1...678910111213141516...48 Ecouter - Fichier son

Le développement de l’écologie passera par l’innovation.

Morceaux choisis
« L’idéal de l’homme du XXIe siècle, ce n’est pas l’homme qui vit de nouveau en autarcie, qui ne sait rien parce qu’il n’y a pas de communications… La noblesse de l’homme, c’est qu’il a découvert sa capacité à maîtriser le monde, à acquérir la connaissance mais il doit apprendre à respecter la planète dans le cadre de cette maîtrise. » Bertrand Collomb, président d’honneur de Lafarge « Le respect des dimensions sociale, sociétale et environnementale n’est pas une charge supplémentaire, mais bel et bien une opportunité de progrès. » Joël Séché, président-directeur général de Séché Environnement « Il existe de réelles différences entre l’approche européenne, d’une part et les approches américaine ou asiatique, d’autre part (…). S’il m’apparaît excellent et indispensable que l’Europe prenne le leadership en la matière (de développement durable), au niveau mondial, nous ne pouvons pas avoir durablement des législations environnementales à deux vitesses. Cela aurait pour conséquence d’avoir des normes contraignantes en Europe… et les activités les plus polluantes ailleurs. L’industrie européenne en souffrirait sans que la pollution globale soit diminuée. » Louis Gallois, président exécutif d’EADS « La croissance, ça veut dire la liberté. La circulation aérienne c’est d’abord le tourisme… Peut-on empêcher les hommes de découvrir le monde ? Il ne faut pas trop pénaliser cette liberté. Mais il faut réussir des réductions de consommations spécifiques qui permettent de compenser la croissance de la demande et au-delà. La réponse est dans la technologie, donc dans l’innovation » Francis Mer, président du conseil de surveillance de Safran « Dans un monde où trois milliards d’êtres humains vivent avec moins de deux euros par jour et où les ressources naturelles et les équilibres écologiques sont menacées, le changement des comportements est impératif. Les progrès technologiques et la science permettront de progresser mais ne suffiront pas. » Gérard Mestrallet, président-directeur général de Suez « La prise de conscience que 80 % de la population mondiale n’a pas accès au médicament nous amène à prendre des positions engagées, qui ne sont pas toujours bien accueillies même dans notre secteur (…) oui, je crois que les riches doivent payer pour les pauvres ! » Jean-François Dehecq, président de Sanofi-Aventis

ge souffrir les populations que les régimes et que, quels que soient les dirigeants d’un pays, ses habitants ont toujours besoin d’énergie et de croissance. Ca se défend. YB : On vous sent plutôt optimiste. La France accuse  pourtant un certain retard en développement durable. TF : Pas du côté des entreprises ! Nous en comptons de nombreuses qui sont parmi les plus performantes au monde comme Suez ou Michelin. Le problème est la mentalité française très anti-patron, notamment vis-à-vis des grands groupes.. Et puis l’administration ! Ce sont les politiques qui sont en retard chez nous. Le développement durable -un mot qui veut tout dire et rien dire d’ailleurs, car venant de la mauvaise traduction de « Sustainable development » qui signifie exactement développement soutenable, souhaitable-, c’est une affaire d’ingénieurs ici, alors que cela doit concerner tout le monde, les écoles, les universités… YB : Pour conclure, votre « Top Five » parmi ces grands  patrons ? TF : Ceux qui s’engagent aussi personnellement, qui veulent réellement faire évoluer leur entreprise et leur pays : Bertrand Collomb (Lafarge), Jean-Paul Bailly (La Poste), Louis Gallois (EADS), Gérard Mestrallet (Suez) et JeanFrançois Dehecq (Sanofi-Aventis).

photos : d.r.

* « Développement durable, 21 patrons s’engagent », coécrit avec Pierre Delaporte, éditions le cherche midi ** « Développement durable, cinq ans après : la métamorphose », coécrit avec Claire Tutenuit, éditions le cherche midi

© sxc.hu/john nyberg

[11]
NEO_1_Participer_PATRONS.indd 11

www.neoplanete.eu

19/10/07 14:08:42

1...678910111213141516...48 Ecouter - Fichier son