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L’éolien :
pas un miracle, pas une arnaque
Ces moulins à vent modernes génèrent un peu moins d’1 % de l’électricité produite en France. En voie de développement, souvent controversée, l’énergie éolienne n’en reste pas moins une des solutions au problème de l’effet de serre.
Par Vincent Rondreux

L

e 15 juin prochain, Paris accueille l’European Wind Day 2008, avec une éolienne dans son ciel. L’occasion pour les promoteurs de cette énergie renouvelable, France énergie éolienne (FEE) en tête, de rappeler leur ambition : parvenir à une puissance installée de 25 000 mégawatts (MW) en 2020, soit 10 fois le parc éolien français actuel, en implantant 8 000 puissantes éoliennes sur 2 500 km2, sur terre et en mer. Avec 387 MW plantés en 2005, 810 en 2006, plus de 1 000 en 2007, l’éolien a déjà amorcé son décollage

en Midi-Pyrénées, dans l’Ouest, au Nord, à l’Est… Selon un sondage LH2-FEE, 90% des Français interrogés y sont favorables. Mais les opposants grondent. Outre ses nuisances (bruit, vue…), cette nouvelle énergie ne serait pas vraiment utile. Elle aboutirait même à la construction de centrales à charbon supplémentaires et ne permettrait pas de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Une arnaque en somme.

Perçue au contraire comme la panacée par d’autres, même face au nucléaire, cette solution mérite d’être objectivement reconsidérée. « L’éolien n’est pas la solution, mais l’une des solutions à nos problèmes d’effet de serre », tempère du reste Jean-Yves Grandidier, président de FEE. Parmi ces solutions figurent aussi les économies d’énergie, le solaire, la biomasse, la géothermie, le captage et le stockage du CO2, les barrages, le nucléaire… Autrement dit, il faut considérer l’éolien non pas isolément,

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