[s’engager]
des grandes sTars
Les Petits gestes
Certaines stars de Hollywood œuvrent, chacune à leur manière, pour le respect de l’environnement. Petite ou grande cause, qu’importe : Frank Rousseau a recueilli sur place quelques-unes de leurs « green » confidences.
Le combat antiLobbying immobiLier de ClinT easTwood « Pendant deux ans, j’ai été maire de Carmel (ndlr :une petite bourgade de Californie) et je me suis battu contre la pression immobilière et toute forme de bétonisation. Cela n’a pas été facile tous les jours ! Aujourd’hui, je ne suis plus un politicien actif, mais je reste un citoyen concerné. En ce moment, je ferraille dur contre la construction d’une route au beau milieu d’un parc naturel. Et dans ce face-à-face avec l’administration, je n’ai pas l’intention de jouer les figurants ! » Le bio d’angelina Jolie « Quand je vivais à 100 % aux Etats-Unis, il m’arrivait de faire mes courses sur des marchés biologiques. Le problème, c’est que les produits proposés n’avaient rien d’appétissant. Bien souvent, ils étaient abîmés, voire partiellement pourris. Depuis que je vis dans le sud de la France, je me rends dans un magasin bio. Les fruits et les légumes y sont frais, moins chers qu’aux USA et surtout, ils donnent l’eau à la bouche. Le hic, c’est qu’à cause des paparazzis, je n’ai pas le temps de peser mes aubergines ! » La Prius de Tom Hanks, aLias ToyoTus Prius addicTus « Cela fait deux ans que je roule en Toyota Prius et je suis em-ba-llé ! Avant, je m’arrêtais trop souvent à la pompe à essence pour y faire le plein. Et j’en profitais pour acheter des tas de cochonneries - confiseries, gâteaux, snacks, etc. Depuis que je me déplace avec ma Prius, je fais moins de haltes à la pompe et j’ai retrouvé la ligne de mes vingt ans (rires) ! »
La cb écoLo de ZaC efron, aLias Greenus carTebancus « J’envisage bientôt de prendre une carte bancaire “green”. Le principe ? A chaque fois que vous effectuez un achat, un pourcentage de vos dépenses est reversé à des associations environnementales. Bon d’accord, la CB est encore en plastique, mais c’est l’intention qui compte. En espérant que l’on taxe à mort tous les sacs en plastique jetables qui sont encore distribués dans certains supermarchés… »
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Frank rousseau
[voyager] ZeSTS
Freeride éthique
Par Vincent Rondreux
Bravo à…
• Labellemontagne, réseau de stations de ski familiales du groupe Rémy Loisirs, qui développe le covoiturage auprès de ses clients. En se connectant sur son site Internet, les vacanciers peuvent se regrouper pour un trajet vers les pistes, payer ainsi moins cher et stationner malin ! Les stations concernées sont réparties sur plusieurs massifs : La Bresse-Hohneck et la Schlucht, dans les Vosges ; Crest-Voland Cohennoz, Notre-Dame-de-Bellecombe / Flumet et Praz-sur-Arly, dans le Val d’Arly, en Pays de Savoie ; Saint-François Longchamp, Pralognan-la-Vanoise en Savoie, et Orcières 1850, dans les Alpes du Sud. http://labellemontagne.covoiturage.fr • Camping du Col Vert, au lac de Léon, à Vielle-Saint-Girons, dans les Landes, qui est le premier en France à avoir obtenu l’éco-label européen « Services de camping », pour son engagement dans la préservation de l’environnement, sa
Jeremy Jones, élu cinq fois meilleur freerider de l’année, est également connu dans son milieu comme un fervent défenseur de l’environnement. Cet hiver, le talentueux snowboarder propose aux amateurs avertis une planche avec peu d’encre et de vernis, ainsi que des boots contenant des fibres de chanvre et dont les semelles antidérapantes sont en matière recyclée. Prix indicatifs : 499 euros la planche, 279 euros les bottes. www.rossignol.com gestion des énergies, de l’eau et des déchets, ainsi que sa mise en valeur du site…
!
Le développement durable, un nouvel art de vivre
DR
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[s’aimer]
Aujourd’hui en cosmétique, tout le monde il est bio, tout le monde il est naturel. C’est du moins ce qu’essaie de nous faire croire le marketing. Car en pratique, l’emballage fleuri ne garantit pas le produit sans chimie et les allégations à la chlorophylle sont parfois bien trop vertes pour être honnêtes. Du bio, du vrai pour sauver notre peau : décryptage et conseils pour ne plus se faire avoir. Par Hélène Binet
info ou intox ?
gamme « Culture Bio », Nuxe a lancé sa ligne « Bio Beauté ». D’autres emploient les recettes de la bio, mais omettent d’y inclure les véritables ingrédients. Les emballages annoncent des produits naturels « aux huiles essentielles », des shampoings « biospecific », des laits « à l’extrait de rose », des baumes « au miel » mais, dans la liste des ingrédients, on ne trouve que des dosages infinitésimaux desdits produits. Fleurissent également les formules « sans quelque chose », la plus connue étant « sans paraben », depuis le pavé lancé dans la mare éditoriale par Rita Stiens (voir encadré) et la diffusion, dans l’émission « Envoyé spécial » du 3 mars 2005, d’un reportage dénonçant les dangers pour la santé de ce conservateur. Mais « sans paraben » ne veut pas forcément dire « sans produit chimique » : on peut ainsi trouver
Cosméto bio :
D
evinette : qu’est-ce qui progresse chaque année de façon éhontée, qui titille les poids lourds du secteur et qui se trouve dans les sacs de Cate Blanchett et de Charlotte Gainsbourg ? Réponse : la cosmétique biologique. Marginale il y a dix ans, elle explose littéralement aujourd’hui : + 40 % de chiffre d’affaires entre 2006 et 2007, près de 300 marques recensées, plus de 4 000 produits labellisés Cosmébio et des stars qui ne jurent plus que par les produits Alma Carmel, Doux me ou Dr. Hauschka. Alors forcément, puisque ça marche, toutes les marques voudraient leur part du gâteau. Certaines s’y convertissent pour de vrai, après avoir surfé pendant plusieurs années sur l’idée : Yves Rocher vient de sortir sa
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[savourer]
Fêtes en bio !
Valérie Cupillard
Son truc ? La cuisine végétale, avec un tas d’ingrédients bio bizarres... Ses recettes colorées et créatives peuvent convertir les plus gros mangeurs de barbaque aux graines germées. Elle montre à nouveau son talent avec une nouvelle édition de son livre Fêtes bio. Propos recueillis par Emmanuelle Vibert
Quelles sont vos influences ? l’organisme pendant cette saison froide. J’aime soigner la A l’âge de 24 ans, mon mari a commencé à cultiver un présentation, les couleurs, que ce soit appétissant. Mais jardin potager. On a découvert le goût vrai des produits, cela reste toujours basique : quelques ingrédients seules saisons… Et je me suis mise à visiter les magasins bio. lement et peu de matériel, avec l’idée qu’on peut être Les ingrédients que je découvrais me permettaient d’in- gourmand sans disposer de beaucoup de temps. venter des recettes, de partir sur des terrains inconnus. A l’époque, je travaillais dans le tourisme, la cuisine était Il y a une part de militantisme dans votre ma passion, mais j’avais peu de temps cuisine… pour cela. Alors, je cherchais à créer des Je donne la priorité aux ingrédients recettes faciles, rapides qui suivaient la bio. J’ai rencontré tellement de perproduction du jardin. J’ai commencé à sonnes qui en ont fait un choix de les écrire, à organiser des ateliers pour vie, se donnant du mal pour produire des amis. Plus tard, j’ai suivi des stages en de façon saine… J’ai envie de faire naturopathie et découvert que ma façon leur promotion autant que possible. de cuisiner avait une action sur la santé. Mon idée est aussi de séduire des Je me suis aussi penchée sur l’énergétipersonnes qui pourraient ainsi être que chinoise. Et le docteur Jean Seignasensibilisées au bio plus largement. Et let, auteur de L’Alimentation ou la troisièpuis mettre en valeur des végétaux me médecine, m’a beaucoup influencée. rares, comme une espèce ancienne Mais au-delà de l’aspect médical, j’aime de blé, c’est une façon de protéger travailler le tout-végétal, le sans gluten, les semences et la biodiversité. Cette Suivant son inspiration et les parce que cela force ma créativité. variété est, par la même occasion, saisons, Valérie Cupillard meilleure pour notre santé. concocte des petits plats basiques, mais inventifs ! Comment construisez-vous vos recettes ? Quelques conseils pour entamer Je suis mon inspiration en fonction des ingrédients de sa conversion à la cuisine bio ? la saison. Je ferme les yeux sur tous les courants de Commencer par quelques ingrédients seulement, ceux mode, pour me concentrer sur une idée juste. Ce que qui attirent le plus, pour bien les explorer à fond. Avec un j’ai appris en naturopathie et en énergétique chinoise pot de purée d’amandes, faire des tartines, des gâteaux, me guide pour certaines combinaisons, pour l’utilisation des sauces, des boissons végétales… Découvrir qu’une des épices, les choix de cuisson…Par exemple, le prin- betterave peut être non seulement cuite, mais aussi temps est plus propice à la consommation des graines cuisinée crue en tranches, en bâtonnets, qu’on peut la germées : c’est logique, puisqu’on est dans une éner- mixer… L’essentiel est d’essayer, de goûter et de se faire gie de réveil, de démarrage… En hiver, je glisserais plus plaisir ! facilement des algues dans mes recettes pour soutenir Le blog de Valérie Cupillard : www.biogourmand.info
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DR / PhiliPPe BaRRet / Sachin GhoDke-www.Sxc.hu
[s’aimer]
On vous tricote un hiver bien au chaud
Anardo & Skyum, c’est la fusion de deux cultures et esthétiques que sont le Danemark et le Pérou. Les deux jeunes fondatrices de cette griffe veulent s’assurer qu’on reste bien au chaud cet hiver tout en gardant la conscience tranquille, en proposant une gamme de maille au féminin en alpaga du Pérou. Afin d’assurer une production digne du commerce équitable, elles s’investissent dans plusieurs petites communes des Andes et font appel aux savoir-faire ancestraux de tricotage et de tissage, qu’elles revisitent pour notre marché et nos goûts occidentaux. Elles réalisent aussi des vidéos mode et glamour, dans le cadre superbe d’une vallée sacrée des Incas.
DR
A voir sur : http://www.youtube.com/watch?v=4fnsApIMj3I www.anardo-skyum.com
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[bouger]
Il était une fois… de fantastiques chevauchées
Bottes de sept lieues, rennes du Père Noël, balais magiques… Dans les contes de fées, on circule résolument écolo ! La science pourrait-elle faire de ces doux rêves une réalité ? On a quelques raisons d’y croire… Par Pierre-Gérard David
IllustratIon : ChrIstophe Besse / pIlpre arnaud / dr
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ans les contes de fées, tout est simple, même les solutions environnementales ! Prenons le Père Noël : pour livrer ses 300 millions de cadeaux en une nuit, son traîneau doit filer à plus de 3 000 fois la vitesse du son ! Cerise sur la charlotte : les rennes ont un impact quasi nul sur l’environnement. Et si la science nous permettait d’imaginer des véhicules de contes de fées ?
Sept lieueS avec un plein
Chez Charles Perrault, le Petit Poucet dérobe les fameuses
[savourer] ZesTs
Par Emmanuelle Vibert
Gourmandise haute Couture
Quand un pionnier de l’alimentation biologique rencontre une créatrice de mode et de parfums, ça donne un joli mélange. Bonneterre et Lolita Lempicka viennent de se pacser pour nous présenter une palette de gourmandises raffinées et biologiques. Des « Grands petits-beurre », du « Thé merveille » blanc orange-cannelle, de fines bouchées au chocolat dans leur écrin « Si Petit » et « Trop bon », une confiture « Framboise forever » au sirop d’agave… Toute la gamme de gourmandises a reçu le sceau AB de l’agriculture bio et est présentée dans des boîtes savamment designées. Non seulement c’est bio, mais en plus c’est beau. Alors forcément, on craque.
« Les gourmandises de Lolita Lempicka », en vente à la Grande Epicerie de Paris, Galeries Lafayette Gourmet, dans les épiceries fines. Grands petits-beurre : 7,95 euros (160 g).
père noël éleCtronique
Vous ne savez pas quoi offrir à votre grand cousin pour Noël… Pianotez www.coffrir.com et dénichez des coffrets bio et équitables pour toute la smala, à des prix tout à fait abordables : plaisir du thé, douceurs sucrées, bienfaits du miel…
Coffrets à partir de 16,90 euros.
Bravo à
tisane de noël
• Jean-Luc Rabanel, nommé « Cuisinier de l’année » par le Guide GaultMillau 2008. C’est le premier chef étoilé bio. www.rabanel.com
Franchement, elles sont trop bonnes. Les tisanes 100 % naturelles du Carré des Simples font oublier les sobriquets du genre « pissemémé » dont on affuble les vulgaires infusions. Pour la fin de l’année, goûtez la Tisane de Saint-Nicolas, à l’écorce de cannelle, pomme séchée et racine de réglisse. A la fois sucrée, épicée et fruitée, elle offre un grand bol de douceur.
En vente sur www.lecarredessimples.com : 11,95 euros, 120 g.
pétillez aB
Quand tout devient gris et morose, on se jette sur les boissons pétillantes Happy Life, développées par la brasserie alsacienne La Licorne. Certifiées AB, à base d’extraits de malt fermenté, elles redonnent la pêche en 50 cl.Vos enfants calent sur leurs devoirs ? Et hop, un verre de Happy Life « red » au sureau, avec en prime phosphore et magnésium. Vous manquez de pep ? Ruez-vous sur la bouteille verte, au kiwi et à la cardamome.Votre estomac se met en grève ? La version « pink » au citron et cranberry vous remettra d’aplomb. Elle est pas belle la vie ?
En vente dans les grandes et moyennes surfaces : 1,30 euros (50 cl).
Cours d’épate
Hervé Hôte 2007 / Dr
Anne Brunner et Clea, blogueuses toquées de cuisine bio, Olivier Degorce et Amandine Geers, initiateurs des ateliers « What’s for dinner » et trois autres passionnés de gastronomie biologique nous ouvrent les portes de leur cuisine. En 324 pages et 500 recettes, ils nous livrent mille et une idées pour épater nos invités à la sauce bio : sorbet mi-cru mi-cuit à la poire et à la banane, pâté de graines germées aux noix pécan… Un must à picorer au fil des saisons.
« L’atelier bio : ingrédients, recettes et savoir-faire », éditions La Plage, 32 euros.
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BRAVO À
• McDonald’s, qui poursuit sa démarche en matière de développement durable, grâce à un programme en cours d’expérimentation dans deux villes pilotes,Dijon (Côte-d’Or) et Albert (Somme), visant à réduire les emballages abandonnés sur la voie publique. Ce programme est structuré autour de quatre axes de progrès : les emballages, le mobilier urbain dédié à la collecte des déchets, le ramassage des déchets abandonnés et la communication et la sensibilisation des clients. • Leclerc qui, associé à Alter Eco, lance une plateforme visant à mieux faire connaître les filières du commerce équitable et les bénéfices réels qu’en tirent les petits producteurs.
Monkey BusIness - FotolIa.CoM
PaPier virtuel
Le DD passe aussi par la technologie, comme en témoigne la société Bobine Mobile qui, via l’utilisation du système podcast, permet à chaque entreprise d’optimiser sa communication virtuelle en se passant du support papier. Plus d’infos sur www.bobinemobile.fr
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DR - IllustRatIon : ChRIstophe Besse
oyageur !
en pleine forêt, face à la chaîne des Aravis, des cabanes dans les arbres pour les nuits en amoureux, été comme hiver, une cuisine régionale… Au programme pendant votre séjour : de multiples activités (notamment ski et raquettes en hiver), cuisine régionale avec des produits locaux
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Zsolt Zátrok Dr.-www.sxc.hu
Le but ? étabLir des reLations fortes avec Les popuLations LocaLes ou avec La nature.
[bouger]
mais également dans de grandes institutions comme la Nasa, avec un projet de « propulseur à symétrie ». Certaines théories prévoient en effet qu’il serait possible de créer de la masse négative et d’engendrer ainsi une force contraire à la gravité, ouvrant la voie à la construction d’autant de balais volants.
Jack et le nanotube de carbone
« C’est un haricot magique. Si tu le plantes, en une nuit il poussera jusqu’au ciel. - Jusqu’au ciel ! répéta Jack. » Autre solution pour décrocher la lune : y grimper. L’industrie aérospatiale serait ravie de posséder une graine comme celle de Jack et le Haricot magique. Un tel dispositif permettrait de mettre en orbite des satellites ou de ravitailler aisément la Station spatiale internationale. C’est presque possible, grâce à l’arrivée de nouveaux matériaux plus durs que le diamant : les nanotubes de carbone. En théorie, ces assemblages pourraient être empilés pour former une « corde » continue jusqu’à une orbite de 36 000 km. En y ajoutant deux cabines, on pourrait donc disposer d’un véritable ascenseur spatial. Le projet est très sérieux ; en 2006, il a d’ailleurs été le thème de la X-Prize cup, une compétition qui rassemble des ingénieurs du domaine aérospatial. On arrive, Jack !
de l’autre côté du miroir
« Pourquoi tous ces artifices et ces machines ? », pense Alice, l’héroïne de Lewis Carroll ? Pour elle, pas besoin de transports : il suffit de franchir d’un pas le miroir de son salon pour filer au Pays des merveilles. En rendant le véhicule luimême obsolète, la téléportation ne serait-elle pas la forme de transport la plus écologique qui soit ? Pur délire ? Pourtant, deux théories physiques l’envisagent. La physique quantique décrit qu’il est possible de téléporter instantanément une information d’un endroit à un autre. Des expériences sur le sujet l’ont d’ailleurs confirmé : ça marche. On envisage cependant de ne pouvoir appliquer cette technique qu’au transport de données (réseau Internet, cryptographie, télécommunications). Les lois de la relativité générale énoncées par Albert Einstein,
laissent, quant à elles, imaginer une autre possibilité. Ce n’est pas l’objet que l’on télé-transporterait d’un endroit à un autre, mais l’espace-temps, que l’on replierait sur lui-même. On pense que le mécanisme est déjà présent dans l’univers : les trous de vers seraient ainsi des « tunnels » reliant deux endroits de l’univers. Ils seraient constitués d’un trou noir connecté à un trou blanc, son parfait contraire. Un voyageur pourrait entrer par l’un et sortir par l’autre, parcourant des distances phénoménales en un instant. A quand les trous noir « de salon » ? En tout cas, qu’elles soient magiques ou technologiques, toutes ces inventions posent une vraie question : accéder instantanément à l’autre bout de la planète ne nous ôterait-il pas le plaisir des voyages, des aventures, de la découverte du monde ?
LES CONTES DU CHAT BEURRÉ
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Pat Rawlings
Il est dit qu’une tartine tombe toujours du côté beurré et qu’un chat retombe toujours sur ses pattes. Certains pensent de ce fait que l’on peut annuler totalement la gravité en attachant une tartine soigneusement beurrée sur le dos d’un chat. A méditer…
Quelle voituRe ?
Sympa le comparateur de prix choisirsavoitureécologique. com : il a classé plus de 6 000 voitures neuves de 53 marques, commercialisées en France, selon une « note
Fiche entreprise L’engagement DD du secteur économique
KEOLIS
[BougEr] Rondreux ZESTS Par Vincent
l
Par Teddy Follenfant
eader français du transport public de voyageurs, présent dans plus de 80 villes et 65 départements, Keolis réalise environ 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont près de la moitié à l’international : Grande-Bretagne, Allemagne, Pays-Bas, Suède, Danemark, Belgique, Canada… Le groupe exploite tous les modes traditionnels (car, bus, tramway, métro), mais propose aussi des services de navettes aéroportuaires et maritimes, de prêt de vélos, des prestations d’autopartage ou de covoiturage. les points FoRts : • Depuis plusieurs années déjà, Keolis est engagé dans une démarche visant à réduire l’empreinte énergétique des territoires. Et à améliorer leur attractivité en répondant à tous les besoins de mobilité et en facilitant l’accessibilité aux réseaux de transport. • Il cherche à améliorer la fluidité des déplacements grâce à une meilleure connaissance des habitudes de déplacement, à une amélioration des dessertes, à une optimisation des temps de parcours et de la cadence des lignes. • Le groupe consacre un important budget à la formation. Les conducteurs sont tous formés à une
écologique » pouvant aller de zéro à 100 - la meilleure note possible étant le zéro. On trouve en tête la Toyota Prius avec une note de 15, suivie de près par la Honda Civic Hybrid, qui affiche un 16. A l’inverse, le bonnet d’âne est à ce jour décerné, avec une note de 100, à la très rare Bugatti Veyron et ses 987 chevaux. Arrivent ensuite les Ferrari, Lamborghini et autres Bentley. A titre de comparaison, le Hummer atteint 80. Critère de notation pour chaque voiture : le rejet de CO2 par kilomètres parcourus, pondéré par le nombre de personnes qu’elle peut transporter, le type d’énergie utilisé, etc.
www.choisirsavoitureecologique.com
conduite souple, économe en énergie. • La société a intégré dans son fonctionnement les préoccupations environnementales : eaux de lavage des véhicules récupérées pour être réutilisées, recherches concernant l’utilisation de carburants alternatifs… Keolis dispose aujourd’hui de la plus grande flotte (1 000 bus et cars) roulant au Gecam O#, une émulsion eau-gazole qui permet de réduire fortement les émissions de particules. En Suède, le groupe exploite la plus importante flotte de véhicules roulant à l’éthanol. • Membre fondateur des Pimms (Points d’information médiation multiservice), le groupe participe à l’animation de ce réseau. Objectif : faciliter l’utilisation des services publics. les points Faibles : • Keolis se félicite d’avoir embauché 51 % de femmes l’an dernier. La place de celles-ci demeure néanmoins trop modeste : 21 % des effectifs totaux et 25,8 % des cadres en 2007. • Le groupe se doit de suivre les offres des constructeurs en matière de nouvelles technologies (hybride, électrique…). Il a néanmoins décidé d’accélérer le renouvellement du parc pour y intégrer davantage de véhicules répondant à la norme écologique Euro 5, une norme antipollution qui ne sera obligatoire qu’en octobre 2009.
• Au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) pour son innovation : des roues pneumatiques de tracteur étudiées pour circuler dans l’eau, notamment dans les rizières. Mis en pratique cette année en Camargue, ce système évite les épandages aériens approximatifs et polluants, et permet aux engins qui les utilisent d’économiser 40 % de carburant !
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DR / ToyoTa / GéRalDine le GuyaDeR-Kel epoK epiK !
200 ropos et Mo ! 9 b e un v , Rende r, dès iky z-vo élo Il pe élec us, u il es t roule trique t r p le d plié, ce même liant. épla qua qui cer por per m nd s t mag er. Pr ati ans avo et de q i a en c sins ou ue dan r à le s les omm les t Pr ix r ans un por 2 50 annonc ! ts é: 0 eu ros e nv i ron.
Ren l’an dez-v pRo ous Mat r vo n a S p o r t chai n tp s
BrAVo À
• L’Afnor (Association française de normalisation) qui va prochainement cer tifier « NF Environnement » des produits de nettoyage liés à l’automobile, comme le laveglace, la mousse de lavage, les nettoyants intérieurs et à jantes… A surveiller donc, la présence du logo de ce label officiel sur les bidons !
[cocooner]
du bionheur
Pas forcément besoin d’être architecte pour s’offrir une maison écolo ou « basse consommation ». l’habitation du XXie siècle concilie les nouvelles technologies et des connaissances que maîtrisaient parfaitement nos ancêtres. Par Vincent Rondreux
La maison
V
ous voudriez bien avoir une maison qui nécessite peu d’énergie, où il serait facile de trier les déchets, récupérer l’eau, produire de l’électricité… Hors de prix ? Pas sûr.Vous n’obtiendrez peut-être pas une habitation 100 % écolo, mais vous pourrez vite progresser. Et votre investissement d’aujourd’hui fera, demain, la valeur de votre maison. Plongez dans le bioclimatisme Deux possibilités : soit vous construisez, soit vous rénovez. Dans le premier cas, tout est permis. Pensez à l’emplacement possible de la maison et à sa conception générale. Un terrain en pente offre une circulation naturelle de l’air. Une construction semi-enterrée limite les variations de tempé-
rature. N’oubliez pas l’orientation : dans les pays tempérés, avec des ouvertures au sud, on profite du soleil l’hiver et on s’en protège l’été. Ce sera encore plus efficace avec des arbres à feuilles caduques et un bassin de récupération des eaux pluviales, pour rafraîchir l’air chaud par évaporation. Sur la façade nord, dénuée d’ouverture, des végétaux persistants protègent des vents froids. Le plan de l’habitation, compacte, a également une influence : une véranda bien aérée au sud sera une zone tampon, tout comme le seront au nord un garage, une buanderie, des placards et un local à poubelles suffisamment grand pour pratiquer le tri. Voilà, vous n’en êtes qu’aux plans, mais vous vous sentez déjà un peu plus en harmonie avec la nature…Vous venez de faire
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Markus TreTTer / Lindau
Dans son film La 11e heure, Leonardo DiCaprio offrait un regard sur l’état de la planète, en donnant notamment la parole à des spécialistes.
et l’eau que nous buvons véhiculent des pathologies, il faudra tous en tirer les conséquences ! On vous a reproché un ton un peu trop alarmiste dans votre production, La 11e heure… Lorsque vous avez une épée de Damoclès au-dessus de la tête, vous n’attendez pas qu’elle vous tombe dessus. Si le ton était volontairement grave, c’est parce que la situation l’est tout autant. Nous n’allions tout de même pas mettre une musique guillerette et employer un ton badin en montrant des images d’oiseaux englués dans le pétrole ! Dans La 11e heure, je donnais la possibilité aux grands leaders écolos de s’exprimer. D’autant que les médias ont tendance à les museler ou, en tout cas, à ne pas leur donner la possibilité de s’exprimer. Vous semblez enrhumé... Non, je suis simplement incommodé par cette fumée acre (Ndlr : une fumée dégagée par les incendies qui sont en train de ravager une par tie de Los Angeles). Comment a-t-on pu construire des habitations dans des lieux que l’on savait difficiles d’accès pour les pompiers ? La pression immobilière est for te à Los Angeles, mais ériger des lotissements dans des zones arides et escarpées, franchement cela m’échappe. Depuis deux ans, la Californie vit une sécheresse quasi endémique. C’est
“ Ma crainte est que les républicains fassent passer à la va-vite des lois ploMbant encore plus la planète. ”
une évidence, l’eau va manquer si nous ne nous lançons pas maintenant dans une politique de rationnement éco-citoyenne ! C’est d’ailleurs l’une des priorités d’Obama : mieux gérer l’eau pour qu’elle ne vienne pas à manquer demain dans les régions semi-désertiques ? J’en suis ravi, mais il faut aussi agir à titre individuel. Le discours de Barack Obama sur l’écologie me rappelle celui de JF Kennedy : « Ne vous demandez pas ce que le pays peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays » et donc, pour votre planète... Beaucoup de gens se disent : « A quoi bon trier mes poubelles ou consommer local ! ça ne modifiera pas la donne ». Justement si ! Les Etats-Unis comptent plus de 300 millions d’habitants. Si demain toutes ces personnes changeaient radicalement de mode de vie, la terre ne pourrait en être que reconnaissante !
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dr
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[participer] ZeStS
Pages réalisées par Vincent Rondreux
Du bLé pour L’agricuLture bio
Utiliser l’épargne de citoyens pour acquérir des terres et les mettre à la disposition d’agriculteurs bio : c’est le principe de La Foncière Terre de liens, un outil d’investissement solidaire créé par l’association Terre de liens et la société financière de la Nef. Pour l’actionnaire, il s’agit d’un investissement à long terme, avec des avantages fiscaux. Et ça marche ! Après un an et demi de fonctionnement, la Foncière Terre de liens a collecté près d’un million d’euros et a pu faire huit acquisitions. Pour se développer et poursuivre ses achats, elle procède actuellement à une augmentation de capital de 3 millions d’euros, par appel public à l’épargne. On peut y souscrire jusqu’au 30 avril 2009. Le prix de l’action, qui n’est pas cotée en bourse et dont la valeur est évaluée une fois par an, est de 100 euros. www.terredeliens.org
aLLeLuia !
Le Vatican installe des panneaux solaires sur ses toits afin de produire suffisamment d’électricité et d’eau chaude pour son fonctionnement. Et il compense carbone en faisant planter des arbres. Que la planète soit avec vous !s
B.a. ba La certification officieLLe
Malgré une vraie profusion de logos, la certification NF Environnement et l’écolabel européen, respectivement créés en 1991 et 1992, sont les labels écologiques officiels en France. Une cinquantaine de catégories de produits ou de services sont actuellement susceptibles d’être labellisés. Cela va de l’ameublement à la vie domestique, en passant par le jardinage, le bricolage, la bureautique, les appareils électriques, les produits d’hygiène et d’entretien… Des services commencent également à être certifiés : hôtels, campings… Retrouvez la liste complète sur www.ecolabels.fr Grande nouveauté à venir : l’ Afnor travaille sur un projet d’écolabel européen pour le bâtiment : isolation, matériaux de construction, énergie utilisée… Espéré pour la fin 2009, il pourrait concerner les bureaux, les écoles et, pourquoi pas, les locaux d’habitation.
usine a gaz
Au Canada, on croit dur comme fer que l’on pourra un jour extraire le CO2 de l’atmosphère. Une équipe de chercheurs de l’université de Calgary travaille même sur un procédé qui s’inspire de la fabrication de la pâte à papier : une sorte de tour qui capturerait plus de dioxyde de carbone dans l’atmosphère qu’elle n’en émettrait ellemême pour fonctionner… Bref,une usine à gaz vertueuse !
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Feuilles à la crème de marrons et aux paillettes d’algues
Une mise en bouche facile et rapide, dont la préparation se fait au mixeur pour obtenir une crème fondante.Vous la parfumerez d’une pointe de muscade.
IngrédIents
Pour une vingtaine de feuilles d’endives et quelques petites feuilles de salade rouge (trévise) : 1 bocal de marrons entiers (240 g) 1 verre de crème de soja liquide (ou 1 verre de lait de riz) 5 c. à soupe d’huile d’olive 1 pincée de muscade en poudre, sel 3 ou 4 c. à soupe d’un mélange d’algues séchées en paillettes (type « mélange du pêcheur ») • Versez les marrons dans le bol du robot, ajoutez l’huile d’olive,
la crème de soja liquide ou le lait de riz, du sel et la muscade. Mixez et placez au frais au moins une demi-heure. • Dans une grande poêle, étalez les paillettes d’algues. Placez sur un feu vif, elles dorent en quelques secondes. Eteignez aussitôt, laissez-les dans la poêle : en refroidissant, elles vont devenir croquantes. • Remplissez les feuilles d’endives avec la crème aux marrons, saupoudrez avec les algues en paillettes. Garnissez également quelques feuilles de salade. Présentez sur un plateau en alternant feuilles d’endives et feuilles rouges pour une présentation aussi agréable à l’œil que légère à déguster !
Variante : Préparez un plateau de galettes de riz soufflé (ou
de sarrasin, d’épeautre…). Tartinez chacune d’elles de crème aux marrons et saupoudrez de paillettes d’algues grillées, d’une pincée de graines de sésame ou décorez d’une noisette !
Dominos à la pâte d’amandes
Une friandise toute simple à réaliser, qui demande juste un peu de délicatesse pour disposer les dominos debout, en attendant que le chocolat se fige.
IngrédIents
Pour une trentaine de dominos : 1 bloc de pâte d’amandes rhum-raisins (250 g) 1 tablette de chocolat noir (100 g) 8 c. à soupe de lait de riz des caissettes en papier de forme ovale
• Coupez la pâte d’amandes en tranches de 5 millimètres pour obtenir de petits rectangles (environ 4 cm de long sur 2 cm de large). • Faites fondre à feu très doux le chocolat avec le lait de riz, tout en remuant. • Retirez du feu et trempez chaque rectangle de pâte d’amandes à moitié dans le chocolat fondu. Posez-les debout en les appuyant contre le rebord d’un plat, le manche d’une cuillère en bois ou entre les fils d’une grille à gâteau… • Dès que le chocolat est figé, déposez-les dans des caissettes en papier.
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«néo» voy
voyager en émettant le moins de co2 possible, en s’occupant de la nature, en partageant la vie quotidienne des habitants, en aidant des gens en difficulté, en s’immergeant dans les cultures locales… autant d’idées de vacances (et de cadeaux !) hors du commun, sélectionnées par Néoplanète. Par Vincent Rondreux
Devenez un
E
quitable, durable, solidaire, social, intégré, écotourisme, écovolontariat… Le tourisme responsable ou éthique peut prendre de multiples aspects, avec le risque de paraître obscur au néophyte. Simplifions donc en deux grandes catégories. D’abord, la recherche d’un voyage émettant le moins possible de gaz à effet de serre. Là, on tire souvent un trait sur l’avion, l’idéal étant de redevenir voyageur, de compter le déplacement dans le temps de vacances. Ensuite, la volonté d’établir des relations fortes avec les populations locales ou avec la nature, en mettant en avant la nécessité de les respecter. Les deux formules ne
sont pas forcément contradictoires, même si dans la deuxième version, les billets d’avion font souvent exploser les compteurs de CO2 ! A leur façon, les deux formules restent en tout cas les aiguillons du tourisme de demain.
Découvrir la culture Du Pérou
Basée à Montréal, l’agence de voyage Kepri développe des séjours qui combinent l’exploration de la nature et l’échange culturel authentique, grâce à des organisateurs locaux engagés dans le développement durable de leur pays. Exemple : au Pérou, du 22 janvier au 9 février, pour vivre avec des pêcheurs locaux,
apprendre à fabriquer et à conduire un bateau en canne de roseaux, découvrir les mangroves péruviennes, les ruines des cultures mochica, chimu et cupisnique, la forêt sèche équatoriale et tropicale de la côte pacifique du Pérou, jusqu’au plus haut sommet du Machu Picchu. Compter 2 500 $ pour le voyage au Pérou, hors billets d’avion. www.kepri.com
Nuit eN cabaNe
Ecotagnes, le domaine de Patrick Genand, moniteur de sport et ancien conseiller de l’émission « Ushuaïa », se trouve entre Annecy et La Clusaz, en Haute-Savoie.Y arriver est déjà une récompense. On y trouve un chalet
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bottes de sept lieues à un ogre endormi. Grâce à elles, il parcourt des distances incroyables en quelques sauts seulement. Irréalisable ? Le bond est pourtant un moyen de transport très efficace. Les kangourous l’ont bien compris, qui recyclent l’énergie emmagasinée dans leurs tendons lors de leurs sauts « élastiques ». Un inventeur allemand a repris le principe et conçu des échasses rebondissantes à base de fibre de verre. Ces bottes de sept lieues mécaniques, récemment apparues sur le marché français, permettent d’effectuer des sauts de 2 mètres de haut, de 3 mètres de long et de courir à plus de 30 km/h ! Notez qu’un institut russe avait déjà
nouveau projet, Aladin, est une planche de ski nautique ayant la particularité de planer au-dessus de l’eau. Pour ce faire, il s’est inspiré une technique déjà utilisée pour les bateaux, l’hydrofoil. Le principe ? Plonger sous l’eau une véritable aile qui, de la même façon que celles des avions, soulève le navire lorsqu’il prend de la vitesse. Sur le plan environnemental, s’affranchir de la résistance de l’eau est un excellent moyen d’économiser de l’énergie. Si vous n’avez pas l’âme d’un Sinbad, soyez tout de même rassurés, il existe aussi des machines pouvant flotter audessus de la terre ferme. Les trains à lévitation magnétique
étudié la question pour les soldats et imaginé une version à moteur diesel. Magie des coïncidences, le moteur nécessitait un plein … toutes les sept lieues (28 km environ).
Tapis volanTs
A ces bottes sportives, les héros des Mille et une nuits préfèrent le confort d’un tapis volant, flottant au-dessus du sol à une formidable allure. Un concept qui a peut-être donné une idée à Manu Bertin, l’inventeur du kitesurf. Son
se maintiennent par exemple au-dessus des rails en utilisant les propriétés de répulsion des aimants. Sans frottement avec le sol, ces trains peuvent s’élancer à grande vitesse dans un total confort. Et avec un gain réel : le Maglev, un prototype japonais, bat déjà le record de vitesse du TGV. Mais pour maintenir la cabine en lévitation, il faut refroidir les rails à – 270 °C, de façon à réveiller les phénomènes de supraconduction. Des solutions techniques sont donc encore à trouver, afin de rendre l’invention rentable d’un point de vue énergétique.
Mon balai bien aiMé
Le tapis volant, c’est pour les familles. Les sorcières, elles, préfèrent la nervosité des balais magiques, bien plus maniables. Sillonnant le ciel nocturne sur leurs infernaux instruments ménagers, elles n’ont pas l’air d’être importunées le moins du monde par la gravité terrestre. Beaucoup de chercheurs ont d’ailleurs été intrigués par la question - celle de la gravité, pas des sorcières... Plutôt que de lutter contre le phénomène - avec les avions, dirigeables et autres machines volantes - ne pourrait-on pas carrément le supprimer ? L’antigravité a fait couler beaucoup d’encre chez les auteurs de science-fiction,
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Envie de bouger ? www.neoplanete.eu
poubelles roulantes. Vous polluez ? Votre plaque d’immatriculation sera prise en photo. Quelques jours plus tard, une lettre sera envoyée à votre domicile. Le « Air quality management district » (centre de gestion de la qualité de l’air) vous invitera alors à adhérer à un programme volontaire. Aucune amende ? Non, mais mieux que ça. Une proposition très honnête vous sera faite : le remboursement de l’installation d’un nouveau système antipollution sur votre voiture. « Pour l’heure, nous faisons de la prévention, explique Sam Atwood, responsable à l’AQMD, mais dans un futur très proche, nous enverrons des constats d’infractions et ce sera aux pollueurs contrevenants de payer ». Du solaire en pleine lumière En octobre dernier,Arnold Schwarzenegger, gouverneur de Californie, inaugurait à Sunnyvale l’une des plus grosses installations solaires en entreprise. La société Applied Materials (1), dans la Silicon Valley, couvrait en effet son parking de 7 000 panneaux capables de fournir de l’électricité à 1 500 maisons. Un programme ambitieux a même été initié : « Un million de toits solaires avant 2018 ». Et rien que dans le Golden State, s’il vous plaît. Nouveau chantre de la politique verte, « Schwarzy » est donc fermement décidé à convertir la Californie à l’éco-civisme.A commencer par les bâtiments publics. Ces derniers devront impérativement afficher des bilans carbone neutres. Sous peine de fermeture ! Autre exemple : à la sortie des écoles, ce sont les mamans membres de l’organisation EcoMom Alliance (2) qui tentent de changer les habitudes de millions de familles. Comment ? En invitant les parents à déposer leur progéniture à pied, à faire pousser fruits et légumes dans leurs jardins et en développant le troc. Objectif : faire des économies, bien sûr, et diminuer ainsi les déplacements en voiture vers les centres commerciaux ! Des cercueils en … carton ! Outre-Atlantique, les croque-morts aussi se sont mis au vert. Finis, les enterrements
J’irai Dormir à HollywooD… et Je Découvrirai l’amérique
il avait joué les globe-trotters et fait le tour de la terre avec son émission « J’irai dormir chez vous », diffusée sur France 5. antoine de maximy passe au grand écran et explore les etats-unis, de new york à Hollywood, dans son film J’irai dormir à Hollywood, dans les salles depuis le 19 novembre. le principe reste le même : se faire inviter, le temps d’une nuit, chez de parfaits inconnus et partager des instants de vie drôles et émouvants. Pour Néoplanète, Antoine de Maximy parle aussi d’environnement. Interview en vidéo et extraits du film sur www.neoplanete.eu
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traditionnels ! La nouvelle mode, c’est le cercueil en carton recyclé garanti sans colle, sans vernis et sans peinture, histoire de partir en toute sobriété (3). A San Francisco, ce sont les sacs en plastique qui sont morts. Leur utilisation est en effet devenue illégale. Gary Newsom, le maire, a même donné des consignes (avec des amendes à la clé) pour que les bouteilles en PVC ne soient plus servies dans les collectivités. Dans la Silicon Valley, haut lieu de la technologie informatique et électronique, de nouvelles annonces viennent d’envahir les vitrines des agences d’intérim : « Green jobs : help wanted » (emplois verts à pourvoir). Techniciens hydrauliques, monteurs de panneaux solaire, régleur de flux éolien... Les offres sont exponentielles. Jamais les métiers liés à l’environnement n’avaient connu un tel essor. Barack Obama et son vice-président, Joe Biden, y croient en tout cas dur comme fer. Ils prévoient la création de cinq millions d’emplois, dans leur programme intitulé « New Energy for America » (4). Plus optimiste, l’American solar energy society (5) table sur quarante millions de jobs verts d’ici à 2030. Good ! Car la lutte contre la pollution reste un vrai travail !
(1) www.appliedmaterials.com - (2) http:// ecomomalliance.org - (3) www.greenburials.org - (4) http://my.barackobama.com/page/content/ newenergy - (5) www.ases.org
les crazy Du green
les etats-unis, temple de la superconsommation, ont leurs détracteurs qui militent pour un développement durable made in usa. parmi eux, ari Derfel. ce traiteur californien de 35 ans, originaire de Berkeley, a conservé tous les déchets qu’il a générés en 2007. « Je voulais voir de mes yeux les volumes de déchets que je produisais et l’incidence de mes habitudes et de mon mode de vie », explique -t-il. un an et 2 700 litres de détritus plus tard, cette expérience est devenue un moyen d’alerter l’opinion sur la société de consommation et son impact sur l’environnement. mike strizki, lui, ne reçoit plus de facture d’électricité. cet ingénieur habite la première maison autonome en énergie des etats-unis, alimentée en électricité par 56 panneaux photovoltaïques et un électrolyseur (qui extrait l’hydrogène de l’eau avant qu’il ne soit stocké dans des réservoirs). il alimente ainsi toute l’année son téléviseur, ses ustensiles électriques et chauffe même l’eau de sa piscine ! Depuis peu, mike ne sait plus quoi faire de la surproduction d’énergie occasionnée par ses installations. au cœur de new york, les « locavores », une nouvelle espèce de consommateurs, ont pour ultime commandement de ne se nourrir que de produits du terroir, cultivés dans un périmètre de 100 miles (160 kilomètres). adieu fraises en hiver et figues au printemps ! le mouvement, apparu en 2005 à san Francisco, a fait des émules, au point que les jardins communautaires se multiplient au cœur même de la grosse pomme. Julie Renauld www.eco-life.fr
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dr
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Que du beau linge !
La 7e édition de So ethic, l’événement incontournable de la mode responsable, se déroulera pendant le salon Prêt à Porter Paris, du 30 janvier au 2 février. Professionnels, acheteurs, presse, stylistes photo, écoles et, bien sûr, passionnés de mode sont attendus. Fer de lance de la manifestation, So Ethic présentera pas moins de 90 marques internationales. Quelques exemples en avant-première. Par Matthew Allen
De l’art portable
Avoir une approche éthique et écologique de la mode ne veut plus dire ressembler à une prof d’arts plastiques des années 70 ayant un penchant pour le chanvre (quoique…). Leila Hafzi veut nous le prouver. Sa collection est fabriquée artisanalement au Népal, dans le cadre d’un projet de commerce équitable. La soie utilisée est teinte et peinte à la main avec des encres douces pour l’environnement, donnant de véritables chefsd’œuvre… quasiment de la haute couture ! Tentées par ces créations ? Mlle Hafzi a réalisé une robe féminissime pour La Redoute, à 160 euros ! www.laredoute.fr, www.leila-hafzi.com
Le grand amour
Partenaires à la ville comme à la scène, Karen et Howard sont inséparables. Leur amour se manifeste par plusieurs naissances : celles de leurs deux enfants et celle de leur marque de vêtements, Steward + Brown. Une marque californienne à la jolie devise : « Nous aspirons à appliquer la sagesse du développement durable dans tout ce que nous faisons en inspirant les autres, tout comme nous avons été inspirés ». Une collection à l’esprit très contemporain, pleine de poésie, et avec une touche de douceur tout droit venue de la côte ouest…
www.stewartbrown.com
Article 23 : un style explosif !
Une nouvelle créatrice vient de prendre ses quartiers chez Article 23 : il s’agit de Naia Rico, styliste qui a fait ses études à Londres, à la prestigieuse St. Martin’s School, s’il vous plaît ! Moitié danoise, moitié portugaise (un mélange explosif !), la jeune femme joue sur la dualité du rétro et du contemporain, pour aboutir à un style intemporel de vêtements graphiques, faussement classiques, aux formes à la fois fluides et structurées. Bref, une collection ni trop « fashion », ni trop classique, donc facile à porter et tout ça, sans se ruiner. www.article-23.com
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BonneS lectureS
• Construire écolo : pour une maison économe en énergie, de michel villoz, éditions Dunod, 19 euros. • Manuel de construction écologique, de clarke Snell, tim callahan, éditions la Plage, 34,50 euros. • La Conception bioclimatique, des maisons confortables et économes, de Jean-Pierre oliva et Samuel courgey, éditions terre vivante, 35 euros. • Ma maison écolo, 365 gestes verts au quotidien, de noëlle Saugout et Daniel ichbiah, éditions de l’archipel, 14,95 euros. • Ecological Houses, textes de Sarah rich, éditions teneues, collection Design Pockets, 19,90 euros.
vos premiers pas dans le « bioclimatisme », avec de sérieuses économies à la clé. Ce n’est pas fini. Les ponts thermiques, c’est-à-dire les discontinuités dans l’isolation, sont voraces en chauffage. Pour les combattre, il faut isoler la maison de l’extérieur et non plus de l’intérieur. L’isolant peut également être intégré à la structure de l’habitation : c’est le cas des maisons à ossature en bois qui, en plus, stockent du carbone ! Mais cela ne dispense pas de limiter toutes les déperditions (fenêtres, portes, prises de courant…) et de soigner la ventilation, que celle-ci prenne la forme d’une VMC (ventilation mécanique contrôlée) ou d’un puits climatique, système de ventilation naturelle utilisant la fraîcheur du sol. La capacité des murs à stocker et à restituer progressivement la chaleur est, elle aussi, à étudier. De l’ultramoDerne avec Du traDitionnel Pour tous les éléments de construction, notez bien les qualités des matériaux naturels : techniques de terre cuite et de terre crue qui font « respirer » la maison, végétalisation de toiture qui isole, régule les fortes pluies et capte du CO2, ouate de cellulose, fibre de chanvre et brique de chanvre et de chaux pour le confort thermique et hygrométrique… Sans oublier les peintures propres, qui ne contiennent ni phtalates, ni dérivés de pétrole, ni nocifs COV (composés organiques volatils), mais sont simplement faites avec des huiles végétales (lin, ricin, tournesol, chanvre…) et des colorants naturels. Constat amusant : on reprend en fait régulièrement les connaissances de nos ancêtres, qui construisaient avec des matériaux locaux, aménageaient les ouvertures, toits et pignons en fonction du climat et de leurs besoins, plantaient des iris sur les faîtages afin qu’ils boivent l’eau de pluie… Bref, des constructions qui s’inspiraient directement de la nature. Solaire : De l’ÉlectricitÉ À revenDre ! Autre élément clé : vos sources d’énergie. Si vous visez le zéro CO2, oubliez le fioul et le gaz… Vous pouvez certes planter une éolienne personnelle dans votre jardin, mais à ce jour, au niveau domestique, le solaire est promis à un meilleur avenir. Il y a trois niveaux d’investissement : simple production d’eau chaude, chauffage de l’eau et de la maison, production de courant électrique. Dans tous les cas, l’énergie solaire
isoler la maison de l’exterieur et non plus de l’interieur.
étant intermittente, il faudra une énergie complémentaire : chaudière bois à condensation, électricité… Si vous estimez que des panneaux, ou des tuiles solaires pour produire de l’électricité sont trop chers, imaginez néanmoins qu’un jour ce ne sera plus le cas. Laissez donc de la place pour une future installation, sur la partie de votre toit orientée au sud. Et si vous choisissez de produire de l’électricité photovoltaïque dès maintenant, sachez que généralement, vous ne consommerez pas directement votre production : vous la revendrez, à bon prix, à EDF. Et c’est l’alimentation du réseau qui alimentera votre maison. On peut aussi booster l’électricité produite, c’est-à-dire produire par exemple 3kWh avec 1kWh, grâce à des pompes à chaleur. Ces pompes utilisent l’air extérieur, la fraîcheur du sol, et même le vent et le rayonnement solaire. rÉvolution DanS la maiSon Quid si vous rénovez votre habitation ? Sauf si votre maison est appelée à rester une « épave énergétique » (trop mauvaise orientation, murs malsains, construction inadaptée…), cela peut être moins « polluant » qu’une construction neuve. N’hésitez pas à consulter un architecte. A partir de l’orientation de la maison, on peut décider de faire de nouvelles ouvertures, d’en condamner d’autres, de redistribuer les pièces, de renforcer l’isolation, d’optimiser la ventilation, avec la même approche qu’une construction neuve, mais en recherchant les meilleurs compromis. L’éventail des possibilités d’énergie propre est bien sûr plus restreint : on doit tenir compte de l’orientation du toit, du chauffage initial et, plus que jamais, du coût induit par les travaux… Mais au bout du chemin, c’est quand même la révolution dans la maison !
Pour aller PluS loin…
• construction : www.ademe.fr, www.castorama.fr • chanvre : www.construction-chanvre.asso.fr • traitement naturel « Wood Protect » : www.saint-gobain.com • Peintures végétales : www.peintures-natura.fr • climatiseur solaire portable : www.solaria-systems.com • Procédés de géothermie qui captent les calories de l’air et de la pluie : www.airpac.eu, www.geothermie-integree.com • techniques de rénovation globale pour les « passoires thermiques », projet mitech : www.effinergie.org
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Markus TreTTer / Lindau
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la green attitude, un nouvel art de vivre
ne pas jeter sur la voie publique
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néoplanète a un an !
Leo prie pour un monde plus écolo
contes de fée : des transports merveilleux
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spécial californie
[s’engager]
Erik Orsenna, sur l’océan des consciences
Figure marquante du 26e Festival international du film d’environnement, l’académicien Erik Orsenna vient de publier un nouvel ouvrage, poursuivant sa croisade pour la prise de conscience de l’urgence écologique.
Vous avez présidé le jury « lycéens et apprentis » du Festival international du film d’environnement. Comment définissez-vous ce rôle ? Cela fait maintenant une dizaine d’années que je me passionne pour les questions d’environnement, à la fois en tant que marin et qu’économiste. Pour moi, qui suis une sorte de promeneur et de raconteur d’histoires, voir comment ceux à qui nous allons léguer la planète réagissent, c’est sans prix. Ma fonction consiste, de manière générale, à hâter la prise de conscience des changements nécessaires. Quand avez-vous pris consience de l’ « urgence écologique » ? Ayant été élu il y a dix ans à l’Académie française au fauteuil de Jacques-Yves Cousteau et étant marin amateur, les questions maritimes m’intéressaient énormément. Je voulais comprendre l’océan. J’ai écrit un livre sur le Gulf Stream, qui a été l’occasion pour moi de rencontrer des scientifiques. Océan veut dire fragilité et interaction avec l’atmosphère, interaction avec l’atmosphère veut dire climat, climat veut dire CO2, etc. J’étais entré dans la boucle : c’était parti. Depuis ce livre, vous avez écrit d’autres ouvrages sur le coton, sur l’Antarctique… Avec Isabelle Autissier, avec qui je suis parti en Antarctique, j’ai vu ce qu’était le réchauffement climatique. J’ai compris que le principal frein à l’économie, c’est l’écologie. On le voit en Chine, à Pékin, où les responsables savent bien que le principal mur contre lequel ils devraient buter, et donc fracasser leurs projets de développement à grande vitesse, c’est l’environnement. Et comment faire respecter l’environnement dans un pays aussi vaste ? C’est une question passionnante. Eau et environnement sont les thèmes de votre dernier livre... C’est un tour du monde, avec un certain nombre de questions, notamment régionales. Comment est-ce qu’on va réussir à garder dans un état de dignité acceptable, par exemple, le delta
du Gange et du Brahmapoutre, au Bangladesh et à Calcutta, qui subissent une urbanisation galopante ? Que va-ton faire avec le Nil ? Le Maghreb ? Parce que le réchauffement de la planète va entraîner des inégalités climatiques encore plus grandes. Ceux qui ont beaucoup d’eau en auront encore plus, et ceux qui en ont peu en auront encore moins. Que faire ? Je ne sais pas… Propos recueillis par V. R.
L’Avenir de l’eau : petit précis de mondialisation II, d’Erik Orsenna, aux éditions Fayard, 22 euros. Voir aussi la vidéo sur www.neoplanete.eu
Jacques Moulins : “Le DD : une révolution !”
A 52 ans, Jacques Moulins dirige Naja Presse, une agence créée il y a vingt ans et qui édite le quotidien en ligne Développement durable, le journal.
Pour vous, le développement durable, c’est quoi ? C’est la révolution industrielle du e XXI siècle, un mouvement avant tout économique et social avec une autre approche de l’environnement et un nouveau mode de gestion. Tout est à changer aujourd’hui. L’ère industrielle a apporté un certain confort, du bien-être. Et puis on est passé dans l’hyperconsommation, qui n’est pas durable. Il faut maintenant trouver autre chose. Dans cette nouvelle organisation de la société, l’information est capitale. Comment avez-vous été sensibilisé aux questions liées à l’environnement ? Je suis philosophe de formation. Le rapport à la nature et le respect de l’environnement ont toujours été importants pour moi. Jeune, j’ai été frappé par le gaspillage. Par la suite, j’ai tout autant été choqué de voir qu’on pouvait acheter des choses non parce qu’on en avait besoin, mais simplement parce ce qu’elles n’étaient pas chères.
Propos recueillis par Vincent Rondreux
www.developpementdurablelejournal.com
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DR / Vincent RonDReux
[participer]
qualifiée verte ?
en matière de protection de l’environnement, les etats-unis ont toujours fait figure d’épouvantail. Mais les idées vertes commencent à germer, notamment dans le “Golden state”, région pleine de promesses. Par Frank Rousseau
Californie,
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ormidable machine à se réformer – dont nous avons eu un aperçu avec la triomphale élection de Barack Obama - la patrie du hamburger a toujours su, à un moment de sa jeune histoire, faire son autocritique et, à plus ou moins long terme, corriger le tir. Second pays le plus émetteur de CO2 après la Chine, avec 1,6 milliard de tonnes rejetées dans l’atmosphère en 2007, l’hyperpuissance a bien des progrès à faire pour reverdir son blason. Mais un pays en pleine récession, en pleine restructuration, aura-t-il les moyens financiers et humains pour finaliser ses « green » ambitions ? A Fond contre les voitures polluAntes Au chapitre des lendemains qui semblent chanter, l’état de
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l’écoloGie version obAMA
sur le plan de l’environnement, le 44e président des etats-unis s’est engagé à : • ratifier le protocole de Kyoto et, par conséquent, réduire de 80 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 ; • instaurer immédiatement un marché de permis à polluer, comparable au marché européen du carbone ; • investir 150 milliards de dollars sur dix ans dans les énergies renouvelables, notamment le solaire et l’éolien, afin qu’en 2025, un quart de l’électricité américaine soit produite par ces énergies alternatives ; • réduire d’au moins 35 % la dépendance des etats-unis vis-à-vis du pétrole en provenance de l’étranger d’ici à 2030 ; • créer 5 millions d’emplois découlant des technologies vertes ; • promouvoir l’éthanol - un point beaucoup plus controversé, les agrocarburants étant montrés du doigt pour leur inefficacité.
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Californie a pris une bonne longueur d’avance. Premier constat : le Golden State est devenu l’eldorado des voitures alternatives. En effet, on y trouve un quart des 350 000 véhicules hybrides qui roulent en Amérique du Nord ! Il faut dire qu’en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, la loi californienne est l’une des plus draconiennes de la planète. Partant du principe que des normes sur la pollution plus sévères vont entrer en vigueur en janvier, la Californie s’est d’ores et déjà dotée d’un programme très dissuasif contre les pollueurs. Sur les autoroutes, il n’est plus rare de croiser des camionnettes banalisées truffées d’électronique, notamment de caméras à infrarouges et ultraviolets qui, en un temps record, font une « radiographie » des particules rejetées par les
Par Emmanuelle Vibert
ECO KIDS
La fabLe éCoLo de noëL
MiLitons pour des fesses nettes
On avait adoré La Prophétie des grenouilles. Son réalisateur, JacquesRémy Girerd, nous offre pour cette fin d’année une fable écolo bien dans son temps : Mia et le Migou (dans les salles le 10 décembre). A 10 ans, Mia quitte son village d’Amérique du Sud pour retrouver son père. Le job de ce dernier ? Transformer une forêt tropicale en luxueuse résidence hôtelière… La marque Jardin Bio organise à l’occasion de la sortie du film un concours, « Dessine l’arbre de tes rêves », pour les 4-14 ans. A gagner : voyage solidaire au Costa Rica, weekends dans des cabanes dans les arbres, etc. Le règlement est à surveiller sur les paquets de pain d’épices, de pâte à tartiner, de goûters fourrés de la marque distribuée en grandes surfaces.
Le C2DS (Comité développement durable en santé) regroupe des hôpitaux et cliniques engagés dans le développement durable. Il vient de lancer une alerte au sujet des mallettes distribuées dans les maternités contenant toutes sortes d’échantillons et lingettes. Bilan selon ces experts : « Un cocktail toxique ! Paraben, EDTA, BHA, PEG, éthers de glycol, bisphénol A... » Cela donne plus que jamais envie de revenir aux basiques pour lisser les fesses de nos bébés : de l’eau, du savon et de l’huile d’amande douce. Pour le reste, on se tourne vers la cosmétique certifiée bio. On aime par exemple la marque suisse Alpaderm et ses ingrédients strictement sélectionnés. Son Cérat des Alpes, conçu pour les peaux sensibles, est un vrai bonheur. En pharmacie et parapharmacie : 27,50 euros
www.alpaderm.com
Mon petit öko est le genre de site qui donne envie de (re)faire des bébés. Sa créatrice, Alexandra, maman d’un petit Lucien, a déjà ouvert deux boutiques, à Grenoble et à Lyon. Elle y propose des produits aussi doux pour bébé que pour la planète e t en profite pour partager son expérience de jeune maman écolo avec chaleur et enthousiasme. Pour Noël, on fait le plein de poupées ou marionnettes crocodile en coton bio (29,90 euros) rembourrés de pure laine vierge, de feutres pour tissu (8,50 euros les 10) ou on craque pour le sac à dos poule rousse en coton bio (29,90 euros). www.monpetitoko.com
Craquant CroCo
À dévorer sans fin
« Quelle planète pour demain ? » Avec Fred et Jamy (animateurs de l’émission « C’est pas sorcier », sur France 3), ce livre-jeux, extrêmement bien réalisé, permet de rapidement tout connaître sur les enjeux d’aujourd’hui pour la planète de demain… Un quiz, un livre d’activités et un poster sont réunis pour répondre à toute les bonnes questions écologiques… De Marianne Cramer, éditions Nathan/France 3, 15 euros. « Les Contes du bagout » Les contes animaliers servent, entre autres, à parler des humains et de leurs travers, c’est un fait ! Dans ce recueil de quatre fables, nous partons à la rencontre de différentes bêtes qui se sortiront de toutes les épreuves, grâce à leurs facultés oratoires… Ne vous faites pas avoir ! De Claudine Aubrun, éditions Seuil Jeunesse, 7,50 euros. « Micah et les voix de la jungle - Le Camp des éléphants » Micah, 12 ans, rejette ses origines thaïlandaises. Adopté par une famille française, le jeune garçon va peut-être changer d’avis quand, un jour, il reçoit en héritage un morceau de jungle. Une jungle dangereuse, mais une jungle magique… Frédéric Lepage, auteur passionné, signe là un vrai livre d’aventures écologiques captivant. De Frédéric Lepage, éditions Le Masque, collection MSK, 10 euros. Par Fred Ricou www.leshistoiressansfin.com
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Stephen RaineR / www.Sxc.hu / DR
[s’engager]
Depuis quand êtes-vous sensible à la défense de l’environnement ? La première fois que je me suis dit « Cette planète ne tourne pas rond », c’était à l’école. Je devais avoir une dizaine d’années. J’ai eu le déclic le jour où un prof de sciences naturelles pointa du doigt le nuage jaune fluo qui sur volait la ville tentaculaire de Los Angeles. Savoir que nous étions des millions à le respirer a provoqué en moi une sor te d’électrochoc. J’ai compris que je devais - à mon niveau d’alors - faire évoluer les choses. Petit à petit, protéger la planète est devenu plus qu’une ambition : un idéal, un mode de vie. Inutile de préciser que je dévorais tous les ar ticles concernant l’écologie et que mon héros de dessin animé préféré s’appelait Captain Planet ! A 14 ans, j’étais aussi doué pour le breakdance que pour « vendre » les avantages du pot catalytique ou des ampoules à basse consommation (rires) ! Si je n’avais pas été acteur, j’aurais probablement exercé une profession liée à la biologie ou à l’environnement. Ado, j’ai même pensé devenir océanologue ! Quel bilan tirez-vous de la gestion environnementale de George W. Bush ? L’administration W. Bush aura été une vraie catastrophe pour la planète. Nous avons perdu huit années pendant lesquelles les Etats-Unis auraient pu ratifier le protocole de Kyoto (ndlr : qui vise à lutter conter le changement climatique en réduisant les émissions de gaz carbonique). Ce n’est un secret pour personne : monsieur Bush et le lobby pétrolier, c’est une grande histoire d’amour. Tout le monde se souvient que l’une de ses premières mesures a été la nomination, à la tête de l’Energy Task Force, de son ami Dick Cheney. C’est lui qui a été chargé de prendre les décisions concernant la politique énergétique américaine. Le vice-président des Etats-Unis était aux commandes de cette « unité », sans qu’aucune audience publique ne soit tenue. Ayant ainsi les coudées franches, Dick Cheney n’a eu de cesse de donner des coups de pouce aux lobbies pétrolier, nucléaire, du charbon, du gaz naturel ou de l’électricité. Bien entendu, cette structure monopolistique a su s’entourer d’individus qui n’ont pas hésité à déstabiliser par tous les moyens les exper ts scientifiques qui aler taient le monde sur les dangers que représentaient la politique énergétique pour le moins irrationnelle menée par la « W. Team » ! Le président W. Bush n’a-t-il pas, à un moment, pris conscience de ses erreurs ? Si cela avait été le cas, il n’aurait pas proposé récemment un assouplissement de l’application de la loi sur la protection des espèces en danger (Endangered Species Act). L’objectif était à peine voilé : sous la pression de ses « amis pétroliers », son administration voulait revoir les textes qui réglementent les émissions de gaz à effet de serre dans des régions comme l’Alaska. Sarah Palin n’a d’ailleurs jamais caché son désir de vouloir retirer l’ours polaire des espèces en voie de disparition. Pourquoi ? Tout simplement parce que la présence de cet animal majestueux n’est pas compatible avec la construction de nouveaux forages de pétrole et de gaz prévus le long de la côte ! Ma crainte, c’est qu’avant le 20 janvier 2009 (ndlr : date à laquelle Barack Obama s’installera officiellement à la Maison Blanche), les Républicains fassent passer à la va-vite des lois qui vont, une nouvelle fois, favoriser les lobbys pétroliers et plomber plus durablement notre planète. Les États-Unis ont-ils le choix ? Si le Congrès américain avait eu le courage de fixer pour les dix prochaines années à 40 miles par gallon la consommation des automobiles et des petits camions, nous aurions déjà pu économiser 4 milliards de barils de pétrole par an. C’est grosso modo ce que nous impor tons d’Arabie Saoudite et trois fois ce que nous impor tons d’Irak ! Il nous faudra enfin investir massivement dans des énergies alternatives. Je pense notamment à l’éolien et au solaire… Ce n’était pas déjà le cas ? Si, dans des états phares comme la Californie ou le Nevada ! Mais le reste des Etats-Unis est encore à la traîne. Une autre bonne idée de Barack Obama est de développer les « emplois ver ts ». Mais-là aussi, il ne faut pas faire n’impor te quoi. Elaborer un vrai véhicule à pollution zéro, non pas en Corée ou au Japon mais aux Etats-Unis, serait une superbe oppor tunité pour nos entreprises. Nous avons les « cerveaux », la technologie et les infrastructures, il ne manque plus que l’impulsion ! Mais je suis conscient que dans un pays qui compte plus de 42 millions de personnes incapables de subvenir à leurs dépenses de santé, l’environnement ne soit pas la priorité. D’un autre côté, si l’air que nous respirons
“ A 14 Ans, j’étAis Aussi doué pour le breAkdAnce que pour vAnter les Ampoules bAsse consommAtion. ”
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photo de couverture
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© fRANCk ROUssEAU
PARTICIPER Innovations, réflexion, consommation… à chacun sa manière d’agir Zests p. 4 Californie, qualifiée verte ? p. 8
© Géraldine le Guyader/Kel epoK epiK
S’ENGAGER Célèbres et passionnés, ils nous invitent à un monde meilleur Leonardo DiCaprio, écolo de la 1e heure p. 10 Les petits gestes des grandes stars p. 14 Portraits : Erik Orsenna, Jacques Moulins p. 15 S’AIMER Pour être bien, beau et écolo Cosméto bio : info ou intox ? Zests Que du beau linge !
p. 16 p. 18 p. 20
Un an. Néoplanète souffle sa première bougie et se porte comme un charme grâce à vous. Merci de votre soutien et de vos encouragements. Deuxième étape : Néoplanète sur le Net ! Un beau site, complet, riche, au contenu renouvelé plusieurs fois dans la journée. Avec, pour soutenir notre équipe de journalistes, Loris Guignard à la techno et Patrick Campion à l’édito. Reportages vidéo et interviews de personnalités engagées, infos conso et tuyaux pratiques, combats d’associations ou opinions de pros, défilés de mode ou bons bouquins à dévorer… Chaque jour, www.neoplanete.eu picore des infos pour éclairer votre environnement. A peine créé, il a été sélectionné comme étant l’un des meilleurs blogs d’info DD. Rendez-vous sur notre site pour en savoir plus et merci de voter pour nous !
COCOONER Déco, livres, produits d’intérieur pour un chez soi sain et câlin La maison du bionheur p. 22 Zests p. 24 Eco-Kids p. 25 SAVOURER Produits bio et éthiques, bonnes recettes, croquez la vie en pleine santé ! Fêtes en bio p. 26 Marché de saison p. 28 Zests p. 29 BOUGER Pour (se) conduire en vert et contre tout Il était une fois… de fantastiques chevauchées Zests VOYAGER Paradis sauvegardés et contrées protégées Devenez un « néo » voyageur Zests
En attendant, toute l’équipe vous souhaite de belles fêtes de fin d’année avec, bien sûr, dans ce nouveau numéro, des cadeaux éthiques, des menus de fête bio, des idées de vacances solidaires, votre marché écolo de saison… Vous trouverez aussi un focus sur la Californie, « green » région des Etats-Unis, pays capital pour la lutte contre le réchauffement climatique et dont le nouveau
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président semble vouloir rattraper le cynisme archaïque de son prédécesseur. Alors du mag au web, bonnes balades ! De la crise à la chrysalide, il n’y a qu’un pas : à l’année prochaine, donc… Dans votre habit de papillon ?
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YOLAINE DE LA BIGNE Rédactrice en chef
Néoplanète : 14, impasse Carnot - 92240 Malakoff - Tél. : 01 49 85 75 31 fondatrice et directrice de la publication, rédactrice en chef : 10 Yolaine de la Bigne, ydb@neoplanete.eu • Assistante : 8 Daphné Victor, daphne@kelepokepik.com Rédacteur en chef adjoint : 2 Stéphane Aitaissa, stephane@kelepokepik.com • Directeur artistique : 3 Sébastien Lenoël • Edition : 13 Gaëlle Cazaban • service photo : 7 Géraldine Le Guyader • Illustrations : 5 Christophe Besse • Directrice de publicité : 11 Elisabeth Lecuyer, tél. : 06 16 95 26 61, el@ 06 16 95 26 61, neoplanete.eu. Avec Label Régie,Virginie Hoang, Gil Maillet, tél. : 01 41 91 79 79, virginie@labelregie.com, gil@labelregie.com, thomas@labelregie.com él. 01 41 91 79 79, Communication : 9 Anne-Sybille Riguidel, tél. : 01 46 67 13 23 - 06 32 10 26 38, annesybille.riguidel@communication-compagnie.com, 14 Yoshiaki Mimura, yoshiaki.mimura@communication-compagnie.com Consultant : 15 Hugues de Monclin Ont collaboré à ce numéro : Participer : 4 Vincent Rondreux, vincent@kelepokepik.com, Allain Bougrain Dubourg ; s’engager : 12 Frank Rousseau ; s’aimer : Matthew Allen, Hélène Binet, Emmanuelle Vibert ; Cocooner : 1 Alexandrine Chaillou, Fred Ricou,Vincent Rondreux, Emmanuelle Vibert ; savourer : Aline Cochard, Emmanuelle Vibert ; Bouger : Hervé Danton, Pierre-Gérard David, Julie Renauld fiche produit : Elizabeth Reiss, elizabeth.reiss@ethicity.fr • fiche société : Teddy Follenfant, tfollenfant@noos.fr • Journaliste web : 6 Ophélie Neiman, ophelie@kelepokepik.com Avec abonnement : 25 euros (frais postaux) • Néoplanète est imprimé sur papier recyclé Néoplanète est édité par kel Epok Epik - Le Verger - 22 350 Caulnes N° siret : 502 305 105
BraVO À
• Gesec, Groupement économique sanitaire, électricité, chauffage, rassemblant 300 PME à Tours. En rénovant ses bâtiments, le Gesec a fait passer la consommation de 211 kWh/m2/ an à 47,7 kWh/m2/an. Une division par plus de quatre, obtenue grâce à une réfection complète de l’isolation et du confort thermique. Sans compter l’installation de panneaux solaires pour produire de l’électricité. • Rougier, spécialiste du bois africain, qui a obtenu le certificat FSC pour trois de ses « concessions forestières sous aménagement durable » du Gabon, soit près de 700 000 hectares. L’objectif de Rougier, qui gère 2 millions d’hectares de forêt au Cameroun, au Gabon et au Congo, est d’arriver à 100 % de bois certifiés. Soutenue par des ONG environnementales, l’estampille FSC atteste de l’optimisation et de la préservation de la ressource, de la protection de la biodiversité et du développement socioéconomique des populations locales. (Lire aussi page 6)
la chronique d’allain Bougrain dubourg
Otages de la réglementatiOn
Il faut que vous interveniez : 15 000 poissons en provenance de Malaisie sont bloqués à Roissy ! » Le transporteur qui m’appelle à l’aide est un coutumier du genre. Malgré l’affligeante attitude de l’administration, il continue à espérer que le transport des animaux vivants puisse se faire dans les conditions élémentaires du respect de l’animal. La réalité démontre le contraire. Pour d’obscures raisons (papiers incomplets, colis non conformes, etc.), un nombre inimaginable d’animaux reste « en souffrance ». En clair, ils patientent avant que l’administration prenne finalement une décision. Or, le temps c’est la vie ou, plus exactement, la survie pour ces bêtes déjà condamnées à subir les contraintes du transport. Concernant les poissons, une à deux heures de trop signifie la mort de 75 % des animaux. Mais le monde du silence n’est pas le seul concerné. Poussins fraîchement nés, singes destinés aux laboratoires, félins vendus pour satisfaire la curiosité et autres bestioles en tout genre (pour information, l’Union européenne importe plus d’un million d’oiseaux exotiques chaque année !) deviennent otages de la réglementation. Je ne regrette pas cette dernière, bien au contraire. Elle permet de limiter un trafic odieux. Mais je m’élève contre le manque de réactivité de l’administration qui ne respecte pas l’article 25 du règlement communautaire sur le transport. Ce dernier impose en effet de prendre une décision dans les deux heures en cas de situation ambiguë. Du reste, bon nombre de douaniers, sincèrement outrés par la situation, soulignent qu’aucun centre d’accueil digne de ce nom ne peut permettre de garder actuellement les animaux dans des conditions décentes. Aucun espace de quarantaine n’est prévu à cet effet. Alors on laisse agoniser ou on euthanasie ! Lors des rencontres « Animal et société », qui se sont déroulées au printemps au ministère de l’Agriculture, nous avons souhaité une réaction d’urgence. Nous avons recommandé la création d’une structure permettant d’accueillir cette arche à la dérive. Nos propos sont restés lettre morte. Comme les pauvres bêtes qui termineront ainsi leur périple sur le territoire français.
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OK cOrail !
/ AlAin GuillemAud / Helene delcommune-FotoliA.com / PGm-FotoliA.com / ceciledubArt@GmAil.com / GerHArd FüHrinG-FotoliA.com
ALAIN Guillemaud
Une entreprise américaine, Global Coral Reef Alliance, développe un procédé permettant d’accélérer la formation du corail : le Biorock process. Le principe consiste à immerger une armature de récif artificiel avec un gros fil de cuivre, puis à lui envoyer du courant électrique de faible puissance, 12 volts par exemple. Cette électrolyse de l’eau de mer va fabriquer du calcaire. Des projets pilotes de corail artificiel ont été réalisés avec succès un peu partout : aux Maldives, aux Seychelles, en Thaïlande, en Indonésie, ou encore au Panama…
www.globalcoral.org
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Plus d’infos ? www.neoplanete.eu
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[cocooner] ZeSTS
Par Emmanuelle Vibert
Mon beau sapin solaire
Fiche produit : jouet
pour mieux comprendre les impacts de notre consommation sur le monde
Par Elisabeth Reiss, agence Ethicity, www.ethicity.net
Matières preMières Impacts négatifs • Les matériaux plastiques nécessitent une grande quantité de produits pour être fabriqués. Impacts positifs : • Il existe des matériaux alternatifs : le bois issu de forêts raisonnablement gérées (Nature et Découvertes) ou la laine non traitée et le coton biologique pour les peluches (Kidybio). FabriCation Impacts négatifs : • 70 % des jouets (1) sont fabriqués en Chine dans des conditions de travail pas toujours contrôlées. Impacts positifs : • Certains fabricants gardent une grande part de production locale (Smoby) ; • De nombreux artisans développent à nouveau un savoir-faire par la fabrication de jouets en bois. distribution Impacts négatif : • Les emballages blister ne sont pas recyclables. Impacts positifs : • Des fabricants utilisent des matériaux recyclés et recyclables pour leurs emballages (Vtech) ;
DR / sanja gjeneRo-www.sxc.hu / ms-www.sxc.hu / ZsuZsanna Kilian-www.sxc.hu / géRalDine le guyaDeR/Kel epoK epiK !
Le sapin de l’année dernière, planté dans le jardin, sera chiquissime avec ses petites lumières comme des étoiles. Et écologiquement correct, avec ça ! Cette guirlande se charge d’énergie le jour, même par temps couvert, pour briller la nuit (jusqu’à 6 heures en pleine charge). Et sur le balcon, ça marche aussi. Nature & Découvertes, 39,90 euros
Cette année, C’est Zéro Cadeau ?
pas de noël sans bûChe
Pour échapper de façon définitive à l’orgie de consommation au moment des fêtes, un mouvement de consommateurs canadiens a créé, il y a quelques années, un « Certificat d’exemption de cadeau » à distribuer à ses proches avant Noël. Trop triste, cette idée pourtant 100 % écolo ? Alors d’accord, on offre quand même des cadeaux. Mais pour rester écolo-radical, ils seront immatériels : un bon pour une soirée de baby-sitting, pour une heure de massage, ou encore trois mois sans corvée de vaisselle…
Celle-là n’est pas à la crème de marrons, mais en vrai bois (du hêtre). Ce n’est pas de la pâtisserie, c’est du design on vous dit (dessiné par Franck Fontana et éditée par Design Pyrenées). La Bûche est prédécoupée pour avoir à disposition le petit bois et les bûchettes et allumer un feu de cheminée en quelques mainutes. La Bûche, 20 euros, www.neomansland.fr
• Des enseignes reversent le supplément donné pour le paquet-cadeau à des associations (La Grande Récré). usage Impacts négatifs : • Mieux vaut éviter les jouets à piles ou utiliser des piles rechargeables. Impacts positifs : • Les jeux de société favorisent l’éveil et le partage en famille, les jeux d’extérieur encouragent l’activité physique des enfants ; • Sensibiliser les plus jeunes aux enjeux du développement durable par le jeu (Negocio). Fin de vie Impacts négatifs : • Les plastiques, métaux, composants électroniques sont difficilement valorisables. Impacts positifs : • Les jouets qui ne servent plus peuvent être donnés et distribués à d’autres enfants. Les jouets les plus chers ne sont pas forcément les plus durables ni les plus appréciés. L’idée cadeau originale fera plaisir avant tout !
(1) www.aujourdhuilachine.com
Coup de balai !
Finie, la mauvaise conscience : vous rêvez d’une femme de ménage écolo ? Eh bien, la bonne nouvelle, c’est que H2O, société de vente à domicile de cosmétiques et produits ménagers écolo, vient de s’allier avec le groupe O2, spécialisé dans les services à la personne à domicile. Pour 1 euro de plus par rapport aux tarifs horaires habituels (variables selon les régions et les prestations : entre 14,90 euros et 25,90 euros) : primo, vous recevez un kit de produits labellisés Nature et Progrès et de matériel ; secundo, un agent d’entretien vient bichonner votre nid douillet au naturel.
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[savourer]
Par ici la bonne soupe : elle s’impose, à mi-parcours de l’hiver. C’est la saison, également, des fruits exotiques gorgés de saveur, qui vitaminent nos paniers avant le retour du printemps. Certes, ils sont acheminés d’horizons lointains par avion, mais leur commerce profite aux économies locales. Certains y trouveront une bonne raison pour les consommer, sans en abuser. Par Aline Cochard
Votre marché
Légumes Avocat Betterave Blette Brocoli Chicorée Chou de Bruxelles Endive Epinard Fenouil Frisée Mâche Navet Panais Pourpier Romaine Scarole
* Pour le bien-être de la planète, mieux vaut limiter sa consommation de viande. N’oubliez pas que les légumineuses, le soja, les céréales sont, eux aussi, sources de protéines. Pour en savoir plus : www.consodurable.fr ** Certaines espèces de poissons sont menacées. Pour consommer responsable, informez-vous sur Internet : www.nausicaa.fr - www.greenpeace.org/france/press/reports/et-ta-mer-t-y-penses
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Carlos Paes-www.sxC.hu / Jean sCheiJen-www.sxC.hu / alex staroseltsev-Fotolia.Com / andrzeJ Gdula-www.sxC.hu / Kriss szKurlatowsKi-www.sxC.hu / aFonso limai-www.sxC.hu / dominiC morel-www.sxC.hu
poissons et fruits de mer ** Anchois Crevette bouquet Calamar Colin Coques Dorade Hareng Huître Langoustine Lieu jaune Limande Lotte Merlan Oursin Palourde Praire Raie Rouget-barbet Saint-Jacques Saumon Sole Turbot Saint-Jacques
fruits
Agrumes Ananas Banane Datte Fruit de la passion Grenade Kaki Kiwi Kumquat Litchi Mangue Noix de coco Poire Pomme
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Bleus Boulette d’Avesnes Brie Cantal Comté Cabichou Crottin de Chavignol Coulommiers Epoisses Laguiole Maroilles Mimolette Mont-d’or Munster Neufchâtel Pont-l’évêque Roquefort Salers Stilton
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[participer] ZeStS
L’humeur de Christophe Besse
B.a. ba
LA poubeLLe du quArtier
4 à 5 milliards de tonnes : c’est le poids de déchets que l’on produirait chaque année sur Terre ! Cela regroupe les déchets de l’agriculture, ceux du BTP, ceux des entreprises ou encore les déchets municipaux avec, en particulier, nos ordures ménagères. Mais il n’existe pas d’état des lieux mondial précis. « De façon générale, le manque de données fréquentes, cohérentes et fiables sur la production de déchets demeure un problème sérieux », regrette l’OCDE (1), qui publie régulièrement des statistiques. Dans la catégorie des déchets municipaux – comprenant notamment les poubelles collectées tous les jours par les éboueurs - les cinq plus gros producteurs par habitant
recensés sont la Norvège (760xkg par an), les Etats-Unis (750kg), l’Irlande et le Danemark (740 kg), puis le Luxembourg (710 kg). La France arrive au 13e rang avec 540 kg par habitant et par an (dont 350 kg pour les déchets ménagers), tandis que l’Inde et la Chine ne totalisent « que » 100 et 120 kg par habitant, mais de fortes hausses sont à prévoir. En Europe, ce sont la Pologne (250 kg), la République slovaque (270 kg) et la République tchèque (290 kg) qui produisent le moins de détritus par habitant. Dépassant actuellement 1,6 milliard de tonnes par an, le poids des déchets municipaux pourrait doubler d’ici à 2030. Le recyclage a encore de beaux jours devant lui !
Par VR. (1) Organisation de coopération et de développement économique. Sources : Perspectives de l’environnement à l’horizon 2030 (2008), Panorama des statistiques 2008, Données OCDE sur l’environnement 2007.
Les AiLes pourpres
A voir et à lire, Les Ailes pourpres, le mystère des flamants, en salle le 17 décembre ; livre publié aux éditions du Chêne, 29 euros.
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Shay Ganor/www.Sxc.hu - IlluStratIon : chrIStophe BeSSe
Il était une fois un miracle qui se renouvelle chaque année : un million et demi de flamants roses se retrouvant sur les rives du lac Natron (Tanzanie), paysage lunaire transformé en croûte de sel sous une chaleur harassante, pour un bal extraordinaire, une parade amoureuse pleine de grâce. Suivra une colonie de bébés potelés et maladroits, qui devront défier la cruauté de la nature pour survivre. Des images époustouflantes, après douze mois de tournage exceptionnel, pour ce premier long-métrage du nouveau label de production Disneynature, dont la vocation est de produire de grands films sur les merveilles du monde. Par YB.
[s’aimer] ZesTs
Par Hélène Binet
COSMÉTO PERSO
Apprendre à faire son shampoing soi-même sans une once de paraben, se concocter un dentifrice 100 % naturel aux huiles essentielles, découvrir les dessous de la cosmétique biologique… Avec les ateliers Bionessence, c’est possible. Sophie Macheteau, belle blonde qui n’a plus rien à voir avec les babas écolos d’autrefois, propose des stages de 4 à 6 personnes pour s’initier à l’aromathérapie, réaliser produits d’hygiène, parfums et maquillage. On repart avec le plein de théorie et, en prime, trois produits que l’on aura réalisés comme des pros pendant l’après-midi.
Ateliers Bionessence, 25 avenue des Mimosas, Boulogne-Billancourt (92). 7 formules de 60 à 80 euros. Tél. : 06 65 41 85 77. www.bionessence.fr
Pour prolonger l’expérience, Aroma-Zone commercialise sur son site douze coffrets d’initiation à la création de cosmétiques bio : démaquillants, crèmes, soins pour les cheveux, soins pour le corps, masques et gommages… De quoi passer des heures à cuisiner ses ingrédients de beauté.
www.aroma-zone.com, à partir de 18,50 euros.
FASHIONISTAS RESPONSABLES
Impossible de résister à la mode des podiums ? Pourtant, votre porte-monnaie comme votre conscience écologique vous interdisent de craquer pour la robe ou l’accessoire dernier cri. Tournez-vous donc vers la location sur Internet. www.mondressingsecret.com offre une belle sélection de sapes fashion, couture ou jet-set à louer pour la soirée ou pour la semaine. Malin, non ?
On estime qu’en 2010, le marché des cOsmétiques biO représentera 10 % du marché mOndial des cOsmétiques.
BIJOU PAS BIDON
Un collier capsule ? C’est chic et terriblement écologique. Cruselita récupère dans les faubourgs de Madagascar divers emballages métalliques, que des artisans de l’île assemblent avec talent. En vente sur www.cruselita.com, 110 euros
Quand on passe l’hiver à se geler les pieds, on adopte illico ces chaussons chauffants et parfumés de Nature et Découvertes (mais pas vraiment sexy). Garnis de graines de lin bio, parfumés aux huiles essentielles de lavande, lavandin, romarin et agrumes, on met leurs semelles deux minutes au micro-ondes avant de les enfiler… pour ne plus jamais se lever : ils sont tellement relaxants ! Nature et Découvertes, 29,90 euros
COMME DANS DES CHAUSSONS
ENVOÛTEMENT BIO
Ils ne sont pas nombreux les parfums estampillés bio, sans musc ni phtalate. L’Eau de Jatamansi, de l’Artisan Parfumeur, compte parmi cette poignée de fragrances naturelles et engagées. On adore le subtil mélange d’huiles essentielles et les effluves de jatamansi, une plante himalayenne chouchou de la médecine ayurvédique.
Points de vente sur www.artisanparfumeur.com, 100 euros
RETOURNEZ VOTRE VESTE
Depuis le 27 juin dernier, tous les produits textiles mis sur le marché intègrent dans leur prix quelques centimes pour leur recyclage. La contribution textile environnementale, reversée aux associations de récupération comme Emmaüs, permet d’offrir une nouvelle existence aux 100 000 tonnes de fripes collectées chaque année.
Tricoter, un truc de mamie ? Vous n’y êtes pas. Aujourd’hui, 69 % des femmes de 25-35 ans ont déjà attrapé la fièvre tricoteuse. Avec la crise, l’épidémie devrait continuer de progresser. Laissez-la vous rattraper. Et pour que votre point de riz soit toujours biologique, adoptez les cotons et laines 100 % naturels de Bergère de France. La gamme de coton organique non teint est particulièrement douce et saine, puisque les fils n’ont subi ni traitement chimique, ni teinture. Si vous voulez pousser l’éthique jusqu’au bout des aiguilles, adoptez les modèles Lantern Moon, fabriqués à la main au Vietnam à partir de bois géré durablement.
Pelote de 50 g à partir de 2,49 euros, aiguilles à partir de 15,90 euros. Points de vente sur www.bergeredefrance.fr ou au 03 29 79 36 66
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TRICOT : ET REPELOTE !
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Leonardo diCaprio
L’écoLo de La première h
Avec son documentaire La 11e heure, le dernier virage, la belle gueule du cinéma yankee avait réussi à faire des vagues dans un océan d’immobilisme. Aujourd’hui, il espère que le « Captain Obama » saura mieux mener sa barque que son prédécesseur sur la « green » question. Propos recueillis par Frank Rousseau, à Los Angeles.
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BonneS adreSSeS
• l’association française d’écotourisme (www.ecotourisme.info ), édite un guide de voyages en ligne sur le thème du tourisme responsable et de l’écotourisme : www.voyagespourlaplanete.com • l’association pour un tourisme équitable et solidaire (ates) regroupe plus de vingt associations de voyage engagées dans le tourisme équitable. leurs offres de séjours se trouvent sur www.tourismesolidaire.org • agir pour un tourisme responsable (atr) a été créé par des voyagistes engagés dans le tourisme responsable. l’un de ses buts est d’arriver à un label « tourisme responsable », dont les membres s’engagent à appliquer les principes dès à présent. Plus d’infos sur : www.tourisme-responsable.org • Wwoof : cette association propose de loger dans des fermes en France, en partageant le quotidien d’agriculteurs bio ou, plus généralement, de personnes ayant un rapport privilégié à la nature. Pas moins de 350 adresses à consulter sur www.wwoof.fr
en miSSion Pour deS enFantS JamaïcainS
et bio, mais aussi tri des déchets, compost, covoiturage… A partir de 110 euros par jour, en demi-pension. www.ecotagnes.com
BiodiverSité mon amour
Réintroduire des castors en Pologne, étudier le compor tement des dauphins en Italie, marquer les chevaux, moutons et chiens karakachan en Bulgarie, surveiller les nids des tor tues en Thaïlande, par ticiper à la sauvegarde de l’ours en Russie, étudier la vie des jaguars au Brésil, observer les facultés de l’orang-outan à se soigner avec des plantes, évaluer l’impact du trafic maritime sur les cétacés en Méditerranée… Autant d’idées de voyages permettant de soutenir la protection de la nature. On peut les trouver sur cybelle-planete.org, le site Internet d’une association qui promeut « un mode de voyage écologique et responsable, respectueux de la biodiversité et offrant une alternative au tourisme de masse ». www.cybelle-planete.org
Sur la route deS caravaneS
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Une semaine pour découvrir le nordouest de la Mauritanie, la Route des caravanes, entre sites archéologiques et bibliothèques du désert, de peintures rupestres en manuscrits précieux, en bivouac ou en auberge. Ça vous tente ? Le voyagiste Chemins de sable promeut un tourisme respectueux des habitants et de leur environnement, avec l’objectif à long terme d’améliorer leurs conditions de vie. A partir de 995 euros, transport compris en pension complète, pour un départ de Paris le 5 ou le 12 décembre. www.cheminsdesable.com
Vous êtes électricien, maçon, plombier, jardinier, étudiant ? Vous pouvez passer un séjour utile en Jamaïque en janvier, avec Projects Abroad, une organisation spécialisée dans les missions de volontariat à l’étranger. Une école et un orphelinat ont besoin de volontaires pour un projet lié à la qualité de l’eau : remise en état de réservoirs, création d’un jardin potager, réparation de gouttières, installation d’un toit, état des lieux du système des eaux usées, etc. Ou comment découvrir une culture tout en apportant son savoir-faire. Prix indicatif pour un mois (hébergement, nourriture, assurance, organisation générale) : 1 995 euros, hors billet d’avion. www.parenthese-utile.org
l’éco-touriSme au Fil deS PageS
• il manquait un Guide du routard, celui du tourisme durable. il est né cette année, avec le soutien de l’ademe (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), du comité 21 et de voyages-sncf.com. tours opérateurs, voyagistes, éco gîtes, hôtels verts, de l’aquitaine au vietnam : les acteurs du secteur y sont passés en revue. et l’on peut y apprécier un état des lieux du tourisme, les différentes notions à connaître, l’impact environnemental de nos voyages, les éco-gestes du voyageur… Le Guide du routard tourisme durable, éditions Hachette tourisme, 9,90 euros. • autre guide incontournable, pour les passionnés de montagne, cette fois : l’Eco-guide des stations, réalisé par l’association mountain riders. a découvrir sur www.mountain-riders.org
dans ces cosmétiques de l’EDTA, des PEG, du formaldéhyde et autres substances pas vraiment fréquentables. Leçons d’étiquette Alors, on fait comment pour s’y retrouver ? Primo, on apprend à lire l’INCI : l’International nomenclature of cosmetic ingredients, novlangue incompréhensible entre anglais, latin et chimie, est obligatoire sur tous les emballages. Commune à toute l’Europe, elle détaille la liste des ingrédients, par ordre décroissant de leur présence dans le produit. Souvent elle commence par « water », ce qui indique que la crème est gorgée d’eau. Pour s’assurer de l’innocuité des composants sans à avoir à plonger dans un manuel de chimie, Rita Stiens nous simplifie encore une fois la vie : sur son site Internet, « La Vérité sur les cosmétiques » (1), il suffit d’entrer les trois premières lettres d’une substance pour savoir si elle est irréprochable ou non. Secundo, on s’en remet aux labels. Pour les produits français, on compte sur l’estampille Ecocert, Cosmébio ou Nature et Progrès. Pour les cosmétiques
A lire
La cosmétique bio, Nature et Découvertes, 1euro dans tous les magasins du groupe. Antisèche complète pour découvrir la cosmétique bio. Belle et bio à Paris, d’Hélène Binet, éditions Parigramme, 6 euros. Toutes les adresses de la
capitale (boutiques, instituts, salons de coiffure…) pour se bichonner au naturel. La vérité sur les cosmétiques naturels, de Rita Stiens, éditions Leduc. S, 23 euros. La bible. Explications, fiches produits : vous ne regarderez plus jamais vos cosmétiques de la même façon !
allemands, on cherche le logo BDIH et pour les marques anglaises le sceau de la Soil association (voir ci-dessous). Tertio, on privilégie les formules qui comportent un maximum d’ingrédients bio et qui vont bien au-delà des 10 % exigés par le label Cosmébio. Et voilà comment obtenir la crème des crèmes !
(1) www.laveritesurlescosmetiques.com
lEs lABEls à lA louPE
AB Ces deux lettres garantissent un produit issu de l’agriculture biologique, c’est-à-dire concocté avec ses ingrédients ayant poussé sans une goutte de produit chimique. En cosmétique bio, on le trouve sur les huiles essentielles. EcocErt Incontournable ! En France, Ecocert est l’organisme de certification le plus important. C’est aussi le plus spécialisé sur le bio. Pour les cosmétiques biologiques, Ecocert s’est appuyé sur les professionnels du secteur, afin de définir le cahier des charges le plus approprié. Ainsi, aujourd’hui, pour recevoir le label bio, un produit doit être au moins naturel à 95% et comporter 10 % d’ingrédients biologiques (rappelons que l’eau ne peut pas être certifiée) ; par ailleurs, 95 % des végétaux présents doivent être issus de l’agriculture bio et la formule ne doit pas compter plus de 5 % d’ingrédients de synthèse. Sur l’emballage, les mentions suivantes sont obligatoires : • X % du total des ingrédients sont d’origine naturelle (au moins 95 %) ; • X % du total des ingrédients sont issus de l’agriculture biologique ; • cosmétique écologique et biologique certifiée par Ecocert et adresse du fabricant. www.ecocert.fr cosméBio Lorsqu’un produit porte le sceau Cosmébio, c’est qu’il est forcément passé par la case Ecocert (ou par un autre organisme certificateur) et qu’il répond aux critères énoncés ci-dessus. Le logo Cosmébio montre que la marque a choisi d’adhérer à l’association (qui compte 203 membres), sans qui toute cette vague de clarification et de certification n’aurait sans doute jamais vu le jour. Deux catégories de produits peuvent être labellisées : La cosmétique écologique et biologique : • 95 % minimum des ingrédients sont naturels ou d’origine naturelle ; • 10 % minimum du total des ingrédients sont issus de l’agriculture biologique ; • 95 % minimum des ingrédients certifiables sont issus de l’agriculture biologique. La cosmétique écologique : • 95 % minimum des ingrédients sont naturels ou d’origine naturelle ; • 5 % minimum du total des ingrédients sont issus de l’agriculture biologique ; • 50 % minimum des ingrédients certifiables sont issus de l’agriculture biologique. www.cosmebio.org NAturE Et Progrès C’est en organisant le salon Marjolaine et en cherchant à fixer les règles de participation des marques cosmétiques que l’association Nature et Progrès a rédigé le premier cahier des charges français. Le label, qu’elle délivre elle-même, garantit des cosmétiques sans aucun produit de synthèse, sans substance animale (hormis le miel et les œufs) et exige des fabricants qu’ils soient irréprochables sur les plans environnemental et éthique. www.natureetprogres.org BDiH Lavera, Logona, Weleda arborent toutes la même estampille en quatre lettres. Délivrée par l’Association fédérale d’entreprises commerciales et industrielles allemandes pour les médicaments, les produits diététiques, les compléments alimentaires et les soins corporels (la fameuse BDIH), elle assure que le produit est exempt de matières premières issues de la pétrochimie ou du monde animal, et qu’il est au maximum naturel. En revanche, le label ne garantit pas un minimum d’ingrédients bio. soil AssociAtioN Moins fréquent, on trouve ce label sur les marques anglaises qui utilisent au moins 95 % d’ingrédients biologiques.
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Plus de cosméto ? www.neoplanete.eu
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