiles, de
cire végétale et de beurre de karité le
baume lèvres Florame répare les
lèvres abîmées et dit stop aux gerçures (prix :
7,90 € le tube de 15 ml).
[ 21 ]
www.neoplanete.eu
[S’AIMER]
SOS mains fragiles
Difficile en cette période de garder des mains impeccables,
douces et bien hydratées. Pour lutter contre l’effet « peau
de crocodile », pensez à les hydrater quotidiennement :
au même titre que l’épiderme de votre corps et de votre
visage, la peau de vos mains est fragile et nécessite des
soins appropriés. Parmi les actifs stars de leur hydratation,
citons l’huile de germe de blé hydratante, l’extrait de prêle
reminéralisant ou l’avocat ultra nourrissant.
Pour une efficacité optimale, appliquez chaque soir une
bonne noix de crème sur vos mains avant de les glisser
dans des gants de coton, que vous garderez jusqu’au matin.
Peau de bébé garantie !
Notre biotiful sélection :
Patte de velours. Parce que vos mains aussi ont droit à
leur masque anti-âge, enveloppez-les dans ce masque
Green Mama, à l’extrait de prêle, pour qu’elles retrouvent
souplesse et douceur (prix : 13,80 € le tube de 100 ml).
Le tube de l’hiver. Idéale pour nourrir et réparer les zones
très sèches, la crème Ylang de Biguine Bio prend soin
des mains abîmées et les laisse délicatement parfumées
(prix: 18 € le tube de 40 ml).
Emulsion de rêve. La crème Protection Ultime de
Doux Me à base d’huile d’avocat, d’extrait d’arnica et
d’aloe vera hydrate les mains en profondeur et tout en
légèreté (prix : 12,50 € le tube de 75 ml).
photos : d.r.
Pour les hommes aussi…
Jolie gamme de soins proposée par cette marque de cosmétiques masculins, dont les produits sont issus de l’agriculture
biologique marine, certifiés Ecocert. Ils sont réalisés à base d’algues de la réserve naturelle d’Iroise, un site protégé par
le programme MAB « Man & Biosphère » de l’Unesco dont le but est la gestion et la conservation de la biosphère. Baume
hydratant aux extraits d’algue rouge palmaria et algue brune laminaria (37 €), fluide Bonne Mine composé de criste marine
et argile blanche (37 €), contour des yeux au marron d’Inde et bourgeons d’hêtre pour éviter les cernes (49 €), shampoing
et produits de rasage (22 € chacun), sur www.zvonkoparis.com
[ 22 ]
Les prix sont donnés à titre indicatif.

[S’AIMER]zests
Qui a dit que la mode éthique était triste ?
L’hiver sera moins gris grâce aux tons de bonbon acidulé
de ces écharpes en pur coton biologique et équitable,
cultivé en Inde, au Madhya Pradesh, puis teint, tricoté
et confectionné en France afin de sauver des emplois.
Pour tous les styles, du noir et blanc chic au rose et prune
pinky. Présentées dans un coffret en carton issu de forêts
gérées durablement ou en carton recyclé. De 29 €
à 49 €, Seyes. Point de vente : 01 40 18 57 89,
boutique en ligne : www.seyes.fr
Recyclaid : rien à jeter!
Parcours des vieux vêtements dont
vous vous débarrassez : les plus
jolis sont donnés aux associations
humanitaires, les autres transformés
en chiffons, tandis que l’on se débarrasse
des déchets, boutons, zip… Créé
en 2005, le label Recyclaid met
en relation les associations et entreprises
du textile avec des créateurs pour donner
une seconde vie à tous ces bouts de tissu.
L’objectif étant d’améliorer la gestion
des déchets textiles, sensibiliser le milieu
de la mode à la défense
de l’environnement, inspirer couturiers
et grand public. Le résultat : de l’humour,
de la poésie, de jolies idées, jupes
en cravates, chemisier en manches, robe
en nappe de dentelle ou sac à main
en boîtes de conserve recouvertes
de velours. www.recyclaid.org
photos : peter spurny - stylisme : maria stranekova photos : d.r.
[ 24 ]
Ekyog en vogue
Coupes confortables, tissus doux, matières écologiquement correctes (coton bio, bambou, SeaCell®
- une fibre fabriquée à partir d’algues et de cellulose - ou Micromodal® , un tissu biodégradable à base
de pulpe de bois de hêtre)… La mode Ekyog est celle du bien-être avec de jolies gammes
pour petites et grandes. Plusieurs fois primée (Oscar du développement durable d’Ille-et-Villaine,
Elans de la Mode…), la petite société bretonne qui monte vient même de créer son association,
« Terre d’Ekyog », pour financer un projet d’irrigation en Inde, aider les agriculteurs bio, etc.Vêtements
et cosmétiques, en vente dans de jolies boutiques (à Paris, Rennes, Quimper, Dinard.
Infos consommateur : 02 23 47 09 90), chez Nature et Découvertes, Résonances
ou sur www.ekyog.com
photos : d.r.
Bien dans ses pompes
Avec cette nouvelle marque de chaussures
éthiques en pneu recyclé et traitement
biologique écologique. Chaque paire
est unique et l’originalité se paie : 225 € !
U.Road, Stéphane Plassier, 7 rue d’Uzès,
75002 Paris.
[ 25 ]
[COCOONER]
La recrudescence des produits informatiques engendre
une surconsommation d’énergie et une production toujours
plus accrue de matériaux. Ce qui n’a pas manqué de mettre
la puce à l’oreille des gouvernements et des industriels
qui, timidement, engagent leurs premières mesures contre
la pollution high-tech. Par Stéphane Aitaissa
© sxc.hu/arjun kartha
Informatique :
une souris verte…
Aujourd’hui, un foyer sur deux est équipé d’un ordinateur
et chaque société possède son parc informatique. Et ce
n’est qu’un début ! On parle d’un milliard
de PC en fonction en 2008 et de près de
deux milliards en 2015 dans le monde ! Les
dernières projections du cabinet Forrester* se
révèlent édifiantes. Car quid des ordinateurs,
imprimantes et autres produits dérivés
obsolètes ou hors d’usage ? On estime entre
20 et 50 millions de tonnes de e-déchets
dans le monde. En France, près de 2,5 millions
d’ordinateurs sont à recycler chaque année,
une directive européenne interdisant de jeter
ce matériel polluant.
Les géants de l’informatique verdissent
De grands groupes industriels, tels que Microsoft ou Sony,
lancent donc des programmes pour faciliter le recyclage de
leurs produits. L’idée du géant nippon est particulièrement
intéressante puisqu’elle touche chaque consommateur
(tout au moins américain). Tous les produits Sony usagés
peuvent être déposés dans les 75 centres de recyclages de
la compagnie Waste Management, le nombre de centres
devant doubler d’ici à l’an prochain. Un geste totalement
gratuit pour le consommateur à condition de déposer un
produit Sony, les autres marques engendrant certains frais.
A terme, et selon les espérances de Sony, le programme
« Take back Recycling programm » permettrait de recycler
annuellement autant d’appareils que de quantités vendues.
De son côté, Microsoft a mis en place « Miscrosoft
authorized Refurbisher » (MAR) qui prévoit
le recyclage ou la remise en usines de vieux
ordinateurs pour les offrir à des écoles ou
des organismes de charité. Un programme
restreint aux entreprises mais qui pourrait
peut-être s’adresser au grand public dans un
futur proche.
En France, la société Ryxéo, spécialisée entre
autres dans le développement de logiciels libres
et la sécurité des systèmes informatiques va
lancer prochainement un petit bijou d’ordinateur.
Sans composants polluants, une consommation
énergétique dix fois moins importante qu’un PC actuel et
une coque biodégradable [B.A.] en 15 jours, ce produit 100%
écolo à prix raisonnable est la promesse de cette firme
[B.A.]
Comment recycler son PC ? L’astuce : le céder
à quelqu’un qui en fera une utilisation basique,
un enfant, sa grand-mère ou un novice de l’informatique
par exemple. Autre idée, s’adresser directement
à une association (par exemple, Co-Ordinateur)
qui le rénovera et le donnera à une école africaine
ou qui le vendra pour aider à l’insertion sociale comme
Emmaüs. www.co-ordinateur.org
© sxc.hu/rodolfo clix
[ 26 ]
© sxc.hu/isaac bowen
Seulement 10 %
des cartouches vendues
sont recyclées.
située dans le Bassin aquitain. Ryxéo s’engage par ailleurs
dans une démarche de développement durable et éthique
en limitant par exemple le transport entre ses chaînes de
production et les lieux de livraison.
Toshiba enfin, lance son imprimante écolo B-SX85 et part
à la chasse au gaspillage du papier. Son innovation permet
d’imprimer le recto et verso d’une même feuille effaçable
et réutilisable jusqu’à 500 fois, ce qui permettrait de réduire
l’émission de CO 2
à 1kg pour la production de 1000 feuilles,
contre 6,5 kg de CO 2
pour une imprimante traditionnelle.
Les cartouches d’encre au pilori
Autre danger pour l’environnement, le recyclage des
cartouches qui, en France, atteint seulement 10 % pour
1,2 millions de consommables vendus. Depuis 2002,
l’opération « Cartouches solidaires » tente de sensibiliser
les citoyens à ce problème et permet à de nombreuses
associations de solidarité de récolter des fonds en participant
à un vaste programme de récupération des cartouches
d’imprimantes usagées. A travers un partenariat débuté en
2006 entre le collectif ASAH (Association au service de
l’action humanitaire), initiateur de l’opération, et la société
EMAPE, leader du reconditionnement des cartouches laser
en France, « Cartouches solidaires » prend un nouvel essor.
Le recyclage est aujourd’hui réalisé par un recycleur national
unique acquis à la cause environnementale et certifié
ISO 14001. Un réseau de collecte gratuite a été mis en
place sur l’ensemble du territoire français.
www.recyclagesolidaire.org
Le high-tech se fait label
C’est le terme tendance ces temps-ci. Les labels, surtout
utilisés dans l’alimentation, s’immiscent dans le milieu hightech,
conséquence d’une pollution accrue générée par
l’informatique. A lui seul, ce secteur est responsable de
2 % des rejets de CO 2
dans l’atmosphère. Les ordinateurs
contiennent de nombreuses substances toxiques (plomb,
mercure…) et les responsables industriels prennent
conscience de leur rôle à jouer dans la protection de
l’environnement, en optant pour un parc informatique moins
polluant. D’où les éco-labels, qui permettent de s’équiper
en matériels respectueux de la nature, moins toxiques
et facilement recyclables. L’autre intérêt d’avoir recours à
un équipement labellisé est de réduire sa consommation
d’électricité, d’où de substantielles économies. De nombreux
labels sont apparus sur le marché pour s’approvisionner
« responsable », certains spécialisés dans les économies
d’énergie (Energy Star, 80plus..), d’autres focalisés sur
le cycle de vie d’un matériel informatique,
de sa conception à son recyclage (Blue Angel, Epeat…).
Si les éco-labels sont essentiellement utilisés par
les entreprises, les produits domestiques labellisés
devraient entrer progressivement dans nos foyers.
* source Le Monde
© sxc.hu/erkin sahin
Le B.A. ba - Ayez le réflexe
• Eteindre son ordinateur le soir
• Régler le mode « mise en veille » la journée
• Diminuer la consommation des écrans
(environ 40 %) en réglant la luminosité
• Imprimer sur du papier recyclé
• Choisir le mode « brouillon »
et « noir et blanc » par défaut, pour l’impression
• Choisir des appareils éco-labellisés
Le saviez-vous ?
• Les ordinateurs portables consomment
50 % à 80 % d’électricité en moins que les fixes
• Préférez les imprimantes à jet d’encre
aux imprimantes laser, beaucoup plus énergivores
• Les écrans LCD consomment 60 % de moins
que les moniteurs (CRT) et leurs déchets
émettent moins de mercure.
[ 27 ] www.neoplanete.eu
[COCOONER]ZESTS
Lumière venue d’ailleurs
La calebasse, un fruit originaire du Niger utilisé comme
récipient et ustensile, se transforme aujourd’hui
en applique murale lumineuse, sous les mains expertes
d’un maître-calebassier béninois.
La collection Dakoun propose des produits originaux
issus d’un croisement entre l’Afrique et l’Europe, tout en restant
fidèle à la philosophie de l’artiste : maintenir l’excellence
de son savoir-faire et participer à un commerce juste
et équitable. Les calebasses sont disponibles en deux tailles :
30 cm (68 €), 35 cm (78 €).
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Ouvrez
les portes…
écologiques
Isothermiques, isophoniques
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techniques Masonite® utilisent
des panneaux garantissant
le respect de l’environnement
et assurent économie d’énergie,
confort et sécurité pour
un habitat écologique.
(Distribuées chez Lapeyre
et dans les grandes surfaces
spécialisées de bricolage)
photos : d.r.
Bravo à…
Arvesund, le designer suédois,
qui récupère le bois de milliers
de granges abandonnées dans
le nord de son pays pour en faire
du mobilier moderne.
L’aspect particulier du bois, patiné
par la pluie et le vent, apporte
un style unique à ces meubles modulaires
nordiques en épicéa massif.
Etik, une nouvelle marque de commerce
éthique et équitable qui propose
d’élégants objets dédiés à l’art de la table,
pour des dîners « responsables ».
N° lecteurs : 01 47 63 06 17
Vas-y Poupou !
Le sport à la maison se fait écolo avec ce nouveau vélo d’appartement.
Plus de piles ni d’électricité : seule l’énergie produite par votre pédalage
fait fonctionner le compteur intégré qui calcule les calories dépensées,
votre taux de masse graisseuse, vos pulsations cardiaques…
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Doux les doudous
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de produits chimiques et autres
résidus de pesticides.
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Pile poil
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se refait une beauté avec la Ping
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qu’une lampe incandescente
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à titre indicatif
[ 29 ]
[SAVOURER]
Bon, pollué, surpêché ?
LE PAVÉ DE POISSON
DANS LA MARE !
Entre les nutritionnistes qui conseillent
de manger du poisson trois fois par semaine,
les toxicologues qui le considèrent pollué
et les écologistes alarmés par la surpêche,
le consommateur a du mal à faire le tri
dans ses arêtes. Le guide d’achat écologique
et de recettes « Il est bon mon poisson ».
Par Stéphane Aitaissa
d.r.
Entre les nutritionnistes qui conseillent de manger du
poisson trois fois par semaine, les toxicologues qui le
considèrent pollué et les écologistes alarmés par la
surpêche, le consommateur a du mal à faire le tri dans
ses arêtes. Le guide d’achat écologique et de recettes « Il
est bon mon poisson » apporte des réponses éclairées
sur la consommation de produits issus de la mer, tout en
proposant des recettes originales selon les espèces et les
saisons. Ecologiquement savoureux !
Les vertus du poisson sont incontestables : source
protéique, apports faiblement caloriques, richesse en
vitamines et oméga 3 pour les plus espèces les plus grasses
(saumon, thon, etc.). Derrière ce bilan santé positif, l’un
des auteurs du livre « Il est bon mon poisson », l’ingénieur
agronome Claude Aubert, alerte aussi le consommateur
sur les catégories considérées comme les plus polluées en
mercure notamment (le requin, l’espadon ou le maquereau
géant). A éviter pour les femmes enceintes et allaitantes,
ainsi que pour les enfants en bas âge. Outre les techniques
de pêche, l’aquaculture, la pisciculture ou la problématique
de l’aquaculture bio, Claude Aubert dresse une liste
exhaustive des espèces menacées à éviter (cabillaud, lieu
jaune, saumon de l’Atlantique, mérou de Méditerranée, raie,
thon rouge, crevette rose sauvage et d’élevage du Pacifique
[ 30 ]
et de l’océan Indien…). Une plongée instructive dans un
nouveau mode de consommation.
Quel poisson consommer ?*
à préférer
à consommer moins
fréquemment
à ne consommer
qu’occasionnellement
Recettes à base de poisson de saison
et élevés durablement *
* Recettes tirées du livre « Il est bon mon poisson »
Quelques règles d’or*
• choisir du poisson pêché à proximité (rivière, lac
ou mer) pour un maximum de fraîcheur et un minimum
de transport ;
• ne pas consommer de poisson plus de deux fois
par semaine ;
• ne pas oublier les poissons gras, pour l’apport
d’oméga 3 ;
• demander la bonne quantité (éviter les grosses
portions) ;
• préférer les poissons disposant du label MSC
et les espèces non prédatrices ;
• bannir les poissons d’aquaculture non biologique ;
• se mettre à la pêche.
Bon à savoir : Le label MSC (Marine Stewardship Council),
fondé par le WWF, garantit aux consommateurs que le produit
de la mer qu’ils achètent est exploité durablement selon des
directives vérifiées par un organisme tiers indépendant, les
techniques de pêche permettant la préservation des espèces
marines, des milieux et de la biodiversité. N’hésitez pas à choisir
ces produits labellisés chez votre poissonnier.
*Extrait de l’ouvrage Il est bon mon poisson,
de Claude Aubert et Lionel Goumy, éditions Terre Vivante, 17 €
© sxc.hu/luiz roberto farias filho
En apéritif
Recette à base de sardine
Pâte de sardine
• 4 sardines fumées
• 1 botte de persil
• 4 gousses d’ail
• 1 poignée d’amandes
entières
Entrée froide
Recette à base de tanche
Tanche en belle vue
• 1 belle tanche dégorgée
dans une eau légèrement
vinaigrée
• 1 poignée de cynorhodons
(fruits de l’églantier),
secs ou cueillis frais après
une gelée
• 1 botte de ciboulette
• 4 pamplemousses roses
• 2 citrons verts
• 1 belle rose non traitée
• 25 cl d’huile de sésame
• 1 goutte d’huile essentielle
de géranium rosa (facultatif)
• Graines de sésame
(facultatif)
• Sel, poivre
Faire une décoction
de cynorhodons corsée
en les laissant bouillir 10 min
dans un litre d’eau.
Habillez la tanche. Disposez-là
dans un plat creux allant sur le feu
et pouvant être couvert.
Plat chaud
Recette à base de sprat
Gratin de pommes de terre
aux sprats
• 12 sprats habillés
• 8 pommes de terre de taille
moyenne
• 2 oignons
• 80 g de filets d’anchois
à l’huile
• 2 dl de lait de soja
• 1 dl de crème de soja
• Chapelure (facultatif)
Epluchez les pommes de terre
et les oignons et coupez-les en
très fines rondelles. Egouttez-les
anchois à l’huile ; conservez l’huile
et faites-y revenir les oignons.
Faites griller les amandes
à la poêle. Lavez, séchez
et équeutez grossièrement
le persil, épluchez l’ail. Concassez
rapidement les amandes encore
chaudes avec l’ail et le persil
au robot.
Ajoutez les sardines fumées, mixez.
Salez et poivrez.
Versez la décoction sur la tanche
et laissez cuire sur le feu très doux
20 min à couvert.
Egouttez, puis enlevez la peau
délicatement à l’aide d’un couteau,
afin de faire réapparaître la chair.
Mettez à refroidir.
Pelez 2 pamplemousses à vif à
l’aide d’un couteau tranchant et
prélevez tous les suprêmes (la
chair à vif). Pressez les 2 autres
pamplemousses ainsi que les
citrons dans un grand bocal.
Ajoutez à ce jus d’agrumes l’huile
essentielle et l’huile de sésame.
Emulsionnez en agitant le bocal
énergiquement.
Ciselez la ciboulette et prélevez
les pétales de rose pour décorer
la tanche mise à nue avec les
suprêmes de pamplemousses et
éventuellement des graines de
sésame.
Vous pouvez accompagner ce
plat d’un pot de marmelade de
cynorhodons.
Coupez les anchois en morceau,
mélangez-les aux pommes de
terre et ajoutez les oignons.
Tapissez le fond du plat avec les
sprats. Recouvrez du mélange
pommes de terre/oignons/anchois.
Versez le lait et la crème partout
dans le plat, saupoudrez de
chapelure si vous le souhaitez.
Enfournez à 170 °C (therm.6)
pendant 1 heure environ.
Variante
Videz et écaillez les sprats. Faitesles
frire à l’huile d’olive dans une
sauteuse doucement à 170 °C,
3 min de chaque côté. Servez-les
avec des bâtonnets de légumes
frits de la même façon.
[ 31 ] www.neoplanete.eu
[SAVOURER] ZESTS
Miam miam
Trois coffrets gourmands
pour s’initier aux plaisirs
éthiques et solidaires
en provenance des pays
du Sud.
Coffret Découverte,
issu du commerce équitable : 17 € (prix public)
Coffret Plaisir solidaire : 18,50 € (prix public)
Coffret Amérique latine, pour faire voyager
les papilles : 21 € (prix public)
www.ethiquable-gourmand.com
Chic la carafe !
Pratique les carafes Brita
mais pas joli-jolies. Heureusement,
la marque redessine son produit
vedette : avec une ligne plus
épurée, la carafe Edition en verre
est inspirée du design des années
1990. Le principe est moins polluant
que celui de l’eau en bouteille,
nécessitant moins de transports et
moins de manipulations. Ca devient
classe de boire l’eau du robinet !
Carafe Edition de Brita :
49,99 € (prix indicatif)
N° lecteurs : 0810 73 15 45
(prix d’un appel local)
photos : d.r.
FICHE PRODUIT
Le chocolat
Par Elizabeth Reiss, agence Ethicity, www.ethicity.net
Pour mieux comprendre les impacts de notre consommation
sur le monde.
La culture des fèves et la fabrication
de la poudre de cacao :
Impacts positifs :
• source d’emplois et de revenus dans l’ouest africain,
notamment la Côte-d’Ivoire (32 % de la production
mondiale) et le Ghana, mais aussi en Colombie,
en Equateur et en Indonésie.
Impacts négatifs :
• conditions de travail et faible revenu des planteurs
et ouvriers (mais des certifications sont en cours
de développement) ;
• exploitation des enfants (284 000) dans les cacaoyères * ;
• agriculture intensive destructrice et responsable
de la déforestation en Afrique. Utilisation massive
de pesticides et engrais en Asie. La solution : revenir
vers une culture sous couvert forestier, promue par
des ONG comme Rainforest Alliance.
* source : International institute of tropical agriculture (IITA).
www.iita.org
La commercialisation des produits semi-finis :
Impacts négatifs :
• faibles bénéfices pour les pays producteurs qui vendent
un produit semi-fini à faible valeur ajoutée ;
• forte dépendance des pays producteurs au cours
du cacao, très spéculatif (les variations peuvent être
supérieures à 40 %) ;
• marché très concentré : quatre grandes multinationales
seulement achètent la quasi-totalité du cacao produit
par plus de 17 millions de petits producteurs ;
• corruption au sein du commerce du cacao.
Détournement de plus de 58 millions de dollars issus
du cacao pour la guerre en Côte-d’Ivoire. *
* source : Global witness. www.globalwitness.org
La fabrication du chocolat à croquer
et de son emballage :
Impacts positifs :
• source d’emplois et de revenus en Europe et aux Etats-
Unis, principaux acheteurs de produits semi-finis ;
• nouveaux métiers d’artisanat et revalorisation
du savoir-faire de chocolatier.
Impacts négatifs :
• pollution due aux usines de fabrication et au transport.
Consommation
Impacts positifs :
• meilleure connaissance des « crus » et des origines,
améliorant la traçabilité des produits ;
• aliment nutritif ;
• vertus psychostimulantes, apports en anti-oxydant,
magnésium et calcium
Impacts négatifs :
• déséquilibre nutritionnel en cas de surconsommation,
voire dépendance pour les accros !
Fin de vie
Impacts négatifs :
• déchets d’emballage à trier et à valoriser, en particulier
ceux des emballages individuels.
Conclusion : consommez plutôt des tablettes
certifiées et faites-vous plaisir !
[ 32 ]
Faire toujours plus.
Le rôle premier d’un emballage alimentaire est de
protéger le produit qu’il contient.
Mais chez Tetra Pak, nous cherchons aussi, tout au
long du cycle de vie de nos emballages, à préserver
la nature.
Une démarche globale pour l’environnement.
Composés à 75 % de carton, les emballages de
Tetra Pak utilisent une ressource principale non
fossile : le bois. La bonne gestion des forêts
nordiques d’où provient ce bois garantit le
renouvellement de cette ressource naturelle.
Des emballages recyclables.
Une fois vidés, les emballages de Tetra Pak sont
recyclables et recyclés dans le cadre de la filière
papier-carton.
Il suffit pour cela que chacun fasse le bon geste de
tri, en jetant ces emballages dans la poubelle
adaptée.
Ainsi, chacun de nous peut faire un peu plus
chaque jour pour notre planète.
En savoir plus sur www.tetrapak.fr ou en direct : environnement.france@tetrapak.com
Partenaires pour une planète vivante
Tetra Pak,
et protège ce qui est bon sont des marques déposées appartenant au Groupe Tetra Pak
[BOUGER]
Vectrix électrique maxi-scooter
Déjà commercialisé aux Etats-Unis, le Vectrix doit arriver prochainement
en France. Aussi rigoureux et performant qu’un scooter à essence,
ce deux-roues annonce une vitesse maxi de 100 km/h.
Côté batterie, il offre 100 kilomètres d’autonomie, avec un temps
de recharge de deux heures. Seul bémol : le prix, qui atteindrait 11 000 €
environ, très largement supérieur aux scooters classiques 400 ou 500 cm 3 .
www.vectrix.com
© citydoo
Tricydoo
La marque Cytidoo,
connue pour ses vélos
électriques, innove avec
un tricycle électrique.
Très stable, pratique
pour faire ses courses
ou transporter
des charges lourdes
(jusqu’à 35 kilos)
sans contraintes,
ce « trois-roues »
offre une autonomie
de 25 à 40 kilomètres
selon l’utilisation,
pour une vitesse
maxi de 28 km/h.
Prix annoncé :
1 485 €.
www.citydoo.fr
Les deux-roues
électriques sur
la bonne voie !
La circulation urbaine se veut
aujourd’hui pratique et écologique
comme le montre le succès
croissant des vélos et scooters
électriques. L’occasion de dresser
un panorama des principaux
deux-roues anti-pollution qui font
leur chemin…
Par Stéphane Aitaissa
e-foldable
Pliable et peu
encombrant,
ce vélo électrique
se glisse dans
son sac et vous
permet de
le transporter en
voiture, à votre
bureau, dans
le train et même
dans un ascenseur
exigu. Simple
d’utilisation,
l’e-foldable se plie
ou se déplie en
trente secondes ;
vous n’avez plus
qu’à tourner la
clé de la batterie,
l’assistance
au pédalage
fera le reste.
L’autonomie est
néanmoins assez
faible, environ
25 kilomètres,
privilégiez donc
les petits trajets.
Un mini-vélo
pour 799 €.
www.gowatt.eu
© gowatt
Le vélo qui recharge votre portable. Au Consumer Elextronic Show, la grande foire techno américaine qui réunit
les propositions de demain, Motorola a fait un malheur avec ce nouveau concept : vous posez votre téléphone mobile sur
votre guidon et le reliez à sa dynamo grâce à un câble. A chaque coup de pédale, cette dernière récupère de l’énergie
qui permet de recharger votre téléphone. Le temps d’aller au bureau et votre mobile est prêt à l’emploi ! Un vélo finaud.
[ 34 ]
e-solex
La marque historique a relancé son cyclomoteur,
redessiné par le célèbre designer Pininfarina
et équipé d’un moteur électrique. La batterie,
rechargeable à 70 % en quatre heures, offre
une autonomie d’une heure et demie,
soit 25 à 40 kilomètres selon les conditions
d’utilisation. Astucieux, le réservoir situé
à l’avant, signature du « Solex »
(symbole marque déposée ?), a été
remplacé par un petit coffre.
Mais, tradition oblige, l’engin est
toujours un peu instable en cas
de vent. Disponible à partir
de 1 150 €. www.e-solex.fr
© e-solex
© cyel
Cyel 3E - 1801
Look fun pour ce scooter
ultra-léger, idéal pour les petits
trajets du quotidien. Le petit
plus de cet engin vendu
1 515 € : le pédalage auxiliaire
en cas de panne de batterie.
www.euro-cyel.com
Cyel 3E - 6002
Haut de gamme de la marque,
ce scooter citadin au design moderne
offre la possibilité d’emporter
deux packs de batteries amovibles,
augmentant ainsi l’autonomie. Parfait
en cas de longs trajets urbains,
la vitesse maxi de ce deux-roues est
de 50 km/h et son prix de 2 149 €.
www.euro-cyel.com
© piaggio
[ 35 ]
Piaggio MP3 HyS
Prévu pour le deuxième
semestre 2008, ce scooter
hybride associera moteur
thermique et électrique.
L’utilisateur aura le choix
entre trois modes de
fonctionnement, via une simple
commande : moteur thermique
traditionnel, moteur hybride et
moteur électrique uniquement.
A noter que la batterie se
recharge durant les phases
de décélération ou de freinage,
ou simplement sur une prise
12 V. La marque italienne
envisage de le commercialiser
à un prix inférieur à 10 000 €
www.fr.piaggio.com
[BOUGER] ZESTS
En voiture Simone !
Le covoiturage serait une parade contre la pollution générée par la circulation
automobile mais nos concitoyens ont du mal à s’y mettre, le taux d’occupation moyen
d’un véhicule étant aujourd’hui de 1,25 personne. Pour éveiller les consciences
des accros de l’auto, le site envoituresimone.com propose des outils pratiques pour
trouver un véhicule ou des passagers, offre un système de réservation des trajets
par mail ou sms, calcule automatiquement le partage des frais et dresse même
le profil des membres en fonction de leur sérieux. Un site d’utilité publique !
www.envoituresimone.com
Pousse-pousse new-look
Le cyclopousse est un mode
de déplacement super malin.
Mais comment accepter
qu’un pauvre bougre pédale
comme un malade pendant que
vous êtes tranquillement installé
derrière ? D’où l’intérêt de la version
électrique, dotée d’un petit moteur
silencieux et écologique. La ville
de Villeurbanne (Rhône) et l’AREFO
(Association des résidences et foyers)
testent auprès des personnes âgées
le cyclopousse, qui les emmène
de leur résidence jusqu’à la poste,
au marché ou chez le médecin.
A Lille et aux Sables-d’Olonne,
c’est la nouvelle entreprise Cycloville
qui balade les touristes, les hommes
d’affaire ou les familles en cyclopousse.
www.cycloville.com
L’Atout Vert de Vinci
Depuis deux ans,
la société Vinci utilise
les produits Purodor,
de la gamme Atout Vert,
pour le nettoyage
de ses parkings.
100 % biodégradables,
non toxiques,
ils sont conçus selon
un concept totalement
naturel, à base d’huiles
essentielles, et protègent
l’environnement tout
en assurant une efficacité
prouvée.
Adoptez la « triporteur attitude »
Nouveau mode de déplacement, original,
ludique et économique, le triporteur Vecto
est une alternative agréable et écologique
à la voiture. Facilement maniable, il permet
de transporter jusqu’à 100 kilos de charges,
mais surtout de promener vos enfants
bien installés sur la banquette rabattable.
Une bonne façon d’initier vos petits
à l’écologie, tout en leur faisant plaisir.
www.vecto.fr
photos : d.r.
l’Ecoconduite, à adopter à toute vitesse
Parce qu’elle permet de réduire la consommation de carburant (donc des émissions de gaz
à effet de serre), l’Ecoconduite ou Ecodriving apporte une vraie réponse aux problèmes
de pollution et de réchauffement climatique. Certains pays étrangers ont depuis longtemps lancé
un programme complet d’apprentissage à destination des conducteurs (routiers compris).
La France emboîte le pas grâce notamment à la participation active d’entreprises (BNP Paribas,
La Poste) qui proposent des stages à leurs collaborateurs dans un souci économique et écologique.
le B.A. ba
• Une conduite fluide sans accélération ou freinage brusque
(une conduite agressive entraîne jusqu’à 40 % de consommation en plus)
• Choisir un régime moteur adapté à sa vitesse
(permet d’économiser jusqu’à 20 % de carburant)
• Modérer sa vitesse
• Surveiller la pression des pneus
• Eviter tant que possible l’usage de la climatisation, qui entraîne une surconsommation
de 3 à 5 % de carburant. Attention également aux effets nocifs de la climatisation dans l’air,
dus aux fuites de fluide frigorigène, un puissant gaz à effet de serre. (source ADEME)
© sxc.hu/carlos paes
[ 36 ]
Sac bandoulière en 55% chanvre
et 45% coton, intérieur orange.
Le chanvre est transformable
sans déchets et sa culture
participe à la réduction
de l’effet de serre.
La serviette de bain
en 100% coton
biologique certifié.
450g/m 2 pour un
plus grand confort.
Pochon en coton
assorti.
Taille 70 x 140 cm ;
réf. NP06
Sac bandoulière 18 x 20 x 5 cm ;
réf. NP01
Avec
une puissance
équivalente à
60 000 bougies :
la lampe dynamo,
12 crayons de toutes
les couleurs fabriqués
avec du papier journal
recyclé !!!
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Le plus vieux désert du monde, le Namib,
situé au sud-ouest de l’Afrique, offre
une écosystème unique mis en péril
par le tourisme. Heureusement quelques
initiatives commencent à sauver
les populations ancestrales et les animaux.
Visite au pays des sables éternels.
Textes et photos Jean-François Guggenheim
NAMIBIE
Royaume des dunes
[VOYAGER]
Nancy court dans ce désert
qu’elle veut protéger.
[ 40 ]
L’une des propriétés
où l’on a ôté les clôtures
pour ne plus bloquer
le passage des animaux.
Pour sauver les animaux de la sécheresse,
un couple a décidé avec quelques amis
de racheter des terres afin de créer
un couloir de 60 000 hectares sans clôture
menant aux cours d’eau. Rencontre
au milieu des dunes.
La soif de liberté
En un énorme souffle, les quelques
centaines de mètres carré de toile
rouge, jaune et ocre, se gonflent. La
voie lactée, inversée -hémisphère
Sud oblige- déchire la nuit. Un peu
de gymkhana et nous voilà, au nombre
de trois, brinquebalant dans une
nacelle d’osier. Alors que la montgolfière
quitte la terre ferme, le ciel se
charge de sang, timidement éclairé
d’un astre doré.
Il y a plus de cinq milliards d’années,
à la faveur d’une chaotique dérive
des continents, la terre de la Namibie
se détachait de l’actuelle Argentine,
créant à la limite
sud-ouest du continent
noir, ce plus
vieux désert du
monde qui s’étale
sous nos pieds.
Nancy, d’un geste
de la main, dessine l’horizon. Au bout
de ses doigts, 20 000 hectares de terre
qu’elle vient tout juste d’acquérir
avec son mari Eric.
« Quelque chose comme un grand jardin
», explique ce couple de Belges,
amoureux de l’Afrique. Après une
expérience en République du Zaïre,
Eric et Nancy se sont tournés vers
la Namibie, à peine indépendante
(depuis 1990). Une terre vierge, un
peuple affable et doux. Ils vivent dans
une maison au milieu des dunes avec
la conscience de cette nature encore
inviolée que d’aucuns ignorent encore.
« Plus sérieusement, nous sommes
[…l’un des derniers
lieux au monde encore
vierges…]
dans l’un des derniers lieux au monde
encore vierges. En dehors des bushmen
qui, depuis 5 millions d’années, peuplent
cet océan de dunes dans une totale harmonie
avec la nature, l’homme n’y avait
laissé aucune trace. Mais les lodges ont
commencé à se monter. Et avec eux,
les inévitables clôtures qui interrompent
les migrations de la faune vers les
points d’eau naturels, migrations capitales
dans un milieu où il peut ne pas
pleuvoir durant quatre années d’affilée.
Avec nos voisins, nous réunissons plus de
60 000 hectares au sein desquels les
clôtures sont proscrites, redonnant à la
nature ses proportions
originelles »
L’ é c o s y s t è m e
local est remarquable
d’ingéniosité.
Le courant
qui remonte
le long de « Skeleton coast »,
venant directement du pôle Sud,
crée au contact des fortes chaleurs
du désert un brouillard salvateur.
De cette brume, les insectes s’hydratent.
Les rongeurs se repaissent
de ces derniers, puis deviennent
proies des fauves.
Un équilibre fragile. La flore reste
une énigme pour les botanistes du
monde entier. Il peut pleuvoir un
quart d’heure en trois ans et le désert
se couvre de fleurs jaunes, plantes
millénaires.
Un petit avion se pose, en une tourmente
de sable. A bord, une cage
[ 41 ]
et un couple de léopards, yeux verts
écarquillés. Lâchés dans un enclos,
les deux fauves s’ébrouent, s’étonnent,
s’allongent enfin au pied d’un
cactus aux fleurs rouges. « Ils ont un
an. Nous les gardons quelques semaines,
pas plus, afin qu’ils s’habituent au
climat, avant de les relâcher à quelques
kilomètres d’ici. Les léopards ont quasiment
disparus du Namib à cause
du braconnage, du manque d’eau,
du blocage des transhumances naturelles
d’herbivores. On compte bien
les réintroduire, petit à petit, dans
ce milieu qui leur est naturel », précise
Eric.
Les léopards se lèchent affectueusement.
Deux grands gaillards,
jeunes et beaux, savant mélange de
leurs parents, observent la scène
avec attention. Gènes obligent, l’un
s’est spécialisé dans l’étude des serpents,
l’autre est déjà pilote de ballon.
Une chose est sûre : ils continueront
de protéger le Namib, plus vieux désert
du monde.
www.neoplanete.eu
[VOYAGER]
Un bel exemple
de solidarité : quand
des taxes sur le
tourisme permettent
de sauver la culture
de la tribu ancestrale
Himba
Le projet
de Purros
Le projet de Purros
Au cœur du désert du Namib, non
loin des sources de la Hoarusib, une
tribu himba vit depuis le début des
temps de l’élevage d’ovins et de
bovins, en éleveurs semi-nomades.
Mais la terrible sécheresse des
années 1982 à 1989, le braconnage
décimant les troupeaux, ont mené à
la famine cette population nomade
qui aujourd’hui mendie auprès
des touristes de passage sur les
routes de l’arrière-pays. Les chefs
de tribu et les responsables de
la conservation de la nature, un
organisme gouvernemental, ont donc
décidé de demander une taxe de
passage aux touristes. Conséquences
immédiates : le braconnage disparaît,
les troupeaux sont reconstitués et le
pastoralisme semi-nomade des tribus
himbas renoue avec les traditions
originelles.
[ 42 ]
Le contrôle des naissances adapté aux félins afin de laisser
vivre les prédateurs dans la savane sans mettre en danger
sa faune.
Des contraceptifs
pour les lionnes
Plus grande réserve animalière
d’Afrique, le parc d’Etosha couvre
plus de 22 000 km² de savane.
Des centaines de variétés d’oiseaux,
114 espèces de mammifères,
16 amphibiens différents vivent dans
des paysages extraordinaires, à l’abri
des chasseurs et des braconniers. La
création d’un parc naturel implique la
mise en place de clôtures, avec pour
conséquences directes, des voies
de migration coupées et une trop
grande concentration d’espèces en
un territoire défini, rompant l’équilibre
écologique. Ainsi, les scientifiques ont
remarqué que le ceinturage du parc a
amené une prolifération dangereuse
des lions entraînant directement
une diminution radicale des autres
prédateurs. Or, pas question
d’abattre les félins. Sous la direction
[ 43 ]
d’un biologiste et d’une gynécologue,
des études sont menées dès 1981
pour contrôler les naissances. Des
lionnes sont immobilisées à l’aide
de fléchettes hypodermiques ; un
contraceptif « longue durée » leur
est ensuite appliqué. Les examens
cliniques réguliers des fauves prouvent
rapidement qu’ils ne souffrent
d’aucun trouble comportemental ou
physique.
Trois mois après le retrait de l’implant
régulateur, les lionnes peuvent à
nouveau être porteuses de lionceaux.
Les scientifiques sont ainsi parvenus
à réguler le contrôle des naissances
des lions sans perturber leur mode
de vie, permettant aux autres félins,
aux hyènes et aux prédateurs de
toute sorte de revenir vivre dans la
savane.
www.neoplanete.eu
[VOYAGER]
carnet de voyage
Erongo Wilderness
Lodge
Ambassade de Namibie en France
80, avenue Foch, 75016 Paris
Tél. : 01 44 17 32 65
Aucun visa n’est requis pour les ressortissants français.
Renseignements : www.namibiatourism.com
Vols
La compagnie sud-africaine South African Airways
dessert quotidiennement Windhoek, au départ de Paris.
Paris Windhoek via Johannesburg, à partir 732 €.
Tél. : 01 55 61 94 55
Tour-opérateur
Voyageur du Monde propose plusieurs séjours
découverte de la Namibie en hôtel de charme ou hôtel
de luxe.
Le circuit « Au royaume des dunes » permet
de découvrir Windhoek, le parc d’Etosha, le Damaraland,
Swakopmund et le désert du Namib (10 jours, à partir
de1930 € par personne vol, logement et location
de voiture compris).
55 rue Sainte-Anne, Paris. Tél. : 0892 23 94 94,
www.vdm.com
Nuits chic
Erongo Wilderness Lodge à Omaruru, fait partie
du projet.
Dix tentes chalets adossées aux extraordinaires
formations granitiques d’un ancien volcan, les monts
Erongo. Vue imprenable et déco « Out of Africa ».
Des œuvres d’art premier splendides et un restaurant
agréable dominant la plaine. Ajoutez à cela une jolie
piscine et le tableau est complet. À partir de 110 € la nuit.
Réservation : 00 264 61 239 199,
www.erongowildernsee.com
[ 44 ]
Mowani.
Wolwedans Private
Camp.
Mowani Mountain Camp à Windhoek
Dans de gigantesques formations de grès, ce lodge
étonnant propose un salon et un restaurant abrités sous
d’immenses huttes, qui rivalisent de taille avec les rochers.
Une piscine surréaliste, 12 tentes luxueuses avec des
vues de toute beauté, à proximité de Twyfelfontain, haut
lieu de peinture rupestre, et du plus grand parc animalier
d’Afrique, Etosha. Un must à partir de 150 € la nuit.
Réservation : 264 (0) 61 232 009,
www.mowani.com
Wolwedans Private Camp, dans le désert.
En un décor de couleurs insensées à perte de vue,
au cœur du désert du Namib, quelques maisons privatives
sur pilotis, une piscine contemporaine. Une expérience
exceptionnelle, due tant au décor naturel qu’au goût
exquis mis dans la décoration, résolument d’Afrique de
l’Ouest. Ajoutez à cela un service sur mesure (majordome
personnel) et vous obtenez un lieu rare au cœur du plus
vieux désert du monde. À partir de 225 € la nuit.
www.wolwedans.camp
Montgolfière
Découvrir le désert du Namib aux aurores avec
ses couleurs exceptionnelles, les animaux dans leurs
premiers ébats et ses vagues de sable jusqu’à l’infini.
À partir de 100 €.
www.baloon-safari.com
[ 45 ]
www.neoplanete.eu
[VOYAGER] ZESTS
Tu wwoofes ou quoi ?
Les uns y verront une culpabilité très
judéo-chrétienne - moi bobo travailler
pour expier mes pêchés-, d’autres un échange
de procédés sain et simple : vous travaillez
quatre à cinq heures par jour dans une
ferme biologique pour trouver dépaysement
et sens à votre vie, tandis que l’agriculteur
vous offre le gîte et le couvert, ravi de cette
main d’œuvre inexpérimentée mais motivée.
Lancée à Londres en pleine crise Peace
and love par Sue Coppard, une employée
de bureau qui rêvait de prairies et de vaches
laitières, le World Wilde Opportunities
on Organic Farms a fait le tour du monde
et la joie de milliers de vacanciers chaque
année. Les plus accros, les Australiens,
accueillent près de 11 000 écolos par an
qui chantent sur la colline « eh ô eh ô
on rentre du boulot » ! Le programme varie
selon les pays : on garde les moutons
en Nouvelle-Zélande, on fait les vendanges
en Californie, on cultive les plantes
aromatiques au Japon, on laboure les champs
au Népal… Une façon de découvrir
le monde et les autres. Le principe commence
à fleurir en France, malgré la méfiance
de l’administration. Non, ce n’est pas du travail
au noir, mais du travail au vert.
Dans le monde : www.wwoof.org ;
en France : www.wwoof.fr
WWOOF France : 2 place Diderot
94300 Vincennes
© sxc.hu/christophe libert
Bahamas, le Paradis des réserves…
Précurseur, puisqu’il est un des premiers pays à avoir créé des parcs
nationaux à partir de 1959 (dont l’Inagua National Park, qui abrite
la plus importante réserve de flamants roses au monde :
il en compte plus de 60 000 !), l’archipel des Bahamas continue
sa démarche de sensibilisation à l’écologie. Il a ainsi mis au point
un programme d’éducation dans les écoles et auprès des touristes
sur le respect de l’écosystème, des sorties dans ses parcs pour
découvrir les tortues marines géantes, naviguer en kayak vers
la plage de Gold Rock Creek ou encore explorer l’enchevêtrement
de grottes et de cavernes du Lucayan National Park. De belles
journées avant d’aller reposer ses petons fatigués dans un écolodge
posé sur une plage bordée de cocotiers. Le top : le forfait
Robinsonnade de luxe qui vous emmène à Andros, île quasiment
inexplorée (2700 € les 8 jours au Tiamo Resorts).
Infos : www.bahamas-tourisme.fr
Iguane et eaux
turquoise typiques
des Bahamas.
[ 46 ]
© offisme du tourisme des bahamas
ENTREPRISE MONDIALE ?
BNP Paribas fait aujourd’hui partie des 5 premières banques
européennes et des 15 premières banques mondiales
Sa capitalisation boursière la place parmi les 10 premières banques
mondiales et en fait la première banque française
-capitalisation boursière : 46 milliards d’euros en 2000 / 80 milliards
d’euros aujourd’hui.
Tout en continuant à se développer en France, BNP Paribas est
aujourd’hui implanté dans plus de 85 pays et compte à l’heure
actuelle 140 000 collaborateurs :
BNP Paribas a pratiquement doublé de taille en 6 ans :
20 milliards d’euros d’acquisition en 5 ans :
-Bank of the West (aux Etats Unis)
- BNL (en Italie
-Ukrsibbank (en Ukraine
-Cortal Consors (en Allemagne)
-TEB en Turquie
LA BANLIEUE ?
3 millions d’euros débloqués pour aider à la création d’emploi et
de lien social en zone sensible.
Le Projet Banlieue
Ce programme, doté de 3 millions d’euros répartis sur 3 ans, a
pour objectif d’aider la création d’emplois et de lien social dans
les quartiers sensibles, ainsi que l’accompagnement scolaire
aux enfants en difficultés. Il repose sur un partenariat étroit
entre BNP Paribas, à travers sa Fondation placée sous l’égide
de la Fondation de France, et le monde associatif. Il implique
également une concertation avec les collectivités territoriales
concernées.
Ce projet comporte trois grands volets :
- l’aide à la création d’emplois.
- le soutien à des associations de quartiers.
- l’accompagnement scolaire en partenariat avec l’AFEV (Association
pour la Fondation Etudiante pour la Ville).
BNP Paribas prévoit de devenir le 1er employeur privé en Seine
Saint Denis en 2008
Actuellement, la banque emploie déjà 3400 personnes sur ce
département. Le groupe comptera 6000 emplois dans ce département,
après l’installation de son métier de conservation
de titres.
BNP Paribas s’est également engagé en faveur de l’intégration
en signant la Charte de la Diversité, afin de lutter contre les
discriminations à l’embauche.
Le Groupe est engagé aux côtés de Fête le Mur, l’association
de Yannick Noah qui anime déjà une vingtaine de zones urbaines
sensibles grâce au tennis, et a participé à la naissance de la
Fondation du Sport, qui développe notamment des partenariats
entre le secteur public, le secteur privé et le monde associatif en
faveur de l’insertion par le sport.
DES SERVICES DE QUALITE A PRIX COMPETITIF ?
Une politique volontariste de modération tarifaire, engagée en
2004 et qui se poursuivra en 2007
La plupart des comparatifs de prix réalisés ces dernières années
par la presse et les sites internet spécialisés montrent que BNP
Paribas fait partie des établissements bancaire pratiquant des
prix modérés pour ses produits et services.
La tarification compétitive proposée par BNP Paribas se vérifie
notamment en matière de frais de virements, d’opposition, d’envoi
de chéquiers ou encore de frais d’opérations de bourse ou de
droits de garde. En 2006, la banque a souhaité aller encore plus
loin en instaurant la gratuité pour la consultation des comptes
sur internet.
-Une assurance-auto moins chère dans 90% des cas
Une étude réalisée en 2006 par un organisme indépendant
a montré que l’assurance auto de BNP Paribas était la moins
chère du marché dans 90% des cas.
RÉVÉLER LES TALENTS ?
Une
entreprise
mondiale
d’origine
française
La banlieue ?
Des services
de qualité à prix
compétitifs ?
Révéler
les
talents?
Une fondation pour révéler les talents
Depuis plus de 20 ans, à travers sa fondation, BNP Paribas révèle
de nouveaux talents, qu’ils soient médecins ou chercheurs,
musiciens classiques ou de jazz, chorégraphes, artistes du nouveau
cirque ou jeunes écrivains. En leur apportant une aide sur
mesure et en les accompagnant dans la durée, nous permettons
à leurs projets de voir le jour et de s’épanouir.
Aide aux chercheurs dans leurs projets :
-Dans le domaine de la santé, la Fondation BNP Paribas accompagne
15 équipes de des chercheurs et médecins oeuvrant sur
le double front de la recherche médicale et de ses applications
cliniques.
Mécénat Culturel. La banque soutient les projets artistiques de
40 créateurs et interprètes
-Les Jazzmen : la Fondation BNP Paribas apporte son appui
depuis 10 ans à des musiciens de Jazz et à leurs formations.
-Les nouveaux arts de la scène : Danse contemporaine, Nouveaux
arts du Cirque… Les arts de la scène s’enrichissent depuis
des années de l’apport de créateurs, soucieux d’aller à la
rencontre de nouveaux publics, en France ou à l’étranger.
Prix du Jeune Ecrivain. Pour honorer ces talents, la Fondation
BNP Paribas apporte son appui au Prix du Jeune Ecrivain et du
Jeune Ecrivain Francophone. Créée en 1984, cette distinction
récompense chaque année des œuvres inédites d’imagination
de jeunes auteurs français et francophones.
L’EMPLOI ET LA FORMATION ?
Grande banque internationale employant 140 000 personnes à
travers le monde, BNP Paribas n’en demeure pas moins un employeur
particulièrement actif en France.
En 2006, la banque a recruté en France près de 4000 personnes
en CDI et créé, en net, 1 000 emplois nouveaux. Ces recrutements
font suite aux 4000 personnes déjà recrutées en 2005.
-Ces créations s’expliquent en partie par la poursuite du développement
du réseau d’agences en France mais surtout par
le très fort développement international de BNP Paribas. En
effet, 10 000 salariés du groupe basés en France se consacrent
aujourd’hui à des activités internationales.
Pour procéder à ces recrutements, BNP Paribas a notamment
inventé l’opération « entretien immédiat », qui propose aux
candidats de présenter leur candidature directement dans les
agences bancaires, sans rendez-vous, à l’occasion de journées
spéciales.
Investir dans la formation
BNP Paribas dépense chaque année près de 70 millions d’euros
dans la formation de ses collaborateurs
ENTREPRENEURS ?
Une banque qui croit aux entreprises et à ceux qui les font vivre
Avec plus de 45 000 ouvertures de comptes chaque année à des
entrepreneurs et professionnels libéraux, BNP Paribas est résolument
engagée aux côtés de tous ceux qui ont l’esprit d’entreprise
et la capacité de mener à terme leur projet de création.
Croissance du crédit aux PME
Au global plus de 20 000 crédits d’investissements sont actuellement
consentis aux petites entreprises de création récente
pour un encours qui dépasse 2 milliards d’euros.
En 2006, BNP Paribas a lancé dans toutes ses agences en France
l’opération « Portes ouvertes aux professionnels et aux entrepreneurs
». Pour cette opération, BNP Paribas a débloqué une
enveloppe de 100 millions d’euros pour financer 2000 projets.
BNP Paribas est la première banque conseil en fusions-acquisitions
en France.
Au cotés de toutes les entreprises, la banque occupe la plus
haute marche du podium selon trois classements réalisés par
l’Agefi, Capital Finance et Thomson Financial.
ADIE, accompagnement des crédits :
Le groupe intervient déjà depuis plus de 10 ans auprès d’associations
nationales dont l’action en faveur de l’emploi et de
l’intégration est reconnue. C’est en particulier le cas de l’ADIE,
association qui aide par le microcrédit les chômeurs et Rmistes
à créer leur entreprise, et de l’AFEV, association qui mobilise
des étudiants bénévoles en faveur des élèves des écoles et des
collèges en difficultés.
LES JEUNES?
pour en savoir plus :
nousycroyonsetnouslepouvons.com
L’emploi
en France ?
BNP Paribas, le premier employeur en France de Volontaires
Internationaux en Entreprise
Les activités de banque et de services financiers sont aujourd’hui
considérées comme faisant partie des grands métiers d’avenir
du XXIème siècle. BNP Paribas croit au potentiel de ses jeunes
collaborateurs et leur offre aujourd’hui des métiers et carrières
très divers, allant de postes commerciaux susceptibles d’intéresser
des candidats titulaires de BTS (banque, commercial,
commerce international, gestion) à des emplois destinés à des
mathématiciens de très haut niveau, notamment dans les produits
dérivés, activité où BNP Paribas fait partie des leaders
mondiaux.
En France, en 2006, BNP Paribas a recruté 2 000 jeunes diplômés
en CDI.
3 grandes opérations de recrutement « Entretien Immédiat » ont
été menées en 1 an par BNP
BNP Paribas propose au travers de ces opérations des postes en
CDI pour des bac +2 à bac +5. Preuve s’il en est de l’attractivité
de BNP Paribas – la banque a été classée en 2005 employeur
favori des étudiants français-, les candidats furent nombreux
au rendez-vous :
-1 200 jeunes sont actuellement en apprentissage chez BNP
Paribas
-BNP Paribas met en œuvre une politique forte de pré-recrutement,
notamment via les contrats de Volontariat International
en Entreprise (VIE). Chaque année, BNP Paribas donne l’opportunité
à plus de 200 jeunes de partir travailler à l’étranger
(dans plus de 40 pays) avec un statut de VIE.
L’INNOVATION ?
Nous y
croyons
et nous
le prouvons
L’innovation ?
L’innovation au cœur de notre stratégie de développement
Parce que les métiers bancaires et financiers sont en perpétuelle
évolution, BNP Paribas a placé l’innovation au coeur de sa stratégie
de développement. Ses investissements informatiques en
sont le reflet : 600 millions d’euros par an.
L’Atelier, toujours à la pointe en matière de veille technologique
Créé il y a 25 ans, l’Atelier est aujourd’hui une référence en
matière de nouvelles technologies.
Véritable Carrefour d’échange, l’Atelier a reçu depuis sa création
plus de 15 000 dirigeants d’entreprises venus présenter
leurs approches et leurs solutions technologiques.
Des collaborateurs de très haut niveau:
Pour accompagner la toujours plus grande complexité des instruments
financiers, BNP Paribas propose de nombreux emplois
destinés à des mathématiciens de très haut niveau, notamment
dans les produits dérivés, activité où BNP Paribas fait partie des
leaders mondiaux
Des produits et services toujours plus innovants
- la banque crée sans cesse de nouveaux produits pour ses clients
particuliers et entreprises (Ex : la carte TERCEO : un service
innovant qui rend plus souples les paiements par carte.
- en matière d’épargne, BNP Paribas a créé une gamme innovante
de produits structurés destinés à protéger les clients
contre les fluctuations de la bourse.
Une référence en terme de certifications ISO
Le groupe BNP Paribas, se fixe comme objectif central de « devenir
le groupe bancaire de référence pour la satisfaction de ses
clients ». Pour cela, il a mis en place une politique volontariste
de certification ISO. Avec 60 certificats obtenus, le groupe BNP
Paribas est leader en matière de certification ISO 9001 dans le
domaine bancaire.
LES ENTREPRENEURS ?
« UNE BANQUE PROCHE ET ACCESSIBLE ?
BNP Paribas met tout en œuvre pour se rapprocher toujours plus
de ses clients et de leurs besoins.
Un vaste réseau d’agences bancaires
Avec plus de 2200 agences et 3400 guichets et automates de
banque, BNP Paribas offre une très bonne couverture du territoire
français. 50 nouveaux points de vente ont été ouverts l’an
dernier. La banque propose également 206 centres de banque
privée implantés sur tout le territoire.
Des centres d’affaires entreprises dédiés
Pour construire une relation de long terme avec sa clientèle
d’entreprises, BNP Paribas a créé 24 centres d’affaires regroupant
plus de 40 domaines d’expertise du groupe.
Un centre d’appel disponible sur de larges plages horaires, 6
jours sur 7
En plus de son réseau d’agences, BNP Paribas est facilement
accessible via son Centre de Relations Clients, qui emploie 650
personnes sur ses 3 plateformes de Paris, Orléans et Lille. En
2006, ces télé-banquiers ont traité près de 7 millions d’appels,
et répondu à 270 000 mails.
Un site internet accessible gratuitement
En 2006, BNP Paribas a décidé de rendre gratuit l’accès à son
site internet www.bnpparibas.net. Nos clients peuvent ainsi
consulter leurs comptes et effectuer leurs opérations 24h/24, 7
jours sur 7. Plus d’un million de clients utilise régulièrement ce
service et nous rendent visite en moyenne 7 fois par mois.
A l’écoute des besoins de tous
BNP Paribas est la première banque en France à offrir, via ses
automates bancaires, un nouveau service de proximité destiné
aux personnes aveugles et mal-voyantes. Le groupe a déjà mis
en fonction plus de 250 distributeurs de billets de ce type et
envisage d’en installer 150 supplémentaires dans les prochains
mois.
Une banque plus proche de vous ?
Les jeunes ?
La banque d’un monde qui change
Si on vous dit environnement, vous voyez quoi ?
Vous voyez un arbre. Mais paradoxalement, il faut aussi y voir un défi industriel.
Aujourd’hui, il est essentiel de savoir concilier activité humaine et environnement.
L’augmentation de la consommation d’eau et d’énergie, de la production des
déchets et l’encombrement des villes nécessitent de concevoir et de mettre en
œuvre des solutions industrielles. Veolia Environnement en a fait son métier.
L’environnement est un défi industriel.
www.veolia.com
L ' É N E R G I E E S T N O T R E A V E N I R , É C O N O M I S O N S - L A !