[s’aimer]
Aujourd’hui en cosmétique, tout le monde il est bio, tout le monde il est naturel. C’est du moins ce qu’essaie de nous faire croire le marketing. Car en pratique, l’emballage fleuri ne garantit pas le produit sans chimie et les allégations à la chlorophylle sont parfois bien trop vertes pour être honnêtes. Du bio, du vrai pour sauver notre peau : décryptage et conseils pour ne plus se faire avoir. Par Hélène Binet
info ou intox ?
gamme « Culture Bio », Nuxe a lancé sa ligne « Bio Beauté ». D’autres emploient les recettes de la bio, mais omettent d’y inclure les véritables ingrédients. Les emballages annoncent des produits naturels « aux huiles essentielles », des shampoings « biospecific », des laits « à l’extrait de rose », des baumes « au miel » mais, dans la liste des ingrédients, on ne trouve que des dosages infinitésimaux desdits produits. Fleurissent également les formules « sans quelque chose », la plus connue étant « sans paraben », depuis le pavé lancé dans la mare éditoriale par Rita Stiens (voir encadré) et la diffusion, dans l’émission « Envoyé spécial » du 3 mars 2005, d’un reportage dénonçant les dangers pour la santé de ce conservateur. Mais « sans paraben » ne veut pas forcément dire « sans produit chimique » : on peut ainsi trouver
Cosméto bio :
D
evinette : qu’est-ce qui progresse chaque année de façon éhontée, qui titille les poids lourds du secteur et qui se trouve dans les sacs de Cate Blanchett et de Charlotte Gainsbourg ? Réponse : la cosmétique biologique. Marginale il y a dix ans, elle explose littéralement aujourd’hui : + 40 % de chiffre d’affaires entre 2006 et 2007, près de 300 marques recensées, plus de 4 000 produits labellisés Cosmébio et des stars qui ne jurent plus que par les produits Alma Carmel, Doux me ou Dr. Hauschka. Alors forcément, puisque ça marche, toutes les marques voudraient leur part du gâteau. Certaines s’y convertissent pour de vrai, après avoir surfé pendant plusieurs années sur l’idée : Yves Rocher vient de sortir sa
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