d'eau, allant lui-même servir de radiateur
dans des locaux situés à proximité
(bureaux, magasins...).
En prEssant un bouton
A Grenoble, le laboratoire LETI du
CEA (2) a mis au point un système
récupérant l'énergie produite lorsqu'on
appuie sur un bouton pressoir. A terme,
on pourrait ainsi capter l'énergie des
gestes quotidiens, par exemple ceux que
l'on fait en utilisant une télécommande...
Les scientifiques travaillent également sur
des patches récupérateurs d'énergie, qui
pourraient à terme prendre la forme de
fibres vestimentaires. Déjà, une fibre
énergétique expérimentale à
base de nanofils d'oxyde
de zinc a été créée
aux Etats-Unis.
Dans la foulE
En
Grande-Bretagne,
le
projet Pacesetters de la société
Facility Architects, désire transformer
l'énergie des pas en électricité. Dans ce
concept, les capteurs sont placés dans
le sol des zones passagères : immeuble
de bureau, hall de gare... Même genre
d'ambition au Sustainable Dance Club,
une boîte de nuit de Rotterdam, et
dans des clubs de musculation, de
Hongkong à Seattle.
(1) SATIE : Systèmes et applications des
technologies de l'information et de l'énergie.
(2) LETI : Laboratoire d'électronique, de
technologie et d'instrumentation.
(3)
LITEN :
Laboratoire
d'innovations
pour
les
technologies
des
énergies
nouvelles et des nanomatériaux. LCH :
Laboratoires composants hybride. METIS :
plate-forme expérimentale de diffusion
des nanotechnologies vers les industries
traditionnelles.
radio, bouton dont le signal électrique
allume une lampe à distance lorsqu'on
appuie dessus... Au SATIE de l'Ecole
normale supérieure de Cachan (1), on
travaille aussi sur des systèmes alliant
photovoltaïque, mouvements et chaleur
du corps. Tandis qu'à Stockholm, les
250 000 personnes passant par la gare
centrale devraient servir d'ici à 2010 de
moyen de chauffage : une partie de leur
chaleur doit être captée par un système
de ventilation qui ira chauffer un réseau
au Japon et Aladdinpower aux
Etats-Unis, proposent des produits
rechargeables avec une manivelle, un
levier ou un fil à tirer : chargeurs de
téléphones portables, lampes de poche,
ou encore postes de radio...
En marchant
Au Canada, la Fraser University a
présenté un dispositif que l'on installe
au niveau du genou et qui capte
l'énergie des pas. Objectif : alimenter
batteries ou appareils médicaux du type
pacemakers ou pompes à insuline. En
France, le SATIE de Bernard Multon (1)
a conçu un générateur portatif à mettre
à la taille, récupérant l'énergie produite
en marchant. Mais sa productivité n'a
pas été jugée suffisante. Il existe aussi
les systèmes de récupération d'énergie
qu'on peut mettre dans les chaussures,
de minuscules dynamos fonctionnant
avec les flexions du pied, des batteries
planquées sous les semelles pour fournir
un éclairage de nuit... Les armées
se montrent très intéressées par ces
technologies qui peuvent rendre les
soldats plus autonomes, couverts de
capteurs de la tête aux pieds.
aVEc la chalEur Du corps
A l'Institut de recherche Fraunhofen,
en Allemagne, on exploite les
différences de températures entre
le corps et l'air ambiant, sur le
principe
des
générateurs
thermoélectriques.
Cela
pourrait permettre des
applications
pour
les
appareils de contrôle de
systèmes de chauffage, de
climatisation,
de
réfrigération,
d'appareils
hospitaliers...
Des
laboratoires du Commissariat à l'énergie
atomique (CEA) de Grenoble (3)
exploitent eux aussi cette piste avec
différents nanomatériaux : matériaux
tissés dans un tee-shirt qui servirait
d'appareil de recherche pour les victimes
d'avalanches (ARVA), plaque glissée
dans un casque pour alimenter une
[7]
www.neoplanete.eu
unE pilE au sang !
Des chercheurs du rensselaer polytechnic institute, aux Etats-unis, ont créé
une pile biodégradable, mélange de cellulose et de nanotubes de carbone, qui
ressemble à une feuille de papier noir, que l'on peut couper ou photocopier, et qui
est capable de fonctionner avec du sang ou de la sueur humaine. une trouvaille
surprenante... à sang pour sang !
Maillot de bain
solaire, par
Triumph.