[11]
la green attitude, un nouvel art de vivre
GRATUIT
DÉCEMBRE - JANVIER
ne pas jeter sur la voie publique
COPENHAGUE, ET APRÈS ?
DES FEMMES S’ENGAGENT
www.neoplanete.fr
ET AUSSI :
LE GROUPE TRYO, CADEAUX ET 2 ROUES,
DESIGN ET RECYCLAGE, RECETTES ET VOYAGES…

[EDITO]
P H O T O D E C O U V E RT U R E :
G É R A L D I N E LE G U YA D E R
Néoplanète
14, impasse Carnot - 92240 Malakoff
Tél. : 01.49.85.75.31
Fondatrice, directrice de la publication,
rédactrice en chef :
Yolaine de la Bigne,
yolaine@neoplanete.fr
Assistante, partenariat et communication :
Daphné Victor, daphne@neoplanete.fr
Rédacteur en chef adjoint :
Stéphane Aitaissa, stephane@neoplanete.fr
Ont collaboré à ce numéro :
Alice Audouin, Hélène Battaglia, Victoria Beguin
Correa, Sam Bobino, Allain Bougrain Dubourg,
Alexandrine Chaillou, Gérard Feldzer, Julie
Hautière, Pascal Languillon, Julie Renauld, Fred
Ricou, Vincent Rondreux, Cédric de Saint Léger,
Sandrine Segovia-Kueny,
Teddy Follenfant, tfollenfant@noos.fr,
Elizabeth Reiss, elizabeth.reiss@ethicity.fr,
Maquette : Grégoire Benjamin,
Sébastien Azevedo
Secrétariat de rédaction : Delphine Chazelas
Service photo : Géraldine Le Guyader,
Illustrations : Christophe Besse
Publicité
Label Régie, Virginie Hoang, Gil Maillet,
tél. : 01.41.91.79.79, virginie@labelregie.com,
gil@labelregie.com, thomas@labelregie.com
Abonnement : 25 euros (frais postaux pour la
France métropolitaine)
Néoplanète est imprimé sur papier recyclé
Néoplanète est édité par Kel Epok Epik
Le Verger - 22 350 Caulnes
N° Siret : 502 305 105
www.neoplanete.fr
Directeur technique : Loris Guignard
Rédactrice : Alexandrine Chaillou
Directeur artistique : Romée de la Bigne
Ce numéro est imprimé sur un papier respectueux
de l’environnement, 100 % recyclé : Eural Premium,
70 g/m², produit en France par Arjowiggins Graphic.
« un papier et une marque »
Joyeux anniversaire, nos vœux les plus sincèrrres… Eh oui, Néoplanète a deux ans !
Depuis novembre 2007, nous diffusons dans toute la France ce magazine gratuit (pour
que le développement durable soit accessible à tous), proche des gens (avec des sujets
qui concernent notre quotidien) et positif (progrès et innovations plutôt que culpabilité ou
accusation). En ces temps difficiles, « ma petite entreprise ne connaît pas la crise », chantait
Bashung : nous avons créé notre site et notre web-radio que vous pouvez écouter tous
les jours sur www.neoplanete.fr. Bref, Néoplanète se porte comme un charme, grâce à vous,
à vos messages, vos compliments, vos encouragements, merci à tous ! Bonnes fêtes
et à l’année prochaine !
Yolaine de la Bigne, Rédactrice en chef
PARTICIPER
Innovations, réfl exion, consommation… à chacun sa manière d’agir
Zests ................................................................................................................................................................................................p. 4
Le Père Noël ira-t-il à Copenhague ? .........................................................................................................................p. 8
S’ENGAGER
Célèbres et passionnés, ils nous invitent à un monde meilleur
Copenhague, et après ? ............................................................................................. p. 10
Tryo sème aux 4 vents ............................................................................................... p. 14
Le monde de Sébastien Viaud ................................................................................ p. 16
Sirène mécène et tête chercheuse .................................................................... p. 17
S’AIMER
Pour être bien, beau et écolo
Éthique au top ......................................................................................................................................................................... p. 18
Le maquillage au naturel ................................................................................................................................................... p. 20
COCOONER
Déco, livres, produits d’intérieur pour un chez-soi sain et câlin
Nouveau design et recyclage ......................................................................................................................................... p. 22
10 éco-gestes pour préserver le climat .................................................................................................................
p. 24
Du vert sous le sapin .....................................................................................................................................................................p. 26
SAVOURER
Produits bio et éthiques, bonnes recettes, croquez la vie en pleine santé !
Laurence Salomon : retour aux racines ............................................................................................................................p. 30
Zests ..........................................................................................................................................................................................................p. 32
BOUGER
Pour (se) conduire en vert et contre tout
Le deux-roues, c’est mon dada .................................................................................................................................... p. 36
Zests ............................................................................................................................................................................................. p. 38
VOYAGER
Paradis sauvegardés et contrées protégées
L’Auvergne en mode écolo ............................................................................................................................................. p. 40
Zests ............................................................................................................................................................................................. p. 44
© G É R A L D I N E LE G U YA D E R
G R A P H I C
[participer] ZESTS
L’humeur de Christophe Besse
illustration c h r i s to p h e besse – g é r a l d i n e le g u ya d e r/kel e p o k epik – d r
l’Entreprise, par Teddy Follenfant
cat’s best
Nouveau dans
les grandes
surfaces, Nature
Gold, la litière
révolutionnaire !
Quel rapport avec
le réchauffement
climatique et le sommet de
Copenhague me direz-vous ?
Hormis le fait que Néoplanète soit
l’ami des chats, cette litière issue
à 100 % du bois constitue surtout
un réel progrès technologique
et soulage la planète de centaines
de tonnes de déchets. Il faut savoir que
l’Hexagone compte environ 10 millions
de chats domestiques et que leurs
litières représentent 2 % des déchets
ménagers en France, soit 400 000
tonnes par an ! D’où l’intérêt de ce
produit constitué de bois d’épicéa,
de pin et de sapin, sans aucun
additif ni agent chimique et qui ne
fait appel qu’à des ressources naturelles
et renouvelables.Nature Gold est
un produit de la marque Cat’s Best
du groupe Rettenmaier, fondé en
1877 en Allemagne. Cette entreprise
familiale s’est imposée comme un
acteur mondial dans le traitement des
fibres de bois et son activité s’articule
autour de l’achat de déchets de bois
et de fibres végétales renouvelables
(cellulose, fruits…) qu’elle transforme
pour diverses applications : litières,
isolation. Les maîtres de chats
allemands seraient-ils plus écolos
que les propriétaires de chats français ?
Non, il suffit de se mobiliser.
Si seulement 15 % des acheteurs
de litières en France utilisaient de la
litière végétale, cela représenterait en
moyenne 15 000 tonnes de déchets
en moins, soit une économie
[ 4 ]
de 2,6 millions d’euros pour la
collectivité. Alors, est-ce bien sérieux ?
Oui, car Nature Gold est partenaire du
WWF – nos amis du Panda – et chat et
panda… même combat ! Pour chaque
sac de litière vendu, Nature Gold a
choisi de reverser une contribution
au WWF afin de soutenir des projets
de protection de la nature… Miaou !
Plus d’infos: www.naturegold.fr
SERVICE COMPRIS !
L’air intérieur est cinq fois plus pollué que l’air extérieur,
selon une étude UFC Que Choisir parue en août 2009.
Nul besoin d’en rajouter avec nos produits d’entretien,
effi caces mais toxiques. La solution ? Le ménage
écologique durable. La société BienServi, spécialiste
du ménage et du bricolage à domicile, créée en 2005,
a formé ses 120 femmes de ménage au ménage
écologique durable. Elle s’est associée à deux marques :
L’Arbre vert, qui fabrique des produits d’origine
végétale garantis sans allergènes et sans produits
toxiques, et Éléphant, fournisseur de matériel permettant
de réduire les quantités de produit nécessaire au
nettoyage (balai, chiffon en fi bres végétales, etc.).
Résultat : un ménage sain dans une maison saine,
préservant la santé des professionnelles du nettoyage,
de leurs employeurs mais également celle de la planète !
Fini les allergies, crises d’asthme et autres brûlures
de la peau… Si le client joue le jeu, il
bénéfi cie d’une prestation écologique
sans verser le moindre centime d’euro
supplémentaire. Comment ? « Nous
avons choisi les marques L’Arbre vert
et Éléphant, car elles existent en grande
surface, à un prix quasiment identique
à celui des produits classiques », précise
David Vanek, directeur général de BienServi.
Un vrai service à proprement parler !
Par Julie Renauld
BRAVO À
Fondaterra (Fondation européenne pour des
territoires durables) qui, avec le soutien de SFR, lance
la première édition du concours Green TIC Campus
(technologies de l’information et de la communication).
Le but : créer une dynamique de réfl exion chez
les étudiants sur l’apport de ces technologies à la
problématique environnementale et faire émerger des
projets concrets pour rendre les campus plus « verts ».
Ce concours, dont Néoplanète est partenaire, s’adresse
à tous les étudiants seuls ou groupés, toutes formations
confondues, quelle que soit leur année d’études. À la
clé pour le projet vainqueur : 5 000 euros de prix ainsi
qu’une aide au développement de 12 000 euros.
Plus d’infos sur www.greentic-campus.com
LA CHRONIQUE D’ALLAIN BOUGRAIN DUBOURG
[ 5 ]
PLAIDOYER POUR LE COCHON
« Dans le cochon, tout est bon », sauf ses
excréments qui, du côté de la Bretagne,
transforment le littoral en usine à gaz.
En Alsace, le porc retient l’attention d’une tout
autre manière. Anne Vonesch, chargée du bien-être animal
à France Nature Environnement, plaide pour l’élémentaire
respect que l’on doit à ces animaux d’élevage. Mais parlonsnous
vraiment d’animaux ou de mécaniques biologiques ? On
comptait 16 porcelets par truie par an en 1970, ils sont 27
aujourd’hui ! Or, constate Anne, les porcs ont cette singularité
de ne pas laisser paraître la souffrance pour celui qui ne veut
pas savoir. Un hurlement et c’est (apparemment) fini ! Dès lors,
on ne se prive pas de leur imposer des traitements dont
les consommateurs n’ont sûrement pas conscience.
Les verrats, par exemple, ont le défaut de générer une odeur
désagréable (liée aux hormones) dans la viande cuite. Résultat,
l’Europe castre chaque année 99 millions de porcelets. L’écrasante
majorité des opérations réalisées en France ne sont accompagnées
d’aucun traitement pour réduire la douleur. Un coup de bistouri,
des doigts explorateurs et l’affaire est faite. Il existe pourtant
d’autres solutions. En Norvège, seul un vétérinaire, et non un
éleveur, peut réaliser l’opération avec anesthésie. La Suisse, les Pays-
Bas et la Belgique s’engagent dans la voie de l’anesthésie, tandis
que l’Angleterre ne fait pas de castration et qu’elle est quasiment
nulle au Portugal, en Irlande et en Grèce. L’anesthésie constitue
une solution, mais on sait aussi qu’en gardant des mâles entiers,
il est possible par « nez électronique » de dépister les carcasses
malodorantes. Par ailleurs, faut-il rappeler que les truies, placées
entre deux barrières, alternent allaitement et grossesses sans
bouger et sans jamais sortir ? Que dire des queues coupées pour
éviter le cannibalisme, ou de l’épointage des dents à la meuleuse
ou à la pince ? Rassurons-nous, la production porcine utilise
500 tonnes d’antibiotiques par an, soit la moitié des besoins
pour l’ensemble de l’élevage… À l’évidence, tout n’est pas bon
pour rendre bon le cochon !
Écoutez l’interview de Fabrice Nicolino, auteur de Bidoche,
l’industrie de la viande menace le monde.
Éditions Les Liens Qui Libèrent - sur www.neoplanete.fr
S A N J A GJENERO/W W W .S X C.H U – F R A N Ç O I S LEFEBVRE – J A N N E B R O D I N/W W W .S X C.H U
[participer] ZESTS
La santé s’installe
à Copenhague
Kofi Annan, président du Forum
humanitaire mondial et ancien
secrétaire général des Nations unies,
tire la sonnette d’alarme sur les
conséquences du changement
climatique. Ainsi, en 2000, 150 000
personnes en sont décédées,
en 2009, 300 000, et si rien n’est fait,
elles seront 500 000 en 2030,
en majorité des enfants issus des pays
en voie développement. Le passage
Le mot d’Alice : Cadeaux
Noël approche,
c’est le retour
des angoisses
récurrentes.
« Comment cela
va-t-il se passer
avec la famille ? »
Il suffit de penser
à la phrase
de Lacan, « On
a la famille que l’on mérite », pour
filer directement à la deuxième
interrogation : « Vais-je trop
manger ? » Ici la simple décision de
ne plus manger de viande rouge dès
le 1 er janvier 2010 permet d’en venir
à la question centrale :« Que
vais-je faire des cadeaux que je
n’aime pas ? » Avec la diminution
des surfaces habitables, stocker un
coussin-moutarde-brodé-de-miniéléphants,
un porte-savon-grenouille
ou un mini-kit-à-tartiflette va en effet
poser problème.
contre un petit tabouret. Et en plus,
on peut se faire des amis. Comme
sur ce nouveau site de troc très
sympa entre particuliers, My Recycle
Stuff (myrecyclestuff.com). Il y a aussi
la revente. En ligne toujours, par
exemple avec Price Minister (priceminister.com),
chez qui la vente est
gratuite et qui offre un bon standard
de sécurité. Ou tout simplement
en bas de chez soi, au prochain videgreniers.
Il y a enfin et surtout le don,
dans un principe de solidarité,
via Emmaüs, le Secours Populaire,
Action sans Frontière…
11 cadeaux chacun en moyenne !
Mais l’idéal est d’agir à la source
du problème : à l’heure du
« consommer mieux et moins »,
il est temps que cela concerne
Noël où chaque Français achète en
moyenne 11 cadeaux*. Consommer
f a u s t i n e cornette d e s a i n t-c y r – d r – j ay/w w w .s x c.h u
d’un désastre climatique à un désastre
humanitaire ? Le grand rendez-vous
de la planète à Copenhague est celui de
l’homme et de sa santé. N’est-ce pas
le moment d’inventer un nouveau
monde avec une gouvernance mondiale
rénovée ? Pourquoi ne pas s’appuyer
sur les piliers du développement
durable et de la croissance verte
grâce à une réelle solidarité mondiale ?
Pour cela, il serait intéressant de se
rapprocher des huit Objectifs du
Millénaire pour le développement*
en vue de contrer le risque d’un
apartheid climatique, redouté par
Desmond Tutu, prix Nobel de la paix.
Agir maintenant c’est s’engager, et
signer l’ultimatum écologique est une
façon de retrouver notre confiance en
l’homme.
* Dans leur Déclaration du Millénaire (2000),
les Nations unies ont défini huit objectifs de
développement – les Objectifs du Millénaire
pour le développement (OMD) – qui fixent
un ordre du jour ambitieux et visent à
améliorer les conditions de vie d’ici à 2015.
Dr Sandrine Segovia-Kueny
Déléguée générale Association Santé
Environnement France.
www.urgencesanteclimat.com
Se débarrasser
du cadeau
porte-savongrenouille
On peut
essayer l’option
transformation du
cadeau, l’intérieur du
coussin rembourre
un vieux fauteuil,
les mini-éléphants se transforment
en collier, le porte-savon en porteclés
et le kit à tartiflette sert pour la
ratatouille, mais ce n’est pas toujours
gagné. Le développement durable offre
une autre option : s’en séparer.
Car si quelqu’un devait acheter ce
cadeau, il faudrait à nouveau le produire
et donc ponctionner des ressources,
le transporter, l’emballer… C’est
l’avantage du « second hand » : éviter
de produire plus.
Comment procéder ? Si l’on a besoin
d’un autre objet au même moment,
le troc est une très bonne solution.
Cela fait deux objets de moins à
produire. Le plus simple est de le
faire en ligne. Le pull trop grand…
[ 6 ]
mieux, c’est privilégier des produits
durables, en se tournant vers des
fournisseurs responsables et certifiés,
tel l’excellent site d’achat en ligne
Neomansland (neomansland.fr).
Consommer moins, c’est simplement
fixer des règles quant au nombre
de cadeaux ou au nombre de
contributeurs pour un même
cadeau. Aller vers une sobriété
heureuse et être plus solidaire dans
un pays riche comme le nôtre, c’est
aussi profiter de Noël pour fêter la
naissance d’une société plus durable.
*source : Deloitte
Alice Audouin
Auteur d’Écolocash et animatrice du blog « Alice
in Warmingland » (www.aliceaudouin-blog.com)
La forme en jardinant
Nés en Allemagne au
début du XIX e siècle,
les jardins familiaux
sont
aujourd’hui présents dans
toute l’Europe.
Rien qu’en France, la Fédération nationale des jardins
familiaux et collectifs française gère 58 sites pour un total de 25 000
parcelles, dont 2 700 en Île-de-France (www.jardins-familiaux.asso.
fr). Ceux que l’on appelle plus communément jardins ouvriers sont de plus en
plus convoités, et pour cause : on s’y entraide, on y échange de bons tuyaux, des
techniques, des semences et des graines. On y décompresse du stress accumulé
durant toute la semaine. À Berlin où le phénomène bat son plein, certains locataires
ont même transformé leur abri de jardin en véritable petite résidence secondaire
« cosy » où profiter pleinement des week-ends. Si, sur le vieux continent, on a
coutume de se la jouer en solo ou en famille, outre-Manche, c’est en groupe
que, depuis plus d’une dizaine d’années, on pratique le jardinage. En vedette : le
« green gym », activité sportive qui mixe harmonieusement jardinage et gym
(on s’échauffe, on ratisse, on plante, on transporte, on débroussaille et on taille).
Une tendance suivie aujourd’hui par quelque 10 000 adeptes âgés de 20 à
80 ans et membres actifs d’une centaine de groupes locaux. Lancées en 1997, les
« green gym » ont pour but d’entretenir les nombreux espaces verts et parcs
d’Angleterre grâce à la British Trust for Conservation Volunteers (www2.btcv.org.
uk), l’organisation de protection de l’environnement britannique, soutenue par le
médecin William Bird, l’instigateur du concept. Les Australiens voient également
d’un bon œil ce type d’initiatives et commencent à y prendre goût. Dans
l’Hexagone, il n’existe pas encore de véritables clubs qui pratiquent en groupe.
Sachez donc improviser en contactant vos voisins et amis les plus
proches. À vos bêches et râteaux !
Hélène Battaglia
« Pour qU’un ÉCOLOGISTE SOIT ÉLU PRÉSIDENT,
IL FAUDRAIT QUE LES ARBRES VOTENT » coluche
B.A.-ba
Pour ne pas être refroidi par votre facture de chauffage
• économisez jusqu’à 10 % de vos factures en diminuant votre
thermostat ne serait-ce que d’un degré ;
• ressortez les pulls en laine tricotés par votre grand-mère ;
• chez vous, ne chauffez que là où vous en avez besoin ;
• baissez ou éteignez votre chauffage central lorsque vous sortez ;
• pour l’eau chaude, réglez votre thermostat vers 60 °C.
Si l’eau est brûlante, vous devrez faire couler de l’eau froide pour
faire baisser la température ;
• pensez à faire réviser régulièrement votre chaudière pour une
efficacité maximale, mais aussi pour votre sécurité.
pat r y c j a cieszkowska/w w w .s x c.h u – p h i l landowski/w w w .s x c.h u - julien t r o m e u r - f o t o l i a.c o m
[ 7 ]
Plus d’infos ? www. .fr
[PARTICIPER]
ILLUSTRATION : C H R I S TO P H E BESSE
Le Père Noël
ira-t-il à
Copenhague ?
Réunis au sommet de Copenhague du 7 au 18 décembre, les représentants de 192 pays doivent
imaginer une suite au protocole de Kyoto. Petit mémento sous forme de questions-réponses pour
bien cerner les enjeux de ce rendez-vous historique. Par Vincent Rondreux
Mobilisation associative, jargon
scientifique, désaccords
internationaux, déclaration
politique… la question climatique va
être mise à toutes les sauces du 7 au
18 décembre prochain, à Copenhague.
Il est vrai que les dirigeants des pays du
monde doivent faire face à une mission
de taille : mettre en place, ensemble,
une vraie politique de lutte mondiale
face aux changements climatiques en
cours. Ce sommet de Copenhague
doit en effet déboucher sur un traité
international, avec notamment :
- des objectifs importants de réduction
des émissions de GES des pays riches ;
- des mesures afin que les pays
émergents limitent leurs pollutions ;
- des aides financières et techniques
pour les plus pauvres.
À quelques encablures de Noël, soyons
fous et rêvons d’un beau cadeau : l’union
sacrée face au réchauffement et la fin des
égoïsmes ! Mais auparavant, une petite
[ 8 ]
foire aux questions n’a rien d’inutile afin
de s’y retrouver…
? QU’EST-CE QUE LE SOMMET
DE COPENHAGUE ?
Dans le jargon officiel, c’est une
conférence des parties de la
Convention-cadre des Nations unies
sur les changements climatiques
(CCNUCC). En clair, c’est un sommet
lié à l’ONU, ayant donc vocation à
réunir tous les pays du monde. Son
objet est de prévoir une suite au
protocole de Kyoto dans la lutte contre
les bouleversements climatiques. Il doit
déboucher sur un accord international
valable de 2013 à 2017, le protocole de
Kyoto arrivant à expiration fin 2012.
? QUE PRÉVOIT LE PROTOCOLE
DE KYOTO ?
Il prévoit pour les pays industrialisés
une réduction des émissions de gaz
à effet de serre d’au moins 5,2 % en
2012 par rapport à 1990. De l’avis des
scientifiques, c’est clairement insuffisant
pour lutter contre le bouleversement
climatique, mais il s’agit avant tout d’une
première étape, donnant l’espoir d’un
« effet levier » pour la suite, et pour
Copenhague notamment. Tous les plus
grands pays l’ont signé, à l’exception
des États-Unis.
? POURQUOI LES SPÉCIALISTES
SOUHAITENT-ILS DES EFFORTS PLUS
IMPORTANTS ?
Parce que les émissions de gaz à effet
de serre (CO 2
, mais aussi méthane ou
encore protoxyde d’azote) suivent une
courbe exponentielle, c’est-à-dire qui
possède la particularité d’augmenter
doucement au départ, puis de décoller
en flèche à un moment donné.
Rajendra Pachauri, président du groupe
d’experts intergouvernemental sur
l’évolution du climat et prix Nobel de la
paix, expliquait ainsi en 2008 : « Il nous
reste sept ans pour inverser la courbe des
émissions de CO 2
. » Ce qui nous amène
à 2015. C’est donc bien au sommet
de Copenhague que revient la tâche
d’inverser cette courbe.
? AU-DELÀ DE QUEL STADE LA
SITUATION EST-ELLE CONSIDÉRÉE
COMME DANGEREUSE ?
De nombreux scientifiques considèrent
que le « système terre » tel qu’il
est actuellement régulé pourrait
s’emballer ou basculer vers un autre
« équilibre » si l’augmentation de la
température dépassait un certain
niveau. Des associations de défense de
l’environnement donnent souvent la
barre de 2 °C de réchauffement moyen
par rapport à l’ère préindustrielle pour
éviter les impacts irréversibles, étant
entendu que la température globale a
déjà augmenté au cours du XX e siècle.
L’état de nos connaissances ne nous
permet cependant pas de dire qu’à
+ 1,5 ou + 1,9 °C on ne risque pas à
terme l’impact irréversible, comme il ne
nous permet pas de dire qu’à + 2,1 °C,
l’emballement est certain. Malgré tout,
un tel risque vaut bien un principe de
précaution, non ?
? QUELLES RÉDUCTIONS DES ÉMIS-
SIONS FAUT-IL ENVISAGER ?
Devant le risque encouru, le « zéro
carbone le plus vite possible » semble
la meilleure réponse. Ce qui implique
au moins une réduction de 80 % des
émissions de gaz à effet de serre d’ici à
2050. Dans cette perspective, la mission
de Copenhague serait d’arriver à la
stabilisation et au déclin des émissions
bien avant 2020. On en revient à
la date de 2015 citée par Rajendra
Pachauri. Les pays en développement
demandent pour les pays riches une
réduction de 40 % d’ici à 2020 par
rapport à 1990. L’objectif historique de
l’Europe est de 20 % (20 % de réduction
des émissions, 20 % d’augmentation de
l’efficacité énergétique, 20 % d’énergie
renouvelable).
? POURQUOI LES PAYS RICHES
DOIVENT-ILS FAIRE PLUS D’EFFORTS
QUE LES PAYS PAUVRES ?
Ce n’est pas seulement parce qu’ils sont
beaucoup plus riches. Les gaz à effet de
serre mettent longtemps à faire effet.
Ceux qui réchauffent la température
globale aujourd’hui sont ceux qui ont
été rejetés dans l’atmosphère depuis
le XIX e siècle. Par conséquent, les
pays développés sont largement plus
responsables de la situation actuelle que
les pays en voie de développement, dont
la part est néanmoins en progression.
[ 9 ]
Entre autres enjeux : la réduction
de la déforestation dans les régions
pauvres, ainsi que la transmission des
techniques et technologies sobres en
carbone des pays riches vers les pays
en développement. L’Europe estime
que 100 milliards d’euros par an sont
nécessaires pour financer l’aide aux
pays pauvres dans la lutte contre le
changement climatique.
? POURQUOI TOUS LES PAYS
DOIVENT-ILS ÉTABLIR DES RÈGLES
COMMUNES ?
Sur la question du bouleversement
climatique, les pays sont condamnés
à s’entendre parce que les gaz à effet
de serre n’ont pas de frontières et se
répartissent très équitablement audessus
de tous les pays. Ainsi, si un
gros émetteur continue à accroître
ses émissions sans se soucier des
conséquences, c’est toute la planète qui
en pâtira.
? COMMENT LES CITOYENS
PEUVENT-ILS S’EXPRIMER SUR
LE SOMMET DE COPENHAGUE ?
Un collectif d’associations d’horizons
très divers (Greenpeace, WWF, Care,
la Fédération internationale des droits
de l’homme, la Fondation Nicolas
Hulot, les Amis de la Terre, Médecins
du monde, Oxfam France, Réseau
Action Climat, le Secours catholique)
a lancé un mouvement, « Copenhague
2009 – l’Ultimatum climatique », et un
site Internet (www.copenhague-2009.
com). Il est possible d’y soutenir une
pétition dont l’objectif est d’atteindre
le million de signatures. La mobilisation
internationale est quant à elle relayée
par le site : http://tcktcktck.org
Sites Internet à visiter
www.neoplantete.fr
http://climatjustice.org
www.justice-climatique.org
www.envirosecurity.org
www.rac-f.org
[s’engager]
COPENHAGUE, ET APRÈS ?
Les femmes s’engagent
[ 10 ]
Elles ont signé l’Ultimatum climatique mais pensent déjà à l’après-Copenhague.
Parce que la situation est urgente et grave, mais pas désespérée, elles veulent
s’unir pour défendre l’éducation et la sobriété, l’innovation et la solidarité.
Venez les rejoindre pour « vivre ensemble autrement »...
p h o t o g é r a l d i n e le g u ya d e r
[ 11 ]
[s’engager]
COPENHAGUE, ET APRÈS ?
Les femmes s’engagent
C’est ça les déjeuners entre femmes, on parle
enfants, projets, rêves… C’est ainsi qu’est née
l’idée de s’unir à l’occasion du sommet de
Copenhague pour soutenir la pétition « l’Ultimatum
climatique », mais aussi pour continuer
ensuite à agir, à sensibiliser l’opinion.
Point commun entre toutes ces femmes : elles
sont concernées, et depuis longtemps, par le
développement durable, chacune avec ses
spécificités. Les unes dirigent les services DD
d’entreprises, d’autres ont écrit des ouvrages
importants, d’autres encore sont engagées dans
des carrières politiques.
g é r a l d i n e le g u ya d e r / n é o p l a n èt e / s i pa – a n to n i o c r p/w w w .s x c.h u
Des femmes d’influence (politique, médias, médecins,
navigatrices…) signent la pétition Néoplanète/Terrafemina.com
dans le cadre du sommet de Copenhague.
Merci à l’hôtel Fouquet’s Barrière de nous avoir accueillis pour la séance photo
De gauche à droite :
Rang du fond
• Catherine Chabaud : navigatrice et journaliste, chargée
de la mission de sensibilisation-éducation-communication
du Grenelle de la mer
• Yolaine de la Bigne : journaliste, directrice, fondatrice
et rédactrice en chef de Néoplanète
• Maud Fontenoy : navigatrice, porte-parole de l’UNESCO
pour les océans
• Evelyne Dhéliat : chef du service météo de TF1 et LCI
• Cécile Ostria : directrice de la Fondation Nicolas Hulot
• Sandrine Segovia-Kueny : médecin, déléguée générale
de l’Association Santé Environnement France, ASEF
• Isabelle Juppé : directrice déléguée au Développement
durable groupe Lagardère, auteure
• Geneviève Férone : directrice du développement durable
Veolia Environnement, auteure
1 er rang
• Véronique Morali : fondatrice du site Terrafemina.com
• Fanny Picard : fondatrice d’Alter Equity, fonds d’investissement
responsable
• Corinne Lepage : membre du Groupe ADLE, viceprésidente
de la commission ENVI (environnement santé
publique et sécurité alimentaire)
• Chantal Jouanno : secrétaire d’État chargée de l’Écologie
• Nathalie Kosciusko-Morizet : secrétaire d’État chargée
de la prospective et du développement de l’économie
numérique auprès du Premier ministre
• Alice Audouin : directrice du Développement durable
d’Havas Média France, auteure
• Claudie Haigneré : astronaute, présidente de la Cité des
Sciences et de l’Industrie et du Palais de la Découverte
• Bettina Laville : membre du Conseil d’État, avocate,
fondatrice du Comité 21
[ 12 ]
Bien que nos sollicitations auprès du PS ou
des Verts n’aient pas obtenu de réponse, nous
espérons que cette union saura dépasser les clivages.
Unissons-nous, quelles que soient nos opinions,
au nom du respect de la planète.
Rejoignez-nous en signant ce texte sur www.neoplanete.fr
ou www.terrafemina.com
Par Yolaine de la Bigne
N’étaient pas présentes lors de la séance photo :
• Élisabeth Laville : fondatrice du cabinet Utopies et de
l’agence Graines de Changement
• Laurence Tubiana : fondatrice de l’Institut du Développement
durable et des Relations internationales (Iddri). Directrice
de la chaire Développement durable de Sciences Po.
COPENHAGUE, ET APRÈS ?
Vivre ensemble autrement
Les enjeux du développement durable nous concernent toutes et tous, dans tous les pays, sur tous
les continents, et particulièrement nos enfants qui seront les citoyens de demain.
Ces enjeux s’ancrent au quotidien dans notre travail, nos choix de consommation, notre alimentation,
nos déplacements, nos lieux de vie, notre santé, notre paix et notre liberté.
Ils fondent nos valeurs et nos espoirs dans une société plus engagée, plus créative, plus solidaire
et ainsi plus désirable.
Le changement climatique, auquel nous contribuons toutes et tous à des échelles différentes,
a de graves conséquences sur la planète, l’humanité et la biodiversité qui nous est indispensable.
Il est encore temps de se mobiliser, d’éduquer, d’innover et d’inventer une nouvelle façon de vivre ensemble.
La sobriété heureuse peut être un bel idéal pour aujourd’hui et pour demain.
En accord avec l’Ultimatum climatique lancé par de nombreuses ONG, nous, femmes et mères, qui agissons pour
le développement durable, soutenons le processus de Copenhague et demandons que des engagements signifi catifs
soient pris à Copenhague et ensuite, pour aboutir à un traité international confi rmant les avancées de Kyoto qui
nous permette de construire un autre avenir ensemble.
Le sommet de Copenhague en bref...
La conférence de Copenhague qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009 est la 15 e réunion des 192 pays ayant
ratifi é la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
La CCNUCC entrée en vigueur en 1994 a été complétée en 1997 par le protocole de Kyoto pour répondre
à la menace du changement climatique.
Quelques chiffres :
• augmentation de la température moyenne de la planète de plus de 0,6 °C en un siècle ;
• la température moyenne s’est élevée d’1 °C en Europe mais surtout de 2 °C à 4 °C dans les régions polaires ;
• entre 10 et 23 % de la population mondiale vit dans des zones susceptibles d’être inondées ;
• une hausse de température dépassant 2 °C d’ici la fi n du XXI e siècle pourrait causer une extinction de 20 à 30 %
des espèces animales et végétales.
Je signe la pétition « Copenhague 2009 – l’Ultimatum climatique » sur www.copenhague-2009.com
[ 13 ] Plus d’infos sur www. .fr
[S’ENGAGER]
B. B E N A N T
TRYO
sème aux
4
vents
Après s’être attaqués à la mondialisation avec leur précédent album, le quatuor du reggae
et de la world music français revient avec un dernier opus tout aussi engagé : Ce que
l’on sème. Un album super-écolo avec pour toile de fond les problèmes climatiques, que
viendront compléter deux grands concerts d’ici à la fin de l’année. Rencontre avec Guizmo
et Christophe Mali. Propos recueillis par Sam Bobino
Vous avez une image de groupe écolo. Est-ce que vous
revendiquez cette étiquette, aujourd’hui plus que jamais ?
Forcément. L’état de la planète est tellement alarmant, aux dires
de toutes les ONG. L’état d’urgence fait désormais partie de notre
quotidien et nous influence beaucoup dans l’écriture de nos
chansons. Avec Copenhague qui arrive à grands pas et l’échec de
Kyoto, on se sent plus concernés que jamais.
Justement, l’application du protocole de Kyoto en est à
mi-chemin, quel est votre sentiment sur son bilan ?
Il n’est pas brillant, c’est le moins qu’on puisse dire. Les forêts
primaires sont toujours autant saccagées ; on consomme
de plus en plus de pétrole en épuisant les sols, en détruisant
notre écosystème ; la famine ne cesse d’augmenter et touche
un milliard de personnes. C’est plus déprimant que jamais. Et en
même temps, il y a un magnifique élan d’optimisme, un sursaut
collectif manifesté par toutes ces associations qui proposent des
solutions et font évoluer nos mentalités.
Où se situe l’urgence selon vous ?
Si l’on écoute Greenpeace et les climatologues, il faudra sept
ans pour diminuer de 50 % les émissions de CO 2
. Si on attend
cette échéance sans bouger, la température sur l’ensemble de la
planète augmentera de deux degrés, avec tous les dérèglements
que cela implique : inondations, sécheresses accentuées…
Sept ans, c’est justement la durée d’application d’un protocole
comme Copenhague...
C’est pour ça que le sommet de Copenhague est bien plus important
que Kyoto et qu’il faut se mobiliser pour faire pression
sur les dirigeants. Jamais une mobilisation citoyenne n’aura été
aussi nécessaire et primordiale pour la sauvegarde de la planète.
Vous semblez avoir confiance en ce sommet...
Nous pensons que les choses vont aller dans le bon sens, que
le rôle et l’audace d’Obama vont beaucoup compter lors de ce
sommet. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a aussi de nouveaux
[ 14 ]
pays, comme la Chine et le Brésil, qui comptent énormement
désormais et qui ont un rôle important à jouer, même si on
ignore encore tout de leur position.
Au quotidien, comment se manifeste votre engagement
écologique ? Guizmo, vous avez par exemple posé des
volets pour capter l’énergie solaire chez vous...
Chez moi, c’est « total look » écolo, il y a de tout : ossature
en bois, récupération d’eau de pluie, technologie solaire, géothermie…
C’est vraiment une éco-construction totale avec
uniquement des matériaux sains. J’ai récupéré il y a dix ans
cette vieille ferme de caractère en Bretagne. Comme elle était
d’époque, il a fallu tout refaire. Mais la volonté ne suffit pas, encore
faut-il pouvoir se le permettre. J’ai cette chance, mais les
prix sont aujourd’hui encore tellement contraignants quand on
veut installer chez soi ce genre de matériel, que c’est malheureusement
encore un frein à beaucoup de bonnes intentions.
On espère que ça changera dans les années à venir.
Pourquoi avoir choisi Greenpeace comme principal
partenaire de votre nouvel album et de votre tournée ?
On a une longue histoire avec Greenpeace. Il y a dix ans, on les
avait déjà contactés pour nous accompagner sur une tournée.
Avec un public jeune comme le nôtre, leurs actions pouvaient
avoir une portée. Aujourd’hui, avec la sortie de ce nouvel album
à vocation écologique, on a voulu pousser le partenariat
encore plus loin. On a donc sorti le CD avec le label FSC (FSC
est un écolabel qui assure que la production d’un produit à base de
bois a respecté des procédures censées garantir la gestion durable
des forêts – ndlr). Tout l’emballage et le merchandising ont été
pensés pour être aux normes écolo.
Quelles sont les autres causes pour lesquelles vous militez ?
La lutte anti-OGM, la protection de l’environnement marin où
on s’est associés à une grande campagne internationale contre
la pêche au thon en Méditerranée, etc. Et puis il y a toujours ce
combat contre la déforestation, notamment en Indonésie et au
Congo. Il faut savoir que lorsqu’on coupe les arbres, on lâche
des tonnes de carbone dans notre atmosphère, sans parler
de la face du globe qu’on défigure. On est en train de tuer la
dernière diversité de la planète. Voilà toutes les causes que l’on
défend comme de vieux sages que nous sommes (rires).
Comment avez-vous géré votre dernière tournée française
d’un point de vue écologique ?
Nous avons demandé à un organisme indépendant de réaliser
un bilan carbone sur nos déplacements et de constater tout
ce qui pollue sur une tournée : transports, détritus. Cela nous a
permis de prendre des mesures : privilégier un éclairage basse
consommation et le covoiturage, y sensibiliser le public via des sites
comme la Fnac, les radios partenaires de nos concerts. Certaines
radios vont même relayer ces opérations de covoiturage
pour d’autres concerts d’artistes. Nous avons aussi privilégié les
billets informatiques et mis en place un tri sélectif : utilisation
de gobelets recyclables et réutilisables, consignés, lavables.
Êtes-vous optimistes quant à l’avenir ?
Oui ! Mais avant toute chose nous sommes des chansonniers :
le but est de donner du bonheur aux gens. Les temps sont
durs, raison de plus pour apporter de la gaieté et du rêve. Il ne
faut pas plomber l’ambiance et voir tout en noir… Si c’est la
fin du monde autant baisser les bras et ce n’est pas dans notre
tempérament. L’intérêt d’associations comme Greenpeace, c’est
De gauche à droite : Gizmo, Manu Eveno,
Christophe Mali, Daniel Bravo.
qu’elles t’expliquent qu’il y a des alternatives à la consommation
qui ne sont pas forcément synonymes d’éclairage à la bougie.
Qu’on peut changer les choses si on le veut vraiment. C’est un
message d’espoir auquel nous adhérons totalement.
Retrouvez l’interview en intégralité sur www.neoplanete.fr
Tryo en bref
1995 : rencontre de Manu Eveno, Guizmo et Christophe. Daniel Bravo rejoindra le groupe l’année suivante.
1998 : 1 er succès avec L’Hymne de nos campagnes tiré du 1 er album, Mamagubida.
2000 : sortie du deuxième album Faut qu’ils s’activent, beaucoup plus poétique que le premier, et rencontre avec la troupe de cirque de rue Les Arrosés.
2001 : les deux formations décident de s’unir pour deux concerts aux Zéniths de Lille et de Paris.
2002 : sortie du DVD Reggae à coups d’cirque.
2004 : sortie du live De bouches à oreilles.
2008 : quatrième album du groupe, Ce que l’on sème.
22 novembre 2009 : participation au concert « Ultimatum climatique » au Zénith de Paris à l’initiative de 11 ONG environnementales.
16 décembre 2009 : concert à Bercy qui clôture la tournée française.
[ 15 ]
[S’ENGAGER]
VIAUD,
MIEUX CE MONDE-LÀ !
Prof d’EPS dans un collège, Sébastien Viaud a entrepris, pour
répondre aux interrogations désabusées de ses élèves, un
tour du monde à la rencontre des lauréats du prix américain
Goldman, ces héros méconnus qui luttent au quotidien pour
préserver la planète. Propos recueillis par Alexandrine Chaillou
Que faites-vous depuis votre retour ?
J’ai créé l’association Résistants pour la
Terre, en partie financée par les droits
d’auteur du livre, pour aider ces « Goldmen
» et ces « Goldwomen » à mener
à bien leurs projets. Certains d’entre eux
sont en danger de mort, comme José Andrés
Tamayo Cortez (prix Goldman 2005
– ndlr), un prêtre hondurien dont la tête
a été mise à prix par la mafia du bois. Les
faire connaître, c’est leur donner une protection,
une espérance de vie plus longue.
Et en France, comment peut-on agir ?
Où que l’on soit sur la planète, on peut
agir localement si on s’inscrit dans une
démarche collective. Fermer l’eau du robinet,
faire le tri, tout cela est important,
mais on ne va pas sauver la planète en
changeant une ampoule ! Pour avancer, il
va falloir mettre au défi nos dirigeants. On
ne peut pas faire reposer toute la responsabilité
sur le citoyen. Ses efforts doivent
être complétés par une vraie implication
du politique, qui est aujourd’hui inexis-
tante, ou superficielle. C’est par là qu’on
devrait commencer.
SÉB ASTIEN V I A U D – C Y R I L P E Y R A M O N D
Comment est né le projet ?
Il y a dix ans, j’ai créé un club Unesco
pour discuter avec mes élèves de sujets
non abordés en cours. Nous en sommes
vite venus à parler d’environnement. Leur
discours fataliste face à ces défis qui leur
semblent colossaux m’a attristé. J’ai voulu
leur prouver qu’il était possible d’agir.
En réalisant un tour du monde…
J’ai découvert la Fondation Goldman de
San Francisco. Elle décerne un prix annuel
qui récompense des hommes et des femmes
ordinaires au parcours extraordinaire,
lié à la protection de l’environnement. Ce
sont de vrais résistants pour la Terre. Je
suis parti à leur rencontre pour faire partager
leur expérience et leur message.
Y a-t-il une rencontre qui vous ait
marqué particulièrement ?
C’est une question difficile ! Il y a par
exemple cette femme somalienne, Fa-
tima Jibrell (prix Goldman 2002 – ndlr).
Dans une zone sans stabilité politique,
sans économie, sans infrastructures, elle
a réussi à enrayer la déforestation et à
faire en sorte que les familles utilisent
des sources solaires pour la cuisson des
aliments. Quand on voit ce que certains
peuvent faire à leur petite échelle, on se
dit qu’on peut également agir dans nos
pays. Tout n’est pas perdu heureusement,
et c’est plutôt encourageant !
Qu’avez-vous tiré de cette expérience ?
Elle a profondément bouleversé ma lecture
du monde. Parce que j’ai pu voir des
projets qui fonctionnaient grâce à l’entraide,
aux associations, aux personnes qui
s’impliquent à l’échelle locale. Ce voyage a
reconstruit ma confiance en l’homme et
en ses actions. Je suis parti avec beaucoup
de doutes et un certain cynisme vis-à-vis
de notre capacité à faire le bien et j’ai retrouvé
de l’espoir grâce à ces gens-là.
Résistants pour la Terre,
de Sébastien Viaud et
Anne Gouyon
(Viatao-Liberta)
– à paraître le
3 décembre 2009
– 24,90 euros
www.goldmenlefilm.fr
www.homoecologicus.eu
L’interview complète sur
www.neoplanete.fr
[ 16 ]
Cécile Ducrot-Lochard, la sirène des mécènes
Directrice Grands Donateurs chez
WWF, Cécile est sans doute la seule
salariée d’ONG à devoir porter des
diadèmes de diamants pour son boulot !
Experte en finance philanthropique, qui
signifie en gros : « donner un peu de
ce que l’on possède beaucoup »,
elle a pour profession de convaincre des
personnes fortunées d’aider de grandes
causes. Exemple de mission : persuader
son voisin de table lors d’un dîner de
gala de sauver le thon rouge qu’il est en
train de manger. Cécile est à la finance
philanthropique ce que Hugh Grant est
à l’accent anglais : elle est née avec. Son
papa, fondateur d’Apogé, une société
de gestion spécialisée dans les placements
éthiques, compte parmi les
pionniers en France de
l’ISR (investissement socialement
responsable). Elle
collabore avec lui dès son
diplôme d’école de commerce
en poche, avant de
rejoindre le WWF. Quand
elle s’occupe de trouver
des fonds pour une grande
cause, c’est un peu comme
Sharon Stone animant les
enchères pour le sida à Cannes
: plus efficace et plus
glamour que mamie
Liz Taylor. La belle aux diamants (gracieusement
prêtés par le joaillier Adamence)
manie le Bottin mondain pour
la bonne cause et collectionne les paires
de chaussures pour
promouvoir la sobriété
heureuse. Paradoxe, diront
certains, modernité,
diront d’autres.
Dans tous les cas, Cécile
vit parfaitement cette position
d’intermédiaire entre
deux mondes opposés.
Passionnée par le microcrédit,
elle se lance un
nouveau défi, convaincre
les dirigeants des grandes
entreprises de nouer un
partenariat avec Microworld, la nouvelle
activité de Planète Finance. Elle
n’a pas encore choisi sa tenue…
Alice Audouin
Aurélie Chambouvet, chercheuse… d’algues
La Fondation Daniel Jouvence-Institut de France a décerné le prix Jeune Chercheur 2009 à Aurélie
Chambouvet pour ses recherches sur les parasites marins inconnus ou oubliés. Ces travaux ouvrent
notamment un champ prometteur dans le domaine de la gestion des espaces marins. Par Victoria Beguin Correa
Quel a été l’objet de vos travaux ?
J’ai travaillé sur une micro-algue toxique
nommée Alexandrium minutum, détectée
pour la première fois en 1988 dans le
Finistère Nord, dans la baie de Penzé.
Sa prolifération n’a cessé d’augmenter
puis s’est stabilisée en 2001. J’ai essayé
de comprendre la nature de cette
stabilisation.
Quel est l’impact de ces algues sur
la santé ?
Les toxines libérées par ces microalgues
se retrouvent souvent en grande
quantité dans les moules ou les huîtres,
ce qui empêche leur consommation. Ces
bivalves agissent comme des filtres. Leur
chair devient donc dangereuse pour la
santé. Même à la cuisson, ces toxines
ne s’éliminent pas. Il était donc capital de
déceler ce qui était susceptible d’arrêter
leur développement.
Et vous avez donc découvert qu’il
existait un parasite capable de lutter
contre ces micro-algues toxiques…
Oui, ce parasite nommé Amoebophrya
est capable d’infecter plusieurs microalgues
et de détruire les toxines qu’elles
dégagent. Dès que les micro-algues se
multiplient, ce parasite se développe,
notamment dans l’Alexandrium, et la
détruit. Plusieurs centaines de parasites
se diffusent alors dans l’eau et partent
infecter les autres micro-algues
toxiques. L’action d’efflorescence est
ainsi stoppée.
C’est une avancée importante dans
la connaissance des écosystèmes
marins…
Oui, grâce aux techniques de biologie
moléculaire, le cycle d’infection des parasites
a été décrit avec précision. Et leur rôle au
sein des écosystèmes marins est vital car
ils limitent la prolifération dangereuse
des espèces planctoniques toxiques. Le
développement du parasite Amoebophrya
est donc une bonne nouvelle pour les
consommateurs d’huîtres ou de moules
comme pour les producteurs !
D R
[ 17 ]
Plus de VIP ? www.
.fr
[S’AIMER] ZESTS
Par Alexandrine Chaillou
éthique
AU TOP !
4 looks pour 8 pièces
indispensables de l’hiver
Les créateurs de la mode éthique suivent non seulement
les tendances des podiums, mais ils les précèdent de
plus en plus souvent. Découvrez les pièces phares de la
saison chez les créateurs verts du moment…
LES FÉES D E B E N G A L E – A N D E S M A D E
▲
LES FÉES DE BENGALE :
MON MEC À MOI
Les vêtements Les Fées de
Bengale se veulent beaux par leurs
matières naturelles comme par leur
engagement (création éthique et
équitable en partenariat avec des
coopératives indiennes).
www.lesfeesdebengale.fr
LA BLOUSE FLUIDE
De couleur claire, la blouse fluide en coton est
agréable à porter et douce à regarder. Rentrée
dans un pantalon taille haute ou longue sur
des leggings, la blouse est anti-blues !
LE PANTALON ANDROGYNE
Retour en force cet hiver du look masculin.
On peut féminiser un pantalon droit élégant
par des talons et des accessoires. Le plus ? Un
chapeau ou une cravate façon « p’tit mec ».
[ 18 ]
▲
ANDES MADE :
« JE COCOONE, TU
COCOONES, NOUS
COCOONONS… »
Jeune marque spécialisée
dans la maille et les fibres
andines, Andes Made
crée chaque année des
accessoires en alpaga et en
lama de qualité supérieure.
Les collections sont
fabriquées en Bolivie dans
le respect des principes
du commerce équitable.
www.andes-made.com
LES MITAINES
Frileuses, optez pour de douces
mitaines en laine ou en alpaga.
Portées comme des gants sous un
manteau, elles vous donnent bien
chaud tout en vous laissant libres de
vos mouvements. Deux vrais doudous.
L’ÉCHARPE OVERSIZE
Nouée de façon simple, on la
laisse traîner nonchalamment sur
nos vêtements. Faites attention
à rester sobre : l’écharpe XXL se
suffit à elle-même, s’accompagne
de vêtements fins et se porte avec
des accessoires discrets. Sous peine
d’« effet Bibendum » !
ROSA TAPIOCA :
« THE SIMPLE LIFE »
En privilégiant les acteurs de
proximité, Rosa Tapioca valorise
le respect des normes sociales
et réduit l’impact environnemental
de ses productions.
Les matières sont naturelles et les
chutes de tissus revalorisées dans
la création d’objets, d’accessoires
et de sacs réalisés dans des CAT
(Centres de réinsertion par le
travail). www.rosatapioca.com
LA PETITE ROBE NOIRE
La « little black dress » américaine fait son
grand retour. Manches ballon, épaulettes,
en laine, en soie ou en coton, elle se décline
à l’infini, tout en restant simple, jolie et sexy !
LES SANDALES
Cet hiver, on dévoile nos petits orteils
à travers nos collants opaques ou imprimés,
chaussées de belles sandales à talons en
cuir, en velours ou en daim.
▲
PAS SI « CLASSICS » !
BY MUTATION : ROMANCE
DE CAPE ET D’ÉPÉE
By mutation, jeune marque de mode
éthique, récupère et détourne les matières
textiles des anciennes collections.
www.bymutation-paris.com
Interview de la créatrice sur www.neoplanete.fr▲
LA CAPE-CAPUCHE
Symbole de l’élégance à la française et du romantisme
parisien, la cape fait des ravages. Accessoirisée
avec une broche, elle est sophistiquée mais reste
facile à porter. En toute occasion !
LA ROBE-PULL
La robe-pull en laine ou en coton épais est un basique
cette saison. On l’aime unie assortie d’une
ceinture et d’accessoires colorés ou de bijoux. On
peut la porter avec des leggings et des bottes ou sur
un jean slim avec des ballerines pour un look
plus urbain.
VA L I D E S ET H A N D I C A P É S
APPRÉCIERONT
TO U S LES JOLIES
CRÉATIONS E R G O N O M I Q U E S
ET PRATIQUES
D E C H R I S A M B R A I S S E.
Pour Chris Ambraisse, le
créateur d’A&K Classics © ,
tout est parti d’un constat
simple : difficiles à enfiler ou
à fermer, les vêtements de
prêt-à-porter sont rarement
adaptés aux personnes
handicapées. Il a donc lancé
sa propre marque en 2006
et propose des créations
innovantes, jolies mais surtout
pratiques et accessibles à
tous. Alliant
le fonctionnel à l’esthétique,
ces vêtements sont
ergonomiques et pourvus
de systèmes d’ouverture
facilitant le mouvement
et la mobilité.
« Il n’était pas question
de renforcer le sentiment
de marginalisation éprouvé
par les handicapés, dit-il.
Je ne voulais pas créer
des vêtements dédiés
exclusivement à un public
déjà suffisamment mis à
part. J’ai donc imaginé une
collection qui soit adaptée
aussi bien à des personnes
handicapées physiques que
valides. Depuis, je reste fidèle
à ce credo : œuvrer pour
valoriser la différence
et faire reculer les inégalités,
à travers mon activité
de créateur. » Poursuivant
ses ambitions éthiques,
la marque travaille avec des
associations axées sur une
économie sociale et solidaire
et s’occupe de la réinsertion
de personnes en difficulté. La
plupart des matières utilisées
pour les vêtements sont
recyclées. Résultat : quatre
récompenses dont le premier
prix « Innovation » décerné par
l’OCIRP (Organisme commun
des Institutions
de rente et de prévoyance)
en 2008.
Plus d’info et de photos sur :
www.neoplanete.fr
Par Victoria Béguin Correa
et Alexandrine Chaillou
E M M A G É R A U D – NAVEEN D U B E Y – A&K CLASSICS
[ 19 ]
[S’AIMER]
S TA S P E R O V – F O T O L I A.C O M – D R
Maquillage :
le naturel est à la fête
Pas besoin d’en faire des tonnes pour être la plus belle pour aller danser. Les couches de
fond de teint et les fards criards sont dépassés. Réservez-les à tata Simone ! La beauté
est à la simplicité, au naturel. Et les marques bio l’ont bien compris. Conseils make-up et
shopping vert pour être radieuse sans en faire trop. Par Alexandrine Chaillou
Pour un visage naturel, préférez un maquillage
qui s’harmonise avec votre teint. Évitez
les couleurs artificielles qui donnent souvent
mauvaise mine (comme le jaune ou le vert vif)
et le bleu et le violet qui peuvent durcir les traits.
1 RE ÉTAPE : LE TEINT (NATUREL !)
Commencez par cacher vos petites imperfections
avec un crayon lumière discret. Appliquez ensuite
un fond de teint léger en poudre à l’aide d’un
plumeau large pour répartir uniformément la
matière. Vous pouvez également opter pour un
fond de teint fluide à base d’eau, d’une couleur
très neutre, afin de laisser apparaître votre peau
en transparence. Dans les deux cas, mettezen
peu pour éviter l’effet masque. Soulignez
enfin vos pommettes avec un fard à joues rosé,
qui accrochera subtilement la lumière et vous
donnera bonne mine.
SHOPPING
• Crayon Lumière Visage UNE – 12,90 e – certifié
Écocert – www.unebeauty.com
• Fond de teint Bio Minéral Couleur Caramel – 16,90 e
– certifié Cosmébio – www.couleur-caramel.com
• Pinceau Kabuki Couleur Caramel – 19,90 e – certifié
Cosmébio – www.couleur-caramel.com
• Fard à joues Blush Nvey Eco – 19,50 e – certifié bio
(label australien) – www.nveymakeup.com
[ 20 ]
2 E ÉTAPE : LE REGARD (PROFOND !)
Commencez avec un trait de crayon khôl
sur la paupière, au ras des cils (attention, on
ne tremble pas !). Estompez le surplus à l’aide
d’un coton-tige, puis passez le crayon noir
à l’intérieur de l’œil sur la paupière inférieure.
Pour ouvrir le regard, appliquez une ombre
au pinceau dans le creux de la paupière.
Choisissez plutôt des fards de couleurs
sombres (gris foncé, brun, noir), plus élégants.
Pour la pose, partez de l’intérieur de l’œil
et glissez vers l’extérieur. Ensuite, passez
délicatement un peu d’ombre à paupières
sous l’œil à l’aide d’un pinceau fin, juste au ras
des cils. Enfin, terminez le maquillage des yeux
en appliquant un mascara noir pour redonner
profondeur et intensité au regard. Grrr !
SHOPPING
• Mascara Black Annemarie Börlind – 15,40 e
– Cosmétique naturelle certifiée Eco Control
– N° conso : 03.88.81.82.28 – www.boerlind.com
• Crayon khôl Noirs Absolus (10,90 e), crayon yeux
Sfumato (10,90 e) et ombre à paupières Sfumato
(15,90 e) UNE – certifié Écocert – www.unebeauty.com
3 E ÉTAPE : LA BOUCHE (PÉTILLANTE !)
Puisqu’on est restées sages et sobres jusqu’à présent, les plus
audacieuses peuvent oser la fantaisie et choisir un rouge à lèvres
vif dans les tons rouges ou bordeaux. Sinon, optez pour une
couleur plus claire qui s’accorde avec votre teint. Le gloss « nude »
beige fait également son petit effet, mais gardez-le sur vous car il
s’estompe plus rapidement qu’un rouge à lèvres classique. Vous
pouvez également appliquer en dessous de la couleur un soin
des lèvres pour leur donner plus de brillance et les protéger.
SHOPPING
• Soin lèvres coloré à l’huile de lotus Plante System (Arkopharma) – 4,90 e
– certifié Écocert – www.arkopharma.fr
• Rouge à lèvres rechargeable Baiser Volé Elysambre – Boîtier 6,50 e + recharge
13,50 e – certifié Bio et Éco – www.elysambre.com
• Gloss Marron Givré rechargeable Elysambre – Boîtier 7 e + recharge 15,50 e
– certifié Bio et Éco – www.elysambre.com
LA TOUCHE FINALE (BRILLANTE !)
Pour les soirs de fête, vous pouvez aussi vous
amuser avec une huile pailletée. À appliquer sur le
décolleté, en haut des pommettes ou sous l’arcade
sourcilière pour souligner le maquillage des yeux.
Vous pouvez également utiliser certaines huiles
sublimantes sur les cheveux.
U N E
SHOPPING
• Huile pailletée sublimatrice Oaskin Les 3 Chênes – 11,45 e
– certifié Cosmébio – www.3chenes.fr
[ 21 ]
[COCOONER] DESIGN & RECYCLAGE AVEC
Par Élise Morin
Grâce au tri et au recyclage, les emballages ne sont plus des déchets mais deviennent de véritables
ressources pour le futur. En partie réutilisés pour un usage identique, ils permettent aussi d’inventer
de nouveaux objets, de nouvelles formes, notamment dans le domaine de l’art. C’est pourquoi
Coca-Cola, au-delà de sa politique de réduction de ses emballages, encourage les consommateurs
à trier, recycler, réutiliser, bref, à faire du neuf avec du vieux. Tour d’horizon de quelques-uns de ces
génies du recyclage dénichés par Néoplanète.
Embellir et offrir plusieurs vies aux déchets
plastique, telle est la mission que
Richard G. Liddle s’est fixée. Son rêve :
faire la révolution dans nos maisons !
Richard G. Liddle
C’est en voyant s’amonceler des tonnes de plastique dans
les décharges d’une ville industrielle du nord-est de la
Grande-Bretagne que Richard G. Liddle s’intéresse à la
gestion des déchets. « Étudiant, j’ai d’abord envisagé le design durable
en travaillant le bois et le plastique recyclés, mais ce que l’on
peut en faire est finalement assez limité. En Angleterre, la plupart de
ces matériaux recyclés sont importés faute d’infrastructures, et le vrai
problème, c’est que nos déchets restent des déchets », explique-t-il.
C O H D A
UN DESIGNER ALCHIMISTE
Après deux années passées à étudier la question au Royal College
of Art de Londres, ce véritable magicien du plastique développe
un brevet qui combine le recyclage et le procédé de
fabrication en un seul et même processus.
En 2006, Liddle fonde Cohda Design et s’équipe alors de machines
industrielles qui peuvent littéralement engloutir les bouteilles
plastique, articles ménagers et emballages pour les moudre en
flocons, les fondre et les transformer en une sorte de fil plastique
qui offre d’innombrables possibilités. Richard Liddle peut alors
laisser libre cours à son imagination et tisser de ses doigts de
fée-designer chaises, lampes et autres objets à l’esthétique résolument
urbaine.
Sa chaise RD (Roughly Drawn, ou « brut de design »), tire ainsi
humblement son nom du geste dont elle est issue. Chaque chaise,
structurée par des bandes de plastique tissées 100 % recyclées
est unique… et 100 % recyclable.
LES DÉCHETS,
IL S’ASSOIT
DESSUS !
Le designer se passionne pour les machines qui peuvent produire
en série des objets modélisés sur fichiers numériques,
et rêve d’un monde où ces technologies, aujourd’hui hors de
prix, seraient accessibles à tous et rendraient possible une
production « maison » : « Chez nous, nous possédons tous
un pourcentage élevé de produits plastique. Imaginez si vous
pouviez les utiliser pour créer de nouvelles marchandises. Quand
vous auriez besoin d’un produit, vous pourriez simplement acheter
un dessin et la conception à un designer et utiliser la matière
que vous avez déjà pour la re-mouler. »
Et hop, la corbeille à pain rétro de tante Georgette vous revient
en chaise urbaine, ultra branchée et… 100 % écolo !
[ 22 ]
Thierry Jeannot
CRISTAL ? NON, PLASTIQUE !
Ces créations de Thierry Jeannot n’en finissent pas de surprendre le public,
et dans l’ombre de ses luminaires se cache une bien belle histoire.
Après avoir conçu des collections
de bijoux et d’accessoires
en résine pour de nombreuses
marques, Thierry Jeannot
se tourne vers les techniques artisanales
et peu à peu sa curiosité, une
réflexion sur son métier et une belle
rencontre vont le mener à Mexico.
Il découvre ainsi la fascinante mégalopole qui, au fur et à mesure
qu’elle s’étend, voit grossir ses décharges géantes. Un
monde parallèle où des familles entières et toute une population
d’enfants ayant quitté leur village poussés par la pauvreté
vivent du tri, et où des caciques veillent sur leur précieux
trésor : les déchets.
Si les monticules d’ordures représentent la fin de cycle des
produits de grande consommation, ils vont aussi être le
point de départ d’une démarche artistique et sociale où
la matière recyclée va prendre une nouvelle dimension. Un
virage radical s’amorce dans le parcours de Thierry Jeannot
qui, en 2006, imagine un projet courageux et généreux :
UrbanCrafts.
Présenté comme « une plate-forme
durable », UrbanCrafts est un
atelier de création éducatif basé à
la fois sur le recyclage des bouteilles
en plastique et sur la formation
et l’emploi des enfants et des
adultes défavorisés.
Les enfants des rues, dont la journée dans l’atelier commence
souvent par une bonne douche et un repas, apprennent à
valoriser les déchets récupérés et découvrent le goût d’une
autre vie possible. Thierry Jeannot privilégie une conception
du design réalisé avec un minimum d’outils et valorise le travail
à domicile. Beaucoup de femmes ont ainsi aujourd’hui la
possibilité de collaborer à la production de lampes, de chandeliers
ou de bougeoirs en bouteilles plastique recyclées en
travaillant de chez elles, tout en gagnant le double du salaire
minimum mexicain.
Optimiste quant à l’avenir de ce lumineux projet social qui montre
une nouvelle fois que philanthropie, environnement et économie
ne sont pas incompatibles, Thierry Jeannot projette de développer
le modèle de UrbanCrafts dans d’autres villes et pays.
C O H D A
[ 23 ]
[COCOONER]
LLUSTRATION : C H R I S TO P H E BESSE
10
éco-gestes pour préserver
le climat
La conférence de Copenhague réunit les
dirigeants du monde entier afin d’élaborer
une stratégie commune pour lutter contre
le changement climatique. Et nous pouvons
tous, avec un peu d’astuce, réduire nos
émissions de gaz à effet de serre et agir
pour le climat à notre échelle.
Avec Noé Conservation
J’ISOLE MON LOGEMENT
1 Diviser par quatre nos émissions de CO 2
: voilà
l’objectif à se fixer pour limiter le réchauffement
de la planète et ses dégâts corollaires. Notre logement, s’il
est mal isolé, peut s’avérer un vrai gouffre énergétique...
et financier ! Des fenêtres à double, voire triple vitrage et
des menuiseries en bois (sapin, chêne) sont un bon début
pour améliorer l’isolation et gagner en confort thermique et
acoustique. De la laine de bois ou de chanvre sous les toits
et des tapis au sol viennent compléter le tableau. À noter :
les travaux d’isolation peuvent bénéficier d’aides financières.
Voilà qui devrait décider les plus frileux !
JE BAISSE LA TEMPÉRATURE DE MON
2 LOGEMENT
Une température de 19 °C dans le salon
et de 16 °C dans les chambres, c’est amplement suffisant !
N’oublions pas qu’un degré en trop c’est près de 7 % de
consommation énergétique supplémentaire. Et si vous êtes
frileux, emmitouflez-vous dans un pull supplémentaire. Lorsque
vous vous absentez pour une courte durée, baissez la
température de votre logement de 3 à 4 °C. Un régulateur
[ 24 ]
de température peut vous y aider (thermostats d’ambiance,
robinets thermostatiques) et allégera de surcroît votre
consommation énergétique annuelle de 10 % !
J’EMMÈNE LES ENFANTS À L’ÉCOLE EN
6 PÉDIBUS
Le pédibus… mais quel est ce nouveau mode
de transport innovant et 100 % écologique ? Conduit par des
parents volontaires, ce ramassage scolaire permet de mener
les jeunes élèves jusqu’à leur école… à pied ! Sur un itinéraire
donné et à des horaires précis, le pédibus rassemble les
enfants d’un même quartier et les conduit à bon port dans
la bonne humeur. Ce moyen de transport, pour le moins original,
permet de limiter le nombre de voitures aux entrées et
sorties de classe et diminue les émissions de gaz à effet de
serre, tout en garantissant une plus grande sécurité à proximité
des écoles. Renseignez-vous auprès de votre centre scolaire,
un pédibus passe peut-être à deux pas de chez vous.
N’attendez plus, en marche !
JE FAIS LA CHASSE AUX
PLASTIQUES
Regardez autour de vous : le pétrole est
partout ! Chaise en PVC, tissu synthétique, sac plastique, brosse
à dents, etc. Amusez-vous à les répertorier chez vous ou durant
vos courses, et réfléchissez à ceux que vous pouvez facilement
remplacer. Se servir de sacs réutilisables pour faire les courses,
acheter son fromage ou sa viande à la coupe pour éviter les
barquettes en polystyrène, choisir des matières naturelles pour
les vêtements ou les jouets : des petits gestes à multiplier !
3 7
4 8
J’OPTIMISE L’UTILISATION DES
APPAREILS ÉLECTROMÉNAGERS
Choisir ses appareils électroménagers de classe énergétique A
ou A+ c’est une chose, mais encore faut-il les utiliser judicieusement
! Ne faites fonctionner votre lave-vaisselle qu’une fois
plein, utilisez la fonction économique et le programme à basse
température (30 ou 40 °C) de votre lave-linge : vous consommerez
moins d’énergie et allongerez la durée de vie de vos
vêtements ! Il reste une tâche ? Vous la laverez à la main. Éloignez
votre réfrigérateur des sources de chaleur et n’y mettez
pas d’aliments encore chauds. Ces petits gestes ne soulageront
pas uniquement la planète, mais aussi votre portefeuille…
J’OPTE POUR LE VÉLO À ASSISTANCE
5 ÉLECTRIQUE
Les grandes distances ou un parcours ponctué
de quelques bonnes côtes sont autant d’obstacles à l’utilisation
du vélo. Offrez-vous un vélo à assistance électrique,
équipé d’un petit moteur électrique et d’une batterie rechargeable
qui accompagnent le cycliste dans son effort. Il devient
alors possible de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres
même pour un sportif peu aguerri…
JE RÉDUIS MA CONSOMMATION
DE VIANDE
L’industrie de la viande est le plus gros pollueur,
nécessitant de gros besoins en énergie (eau, alimentation, transport…).
Un exemple : la production d’un kilo de viande de veau
dégage la même quantité de gaz à effet de serre qu’un trajet en
automobile de 220 km ! Mangez de la viande deux ou trois fois
par semaine, adoptez les mélanges de céréales et de légumes
secs, et préférez les viandes blanches (porc, volaille) dont la production
dégage moins de gaz à effet de serre.
J’ACHÈTE DES PRODUITS BIO
Zéro pesticide et insecticide chimique, des
engrais naturels, l’agriculture bio a tout bon ! En
moyenne, ce mode de production émet 30 % de moins de gaz à
effet de serre que l’agriculture conventionnelle. Voilà un argument
supplémentaire pour introduire plus d’aliments bio dans notre
alimentation. Il est vrai qu’acheter bio est souvent plus cher, mais
aujourd’hui, de nouvelles marques de produits bio apparaissent
sur les étalages, plus abordables pour les petits porte-monnaie.
Introduisez-les donc progressivement dans votre caddie, plus nous
serons nombreux à les acheter, plus les prix seront abordables !
JE M’ÉCLAIRE À L’ÉLECTRICITÉ VERTE
9 C’est bien connu, avec l’arrivée de l’hiver, notre
facture d’électricité s’alourdit et le coût pour
le climat aussi ! Vous pouvez décider d’opter pour l’électricité
verte, produite essentiellement à partir de sources d’énergie
renouvelable comme l’hydraulique, l’éolien, la géothermie ou
la biomasse. Renseignez-vous bien sur l’origine de l’électricité
et les certifications auprès des différents fournisseurs.
JE SENSIBILISE MON ENTOURAGE
10 Au travail, boycottez la machine à café et ses
gobelets en plastique pour préparer votre propre
café dans de vraies tasses. Économisez le papier en limitant les
impressions et en utilisant les deux faces des feuilles ! Munissez
les appareils électriques de votre bureau de multiprises avec
interrupteurs, ce qui facilitera l’extinction de tous les appareils le soir
venu. Organisez un système de covoiturage dans votre entreprise
et développez lorsque cela est possible le télétravail. À la maison,
demandez à vos enfants d’éteindre les lumières, faites-leur de bons
petits plats bio, incitez-les au tri… bientôt ils deviendront encore
plus concernés par la planète que vous !
Pour sauvegarder la biodiversité au travail, en vacances ou chez
vous, retrouvez de nombreux conseils sur : www.agisavecnoe.org
[ 25 ]
Plus de tuyaux ? www. .fr
[cocooner] ZESTS
Par Stéphane Aitaissa et Julie Hautière
Les plus malins
Des couverts fabriqués à partir
de goulots de bouteilles de vin et
de bière ? Un parfait exemple de
recyclage poétique et artistique.
http://laurence.brabant.free.fr
Les plus chics
Fabriqués à partir de la tôle matelassée
des stands de hot-dogs
américains, ces placards Delicious,
c’est leur nom, sont empilables.
Et en plus, ils sont beaux !
En vente courant 2010.
www.mathieulehanneur.com
La plus boisée
Une chaise à bascule
fabriquée en fibres de bois
composite, associées
à un plastique polymère,
à la fois cocoon,
moderne et écolo.
39,95 euros.
www.ikea.fr
La plus select
Du vert sous le sapin
Fin d’année oblige, les objets high-tech fleurissent dans les boutiques et
chez les designers ! De curiosités en projets, voici la hotte sélectionnée par
Néoplanète…
Trois compartiments
distincts empilés,
fixés sur une colonne
centrale pour un
encombrement
minimum et un
maximum de style !
À noter que cette
poubelle de Constance
Guisset n’est pas
encore éditée.
www.constanceguisset.com
fred d u m u r – d r
Le plus naturel
Dressez votre table de Noël avec cette
vaisselle en particules de bambou recyclées,
compressées et laquées.
18 euros les 6 petites assiettes et
2,50 euros le verre, chez Merci.
N° lecteurs : 01.42.77.00.33.
Les plus allumés
Les créations de Saasz (tables basses, étagères…) intègrent le tout premier verre
éclairant développé en collaboration avec Saint-Gobain Innovations/Quantum
Glass. Ce matériau innovant, à la durée de vie ultra-longue (environ
50 000 heures, soit près de vingt ans en usage courant), est recyclable
et respectueux de l’environnement, notamment en prohibant
l’utilisation de vapeur de mercure. La particularité de ces objets : leur
lumière ne provient pas d’une ampoule mais du matériau lui-même.
À partir de 1 200 euros.
En vente uniquement au Limited Store, 41, rue de Seine, 75006 Paris, jusqu’au 9 janvier 2010.
[ 26 ]
Les plus insolites
Les canalisations mènent à tout ! La
preuve avec cette Pretty Vases Collection
(PVC) inédite. Déclinés sous plusieurs
formes, ces vases sont fabriqués à partir
de sections de canalisations en PVC.
À partir de 122 euros.
www.domeauperes.com, en vente au Bon
Marché.
[COCOONER] ZESTS
Les Éco-trophées
du cadre de vie
Parce que ceux qui aiment le jardin et les animaux sont indispensables pour protéger la biodiversité,
Néoplanète est heureux de soutenir les Éco-trophées du cadre de vie organisés par le Groupe J,
premier challenge annuel valorisant les meilleurs écoproduits et démarches environnementales des
professionnels du jardin, de la fleuristerie et de l’animal de compagnie. Un événement qui met en
lumière innovations et produits ingénieux pour bêcher sans polluer.
50 sociétés et 60 produits ont été analysés
selon différents critères : éco-management,
impact environnemental du produit sur la
totalité de son cycle de vie, ingéniosité,
etc. Parmi eux :
LES ÉCOPRODUITS
La litière verte
de VITAKRAFT
(catégorie Animal
de compagnie) :
100 % naturelle
et biodégradable.
Les plants maraîchers Vivénat
d’HORTITOURAINE
(catégorie Végétal) : une
gamme de 40 plants de
légumes et 6 variétés
d’aromatiques certifi és
Agriculture Biologique,
mais surtout un
concept global
répondant à
l’ensemble des attentes
de l’éco-consommateur.
Le Bactériosol jardin de
SOBAC (catégorie Produits
pour le jardin) : un procédé
unique de fertilisation
qui développe l’humus
doux du sol par l’action
d’un écosystème issu de
composts végétaux.
LES AUTRES PRIX
Pour l’éco-management : Le pépiniériste MINIER, le
fabricant de terreau FALIENOR, le constructeur de tondeuses
HONDA, le fabricant d’emballages pour fl euristes
CLAYRTON’S et l’importateur de poissons et de
coraux AMBLARD. Les coups de cœur du Jury : AL-
LIANCE 47, ENO et ATM pour leurs politiques environnementales,
ainsi que l’Éco-terreau
de DCM SOPRIMEX et le paillis de
chanvre de BIOLANDES.
Le pot Wimpi
de SOPRIMEX
(Protection et
Accessoires) : un pot
prêt à l’emploi 100 %
biodégradable pour
réussir tous ses semis.
Les lames de terrasse SILVADEC
(catégorie Aménagement et décoration
du jardin) : elles sont réalisées en bois
composite, à base de produits recyclés
et sont recyclables à 100 %.
LE MOT DU
PRÉSIDENT :
« L’ÉCOLOGIE
N’EST PAS UNE
IDÉOLOGIE, NI UNE
RELIGION. C’EST
UNE ÉVIDENCE.
[…] C’EST DANS
CET ESPRIT QUE
SONT NÉS LES
ÉCO-TROPHÉES. »
JACQUES LEGROS
D R
[ 27 ]
[PUBLI-REPORTAGE]
Respirez avec les plantes
dépolluantes
La pollution extérieure – les émissions de CO 2
– est l’objet de toute les attentions. Mais savez-vous que
l’air intérieur est 10 à 100 fois plus pollué ? Encore une fois, la nature nous apporte la solution !
T R U F FA U T
Anthurium
IL ÉTAIT UNE FOIS...
Le docteur Wolverton, chercheur
environnemental de la NASA, a mis
en évidence au cours de ses missions
les bienfaits des plantes et leur pouvoir
dépolluant. 1973, retour du vaisseau
Skylab 3 de la NASA : à l’intérieur, on
relève 107 COV ! Pour une analyse plus
approfondie, le docteur Wolverton crée
le BioHome, un lieu hermétiquement
clos, dans lequel il introduit 15 plantes,
sous différentes conditions. Au bout de
quelques jours, toute trace de COV
a disparu. En 1984, l’hypothèse est
confirmée : certaines plantes absorbent
les COV de l’air.
LES COV, C’EST QUOI ?
Les COV (composants organiques
volatils) sont des polluants, comme le
benzène, l’ammoniac, le formaldéhyde,
le monoxyde de carbone, etc. On les
trouve dans de nombreux matériaux
et objets de notre quotidien : mobilier,
peintures, produits d’entretien ou même
ordinateurs...
Ces composants stagnent
à l’intérieur des habitations.
Plusieurs solutions sont
alors possibles : aérer
régulièrement, et disposer
des plantes dépolluantes
dans les différentes pièces
de la maison.
INSPIREZ, EXPIREZ...
Les plantes sont des
êtres vivants qui
respirent, transpirent et
se nourrissent comme les hommes.
Elles peuvent également purifier l’air en
stockant les matières chimiques nocives
ou en les transformant pour s’en nourrir.
C’est ce qu’on appelle « bioépuration »
ou « phytoremédiation ». Pour ce, deux
méthodes :
1/ les plantes dépolluent en captant par
leur feuillage les substances volatiles.
Elles sont absorbées par les stomates
(orifices présents sous les feuilles
permettant les échanges gazeux et
hydriques) ;
2/ certains polluants sont également
absorbés par voie racinaire grâce à
l’action de micro-organismes présents
dans le sol.
Exemples de plantes :
• le Ficus, lumière moyenne à forte,
fort pouvoir dépolluant (toluène
formaldéhyde, ammoniac, xylène). Pièce
idéale : séjour.
• le Dracaena marginata, lumière
moyenne, fort pouvoir dépolluant
(benzène, xylène, formaldéhyde). Pièces
idéales : séjour, salle de bains, chambre
des adultes ;
• le Phoenix roebelenii, grande lumière,
fort pouvoir dépolluant (formaldéhyde,
xylène) ;
• l’Anthurium, lumière tamisée, fort
pouvoir dépolluant (formaldéhyde,
ammoniac, xylène). Pièce : cuisine ;
• le Spathiphyllum, peu de lumière,
fort pouvoir dépolluant (tous les
polluants). Pièce idéale : chambre des
adultes.
Plus d’infos sur les plantes
dépolluantes sur www.truffaut.com,
rubrique « Plus Belle sera la Terre ».
Phoenix
roebelenii
[ 28 ]
ÉCO KIDS
Par Stéphane Aitaissa
Noël avant l’heure !
Que ce soit un doudou, un coffret-cadeau ou un simple jouet, la hotte du Père
Noël sera encore bien verte cette année. Enfants, à vos listes ! Par Stéphane Aitaissa
C’EST QUOI CE
CIRQUE ?
Un sympathique clown
à reconstituer à l’aide
des repères de couleur.
2 ans et plus
Environ 25 euros
www.plantoys.com
CHOCOLAT, Y’A BON
4 petits jeux des 7 familles pour découvrir le
monde du cacao et du commerce équitable.
De 3 à 12 ans
Environ 9,90 euros
www.ludeki.com
STEPHEN R A I N E R/W W W .S X C.H U – D R
À DÉVORER SANS FIN
Défendons les éléphants
Une collection remarquable de petits
romans pour les 6-8 ans. Le dernier
paru raconte comment Claire, Julien, Thomas
et leur furet Wifi , les Sauvenature, se déplacent
jusqu’au parc national d’Amboseli au Kenya pour
comprendre les morts mystérieuses d’éléphants et
apprendre comment on peut les protéger. En route !!!
De Jean-Marie Defossez et Fabien Mense
(Flammarion) ; 5,95 euros
Sauvons notre planète !
Un petit ouvrage d’une cinquantaine
de pages sur toutes les questions de
développement durable que l’on peut
se poser vers 9 ans. « Qu’est-ce qui
pollue l’eau ? », « Qu’est-ce que la biodiversité ? »,
« C’est quoi l’effet de serre ? »… Extrêmement
simple et instructif, ce petit manuel peut se balader
partout avec vous. Allez hop, dans le cartable…
De Susan Meredith (Éditions Usborne) ; 6,50 euros
Chaude, la planète
Et si, fi nalement, c’était aux animaux
de prendre en main l’avenir du
réchauffement climatique ? Réunion
entre eux, ça cherche, ça fouille…
On trouve un coupable : les vaches !
Mais comment faire pour les empêcher d’émettre
des gaz ? Bonne question, on va trouver…
Un très bel album qui change un peu de ce que l’on
a pu voir jusque-là.
De Sandrine Dumas Roy et Emmanuelle Houssais
(Éditions du Ricochet) ; 13,50 euros
Par Fred Ricou
www.leshistoiressansfin.com
BEAUX RÊVES EN
COULEURS !
L’Écolumidoux est un doudou-veilleuse
en coton bio conçu selon les principes
du commerce équitable. Sa veilleuse
fonctionne sans pile grâce à la photoluminescence
et accompagne le sommeil
de bébé en s’éteignant progressivement.
Environ 22 euros – www.papili.org
EN V’LÀ UN QUI A DU
MORDANT
Tirez cet alligator par la fi celle et
vous l’entendrez émettre un bruit
de « clac-clac » très amusant.
À partir de 18 mois
Environ 20 euros – www.plantoys.com
[ 29 ]
TOUT EN UN
Un coffret-cadeau 100 % bio
composé entre autres d’une
cape de bain, d’un gant de
toilette assorti et d’une trousse
contenant trois produits de
toilette pour assurer à votre
bébé bien-être et douceur.
64 euros environ
www.atelierdesbebes.com
[savourer]
Retour
aux racines
Quoi de plus naturel dans la cuisine que le retour à la terre ? Tel est le
crédo de Laurence Salomon qui nous plonge dans le monde caché des
légumes-racines avec un ouvrage passionnant. À creuser bien sûr !
Propos recueillis par Stéphane Aitaissa
Avant d’évoquer votre livre Racines, du raifort au navet
du Pardailhan, parlez-nous un peu de vos propres
racines…
J’ai grandi en Charente au contact
de la nature. Ma maman cuisinait
admirablement bien avec des produits
fermiers locaux et très sains. Elle m’a
transmis le goût vrai des aliments.
Pourquoi écrire un livre aussi atypique
?
J’ai souhaité inciter les maraîchers à
planter davantage de légumes différents,
nouveaux, et encourager leurs clients à
les utiliser. Pour que la peur de l’inconnu
ne soit pas un barrage dans l’achat de
ces légumes.
Votre façon de cuisiner les racines
rejoint un peu la démarche de
Marc Veyrat avec son travail sur les
herbes de montagne. Est-ce aussi
une nouvelle façon de penser la
cuisine ?
Ma cuisine, aussi bien dans les plats
salés que sucrés, fait appel à tous ces
merveilleux ingrédients que recèle
l’épicerie bio, mais aussi à mon savoirfaire
si particulier acquis après ces vingt années d’expérience et
d’intégration personnelle. En effet, la cuisine est indissociable de
la nutrition, car ce que nous mangeons doit être en lien avec
le vivant qui est en nous. Ma « cuisine originelle », comme je la
qualifie, est une nouvelle voie culinaire qui est bien différente de
la pratique des autres chefs.
Vous ne pensez pas que le mot « racines » peut faire
peur au consommateur ?
Racine veut simplement dire « ce qui pousse dans la terre »,
Une maman qui lui a transmis le
goût vrai des aliments et vingt années
d’expérience et d’intégration personnelle
ont permis à Laurence Salomon de
réaliser cet ouvrage atypique.
mais ce terme a également été choisi pour ce retour aux
sources, au non-dénaturé, dont nous avons tant besoin.
On constate ces dernières années
un retour des légumes comme,
par exemple, le topinambour et le
rutabaga.
Car bien cuisinés, ces légumes sont
délicieux et il n’y a plus lieu de les
assimiler aux temps de pénurie.
Peut-on les associer à un repas de
fête ?
Bien sûr ! Par exemple, une pintade
au cidre et au raisin avec une purée
de topinambour, ou un velouté de
rutabaga au lait d’avoine et crème
d’amande, noix de Saint-Jacques
émincées crues et marinées au shoyu
(sauce de soja – ndlr).
Les racines sont-elles faciles à cuisiner
au quotidien ?
Oui, il faut seulement se libérer des
peurs face à l’inconnu et se dire qu’une
betterave jaune se cuisine comme la
rouge plus commune, ou qu’un navet
« boule d’or » s’incorpore aussi bien
dans une soupe que le navet à collet rose commun.
Quels sont leurs bienfaits sur la santé ?
Ce sont des légumes énergétiques, favorables aux temps
froids qu’il faut absolument redécouvrir l’hiver et ainsi ne plus
utiliser les légumes hors saison comme la courgette ou la
tomate.
Racines, du raifort au navet du Pardailhan, de Laurence Salomon,
éditions La Plage, 19,90 euros
s ac h i n g h o d k e-w w w .s x c.h u – d r
[ 30 ]
Mille-feuilles de tofu aux carottes, dattes et curcuma, couscous d’épeautre
aux pois chiches et houmous « curcamande »
Ingrédients
Mille-feuilles
• 400 g de carottes, chantenay
de préférence
• 1 bloc de tofu nature de 500 g
• 4 dattes medjoul
• 2 c. à soupe de tamari
• 8 pincées de curcuma
• Poivre de Penja fraîchement moulu
• 2 c. à soupe d’huile d’olive
Couscous aux pois chiches
• 500 g de pois chiches
• 200 g de couscous complet d’épeautre
• 1 c. à café de bouillon de légumes
Houmous « curcamande »
• Les deux tiers des pois chiches cuits
• 1 c. à soupe de purée d’amande
• 2 gousses d’ail
• Le jus d’1 citron
• 1/2 cm de racine de curcuma pelée
ou 2 pincées de curcuma en poudre
• 3 c. à soupe d’huile d’olive
• Jus de cuisson des pois chiches
Crème de menthe aux amandes
• 40 g d’amandes
• 1 petit bouquet de menthe
• 3 c. à soupe d’huile d’olive
• Le jus d’1/2 citron
• 2 c. à soupe de shoyu
recette
• Mille-feuilles
Peler les carottes et les tailler en gros
spaghettis à l’aide d’un coupe-légumes
Rouet. Placer 4 emporte-pièces sur le panier
d’un cuit-vapeur et répartir les spaghettis
de carotte à l’intérieur. Tasser légèrement
et cuire environ 10 minutes à la vapeur,
jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Réserver
les spaghettis cuits dans les cercles. Dans
le bloc de tofu, tailler 2 cylindres à l’aide
d’un emporte-pièce de la même taille que
ceux de la cuisson des carottes. Couper
chaque cylindre en 6 tranches d’environ
2 mm d’épaisseur. Laver les dattes,
les dénoyauter, les couper en deux puis
chaque moitié en quatre. À l’intérieur
de 4 emporte-pièces disposés sur un plat
allant au four, poser 4 tranches rondes
de tofu. Laisser tomber quelques gouttes
de tamari et répartir la moitié des spaghettis
de carotte sur les tranches. Sur chacune,
déposer ensuite 4 petits quartiers de
datte, parsemer d’une pincée de curcuma,
poivrer et poser une deuxième tranche
de tofu. Laisser tomber quelques gouttes
de tamari, répartir le restant des spaghettis
de carotte et recouvrir de 4 morceaux
de datte par emporte-pièce. Terminer
avec une dernière tranche de tofu, huilée
avec l’huile d’olive et poudrée de curcuma.
• Couscous aux pois chiches
Prévoir de faire tremper les pois chiches
pendant environ 10 heures avant leur
cuisson. Les rincer et les cuire pendant
1 h 30, en salant l’eau seulement après
la première ébullition. En égoutter un tiers
et réserver le reste dans l’eau de cuisson.
Placer le couscous dans un récipient. Verser
300 ml d’eau bouillante, dans laquelle
on aura dissous le bouillon de légumes.
Couvrir et laisser gonfler pendant
20 minutes. Aérer les grains à la fourchette
et les mélanger aux pois chiches égouttés.
Rectifier le sel et réserver.
• Houmous « curcamande »
Mixer les pois chiches restants avec
la purée d’amande, l’ail, le jus de citron,
le curcuma pelé, l’huile d’olive et le jus
de cuisson. Rectifier le sel.
• Crème de menthe aux amandes
Torréfier les amandes au four, pendant
20 minutes à 150 °C. Prélever les feuilles
de menthe et les laver. Mixer les feuilles
de menthe avec l’huile d’olive, les amandes,
le jus de citron, le shoyu et ce qu’il faut d’eau
pour obtenir la consistance d’une crème.
Finitions et présentation
Tailler une carotte chantenay en fins
spaghettis grâce au coupe-légumes Rouet.
Couvrir les mille-feuilles d’un couvercle
ou d’un papier cuisson pour les protéger
du dessèchement, et les chauffer pendant
10 minutes à 150 °C, à four non ventilé.
Placer les mille-feuilles dans chaque
assiette et poser sur le dessus une
feuille de menthe. Accompagner avec
le couscous aux pois chiches, l’houmous
et la crème de menthe aux amandes.
Placer à côté un petit contenant
avec un nid de spaghettis de carotte.
[ 31 ]
Plus de miam-miam ? www.
.fr
D R – O V E T Ø P F E R/W W W .S X C.H U
[SAVOURER]
Par l’équipe de
www.mescoursespourlaplanete.com
C’EST LA SAISON !
LA BANANE
Avec près de 2 kg par Français
et par an (selon la FAO – Organisation
des Nations unies pour
l’alimentation et l’agriculture), la
banane nous est si familière qu’on
en oublierait presque qu’elle
ne pousse pas dans nos campagnes.
Elle vient de loin – d’Afrique,
d’Amérique du Sud, des Caraïbes –
et les étiquettes de ce fruit riche
en potassium reflètent mal son long
voyage, la sueur des hommes qui l’ont
cultivée ou les dommages causés par
sa culture extensive. C’est en effet le
fruit le plus cultivé au monde (quatrième
culture mondiale après le riz,
le blé et le maïs), représentant
quelque 80 millions de tonnes
par an.
Pour tenir le rythme, une
grande quantité de pesticides
est dispersée sur
les plantations afi n que le
fruit atteigne le calibre souhaité
et garde un aspect impeccable au
fi l des manipulations et des transports.
Malgré cela, 30 à 40 % des récoltes
fi nissent à la poubelle, selon The Ecologist.
Cette culture intensive mène à
l’épuisement des sols tandis que sur le
front social, les ouvriers agricoles subissent
les conséquences
de
son prix très
bas toute l’année,
avec des
conditions de travail
et de vie précaires.
Pensez donc à acheter
en priorité des fruits locaux
et de saison. Et si l’envie est trop
forte, préférez une banane labellisée
équitable ou biologique, ou encore
des bananes de Martinique et
de Guadeloupe, qui ont au moins le
mérite d’être plus éthiques, même si
elles n’ont pas de label, puisque les
lois sociales françaises s’y appliquent.
DÉCRYPTER
LES
ÉTIQUETTES ?
LE LABEL BIO
ÉQUITABLE
Label français garantissant
des conditions de production
biologiques et équitables
de produits agricoles, Bio Équitable
a été créé par l’association du
même nom qui réunit des petites
et moyennes entreprises du secteur
agrobiologique, soucieuses
de commercialiser des produits
respectant à la fois le cahier des
charges de l’agriculture biologique
(label européen) et les principes
du commerce équitable. Un label
exigeant en ce qui concerne la
phase de production agricole mais
qui ne dit rien sur l’emballage, le
transport ou la transformation,
pas plus que sur l’équilibre nutritionnel
des produits élaborés.
DES EFFORTS…
• La chaîne de fast-food McDonald’s expérimente un programme sur dix restaurants écologiques
dans le monde, afi n de réduire les consommations d’énergie et les quantités de déchets
produits. Un restaurant-test est parvenu à réduire sa consommation d’énergie de 25 % et à
générer 50 % de déchets en moins. Des perspectives intéressantes, même si 80 % de l’impact
environnemental de McDonald’s reste lié aux aliments servis (élevage bovin, culture du soja,
utilisation d’huile de palme, etc.).
• Nespresso, leader du café en dosettes, lance
Ecolaboration pour compenser les effets néfastes
des dosettes (une dosette représente dix fois plus
d’emballages et de déchets qu’un paquet de café
classique). Trois objectifs d’ici à 2013 : que 80 % des cafés proviennent de fermes
certifi ées par l’ONG Rainforest Alliance ; tripler les capacités de recyclage
des capsules usagées (objectif à atteindre : 75 %) ; réduire de 20 % l’empreinte
carbone de chaque tasse de café en travaillant avec les fabricants sur les performances
des machines.
[ 32 ]
75
%… des réserves mondiales de poisson sont d’ores et déjà épuisées ou surexploitées.
Aussi, pour le repas du réveillon, choisissez votre saumon d’élevage et bio si
possible, pour éviter de contribuer au pillage des océans (à défaut, optez pour le
Label Rouge qui présente quelques garanties intéressantes). Attention aussi au caviar
: la mer Caspienne, où est produit 90 % du caviar sauvage mondial, connaît une
situation préoccupante avec une surexploitation des stocks d’esturgeon doublée
d’une intensifi cation du braconnage et du commerce illicite. Depuis 1998, le commerce international de toutes les espèces
d’esturgeon est réglementé par la Cites (Convention on International Trade in Endangered Species) : pensez à demander si le
produit que vous achetez a bien été importé légalement et, dans le doute, choisissez une alternative de plus en plus courante,
le caviar d’élevage en provenance de Gironde ou de Dordogne.
MIAM MIAM AU BUREAU
À nous les déjeuners responsables ! Pour
cela, préférez les petits restaurants indépendants
qui servent des produits locaux,
naturels ou au mieux biologiques. Dans
tous les cas, n’hésitez pas à faire connaître
vos envies, à exiger des informations sur
l’histoire des aliments que vous consommez
ou à boycotter certains produits. Ainsi,
les amateurs de sushis feront attention
aux poissons proposés, beaucoup d’entre
eux étant menacés de disparition (le thon
rouge en tête). Le « bento » (boîte à repas
japonaise) est à la mode, profi tez-en pour récupérer les restes de votre frigo
et préparer votre repas à emporter sur votre lieu de travail et à déguster avec des
couverts réutilisables de préférence. Et si vous allez chercher un déjeuner que vous
apportez au bureau, bannissez les couverts et autres boîtes en plastique jetables
afi n de limiter les déchets.
UNE SIMPLE CRÈME
GLACÉE
Häagen-Dazs vient de lancer Ice
Cream Smoothie, mélange de crème
glacée onctueuse aux fruits et d’un
sorbet rafraîchissant. Les glaces de
la marque sont 100 % naturelles et
ne comportent pas les additifs habituels
de l’agroalimentaire. Toutes les
crèmes glacées vendues dans l’Hexagone
sont élaborées à Arras, à l’aide
de produits issus des 350 fermes qui
environnent l’usine.
B A R T L O M I E JSTROINSKI/W W W .S X C.H U – M A R C GARRIDO I P U I G/S X C.H U – D R
[ 33 ]
Plus de miam-miam ? www. .fr
[savourer]
Par Stéphane Aitaissa
d r – to m beyaert/w w w .s x c.h u
Fiche produit
Pour mieux comprendre les impacts de notre consommation sur le monde
Le saumon Elizabeth Pastore-Reiss, cabinet Ethicity, www.ethicity.net
Le saumon fumé, un classique
du repas de Noël : les Français en
achètent 2,7 fois plus en décembre
que durant le reste de l’année * .
Sauvage, d’élevage, bio ou pas ?
ÉLEVAGE
Impacts positifs
• Label Rouge : standards de
qualité (pureté des eaux d’élevage,
alimentation et bien-être animal…) ;
• Label AB : standards
environnementaux (gestion des cages
d’élevage pour la pureté de l’eau, deux
fois moins de poissons par cage que
dans l’élevage classique, nourriture
à base d’aliments certifiés bio).
WWF s’invite à
votre table…
et publie avec Euro-
Toques (Union
européenne des
artisans cuisiniers)
Planète Cuisine, préfacé
par le chef étoilé Paul
Bocuse et Serge Orru
(WWF). Au menu :
produits, gestes et
recettes pour écogourmands
avertis.
Impacts négatifs (hors labels)
• surpopulation des cages d’élevage :
pollution et diminution de la
biodiversité de l’environnement voisin
(par les nutriments et les déjections) ;
• saumons nourris à base de poissons
sauvages : nécessité de 4 kg de
poissons sauvages pour produire
1 kg de saumon d’élevage ;
• utilisation moyenne de 25 produits
chimiques différents (antibiotiques,
désinfectants…) ;
• conditions sociales dans les fermes
d’élevage au Chili : revendications
(accusations de violation des droits
de l’homme pour écraser les coûts).
saumon sauvage
Impacts négatifs
• sur-pêche : stock de l’Atlantique
Nord divisé par deux en vingt ans.
transformation et
commercialisation
Impacts négatifs
Excès de transport résultant
d’une filière complexe (élevage,
transformation et commercialisation
dans des pays différents).
consommation
Impacts positifs
• aliment riche en nutriments
[ 34 ]
(oméga 3 et minéraux) ;
• festif, une entrée qui se déguste
et se partage avec plaisir.
Impacts négatifs
Chaîne alimentaire de métaux lourds,
pesticides que l’on retrouve dans la
chair du saumon (saumon sauvage
de la mer Baltique notamment).
fin de vie
Impacts positifs
• valorisation en biomasse des déchets
de la production de saumon ;
• utilisation du cuir de saumon
dans la maroquinerie.
Impacts négatifs
Sur emballage : triple conditionnement
dont plastiques et barquettes
non recyclables.
Pour les fêtes, optez pour la qualité
des labels !
Sources :
*LSA/IRI
http://ec.europa.eu/fisheries/publications/studies/fap_part3_fr.pdf
http://www.worldwildlife.org/what/globalmarkets/aquaculture
http://www.fao.org/fishery/culturedspecies/Salmo_salar/fr
http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/
maroquinerie-le-cuir-de-poisson-c-est-chic-23-09-2009-563439.php
http://www.greenpeace.org/canada/fr/campagnes/oceans/notretravail/supermarches/listerouge/saumon-atlantique
http://sciencesetavenirmensuel.nouvelobs.com/hebdo/parution/
p741/articles/a387317-les_poissons_fum%C3%A9s.html
Bravo à
L’hôtel Fouquet’s
Barrière qui lance avec
la viticultrice Marie-Laure
Lurton, productrice de
Château de Villegeorge,
les « Vendanges du
Fouquet’s 2009 ». Ce
projet renouvelé chaque
année permettra, via
la mise aux enchères
de bouteilles de vin, de
reboiser progressivement
la forêt des Landes.

[bouger]
Le deux-roues,
c’est mon dada !
Le dernier Mondial du deux-roues qui s’est tenu à Paris l’a encore démontré, la petite
reine et le scooter avancent plus que jamais sur la route du succès. Entre engins étranges,
performants ou design, Néoplanète se met en selle pour vous présenter ses coups de
cœur. Par Stéphane Aitaissa
Le plus sportif
Du fitness en plein air sur un deux-roues ?
Cette drôle d’idée nous vient de l’autre
pays… du vélo. Débarqué tout droit de
Hollande, le Bike Stepper est destiné à celles
et ceux qui aiment pratiquer le « step » sans
être enfermés dans une salle de fitness. En
plus des mollets et des cuisses, il a l’avantage
de muscler abdos et fessiers. Sportif, on
vous dit !
Environ 599 euros
www.hollandbikes.com
Le plus rigolo
d r
Le plus réactif
S’il ressemble à un vélo électrique classique, cet élégant Col de cygne se distingue
d’abord par ses performances. Il dispose de trois modes d’utilisation : « Off » pour
un usage classique et « Éco », à 60 %, pour une réelle assistance tout en favorisant
l’autonomie. Mais c’est en mode 100 % que le Col de cygne épate. En terrain
pentu, il réagit instantanément et avale les côtes comme un ogre. Ah, le gourmand !
En euros aussi malheureusement…
À partir de 1 199 euros
www.velys.fr
Pliable d’un seul geste en trois
secondes, le Strida fera le bonheur
de tous les urbains qui jonglent entre
transports en commun et deux-roues.
Disponible également en version Mini
pour les enfants, ados et personnes de
petite taille.
À partir de 599 euros
www.strida.fr
[ 36 ]
Le plus familial
Ce tandem Pino Custom « made in Germany » est idéal pour profiter des joies
du vélo avec votre enfant. À moins de prévoir une excursion en couple quand les
petits sont chez les grands-parents. Dernière chose, si vous vouliez passer inaperçu
sur ce drôle d’engin à assistance électrique, c’est raté !
À partir de 3 490 euros
www.hasebikes.com
Le plus
révolutionnaire
Conçu pour la glisse urbaine, le
Dreamslide offre les performances
d’un bon vélo tout en procurant
les sensations du ski ou du roller. La
nouveauté réside dans le pédalier APS
qui permet à l’utilisateur du Dreamslide
de maintenir une vitesse de croisière
élevée sans fatigue excessive, et
évidemment sans assistance électrique.
Il faudra cependant patienter jusqu’au
printemps 2010 pour tester ce bijou
d’innovation.
À partir de 899 euros
www.dreamslide.com
d r
Le plus design
Le plus beau des vélos pliants ! Médaille d’or à l’IF Objet
Design 2009, l’IF Mode résulte de la combinaison de grandes
roues avec les avantages du pliage instantané. Un objet pour
ceux qui ont du goût, mais qui a un coût !
À partir de 1 990 euros
www.pacific-cycles.eu
Le plus fashion
Votre ado va craquer pour ce scooter
électrique E-Road aux courbes élégantes.
Il a même été adopté par Pamela
Anderson lors de son lancement à Los
Angeles, c’est dire ! Sûr que ce scooter,
il va le kiffer !
À partir de 790 euros
www.bhm.fr
[ 37 ]
Envie de bouger ? www. .fr
[BOUGER] ZESTS
Par Stéphane Aitaissa
L’ÉCO-CONDUITE, C’EST POURTANT SI SIMPLE…
Les initiatives se multiplient pour sensibiliser les conducteurs et leur apprendre à consommer moins de carburant,
afi n de leur éviter de voir leur argent partir en fumée… et en CO 2
! Ainsi, la société belge Key Driving a mis en place
un système de formation innovant. Basé sur un outil de mesure objectif et précis du comportement du conducteur,
il met en évidence les points à améliorer et les consommations d’énergie qui pourraient être évitées. Et pourtant…
même quand le bon sens s’en mêle, changer sa façon de conduire n’est pas si facile. Des psychologues se penchent
ainsi sur les mécanismes de changement des habitudes et sur les verrous à lever pour adapter les comportements à la
crise écologique. Lassitude autour d’un propos qui risque de se banaliser, défi ance vis-à-vis d’une autorité patronale ou
policière basée sur des normes ou des contrôles jugés trop intrusifs ou trop exigeants ? Le site ecomobilite.tv a invité le
docteur Maarten Vansteenkiste de l’université de Gand (Belgique) à discuter de ces freins psychologiques au changement
de comportement.
Cédric de Saint Léger avec
Retrouvez plus de vidéos d’éco-conduite sur www.neoplanete.com
H E N K L. /W W W .S X C.H U – D R
I LOVE
Déjà commercialisée au Japon, la i-MiEV, nouvelle
petite citadine 100 % électrique de Mitsubishi
Motors, débarquera en France fi n 2010.
Compacte, silencieuse, maniable, elle est
rechargeable en 30 minutes à 80 % sur
une borne rapide ou en 7 heures sur
une prise 220 V pour une autonomie
d’environ 140 km. Prenez de l’avance !
www.mitsubishi-motors.fr
A. C.
BRAVO À
• DHL qui lance sa nouvelle gamme d’emballages 100 % recyclables
et fabriqués à partir de matériaux eux-mêmes recyclés.
• Qatar Airways qui a inauguré son premier vol de passagers à base
de gaz naturel.
[ 38 ]
L’ÈRE DE GÉRARD FELDZER DIRECTEUR DU MUSÉE DE L’AIR ET DE L’ESPACE, AU BOURGET (93)
LES TRANSPORTS PRENNENT DE LA HAUTEUR
Yolaine de la Bigne. Lors de la dernière
Fête des transports que vous
avez organisée, avez-vous constaté
un effort, dans l’aviation par
exemple ?
Gérard Feldzer. À force de répéter (ce qui n’est pas faux) que
l’aviation n’émet que 3 % du CO 2
, on dit souvent : « Allez voir
ailleurs si j’y suis ! ». Les gros pollueurs sont sur terre, pas dans
les airs… sauf que le trafi c aérien double tous les dix ans et
que les compagnies continuent à déverser dans l’atmosphère
des millions de tonnes de
CO 2
, ce qui pourrait être
évité si l’on n’utilisait pas les
avions en camions-citernes,
en achetant le pétrole là où
il est le moins cher ! Mais
ça bouge, l’Hytrike vient de
traverser la Manche cent
ans après Blériot, mais en
électrique : une première
mondiale ! Et fabriqué par
une petite société française.
Cocorico !
Y. B. Et la voiture dans
tout ça ?
G. F. Nos constructeurs ont
eu du retard à l’allumage,
mais nous commençons à
voir des voitures intéressantes,
comme le quad électrique
utilisé par la Poste ou la
nouvelle roue Michelin équipée
d’un moteur électrique :
une vraie révolution ! D’autres engins sont étonnants comme
ces voitures conçues par des élèves ingénieurs de l’Estaca, qui
roulent plus de 3 700 km avec un litre d’essence… chapeau
les jeunes ! Mais il ne faut pas se leurrer : 700 millions de
voitures, 1 milliard en 2015, 2 milliards en 2030 ? Nous ne
pourrons pas garder le pied scotché sur l’accélérateur.
VROOM VROOM
Reva est l’un des concepteurs-constructeurs de voitures électriques les
plus expérimentés. Son dernier bébé, la Reva NXR, n’échappe pas à la
règle : économique (1,50 euro pour 100 kilomètres), performante (plus
de 100 km/h en vitesse de pointe), autonome (160 km), cette citadine
4 places dispose en outre d’un toit solaire en option qui fournit une
recharge d’appoint aux batteries. Plus d’infos sur le site www.revafrance.fr
[ 39 ]
Y. B. Alors quelle est la solution ?
G. F. De la mesure ! Construire, comme à Masdar
aux Émirats, une ville éco-conçue avec zéro émission,
transports compris. Il y a aussi l’auto-partage, le covoiturage,
le Vélib’ et l’Autolib’ sans oublier les Batobus
avec lesquels on a presque l’impression de partir en
vacances quand on va au boulot ! Pour le transport de
fret, par exemple, les VNF (Voies navigables de France
– ndlr) pilotent un projet pharaonique : le canal Seine-
Nord ; le Port autonome de Paris va faire des ports
de Rouen et du Havre le
grand port de Paris, en
liaison avec les autoroutes
de la mer. Une barge
sur la Seine, ce sont
500 camions de moins
sur le périphérique…
C’est en partageant et en
donnant les moyens de
s’exprimer aux initiatives
institutionnelles, privées
ou associatives que les
changements de comportements
dans nos
déplacements pourront
évoluer. « Pour changer la
société, il faut changer les
hommes. Pour changer les
hommes, il faut leur donner
envie. » Cette phrase
d’Albert Einstein nous
guide dans la conduite
de notre association,
Transports Passion. Rendez-vous
en septembre
2010 pour la prochaine Semaine de la mobilité et de la
sécurité routière. www.fetedestransports.com
Retrouvez Gérard Feldzer dans « Circulez, il y a le monde à voir ! » sur
la web-radio de Néoplanète : www.neoplanete.fr
ILLUSTRATION : C H R I S TO P H E BESSE – D R
[VOYAGER]
L’Auvergne
en mode écolo
Face aux crises écologiques et économiques, les Français ont préféré rester en vacances
dans leur beau pays plutôt que de s’envoler vers de nouvelles contrées. Excellente
occasion d’aller redécouvrir l’Auvergne, superbe région de volcans et de vallées gorgées
d’oxygène, où de nombreux hébergements marient confort et écologie. Par Pascal Languillon
[ 40 ]
Le silence des hauts pâturages et
l’air pur de la montagne, voici ce
que les gens viennent chercher en
Auvergne. Cette réputation n’est pas
usurpée, car cet îlot de verdure au centre
de l’Hexagone présente des paysages
parmi les mieux préservés d’Europe.
Le Parc naturel régional des Volcans
d’Auvergne, le plus grand de France, est
un paradis pour randonneurs et cyclistes
parsemé de sites exceptionnels, tels le
Puy Mary et le Plomb du Cantal. Ceux
qui préfèrent les activités hivernales ne
sont pas en reste, puisque l’Auvergne
dispose de nombreux domaines de ski
de fond et de quelques stations de ski
alpin qui jouissent de beaux panoramas.
La région est également une terre de
gastronomie : la lentille verte du Puy,
le saint-nectaire, le cantal et le bleu
d’Auvergne…
C’est donc sans grande surprise que
l’Auvergne se positionne aujourd’hui
comme l’une des régions françaises
phares du tourisme respectueux de
l’environnement. Un label vient d’y
être créé, Nattitude, qui regroupe une
cinquantaine d’hôtels, gîtes, maisons
d’hôtes et fermes situés dans des cadres
naturels privilégiés, triés sur le volet pour
la qualité du bâti, la tranquillité des lieux,
les gestes en faveur de la protection de
l’environnement et les activités de bienêtre
qui sont proposées autour de la
nature et de l’eau. Quelques idées pour
les amateurs d’authenticité…
☞
le parc naturel
régional
des volcans
d’auvergne est
un paradis pour
randonneurs
et cyclistes.
d r
[ 41 ]
Plus de voyages ? www.
.fr
[VOYAGER]
À la buissonnière, tout est autant que possible tourné vers la nature.
Même la piscine est chauffée grâce à des panneaux solaires.
Les secrets d’Alta Terra : une vue à couper le souffle, un espace
bien-être et un accueil chaleureux autour de bons produits locaux.
☞ À LA BUISSONNIÈRE
Claudine Cormerais reçoit ses hôtes dans cinq chambres
douillettes situées au sein d’un habitat écologique,
privilégiant les matériaux naturels et tout ce qui peut
contribuer aux économies d’énergie. Pourtant Claudine en
dépense, de l’énergie, pour préserver l’âme de sa région !
Présidente d’une association locale, elle organise des activités
culturelles, se bat pour réintroduire certaines espèces de
plantes, et coordonne la mise en place d’un marché bio.
■ Les gestes écolo
Les menus pour la table d’hôtes et les petits déjeuners sont
dictés par le marché du jour : produits de proximité, bio,
issus du commerce équitable. Tout est autant que possible
tourné vers la nature : linge de maison et literie bio, produits
d’entretien naturels. Même la piscine est chauffée grâce à des
panneaux solaires.
Chambres doubles : de 70 à 90 euros, avec le petit déjeuner.
À la buissonnière
1, rue de l’École, 43410 Léotoing
Téléphone : 04.71.76.31.41.
www.alabuissonniere.com
☞ ALTA TERRA
Construit dans les années 1920 dans un paysage de
carte postale, au pied de la pyramide naturelle du
Puy Mary, le bâtiment a été restauré dans le respect de
l’architecture locale et propose deux chambres doubles
et deux chambres familiales, confortables, avec Wi-Fi
gratuit et un espace bien-être sauna, hammam et bain
nordique en plein air.
■ Les gestes écolo
Les propriétaires ont rénové l’hôtel de manière écologique, en
utilisant notamment des enduits à la chaux ou à la paille, des
isolants naturels, et en installant une toiture végétalisée, ainsi
qu’une mini station d’épuration. Ils se font un point d’honneur
à utiliser des produits locaux et à mettre l’accent sur l’accueil
et le dialogue avec leurs clients.
Chambre double : 60 euros la nuit, petit déjeuner inclus.
Alta Terra
Le Pradel, 15300 Lavigerie
Téléphone : 04.71.20.83.03.
www.altaterra-cantal.com
[ 42 ]
Tout a été pensé pour diminuer l’empreinte environnementale :
bois, chaux naturelle et pierres volcaniques font de Fortuniès 1864
un lieu chaleureux.
☞ FORTUNIÈS 1864
Cette maison de 1864 est un petit ovni dans le paysage
des gîtes de France, tant elle réussit le pari de combiner
charme, confort et écologie. Construite en pierres de lave et
coiffée d’un toit d’ardoises, son intérieur récemment rénové
fait la part belle au bois et fournit un confort rustique avec
chambres douillettes et poêles à bois.
■ Les gestes écolo
Pierres volcaniques, chaux naturelle et sable local sur les murs,
chauffage au bois, isolation en ouate de cellulose ou laine de
bois, ampoules à faible consommation, ici tout a été pensé
pour diminuer l’empreinte environnementale de la rénovation.
Les jeunes propriétaires ont voulu augmenter leur empreinte
sociale en faisant bénéficier à 85 % l’économie locale.
À partir de 660 euros la semaine pour 8 personnes.
Fortuniès 1864
Fortuniès, 15300 Dienne
Téléphone : 04.71.20.83.01.
www.fortunies.eu
Des repas bio, des stages variés et une vue panoramique sur la
chaîne des volcans font tout le charme des Liards.
☞ AUBERGE LES LIARDS
Située en moyenne montagne dans le Parc naturel régional
Livradois-Forez, l’Auberge Les Liards offre une belle vue
panoramique sur la chaîne des volcans. Les propriétaires ont
rapporté de leurs nombreux voyages recettes gourmandes,
objets d’art qui décorent l’auberge, et organisent toutes sortes
de stages : danse africaine, taille des pierres sèches, etc.
■ Les gestes écolo
Astrid Ursem, la propriétaire, est une mordue d’écologie. Ses
repas sont souvent bio et végétariens. Elle récupère les eaux
de pluie, utilise du papier recyclé et des produits d’entretien
écologiques. Les appareils électroménagers sont tous classe A
ou A+, et les ampoules sont en basse consommation.
À partir de 39 euros la nuit.
Auberge Les Liards
Lieu-dit Les Liards, 63490 Égliseneuve-des-Liards
Téléphone : 04.73.96.89.44.
www.lesliards.com
Envie de voyager sans perdre vos bonnes résolutions ? Retrouvez plein d’idées d’hôtels
et de séjours écologiques et solidaires sur www.voyagespourlaplanete.com.
D R
[ 43 ]
Plus de voyages ? www. .fr
[voyager] ZESTS
Par Stéphane Aitaissa
Le pôle Nord
en ballon
L’explorateur Jean-Louis Étienne prendra à nouveau
la route, ou plutôt les airs, en avril 2010. Son nouveau
défi : traverser le pôle Nord en ballon. L’expédition
partira de l’archipel du Spitzberg, survolera le pôle Nord
et s’achèvera sur les rives de l’Alaska. Ce périple de 3 500 km
a pour objectifs la mesure du CO 2
atmosphérique au-dessus
du pôle Nord et celle du champ magnétique terrestre.
www.jeanlouisetienne.com
Bravo à
Notre avenir tout
tracé ?
À défaut de boule de cristal, jetez
un œil sur l’ouvrage Terres d’avenir
de Yannick Monget et découvrez
deux scénarios envisageables pour
notre futur. Réalisées grâce aux
techniques infographiques actuelles,
les illustrations nous offrent deux
alternatives : l’une optimiste, l’autre
pessimiste. Nous, on a choisi pour
vous, ce sera positif, enfin on l’espère !
Terres d’avenir de Yannick Monget, Éditions
de La Martinière, 28 euros, 160 pages
www.editionsdelamartiniere.fr
Vancouver vu du ciel
La ville de Vancouver s’est équipée
d’une éolienne panoramique, pour
produire sa propre énergie verte
et proposer une nouvelle attraction
touristique. De là-haut, les curieux
admireront un panorama à 360°.
Vertigineux ! http://www.sigmacabins.com/
et de la flore ou encore la gestion des déchets) et sociales
locales. www.suninternational.com
• Le camping Les Moulins de Noirmoutier, inauguré en
juin dernier, qui a déjà grimpé d’une étoile en une saison,
atteignant ainsi le nombre de quatre. Une belle récompense
pour ce lieu d’un nouveau genre, sur lequel sont installées des
tentes en toile et bois, montées et démontées chaque année
pour permettre à la nature de reprendre ses droits.
www.camping-les-moulins.com
jb e p r o n o’d o u c e – d r
• La Ville de Bordeaux, qui lance son projet d’éco-quartier
Ginko : architecture bioclimatique, logements à basse consommation
d’énergie, recours aux énergies renouvelables… telles
seront les réponses du projet Ginko aux exigences du logement
durable prévu pour 2012. www.ecoquartier-ginko.fr
• Sun International, dont les hôtels du groupe soutiennent
des actions et initiatives écologiques (protection de la faune
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Teddy Follenfant
LA WEB RADIO
«la green attitude,
un nouvel art de vivre»
Catherine
Chabaud
Yolaine de la Bigne
NEOPLANETE
Une équipe
d’experts
Gérard Feldzer
Musée de lʼair
Jean-Yves Casgha
Terre TV
Jean-Louis Caffier
LCI
Sandrine
Segovia-Kueny
Elise Morin
Stéphane Aitaissa
NEOPLANETE
Tous les jours :
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Nos émissions sont enregistrées
depuis l’hôtel Fouquet’s Barrière
Monique
Neubourg
Marc Gueguen
TRUFFAUT
Serge Orru
WWF
[VOYAGER] ZESTS
Par Stéphane Aitaissa
TSARA K O M B A L O D G E
C’EST PAS DU LUXE !
Situé à Madagascar dans le sud de l’île de Nosy
Komba, dans l’archipel Nosy Be, le Tsara Komba
Lodge répond aux exigences d’un tourisme
de luxe responsable et respecte un cahier des
charges précis : recyclage des métaux, plastiques
et autres déchets, emploi de matériaux écologiques
(bois de culture, végétaux locaux), usage économe
de l’eau captée depuis une source, eaux usées
fi ltrées naturellement dédiées à l’irrigation des
jardins enrichis par le compost sur place, linge
de toilette en tissage nid d’abeille, une matière
qui nécessite moins d’eau pour le lavage, utilisation
de ballons solaires pour l’eau chaude, utilisation
d’ampoules basse consommation. Sans oublier
le développement d’une économie solidaire
qui permet de faire travailler la production et la
main d’œuvre artisanales et locales. Une initiative
importante dans ce lieu de rêve dévasté par la
déforestation, la pauvreté et le tourisme sexuel.
www.tsarakomba.com
✁
BRAVO À
L’association Cœur de Forêt, mobilisée
depuis 2001 pour régénérer la
biodiversité et venir en aide aux
populations forestières menacées,
à travers la plantation d’arbres
et le développement du commerce
équitable dans les forêts primaires.
www.coeurdeforet.com
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