ENVIRONNEMENT
Collecte et traitement des déchets
TEOM : comprendre l’augmentation
Le mois dernier, chaque habitant propriétaire de son logement a reçu la taxe foncière. Certains ont pu y constater une augmentation importante de la TEOM (Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères) prélevée par la Communauté d’agglomération. Une évolution annoncée et expliquée dès le « Journal de la CARENE » de mai 2008. Ce numéro revient sur le sujet, afin que chacun puisse avoir tous les éléments pour mieux comprendre cette augmentation.
epuis sa fermeture imposée par l’Etat à partir de janvier 2007, le Centre d’enfouissement technique (CET) de Cuneix à Saint-Nazaire (lire ci-contre) ne peut plus recevoir pour leur « fin de vie » les 45 000 tonnes de déchets ménagers annuelles des dix communes de l’agglomération. Une situation qui était attendue.
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Plusieurs solutions… rejetées !
Effectivement, dès la création de la CARENE en 2001, des études ont été lancées pour anticiper la fermeture du CET de Cuneix et donc trouver une autre solution d’élimination des ordures ménagères. En 2004, le choix des élus s’est porté sur la mise en place d’une nouvelle filière (qui a permis notamment de lancer en 2006 le tri sélectif pour tous les habitants), avec la création sur l’agglomération d’un Centre de stockage des déchets ultimes (CSDU). Mais les différentes hypothèses de localisation de cet équipement ont toutes été rejetées par le préfet, rendant la réalisation de cet équipement impossible. Ainsi, depuis janvier 2007, date de la fermeture du CET de Cuneix, la CARENE est dans l’obligation de traiter temporairement les ordures ménagères de ses dix communes en dehors du département : elles transitent tout d’abord par le centre de transfert de
Brais à Saint-Nazaire, avant d’être transportées par des semi-remorques vers des centres d’enfouissement en Mayenne, en Maine-et-Loire et à la frontière de l’Ille-et-Vilaine. Un nouveau mode opératoire qui inévitablement entraîne un surcoût de 5 millions d’euros à l’année (*) et rend déficitaire le budget 2008 correspondant à la collecte et à la valorisation des déchets (le budget s’établit précisément à 14,2 millions d’euros en fonctionnement, 1,8 en investissement).
trouver au plus vite une solution pérenne de traitement des déchets. Une réflexion est en cours au niveau du Conseil général, associant la CARENE et les intercommunalités de Cap Atlantique et de SudEstuaire confrontées aux mêmes problématiques.
(*) Dans le détail : 3 millions d’euros pour le traitement, plus 2 millions d’euros de pertes de recettes provenant des industriels qui déposaient auparavant leurs déchets « banals » au Centre d’enfouissement technique de Cuneix.
Le centre de transfert de Brais à Saint-Nazaire.
Des coûts dans la moyenne nationale
En fait, la CARENE se retrouve aujourd’hui dans une situation que connaissent depuis de nombreuses années les autres collectivités. Le centre d’enfouissement technique de Cuneix permettait effectivement d’avoir un coût de traitement des déchets bien inférieur aux moyennes nationales : aujourd’hui, il faut « payer le prix normal ». Et si l’agglomération a eu durant de nombreuses années un taux de TEOM particulièrement faible (notamment Saint-Nazaire qui avait en 2007 un taux de 2,90 %, très en dessous de ceux appliqués dans des communes comparables), elle reste encore aujourd’hui avec un taux de 8,09 % dans une fourchette basse en comparaison des taux appliqués par d’autres intercommunalités. Pour autant, la volonté forte reste de
Le site de Cuneix métamorphosé
Comme chacun peut le constater sur la photo ci-dessus, le site de Cuneix s’est métamorphosé depuis la fermeture du Centre d’enfouissement technique (CET) des déchets fin 2006. Le résultat d’un aménagement réussi, effectué depuis plusieurs années par la CARENE. Aujourd’hui, c’est le vert qui l’emporte avec notamment le maintien sur place d’une plate-forme des déchets verts. Les habitants de l’agglomération peuvent y venir gratuitement le week-end pour déposer leurs déchets verts ou pour récupérer du compost (dans la limite d’une remorque) : les samedis et dimanches de 8h à 18h du 1er octobre au 31 mars (de 8h à 20h le reste de l’année). Autre service proposé aux habitants de l’agglomération à Cuneix : la déchèterie, située à côté de la plate-forme des déchets verts. Elle est ouverte du lundi au dimanche, de 8h à 18h (20h entre le 1er avril et le 30 septembre). Contact : 02 40 22 50 97
Les gestes qui sauvent… la planète
C
haque année, les Français produisent près de 24 millions de tonnes de déchets ménagers. La production d’ordures ménagères a ainsi doublé en seulement 40 ans ! Leur gestion représente donc aujourd’hui un enjeu clé en termes d’environnement, de santé et d’économie, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Il est donc capital que l’évolution des techniques de traitement des déchets, qui s’adaptent à cette augmentation, s’accompagne d’un change-
ment dans les comportements des consommateurs. En effet, chacun peut, à son niveau, adopter une démarche de développement durable pour protéger son environnement. Plusieurs moyens sont possibles pour diminuer ses déchets : éviter les produits suremballés, privilégier les fruits et légumes de saison, adopter le tri sélectif pour recycler les déchets, se débarrasser de ses encombrants en déchèterie… A chacun de choisir le meilleur moyen d’agir, selon sa situation.
Diminuer ses déchets, c’est par exemple éviter les produits suremballés et privilégier les fruits et légumes de saison.
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Le journal de la CARENE / Octobre 2008
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Lutter contre les « passoires thermiques »
Grâce à l’OPAH (*) de la CARENE, les propriétaires qui veulent améliorer leur logement peuvent bénéficier de subventions… à condition désormais qu’un diagnostic thermique soit réalisé avant tout travaux. Une évolution « développement durable » pour économiser de l’énergie - et donc faire baisser sa facture de chauffage – et mieux lutter contre les « passoires thermiques », comme les appellent les spécialistes.
es propriétaires d’un logement ancien le constatent amèrement chaque hiver : vivre dans des « passoires thermiques », où la chaleur s’échappe facilement par le toit, les ouvertures ou même les murs, entraîne une consommation d’énergie beaucoup plus importante et donc une facture de chauffage élevée. Afin de favoriser les travaux d’amélioration qui permettent d’économiser de l’énergie, le Conseil général de LoireAtlantique impose aujourd’hui la réalisation d’un diagnostic thermique pour pouvoir bénéficier des aides financières de l’OPAH. Une nouvelle règle valable pour tout chantier en logement ancien, à l’exception des travaux nécessaires au maintien à domicile de personnes âgées ou handicapées. Ce diagnostic doit évaluer la consommation d’énergie du logement avant travaux, et définir ce qui doit être fait pour la faire baisser d’au moins 30 %.
TÉMOIGNAGE
Avant
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Les logements occupés par leurs propriétaires pourront ne pas respecter ces 30 %, si la consommation d’énergie après travaux est estimée à moins de 230 KWh/m²/an. Pour les logements locatifs, il faudra atteindre les deux objectifs.
Gratuit pour les propriétaires occupants
Ce diagnostic est gratuit pour les propriétaires qui occupent leur logement, puisqu’il est pris en charge intégralement par la CARENE. Pour les bailleurs, dont le patrimoine rapporte des loyers, il devra être financé par le propriétaire mais pourra être subventionné si ce qui a été prescrit est bien réalisé. Les travaux seront classés par ordre de priorité en fonction de leur efficacité, et le chantier devra être planifié dans cette logique. En d’autres termes, plus question de se dire : « Je change le chauffage cette année, mes
fenêtres prennent l’air mais ça attendra un peu… » Il faudra faire les interventions dans le bon ordre, et notamment s’occuper en tout premier de l’isolation et de la performance de « l’enveloppe du bâtiment » (les façades, les fenêtres…) avant d’attaquer le reste. Un grand changement donc dans la façon d’aborder son projet d’amélioration de l’habitat. Une raison de plus pour se faire aider dans le montage du dossier par l’équipe spécialisée de la CARENE : leurs conseils sont gratuits et ils peuvent vous aider à monter un plan de financement personnalisé, et à constituer les demandes de subvention.
(*) Opération programmée d’amélioration de l’habitat. Renseignements : 02 51 76 10 00, amelioration-habitat@agglo-carene.fr, www.agglo-carene.fr.
Après
« Les aides OPAH représentent 66 % du coût des travaux ! »
Le logement locatif conventionné reste la priorité n°1 de l’OPAH de la CARENE. Pendant encore 18 mois, les propriétaires qui louent leur logement peuvent bénéficier de subventions très intéressantes pour rénover leur patrimoine. C’est ce qu’a fait Jean-Paul pour son projet de rénovation d’un bâtiment situé à Saint-Nazaire. Ce chantier d’envergure visait à réhabiliter une maison vacante et à y aménager cinq logements locatifs, allant de 40 à 66 m². Quasiment tout y a été refait : l’isolation, les charpentes, la toiture, les menuiseries, les cloisons, les peintures… « Mon dossier m’a permis de bénéficier des aides financières de la part de la CARENE, l’ANAH et le Conseil général. Elles ont représenté 66 % du coût des travaux ! » En échange de quoi Jean-Paul s’est engagé à appliquer des loyers conventionnés pendant au minimum 9 ans. Ce qui permet de faciliter l’accès au logement aux foyers à revenus modestes, aux jeunes actifs ou aux familles avec enfants.
PISCINES
La piscine de Saint-André-des-Eaux fait « eaux neuves » pour 2010
P
lus agréable, plus fonctionnelle et plus économe en énergie : la CARENE a décidé de rénover la piscine de Saint-André-des-Eaux, pour un montant de travaux d’1 million d’euros. Objectifs : agrandir les plages autour du bassin ; améliorer le traitement phonique et thermique du bâtiment ; restaurer les circuits de traitement de l’eau et de l’air ; rénover et réaménager les vestiaires ; poser un nouveau revêtement en inox pour une meilleure étanchéité du bas-
sin principal ; construire de nouveaux locaux (bureaux et infirmerie) et enfin réaliser une entrée indépendante. Pendant ces travaux, les quatre autres piscines de la CARENE restent à la disposition de tous sur l’agglomération nazairienne (*). Elles reçoivent d’ores et déjà les cours aux scolaires qui étaient habituellement dispensés à la piscine de Saint-Andrédes-Eaux.
(*) Piscines de la Bouletterie et Léo-Lagrange à Saint-Nazaire, Espace Neptune à Donges et le bassin de Montoir-de-Bretagne.
à conserver
Vendre, acheter : les diagnostics obligatoires
Avant toute vente de bien immobilier, plusieurs diagnostics sont à faire réaliser par des techniciens certifiés :
• l’Etat parasitaire, obligatoire selon la commune, permet de diagnostiquer la présence de termites (lire l’encadré ci-contre) ; • le Diagnostic Plomb, si le permis de construire date d’avant le 1er janvier 1949. Il détecte la présence de plomb dans les peintures ou les canalisations d’eau, en prévention de la maladie du saturnisme ; • le Diagnostic Amiante, si le permis de construire date d’avant le 1er juillet 1997. Il indique la présence d’amiante dans les matériaux de construction et précise leur éventuelle dangerosité ; • le Diagnostic Gaz, pour toute installation intérieure de plus de 15 ans. Il porte sur la tuyauterie fixe, le raccordement des appareils, la ventilation du logement et la combustion ; • le Diagnostic de Performance Energétique informe sur la consommation énergétique du logement et estime son coût ; • l’Attestation Assainissement, dans tous les cas, doit être demandée à la CARENE. Elle certifie le raccordement au réseau collectif et sa conformité aux normes.
Les termites, locataires parasites
Si le logement se trouve sur Montoir-de-Bretagne, Pornichet, Saint-Malo-de-Guersac, Saint-Nazaire ou Trignac : le Diagnostic Termites est obligatoire avant de vendre. Tous les éléments en bois de la construction sont alors contrôlés. Si l’expertise confirme la présence de parasites, le propriétaire est tenu de le déclarer en mairie. Il lui est alors possible de demander une subvention auprès du Conseil général (à hauteur de 30 % du montant HT des travaux) et de la CARENE (à hauteur de 10 % du montant HT) pour financer les travaux de traitement curatif (quelle que soit la commune du logement) – à condition de les faire réaliser par une entreprise certifiée Qualibat ou CTBA+.
Le journal de la CARENE / Octobre 2008
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ÉDITO
Notre Communauté d’agglomération et ses dix communes se sont résolument engagées dans un développement maîtrisé. Notre Schéma de secteur adopté en février 2008, précise le Scot de la Métropole Nantes - Saint-Nazaire. Il détermine à l’horizon 2020 l’organisation de l’espace : le renforcement des centres-villes et centres bourgs, la localisation des grandes opérations d’habitat, les extensions des principaux sites réservés à l’activité économique, les espaces naturels et agricoles à protéger… Cette conception volontariste de l’aménagement de l’espace privilégie le développement de l’urbanisation là où les équipements ont été réalisés, là où les réseaux d’électricité, d’eau et d’assainissement existent, là où la desserte en transports collectifs est possible à un coût raisonnable. Contenir le développement de l’urbanisation dans les secteurs déjà équipés, c’est la meilleure façon d’économiser l’espace devenu de plus en plus rare et de plus en plus cher, pour mieux préserver les espaces naturels. Mais c’est aussi la meilleure façon de développer la vie sociale dans les villes, les bourgs et les quartiers autour des commerces, des services et des activités sportives, festives et culturelles. Mais pour cela, il faut réapprendre à partager l’espace, parce que nous avons l’obligation de « loger » tout le monde. Nous devons notamment offrir des logements aux jeunes et plus particulièrement aux jeunes actifs. Nous devons les retenir et les accueillir pour dynamiser nos villes et nos bourgs, pour accompagner le développement économique, sans oublier que six nouveaux habitants, c’est un emploi maintenu ou créé dans les commerces et services. Sachons de façon responsable accompagner collectivement notre développement pour bien préserver l’avenir.
AVENIR
Quand la ville s’affirme
En septembre, les élus de la CARENE se sont réunis comme tous les ans afin d’évoquer les grands projets d’avenir de l’agglomération. Alors que la Collectivité s’apprête à voter son programme d’investissement pour les 6 ans du nouveau mandat, elle s’est arrêtée sur la nécessité de maîtriser son développement urbain. Objectifs : moins consommer d’espaces tout en optimisant le moindre m2.
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Joël Batteux, Président de la CARENE
Le Journal de la CARENE, édité par la Communauté d’Agglomération de la Région Nazairienne et de l’Estuaire, 4 avenue du Commandant L’Herminier BP 305 - 44605 Saint-Nazaire Cedex Tél. 02 51 16 48 48 - Fax 02 51 16 48 00 http://www.agglo-carene.fr Directeur de la publication : Joël Batteux Rédaction : CARENE / Jean-François Guitton / Bruno Leduc / Hélène Lopes / Rue Premion Photos : Martin Launay, Guy Toublanc, Dominique Macel Maquette et mise en page : Le Square Deshoulières Impression : Didier Mary ISSN : 1768-0360
otre Schéma de secteur est calé jusqu’en 2020 », a rappelé le président Joël Batteux, aux 250 participants de la réunion de rentrée de la CARENE. « C’est ce document qui définit nos zones d’aménagement urbaines et économiques en fonction de notre environnement, certes riche… mais très protégé. » Au cœur de ce Schéma, l’habitat est ainsi un des piliers du développement durable de l’agglomération pour accueillir et fixer sa population dans de bonnes conditions. Mais c’est aussi une tâche complexe pour la Collectivité : il lui faut à la fois prendre en compte les espaces naturels sensibles et répondre à ses obligations de service, notamment en termes d’assainissement.
durant les 40 dernières années, l’agglomération a connu un étalement urbain impressionnant, les lotissements ayant notamment « consommé » beaucoup d’espaces : rien qu’entre 1999 et 2004, 5 000 logements ont ainsi été réalisés sur 170 hectares… tandis que 23 % des sièges d’exploitation agricoles disparaissaient. La conséquence d’une façon d’habiter : chacun voulait son pavillon sans voisinage et loin de tout avec 1 500 m2 de terrain !
réseaux et les services (collecte des déchets, transports en commun…) existent déjà.
D’autres formes d’habitat
À ce jour, 565 hectares ont d’ores et déjà été identifiés dans ces zones urbanisées. Des espaces en friche, sous ou mal occupés, offrant un potentiel de 3 900 à 6 500 logements… qui n’auront rien à voir avec les tours et les barres de ces dernières décennies ! Car aujourd’hui, d’autres formes d’habitat – alliant logements individuels et collectifs, capables d’évoluer dans le temps, intégrant l’environnement… – apparaissent, plus respectueuses des modes de vie et plus économes en espace foncier. Reste également l’ultime ressource de la CARENE : les 700 hectares disponibles en extension urbaine (zones AU), dont 326 sont déjà concernés par des projets. « Nos marges de manœuvre sont donc limitées », a résumé Joël Batteux. « Il nous faut impérativement optimiser le peu de mètres carrés gagnés en redonnant aux centres-villes la capacité de retrouver leur densité perdue et en inventant de nouvelles formes d’urbanisation. »
* Contre 115 00 habitants aujourd’hui.
Le renouvellement urbain
Impossible aujourd’hui de poursuivre sur ce modèle, sous peine de voir un environnement de qualité disparaître. De toute façon, les réseaux de voirie et de traitement des eaux (dont les rejets sont également contraints par les espaces naturels vivants, la pêche, la baignade…) ne pourraient suivre… ou alors au prix de travaux et d’investissements déraisonnables. C’est pourquoi la CARENE se tourne en priorité vers la ville et les espaces déjà urbanisés. Le Schéma de secteur prévoit en effet que 80 % des futurs logements devront être construits au sud de l’agglomération, en dessous du Parc de Brière, et 30 % en renouvellement urbain, c’est-à-dire là où les
Mais où bâtir ?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2020, selon les prévisions, 135 000 personnes vivront sur le territoire intercommunal*. C’est pourquoi la CARENE a décidé de construire 1 000 nouveaux logements par an pour accueillir à terme ces 20 000 nouveaux habitants… et les enfants de tous ceux qui résident déjà sur l’agglomération. Mais où bâtir ? Les études montrent que
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Le journal de la CARENE / Octobre 2008
© André Bocquel
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Ouverture du centre culturel Lucie Aubrac à Trignac
Le 6 septembre dernier, la Ville de Trignac inaugurait le Centre culturel Lucie Aubrac. Ce nouvel équipement de 600 m2 abrite des ateliers de pratiques artistiques (théâtre, arts plastiques et musique) et accueillera tout au long de cette première saison pas moins de 13 spectacles vivants, ainsi que diverses expositions. Avec ce centre idéalement situé au cœur de la ville, Trignac se dote d’un véritable outil de développement culturel et artistique qui contribuera à l’accès pour tous à la Culture. • Exposition photos du 14 au 19 novembre Concours organisé par l’ASCT « les fleurs dans la nature et les jardins » • Sylvain Sanglier + Pyr - chanson « Est-ce que ça tâche ?, deuxième album du nazairien Sylvain Sanglier, enquille les histoires à dormir debout, à rire franchement ou à pleurer sans que ça dégouline ». Samedi 22 novembre à 20 h 30
Aurèle « la Chanterelle et le bourdon » chansons
Vendredi 12 décembre 20 h 30 - Espace Renaissance à Donges
Le théâtre Athénor présente...
• Conférence motorisée et pliable Cie Mr et Mme Tout le Monde
Attachez vos ceintures car voici une arrivée en trombe d’un complexe automobile très spécial, truffé d’objets délirants : une petite voiture sans permis et caravane assortie avec fauteuil télescopique à manivelle hydraulique pour changer radicalement de point de vue... Mardi 25 et vendredi 28 novembre à 20 h 30 mercredi 26 novembre à 15 h - Espace civique Jacques Dubé à Saint-Nazaire
EXPOSITIONS, VISITES
Salon d’automne organisé par l’Amicale laïque - Exposition des ateliers d’arts plastiques
Du lundi 10 au vendredi 14 novembre à l’Espace du Marais à Saint-André-des-Eaux
Exposition histoire locale Mariage à Donges organisée par l’OSCD
Du lundi 17 au dimanche 23 novembre salle polyvalente de Donges
Spectacle de Noël le vendredi 19 décembre à 19 h
Pour tous renseignements : Centre culturel Lucie Aubrac - 6 rue de la Mairie - 44570 Trignac 02 40 90 32 48
Exposition de tableaux d’art contemporain
prêtés par le «Ring-artothèque de Nantes »
jusqu’au 31 décembre à la Bibliothèque municipale de Trignac
• La répétition : une Odyssée
théâtre de cuisine à partir de 9 ans Une troupe de théâtre monte l’Odyssée : un voyage qui dure 10 ans et nous en sommes à 10 jours de la première ! Il y a un metteur en scène qui court de la salle à la scène plein de fiches qui volettent, on voit le régisseur, un comédien et une comédienne sur scène qui jouent dans le désordre, des séquences déjà en place, et d’autres qui sont encore dans le brouillard de la répétition. Jeudi 18 décembre - 20 h 30 théâtre Jean Bart à Saint-Nazaire
MUSIQUES, CONCERTS, CHANSONS, THEÂTRE, SPECTACLES
Karim Kacel - chanson française
Karim Kacel aborde la chanson française dans son expression la plus pure, héritier des Reggiani, Brel, Brassens, Moustaki qui furent les idoles de sa jeunesse.
Jeudi 6 et vendredi 7 novembre - 20 h 30 théâtre Jean Bart à Saint-Nazaire
Amour / Variations - mélodrame
« Dans une ferme isolée, chaque après midi, à l’heure où tout le monde dort, terrassé par la chaleur, Tomeo, l’intendant, et Niru, la domestique, se retrouvent clandestinement... ».
Mardi 18 - 20 h 30 - Mercredi 19 - 19 h 30 Jeudi 20 novembre - 20 h 30 théâtre Jean Bart à Saint-Nazaire
Exposition pour les enfants, Popov et Samothrace,
bestiaire graphique et drôle, imaginé par Janik Coat - en novembre. L’auteure de cette exposition animera un atelier qui s’adresse plus particulièrement pour les enfants de CP/CE1
le 22 novembre à 14 h 30 à la Bibliothèque municipale de Trignac
Spectacles de variété : sketches, danse, chansons organisés par Début de soirée
Samedis 22 et 29 novembre - 20 h 15 Dimanches 23 et 30 novembre - 15 h salles polyvalentes Anne de Bretagne à Saint-André-des-Eaux
Marché de Noël organisé par l’OSCD
Samedi 6 décembre salle polyvalente de Donges
« Sous le piano de ma mère » théâtre – Compagnie des wagons lits
Vendredi 7 novembre – 20 h 30 Dimanche 9 novembre – 15 h Espace Renaissance à Donges
• Les Family Days
« L’écrit parle » - salon du livre jeunesse
Débats entre éditeurs sur littérature et oralité vendredi 12 décembre de 18 h 30 à 22 h Espace Bois Savary à Saint-Nazaire
André Minvielle & Lionel Suarez chanson et accordéon
Tout y passe, un chant traditionnel gascon, une béguine, un thème de Monk, un petit blues en passant, un hommage aux chants pygmées, une valse...
Jeudi 13 novembre - 20 h 30 théâtre Jean Bart à Saint-Nazaire
Association Rendez-vous dans La Place comédie musicale policière
Le jour se lève sur la place d’un village, la vie reprend son cours, monotone pour ses habitants et pourtant, derrière les apparences se cachent bien des drames qui couvent depuis si longtemps.
Samedi 22 novembre - 20 h 30 Quai des Arts à Pornichet
FESTIVITES
Bal costumé avec DJ organisé par Saint-André Réseau
Samedi 1er novembre - 20 h Espace du Marais à Saint-André-des-Eaux
Ateliers, lectures et performances pour tous samedi 13 décembre à partir de 14 h Espace Bois Savary à Saint-Nazaire
Loto organisé par le Full Contact Andréanais
Samedi 15 novembre - 20 h Espace du Marais à Saint-André-des-Eaux
Nicolas Peyrac - chanson française
A près de 30 ans de carrière et une envie d’écrire sans cesse renouvelée, c’est avec un tout nouvel album qu’il sera sur scène pour interpréter ses plus belles mélodies.
Vendredi 14 novembre 21 h - salle Krafft à la Chapelle-des-Marais
Compagnie La nuit venue dans Mirad, un garçon de Bosnie - théâtre
Cette petite pièce raconte l’histoire de Mirad, un jeune garçon à la recherche de ses parents pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine.
Mercredi 26 novembre - 20 h Quai des Arts à Pornichet
Soirée découverte des talents organisée par l’Office de Tourisme
ouvert à toute personne souhaitant faire découvrir son talent, sa passion
Vendredi 21 novembre - 20 h Espace du Marais à Saint-André-des-Eaux
Grignote-livres Histoires pour tout-petits
Les bibliothécaires accompagnent les tout-petits et leurs parents dans un temps de découverte des livres, agrémenté d’une collation.
Samedi 15 novembre et samedi 13 décembre 10 h - Médiathèque de Pornichet
Jean-Jacques Milteau Soul conversation
Concert organisé dans le cadre de Jazz Tempo. Jean-Jacques Milteau parle de son harmonica comme d’une clé. Un amour précoce pour le blues et les musiques noires le conduit à inviter sur ses enregistrements quelques voix emblématiques du genre.
Jeudi 27 et vendredi 28 novembre - 20 h 30 théâtre Jean Bart à Saint-Nazaire
Soirée dansante organisée par les Fanas du Dancing avec l’orchestre Isabelle Debarre
Samedi 22 novembre - 21 h Espace du Marais à Saint-André-des-Eaux
Compagnie Hugo y Ines dans Historias Pequeñas - théâtre gestuel, marionnettes, mime
Historias Pequeñas, ce sont des petites histoires... à voir
Mardi 18 novembre - 20 h - version longue (1h10) - dès 6 ans. Mercredi 19 novembre - 15 h 30 version courte (45 mn) - dès 4 ans Quai des Arts à Pornichet
Le mois du film documentaire à Saint-Malo-de-Guersac.
Saint-Malo-de-Guersac participe à l’opération nationale qui rassemble tous ceux qui sont attachés à la promotion du cinéma documentaire. Cette opération a pour thème cette année « le travail ». • Projection du film « Quand les femmes ont pris la colère » de Soazig Chappedelaine - Dimanche 9 novembre – 18 h au cinéma La Malouine • La médiathèque Colette propose des DVD et des livres sur le thème du travail tout au long du mois de novembre. • Une exposition photos de Corinne Provost sur « les femmes et le temps » sera présentée cette période dans le hall du cinéma et de la médiathèque.
Bal des Chalands Fleuris organisé par ABSADE
Samedi 29 novembre - 20 h Espace du Marais à Saint-André-des-Eaux
Cannes Jeune Ballet
Ecole supérieure de danse Rosella Hightower Riche de quinze nationalités représentées, le Cannes Jeune Ballet est constitué d’une trentaine de futurs professionnels de la danse. Ardeur, polyvalence, créativité font la force et le succès de ces artistes en plein envol.
Mardi 2 décembre - 20 h 30 salle Krafft à la Chapelle-des-Marais
Bourse aux jouets organisée par l’Office de Tourisme
Dimanche 30 novembre de 9 h à 18 h Espace du Marais à Saint-André-des-Eaux
Loïg Pujol dans Contes en sac
Loïg Pujol accueille les enfants dans une grande tente : ronde et bleue comme la Terre. La magie opère dès le seuil tant la voix du conteur est captivante. Les enfants font un voyage enchanteur où ils croisent la lune, le soleil, les étoiles...
Mercredi 19 novembre - 15 h 30 et 16 h 30 Médiathèque de Pornichet - pour les 3 / 7 ans
JEUNE PUBLIC
Boliloc - Compagnie Philippe Genty théâtre pour les 3 / 8 ans.
Depuis plus de trente ans, Philippe Genty parcourt le monde avec des spectacles oniriques. Avec Boliloc, sa dernière création, il abolit encore plus les frontières entre la danse, le cirque, le théâtre, les marionnettes et le rêve.
Vendredi 7 novembre - 15 h 30 et 18 h 30 Quai des Arts à Pornichet
Circus Klezmer de Barcelone
Dans un village d’Europe de l’Est, ni loin, ni proche, à une époque qui n’est ni maintenant, ni avant, ni plus tard, un grand banquet se prépare... Ce spectacle est époustouflant, riche et passionné, construit sur les émotions humaines.
Mardi 2 et mercredi 3 décembre - 20 h 30 Quai des Arts à Pornichet
Anne-Gaël Gauducheau dans Afongandjia - conte
Afongandjia est le nom d’un fils de roi. Et pas n’importe lequel : le dernier roi du Dahomey. Celui qui une nuit entière combattit la foudre sur le toit de son palais aux 365 chambres...
Mardi 2 décembre - 20 h 30 Médiathèque de Pornichet - dès 8 ans
Le journal de la CARENE / Octobre 2008
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D O S S I E R
Covoiturage en ligne
Grâce à internet, le covoiturage est aujourd’hui une affaire qui roule sur la CARENE… et pour l’environnement.
800 trajets y ont déjà été déposés et 500 sont aujourd’hui disponibles chaque jour. Depuis sa mise en ligne en septembre 2007, le site de covoiturage créé par la CARENE * continue de faire partager ses kilomètres. S’adressant à la fois aux automobilistes qui souhaitent diminuer leurs frais de transport et aux personnes éloignées des transports en commun ou tout simplement soucieuses de l’environnement, il permet de répondre à tous les besoins de déplacements (professionnels ou de loisirs, réguliers ou occasionnels) dans l’agglomération et au-delà. Sur l’ensemble des trajets déposés, 56 % sont ainsi quotidiens, 9 % hebdomadaires, 8 % mensuels ou bi-mensuels et 26 % ponctuels (essentiellement des voyages grande distance). Pour les covoiturages les plus fréquents, 50 % des trajets ont l’agglomération pour destination et 32 % comme point de départ, les déplacements à l’intérieur de la CARENE ne représentant que 15 %. Enfin, une grande partie des échanges ont lieu entre Saint-Nazaire et Nantes.
Montée en puissance
Pour monter en puissance, le site, qui est gratuit, espère désormais enregistrer 150 nouveaux inscrits chaque mois. Pour cela, la société Ecolutis, qui développe et gère cet outil, a réalisé une vingtaine de réunions d’information dans plusieurs entreprises et établissements de l’agglomération : Famat, IUT, Soflog-Sofembal, Man Diesel, Daher… en attendant les Chantiers Navals, Total, les entreprises de la zone de Brais ainsi que la CARENE elle-même. Parallèlement, la collectivité a aussi décidé d’installer une signalétique spécifique pour permettre aux « covoitureurs » de se retrouver plus facilement sur les parkings proches des échangeurs de la RN 171 et de la RD 213 (Route bleue). Deux sites sont concernés à ce jour : le parking des Six Croix à Donges et celui de Brais à Saint-Nazaire. Cette expérience permet aujourd’hui à la CARENE d’envisager plus concrètement la mise en place de futurs Plans de Déplacements Entreprises. Cette démarche partenariale, qui associe l’entreprise et la collectivité avec le soutien de l’ADEME, vise en effet à inciter les salariés à utiliser des modes de transport doux et nécessite pour cela une offre adaptée en termes de réseau public, de lignes de bus… et de covoiturage. * www.covoiturage-carene.com
L’agglo en vélo
Le vélo est aussi un bon moyen pour faire des économies de carburant
et circuler 100 % écolo. D’autant plus que sur l’agglomération, ce sont aujourd’hui 170 km d’itinéraires cyclables qui ont été réalisés par la Collectivité. Difficile de les rater : 22 panneaux présentant l’ensemble des circuits ont été implantés sur les 10 communes. Sans oublier la pochette gratuite « Itinéraires vélo de la CARENE » disponible dans les offices de tourisme, le n°16 du Journal de la CARENE avec sa double page détachable ou tout simplement le site www.agglo-carene.fr. Et pour les jeunes en formation sur l’agglo, le deux-roues peut même être fourni durant toute l’année universitaire, grâce à l’opération Vélos Étudiants mise en place depuis 4 ans en collaboration avec l’association Place au Vélo (moyennant une adhésion de 10 b et un chèque de caution de 200 b). Renseignements : 02 40 70 82 91, 02 40 70 44 78, 06 66 86 52 24.
La région avec Destineo
Il a été récompensé 3 fois depuis sa mise en ligne. Sur internet, la plate-forme régionale de transport en commun Destineo * - la première développée en France ! informe les voyageurs sur les horaires et les trajets de 12 réseaux des Pays de la Loire. Créé par la Région, avec notamment la participation de la CARENE, ce site qui calcule l’itinéraire, du point de départ au point d’arrivée de l’internaute, intègre tous les modes de transport : bus, tramways, trains, TER, avions, navettes fluviales… De quoi, par exemple, préparer en toute simplicité son trajet entre la bibliothèque de Saint-Joachim et le centre commercial Ruban Bleu.
* www.destineo.fr
Priorité aux « déplacements doux »
Dans son Plan de déplacements urbains, adopté
en 2006, la CARENE s’est engagée à favoriser les déplacements doux pour mieux limiter l’usage de la voiture sur l’agglomération. C’est-à-dire qu’elle veut donner la priorité aux modes de transport non polluants comme le vélo et la marche à pied… qui permettent également de garder la forme. Ainsi, dans tous les nouveaux aménagements, les cheminements sont privilégiés afin que l’on puisse faire tous ses déplacements à pied ou à bicyclette : faire ses courses, emmener les enfants à l’école, aller au gymnase… Pour autant, rien ne peut se faire sans le changement de comportement de chacun dans ses habitudes au quotidien : il faut savoir qu’au niveau national, plus de la moitié des déplacements en voiture font moins de… 3 km !
Le journal de la CARENE / Octobre 2008
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Les artistes se dévoilent dans les chapelles
La manifestation, organisée par le pôle touristique Destination Atlantique, se déroulait jusqu’au 30 septembre sur la presqu’île guérandaise. « L’art au gré des chapelles » proposait aux amoureux d’art contemporain, d’architecture et de patrimoine un véritable parcours initiatique, mêlant découverte de chapelles des villes et des champs, des côtes et des marais salants. Onze sites se dévoilaient pour l’occasion, dont la chapelle SaintAnne à Pornichet. On pouvait y observer les peintures de Serge Prieto, mais aussi s’attarder sur l’édifice en luimême, construit en 1879.
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Halles de Saint-Nazaire : 50 ans remplis d’Histoire(s)
90 m de longueur, 45 m de large, 12 m de hauteur, 16 voûtes, 3 000 m² de surface pour une offre de 148 étals pendant les marchés… Voici présentées en quelques chiffres les Halles de Saint-Nazaire, qui fêtent cette année leur cinquantenaire. 50 ans remplis d’Histoire, en lien avec la reconstruction de la ville après la Seconde guerre mondiale, et d’histoires, comme toutes celles que l’on se raconte pendant le marché… Une exposition, réalisée à l’occasion des journées du Patrimoine en septembre, les retraçait sous le marché couvert.
L’émoi du parc naturel régional de Brière
Quatre week-ends sous le signe de l’échange, du développement durable et de la biodiversité : c’est ce que proposait au mois de septembre le Parc naturel régional de Brière, dans le cadre de la manifestation « le Mois des parcs ». Organisée pour la deuxième année consécutive à l’initiative de la Région, elle permettait de redécouvrir les spécificités et richesses des parcs naturels des Pays de la Loire, et notamment des 49 000 hectares du Parc de Brière. Et le programme était varié : sorties nature, spectacles, animations, découvertes des produits et des savoir-faire locaux… L’édition 2008 a connu un joli succès, avec 11 000 visiteurs venus goûter aux charmes du pays briéron.
Des fermes en portes ouvertes sur l’agglo et la presqu’île
Adieu, veaux, vaches, cochons ! La troisième édition des Samedis fermiers, organisée par la Chambre d’Agriculture de Loire-Atlantique avec le soutien de la CARENE, vient de se terminer. Quatre rendez-vous se sont succédé tout l’été pour accueillir les visiteurs curieux de mieux connaître la vie à la ferme et les produits qui y sont fabriqués, mais aussi de rencontrer les « gens de la terre » et de découvrir leurs savoir-faire. Le 11 octobre à la ferme laitière du Bois Joubert, à Donges, fut la dernière journée à la fois conviviale et instructive de l’évènement. Environ 8 000 personnes en ont profité tout l’été, à la fois sur la presqu’île et l’agglomération.
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« Visite sur site » de la ministre du logement
Christine Boutin, la ministre du logement, a choisi SaintNazaire parmi les cinq « villes témoin » à visiter en amont de son projet de loi « Mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion ». Son mini-tour de France a donc fait étape sur l’agglomération le 22 septembre dernier. Elle a échangé avec huit habitants sur leurs besoins et attentes en matière d’habitat, mais aussi avec les élus locaux. Le débat au parlement sur ce projet de loi devrait débuter ce mois-ci.
Ça c’est passé sur l’agglo
L’album de La CARENE
Besné Donges La Chapelle-des-Marais M o n t o i r- d e - B r e t a g n e Pornichet Saint-André-des-Eaux Saint-Joachim Saint-Malo-de-Guersac Saint-Nazaire Tr i g n a c
LeLajournal de CARENE
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n° 17 Octobre 2008
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Dossier
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Déplacements : choisir la meilleure offre
DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ENVIRONNEMENT
HISSEZ LE PÔLE TERTIAIRE !!
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DEUX ÉCOQUARTIERS VONT POUSSER SUR L’AGGLO
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PORTRAIT
CYRIL BOURDEAU LA VIE AQUATIQUE
ENVIRONNEMENT
Deux écoquartiers vont pousser sur l’agglo
« Ecoquartier » : un simple mot « à la mode » pour définir des quartiers respectueux de l’environnement ? Non. C’est l’engagement de la CARENE à soutenir les projets d’urbanisation innovants qui répondent à une exigence de développement durable. La preuve, avec deux grandes opérations pilotées par l’Agglomération et les villes concernées, où l’on va construire autrement… pour une nouvelle façon d’habiter.
Coulvé et Québrais à Saint-Nazaire
Comment réaliser un nouveau quartier de près de 1 100 logements, situé sur deux sites, tout en valorisant les espaces naturels existants (dont les bassins de Guindreff tout proches) ? La meilleure solution : réfléchir très en amont pour intégrer les enjeux du développement durable. Ainsi, alors que les premières constructions ne sortiront de terre qu'à l'horizon 2010, la CARENE et la ville se donnent plusieurs exigences «dignes» d’un écoquartier.
« Horizon Certé, un quartier s’ouvre » à Trignac
Sur Certé, il ne s’agit pas de créer un nouveau quartier mais bien de modifier profondément celui qui existe déjà. Ainsi, c’est un vaste Plan de rénovation urbaine (1) qui se met en place sur les trois sites concernés : Acacias, Océane et la Menée-Landais. Une métamorphose dont quelques grands principes « écoquartier » sont d’ores et déjà arrêtés et qui seront visibles sur le terrain à partir de 2010.
Préserver les espaces naturels existants :
• Environ 25% des espaces au sein de l'opération de Coulvé et Québrais ne seront pas construits. Cela implique la préservation des espaces boisés autour des bassins de Guindreff, la conservation de boisements et de haies de qualité. En plus, au coeur du quartier, une « coulée verte » composée d'arbres, de pelouses, de plantations... sera réalisée. • Sur ce projet, il s’agira davantage de créer des espaces verts ouverts à tous… qui n’existent pas aujourd’hui ! Ainsi, des prairies naturelles vont être réalisées sur Océane. La roselière développée naturellement à La Menée-Landais sur l’ancien lit du Brivet va être conservée.
Privilégier les déplacements sans voiture :
• L'objectif est de favoriser les circulations à pied et en vélo grâce à l'aménagement de cheminements rejoignant les quartiers voisins et le centre. Ainsi, pas besoin de voiture pour emmener les enfants à l'école, au sport... ou encore pour aller prendre le bus : la desserte du quartier par les lignes de bus est à l'étude. • Des cheminements piétons ont déjà été réalisés autour du cœur de quartier qui englobe le collège, le centre de loisirs sans hébergement (CLSH), le gymnase, les écoles maternelle et élémentaire… Ce type de liaison sera partout favorisé. Et l’accent sera mis sur l’installation de petits commerces et services de proximité, afin que l’on puisse faire ses courses à pied ou en vélo.
Maîtriser la circulation des eaux de pluie :
• Une vigilance : le maintien de sols perméables qui absorbent naturellement les eaux de pluie. Une priorité : éviter que les eaux de pluie n’aillent directement dans les bassins de Guindreff pour ne pas avoir d’impact sur la qualité de l’eau. D'où l'aménagement de bassins de rétention pour les récupérer. D'autres solutions sont étudiées, telles que les terrasses végétalisées sur le toit des immeubles, par exemple. • Cette question est essentielle pour un quartier à deux pas de la Brière et où l’eau reste le fil conducteur. Ainsi, les circuits d’eau sont revus à la faveur de ce réaménagement. Le maintien de la perméabilité des zones non bâties est notamment recherché afin de laisser la pluie s’infiltrer, et ainsi ne pas augmenter les volumes d’eau pluviale arrivant dans les marais.
Construire des bâtiments économes en énergie :
• Les bâtiments devront être bien orientés pour profiter au maximum du moindre rayon de soleil. Les matériaux isolants seront privilégiés, et l’installation des panneaux solaires ou photovoltaïques sera favorisée pour le chauffage et la production d’électricité. • Les nouveaux bâtiments devront avoir la meilleure orientation possible afin de bénéficier d’un maximum d’ensoleillement et ainsi réduire la consommation de chauffage. Une étude est menée par l’ENÉE 44 (2) pour évaluer la possibilité d’expérimenter sur Certé une chaudière à bois collective utilisée pour plusieurs bâtiments.
Créer des logements pour tous :
• Environ 25 % des 1 100 logements seront dédiés au logement social. Globalement, il y en aura pour « tous les besoins et toutes les bourses » : maisons individuelles, logements intermédiaires(3), petits collectifs, locatifs sociaux ou privés, accession à la propriété, primo accédant… • Plus de 20 % des 600 logements construits seront des logements sociaux. Toutes les typologies de logements seront présentes : maisons individuelles groupées, logements intermédiaires (3), collectifs en balcon, maisons à patio, collectifs associant des services et des commerces en rez-de-chaussée… L’ambition est bien d’avoir un quartier représentatif de tous les milieux sociaux et de toutes les générations.
et infrastructures liés au développement des énergies renouvelables et à l’utilisation rationnelle de l’énergie. (3) Logements qui conjuguent l’autonomie du logement individuel (entrée distincte, place de parking, jardin ou vaste terrasse) avec les commodités du logement collectif (variété de l’offre, de l’orientation, petites unités, réduction des charges).
(1) En tant que PRU, ce projet bénéficie d’un financement de l’Etat par l’intermédiaire de l’ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine), qui s’ajoute aux subventions de la Région, de la CARENE et de la ville de Trignac. (2) La Société d’économie mixte « Energies Nouvelles et Economies d’Energie » est une structure du Conseil général de Loire-Atlantique qui a pour but de réaliser des équipements
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Le journal de la CARENE / Octobre 2008
PORTRAIT
Cyril Bourdeau
La vie aquatique
Vendéen d’origine et Nazairien d’adoption, Cyril Bourdeau est l’entraîneur national de l’équipe de France handisport de natation. Il vient de rentrer de Pékin où ses nageurs se sont particulièrement illustrés.
e viens juste de resigner pour quatre ans, jusqu’aux Jeux de Londres ». À peine avait-il posé le pied sur le sol français, après une dizaine de jours passés en Chine, que Cyril Bourdeau pensait déjà à ses prochaines échéances. Habitant aujourd’hui à Saint-Brévin, il sillonne la France pour détecter de futurs champions, animer des stages de préparation ou former des candidats au Brevet d’État. Il est également présent sur la plupart des compétitions internationales. Nageur lui-même dans sa jeunesse, Cyril Bourdeau a débuté sa carrière d’entraîneur à Fontenay-le-Comte, sa ville d’origine. Il a ensuite pris en main les destinées du SNAN (Saint-Nazaire Atlantique Natation). « J’ai commencé à travailler sur le handicap il y a une dizaine d’années. J’ai fait mes premières armes avec le « HRN », le club Handisport de la Région Nazairienne. À l’époque, j’ai été amené à entraîner une jeune fille, Virginie TripierMarteau. Elle a obtenu de très bons résultats aux Jeux Paralympiques de Sydney, décrochant une médaille d’or au relais 4x50 mètres nage libre et une place en finale du 100 mètres brasse. Juste après les Jeux, la fédération Handisport recherchait un entraîneur national. C’est ainsi qu’elle a fait appel à moi. » «
J
Préparation olympique à Saint-Nazaire
Malgré ses activités, Cyril Bourdeau reste l’entraîneur attitré du HRN. « C’est un club dynamique qui compte une vingtaine de nageurs et qui vit très bien, malgré des moyens limités. Les nageurs ont trois entraînements par semaine quand le haut niveau en requiert deux par jour, six jours sur sept. Je suis avec eux dès que j’ai un peu de temps, même si j’essaie de prendre un peu de recul. » Pour bien préparer les Jeux de Pékin, deux stages ont été organisés cet été à Saint-Nazaire. En août, la piscine LéoLagrange a ainsi accueilli l’ensemble de l’équipe de France. « Nous avons été placés dans des conditions idéales. J’avais fait une demande à la CARENE pour pouvoir utiliser ce bassin de 50 mètres. Nous avons également eu accès aux salles de musculation. Bref, tout était réuni pour que notre préparation soit la meilleure possible. » Pour les valides comme pour les personnes handicapées, le haut niveau réclame des sacrifices. L’entraîneur national milite pour la professionnalisation de ses protégés, comme cela se passe dans d’autres pays, en Angleterre, par exemple. « Tous les nageurs français doivent travailler à côté »,
regrette-t-il. « Ils ne peuvent pas se consacrer à 100 % à leur pratique. Qu’on soit fille ou garçon, valide ou handicapé, la natation est le projet commun. Pour moi il n’y a pas d’entraînement spécifique au handisport. Chaque sportif est unique et possède ses propres capacités physiques auxquelles nous devons nous adapter. »
L’athlète olympique Élodie Lorandi à l’entraînement à la piscine Léo-Lagrange, à Saint-Nazaire.
Des Jeux en or
La moisson a été faste pour les nageurs français aux Jeux Paralympiques de Pékin. La petite délégation, ne comptant que 12 athlètes, est rentrée de Chine avec 2 médailles d’or et 4 médailles d’argent. « Avec 90 % de finalistes, le pari est réussi », se réjouit Cyril Bourdeau qui a permis à son équipe de se maintenir parmi les 20 premières nations mondiales.
SUR L'AGGLO
A chaque numéro du Journal de la CARENE, vous retrouverez désormais cette petite fenêtre sur l’agglo : une nouvelle façon de la regarder, de l’admirer et peut-être de (re)découvrir certaines de ses richesses, de ses originalités vues sous un nouvel angle.
Pour cette édition, nous vous proposons une image pour le moins… renversante ! Au cœur de la Brière, l’eau est omniprésente. Jusqu’à parfois entourer complètement cette chaumière située sur les « terres humides » de Saint-Malo-de-Guersac, qui se retrouve alors les pieds dans l’eau…
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Le journal de la CARENE / Octobre 2008
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DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
F I L
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L’ A G G L O
Hissez le pôle tertiaire !
2 200 heures de travail pour les personnes en insertion
La CARENE s’engage à favoriser l’insertion des personnes qui connaissent des difficultés à trouver un emploi. Elle s’appuie pour cela sur le Plie (Plan local pour l’insertion et l’emploi). Ce dispositif communautaire coordonne et mobilise localement tous les acteurs de l’emploi (ANPE, Mission locale, associations) afin de proposer à ces publics un parcours d’insertion individualisé comprenant des actions d’accueil, d’accompagnement social, d’orientation et de formation. C’est notamment le cas sur l’opération de construction du parking du Pôle tertiaire près de la gare (dont 175 places ont déjà été réalisées, en dessous des trois bâtiments en cours de construction). Une convention a été signée en 2007 entre la CARENE, le Plie, la SONADEV (Société nazairienne de développement) et l’entreprise GTB Construction. Cette dernière s’est ainsi engagée à réserver 2 200 heures de travail à des personnes en insertion.
Tous ceux qui sont passés régulièrement ces derniers mois par l’entrée nord de Saint-Nazaire ont pu faire le même constat : les trois premiers bâtiments du pôle tertiaire de la gare TGV grandissent à vue d’œil ! D’ailleurs, au moment où vous lirez ces lignes, il y a de fortes chances pour que cette photo prise début octobre soit dépassée ! Autant dire que le calendrier est respecté et que l‘ouverture de ces premiers immeubles de 7 000 m2 de bureaux est toujours prévue pour l’été 2009.
ZAC de Grandchamps à Trignac
Un nouveau quartier prend forme
Il y a 10 ans, c’était une friche d’une vingtaine d’hectares, située entre les rondspoints de Certé et de Savine. Sous l’impulsion de la commune de Trignac, et de la CARENE depuis 2007, la ZAC de Grandchamps s’est transformée en un véritable quartier, à tout juste 500 m de la gare.
ifficile de le manquer ! À la sortie de Saint-Nazaire, le nouveau quartier de la ZAC de Grandchamps de Trignac est sorti de terre. « L’ambition était de créer un site s’inscrivant dans le pôle tertiaire d’entrée de ville, qui rayonnerait sur tout le territoire, entame le chargé d’opération à la SELA*, à qui la CARENE a confié la maîtrise d’ouvrage du projet. Le pôle mixe à la fois de l’habitat avec des commerces de proximité et des bureaux. » Dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain du quartier, près de 425 habitations, dont 25 % de logeCerté ». En attendant, les travaux se poursuivent avec la construction en cours d’un second immeuble de bureaux “Le Saphir” par le promoteur Jean Gueno. Une résidence Services devrait également voir le jour en 2009.
* Société d’Equipement de Loire-Atlantique.
D
ments sociaux, ont tout d’abord été construites. Les derniers programmes touchent à leur fin. Aux côtés des habitations, les premiers immeubles de bureaux sont sortis de terre le long de la quatre voies. Les services tertiaires ont été les premiers à s’installer dans le « Tripôle » : Castor de l’Ouest (sur 3 niveaux), l’ANPE de Montoirde-Bretagne (au centre), les services de la DDE et différentes sociétés d’intérim. Soit un total de 3 000 m2 de bureaux. Juste à côté, Espace Domicile vient de déménager son siège social. Le magasin Ed a également migré du
quartier Ville-Port. Les travaux de son nouveau magasin ont démarré juste avant l’été pour une ouverture effectuée début octobre. En face, Europcar va ouvrir sa seconde agence. À côté, le pôle de restauration prend forme. On y retrouvera notamment les enseignes Pizza Del Arte, Restaumarché et La Boucherie. Sans oublier le foyer pour mal voyants ouvert en 2007. « Ces aménagements s’inscrivent dans la charte de développement commercial de l’agglomération. L’implantation des commerces de proximité a été étudiée avec précaution afin d’éviter de concurrencer les quartiers voisins de
MAN Diesel passe la vitesse supérieure
À Saint-Nazaire, MAN Diesel accélère sa mutation pour se positionner comme un acteur majeur sur le marché international de la fabrication de moteurs diesels. En juin dernier, l’entreprise a reçu ses partenaires économiques et publics afin de présenter ses nouvelles ambitions. Avec, à la clé, la création d’une cinquantaine d’emplois.
Tous les voyants sont au vert sur le site de MAN Diesel à Saint-Nazaire (anciennement SEMT Pielstick). Le fabricant de moteurs diesels de fortes puissances, essentiellement positionné à l’international, a annoncé un ambitieux programme d’augmentation de ses capacités de production. « Ces investissements sont favorisés par un marché porteur tant dans la propulsion navale que dans la production d’électricité, nos deux cœurs de cible, se félicite Christian Garreau, Directeur des Ressources Humaines et Directeur de la Communication. Notre planning est bien rempli pour les années à venir, notamment suite à la plus importante commande de l’histoire de notre entreprise, passée récemment par EDF ». Dès cette année, la production du produit phare de MAN Diesel, le moteur MAN V48/60B, est passée de 14 à 19 exemplaires. Et devrait encore s’accélérer avec 35 moteurs en 2009 et 54 unités en 2010. Pour absorber cette hausse d’activité, près de 16 millions D seront investis pour la seule année 2008, dont les 2/3 dans les outils de production. Un plan d’investissement qui comprend notamment la construction d’un bâtiment de formation « Diesel Academy » destiné aux clients du groupe mais aussi aux besoins internes. Le bâtiment devrait être opérationnel début 2009. « Ce nouvel outil très performant va nous fournir un puissant levier pour le développement de notre activité après-vente à l’internationale. Avec comme objectif d’accroître notre chiffre d’affaires de 98 millions b en 2007 à 128 millions D en 2010. » Toujours pour accompagner cette montée en charge, MAN Diesel fait aussi preuve de belles ambitions pour sa politique de recrutement. Une cinquantaine d’embauches sont d’ores et déjà programmées sur la période 2008-2010, soit avec les remplacements un total de 130 recrutements en CDI sur les métiers de la fabrication ou de service après-vente. Au total, MAN Diesel France compte 572 salariés, répartis sur deux sites, dont le principal est celui de Saint-Nazaire.
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D O S S I E R
Transports et déplacements
La CARENE avance dans le bon sens
Défini par la CARENE et mis en œuvre par la STRAN, le service de transport public de l’agglomération fait son chemin. Lignes, bus, tarifs, horaires… Chaque année, le réseau évolue pour offrir à tous les habitants une alternative à la voiture, bienvenue en cette période d’augmentation des coûts du carburant et de préservation de l’environnement.
L
ors de sa création en 2001, la CARENE est devenue l’autorité organisatrice des transports publics sur l’ensemble de son territoire. Autrement dit, c’est elle qui fixe la politique à suivre dans ce domaine, qu’il s ’ a g i s s e d e d é fi n i r l ’ o f f re , l e s dessertes ou encore les tarifications. Parallèlement, elle a confié à la STRAN (Société des Transports de l’Agglomération Nazairienne), via une délégation de service public de 12 ans, la mission de mettre en œuvre sur le terrain cette offre de transport et d’en gérer les moyens nécessaires, aussi bien en termes de personnel que de matériel. Aujourd’hui, la Collectivité couvre à 80 % le financement de ses transports en commun, les 20 % restants provenant des recettes des usagers. L’an passé, elle a ainsi versé 9,88 millions d’euros à la STRAN pour assurer son fonctionnement. Mais le bilan est toujours en demi-teinte : si, en 2007, 5,2 millions de voyages ont
été enregistrés sur tout le réseau, les transports urbains ne captent toujours que 5 % des parts de marché des déplacements dans l’agglomération… très loin derrière la voiture.
et a d’ores et déjà lancé plusieurs études — ligne de transport urbain rapide, accessibilité, tarifs — afin de restructurer à moyen terme son réseau… et le mettre sur la bonne voie.
Un bus indispensable pour les jeunes
La STRAN transporte quotidiennement 7 000 jeunes abonnés (enfants de maternelles et primaires, collégiens, lycéens et étudiants) pour leur permettre de rejoindre leur établissement scolaire.
Doubler les voyageurs
À l’heure où les prix du pétrole s’envolent et où la prise de conscience environnementale gagne de plus en plus de citoyens, la CARENE s’est fixée un objectif ambitieux : doubler la fréquentation des transports publics d’ici la fin de son nouveau mandat ! Pour cela, ils doivent devenir encore plus attractifs afin de s’imposer comme une réelle alternative à la voiture, notamment sur les trajets domiciletravail en s’étendant aux zones d’activités, tout en continuant de répondre aux attentes des scolaires, des personnes âgées et du centre communal d’action sociale (CCAS). C’est pourquoi la CARENE améliore chaque année son offre de transport
La STRAN en 2007
• 43 points de vente sur l’agglomération : il y en a forcément un près de chez vous ! • 21 lignes de bus • 367 km de lignes cumulés • 167 salariés dont 120 conducteurs • 71 véhicules dont 2 autocars, 32 autobus standard, 14 autobus articulés, 21 minibus et 4 véhicules pour les personnes à mobilité réduite • 4 millions de km effectués à l’année par l’ensemble de la flotte • 5,2 millions de voyages enregistrés sur un an • 10 000 abonnés
Le journal de la CARENE / Octobre 2008
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Bus, Ty’Bus : les nouveautés
À la demande de la CARENE, plusieurs adaptations ont été mises en œuvre sur le réseau de transport urbain en septembre dernier.
• Depuis le 1er septembre, tous les tickets de bus et Ty’Bus vendus à l’unité sont valables une heure,
quel que soit le nombre de voyages. Ceci pour favoriser les correspondances entre les lignes.
• La ligne Ty’Bus n°1 (Saint-André-des-Eaux) passe désormais par l’arrêt Eiffel, sur la zone de Brais,
le matin et le soir, du lundi au samedi, afin de desservir le centre pour personnes handicapées ARTA.
• La ligne Ty’Bus n°5 (Donges) effectue une course supplémentaire chaque soir, du lundi au samedi,
vers Saint-Nazaire, ainsi que quatre autres le samedi entre 13h30 et 16h30.
• La ligne 10 (Méan / Bouletterie) emprunte dorénavant le boulevard des Apprentis pour une meilleure
desserte des entreprises du site industrialo-portuaire.
• En semaine, la navette électrique gratuite part plus tôt de Ville-Port (à 8h40) pour coïncider avec • •
les horaires d’ouverture des commerces du centre-ville et elle fonctionne désormais le dimanche matin au lieu de l’après-midi (de 9h à 12h) pour être en phase avec les marchés. Les horaires de la ligne D ont été adaptés le mercredi midi pour mieux desservir le collège Jean Moulin. Un service supplémentaire a été créé pour les élèves de Méan Penhoët qui vont au collège Julien Lambot à Certé (entrées à 8h, sorties à 16h45 ainsi que le mercredi midi).
À l’étude : un transport urbain rapide
Demain, pour être encore plus performant, le réseau de transport en commun aura besoin d’une nouvelle « colonne vertébrale ». C’est pourquoi la CARENE réfléchit dès aujourd’hui à la création d’une future ligne de transport urbain rapide, capable de relier les quartiers de la Gare et d’Océanis en une vingtaine de minutes… Contre 35 à 40 minutes aujourd’hui ! C’est à partir de cette épine dorsale que l’ensemble du réseau pourrait ensuite être restructuré. Une étude de faisabilité est donc en cours, le tracé de cette ligne – qui n’est pas encore arrêté définitivement – devant prendre en compte la desserte de plusieurs pôles importants comme le centre-ville, la cité scolaire ou la future cité sanitaire attendue en 2012. Et pour tenir ses promesses en termes de fréquences, de cadencement et d’amplitude horaire, des aménagements en site propre pourraient être réalisés sur certaines parties du parcours… Une vraie révolution pour Saint-Nazaire qui va bientôt connaître ses premiers « couloirs de bus » !
Inséré dans ce numéro : un plan des lignes STRAN
Une journée à 1 D
Le 17 septembre dernier, pour la Journée du Transport Public organisée dans le cadre de la Semaine Européenne de la Mobilité, la CARENE a proposé le ticket de bus à 1 b ! Valable du matin au soir, quel que soit le nombre de trajets, ce titre exceptionnel a été l’occasion pour tous les habitants de l’agglomération de (re)découvrir et tester le réseau de la STRAN… ainsi que les avantages de ce mode de transport, notamment vis-à-vis de l’environnement. Pour un trajet travail-domicile de 20 km aller/retour, une voiture émet sur un an 1 300 kg de CO2 *, contre 300 kg pour un bus !
* Chiffres calculés grâce au calculateur éco-mobile de l’ADEME pour un trajet aller/retour de 20 km effectué pendant 215 jours de l’année.
Métrocéane : des trains flambants neufs !
Et se déplacer devient simple. Né d’une volonté commune de la Région, du Département, de Nantes Métropole et de la CARENE, réunis au sein de l’Association Communautaire de l’Estuaire de la Loire (ACEL), le titre de transport Métrocéane a été créé pour voyager sur l’axe Nantes - Saint-Nazaire - Le Croisic… avec un seul ticket ! Cette tarification intermodale permet effectivement d’emprunter indifféremment les trains TER, les cars lila, les bus STRAN et les tramways, busway et bus TAN. La formule connaît un grand succès, puisque l’on dénombre près de 1,4 million de voyages annuels en train TER ! Et il y a de fortes chances que ce chiffre continue à augmenter. Cette année, 10 TER flambants neufs à deux étages ont fait leur apparition, proposant un plus grand confort et une plus grande capacité (380 places). Le nombre de circulations doit également augmenter prochainement. Le Conseil régional a décidé de renforcer la desserte, constituée aujourd’hui de 22 allers et retours quotidiens (en plus des TGV), pour la porter à 25 allers et retours en 2012 et 33 allers et retours en 2020 ! De quoi offrir un départ toutes les demi-heures le matin et le soir.
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