[BOUGER]ZESTS
En voiture Simone !
Le covoiturage serait une parade contre la pollution générée par la circulation automobile mais nos concitoyens ont du mal à s’y mettre, le taux d’occupation moyen d’un véhicule étant aujourd’hui de 1,25 personne. Pour éveiller les consciences des accros de l’auto, le site envoituresimone.com propose des outils pratiques pour trouver un véhicule ou des passagers, offre un système de réservation des trajets par mail ou sms, calcule automatiquement le partage des frais et dresse même le profil des membres en fonction de leur sérieux. Un site d’utilité publique !
www.envoituresimone.com
Pousse-pousse new-look
Le cyclopousse est un mode de déplacement super malin. Mais comment accepter qu’un pauvre bougre pédale comme un malade pendant que vous êtes tranquillement installé derrière ? D’où l’intérêt de la version électrique, dotée d’un petit moteur silencieux et écologique. La ville de Villeurbanne (Rhône) et l’AREFO (Association des résidences et foyers) testent auprès des personnes âgées le cyclopousse, qui les emmène de leur résidence jusqu’à la poste, au marché ou chez le médecin. A Lille et aux Sables-d’Olonne, c’est la nouvelle entreprise Cycloville qui balade les touristes, les hommes d’affaire ou les familles en cyclopousse.
www.cycloville.com
Adoptez la « triporteur attitude »
Nouveau mode de déplacement, original, ludique et économique, le triporteur Vecto est une alternative agréable et écologique à la voiture. Facilement maniable, il permet de transporter jusqu’à 100 kilos de charges, mais surtout de promener vos enfants bien installés sur la banquette rabattable. Une bonne façon d’initier vos petits à l’écologie, tout en leur faisant plaisir.
www.vecto.fr
L’Atout Vert de Vinci
Depuis deux ans, la société Vinci utilise les produits Purodor, de la gamme Atout Vert, pour le nettoyage de ses parkings. 100 % biodégradables, non toxiques, ils sont conçus selon un concept totalement naturel, à base d’huiles essentielles, et protègent l’environnement tout en assurant une efficacité prouvée.
l’Ecoconduite, à adopter à toute vitesse
Parce qu’elle permet de réduire la consommation de carburant (donc des émissions de gaz à effet de serre), l’Ecoconduite ou Ecodriving apporte une vraie réponse aux problèmes de pollution et de réchauffement climatique. Certains pays étrangers ont depuis longtemps lancé un programme complet d’apprentissage à destination des conducteurs (routiers compris). La France emboîte le pas grâce notamment à la participation active d’entreprises (BNP Paribas, La Poste) qui proposent des stages à leurs collaborateurs dans un souci économique et écologique.
le B.A. ba
• Une conduite fluide sans accélération ou freinage brusque (une conduite agressive entraîne jusqu’à 40 % de consommation en plus) • Choisir un régime moteur adapté à sa vitesse (permet d’économiser jusqu’à 20 % de carburant) • Modérer sa vitesse • Surveiller la pression des pneus • Eviter tant que possible l’usage de la climatisation, qui entraîne une surconsommation de 3 à 5 % de carburant. Attention également aux effets nocifs de la climatisation dans l’air, dus aux fuites de fluide frigorigène, un puissant gaz à effet de serre. (source ADEME)
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photos : d.r.
Faire toujours plus.
Le rôle premier d’un emballage alimentaire est de protéger le produit qu’il contient. Mais chez Tetra Pak, nous cherchons aussi, tout au long du cycle de vie de nos emballages, à préserver la nature. Une démarche globale pour l’environnement. Composés à 75 % de carton, les emballages de Tetra Pak utilisent une ressource principale non fossile : le bois. La bonne gestion des forêts nordiques d’où provient ce bois garantit le renouvellement de cette ressource naturelle. En savoir plus sur www.tetrapak.fr ou en direct : environnement.france@tetrapak.com Ainsi, chacun de nous peut faire un peu plus chaque jour pour notre planète. Des emballages recyclables. Une fois vidés, les emballages de Tetra Pak sont recyclables et recyclés dans le cadre de la filière papier-carton. Il suffit pour cela que chacun fasse le bon geste de tri, en jetant ces emballages dans la poubelle adaptée.
Partenaires pour une planète vivante
Tetra Pak, et protège ce qui est bon sont des marques déposées appartenant au Groupe Tetra Pak
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Repenser nos constructions en fonction de l’énergie.
9- Booster le rendement énergétique des installations, grâce par
exemple à la cogénération, qui utilise la chaleur produite par tout système de fabrication d’énergie, chaleur habituellement perdue. Mais aussi grâce à l’isolation, à l’utilisation de nouveaux matériaux… 10- Changer le système énergétique. Face à un système centralisé (la centrale qui distribue l’énergie) peut exister un système beaucoup plus éclaté, avec plein de petits points de production. La maison à énergie positive, c’est-à-dire qui produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme, en est l’aboutissement. 11- Repenser les constructions. Nos anciens pensaient leur habitat en fonction du climat : orientation, ouvertures, pentes de toit… Notions à redécouvrir. 12- Redéfinir l’organisation urbaine et l’aménagement du territoire, guidée depuis des années par
15- Informer chaque citoyen, directement concerné, et également partager les nouvelles technologies avec les pays moins développés.
Stratégie globale de « décarbonisation »
Dirigeant le Carbon Mitigation
Initiative (projet de réduction de carbone) à l’Université de Princeton,
[Sites internet]
la voiture : développement du rail, des voies d’eau… 13- Modifier les modes de vie, notamment les comportements de consommation dans les pays développés (produits manufacturés, alimentation, voyages…). 14- Développer la recherche sur les capteurs naturels de carbone (plancton, basalte…), la photosynthèse artificielle, la transformation du CO2 en carbonate solide, l’hydrogène, la fusion nucléaire…
aux Etats-Unis, Robert Socolow, professeur de génie mécanique, et Stephen Pacala, professeur d’écologie, ont même mis au point une stratégie globale de « décarbonisation » qui, parallèlement à l’exploration de nouvelles pistes énergétiques, aboutit pour les 50 prochaines années, à faire des choix dans un ensemble de possibilités concrètes de réduction des émissions de carbone, dans moult domaines (transports, production électrique, captation du carbone, agriculture, énergies non fossiles…). Objectif : parvenir de manière pragmatique à une baisse préalablement déterminée. Mais il existe aussi
des difficultés de mise en place.
www.ipcc.ch (site du Giec, avec des rapports en ligne, en anglais mais avec une partie en français) www.princeton.edu/~cmi/ (site du Carbon mitigation initiative, en anglais) www.manicore.com (site personnel de l’ingénieur-climat Jean-Marc Jancovici) www.legrenelle-environnement. fr/grenelle-environnement/
D’où l’obligation d’agir de concert au niveau international, d’apprendre à vivre autrement, c’est-à-dire à produire autrement, à se déplacer autrement, à consommer autrement… Un peu comme quand on arrête le tabac, comparaison qu’ont pu faire l’ingénieur spécialisé dans les questions climatiques, Jean-Marc Jancovici, et l’économiste Alain Grandjean (Le Plein s’il vous plaît, éditions du Seuil, 2006). Cela paraît dur au départ, on peut rechuter, mais le pari est de gagner en
santé, en confort et en qualité de vie. D’acquérir un nouvel art de vivre
© sxc.hu/paul ijsendoorn
en somme ! Alors, quand est-ce qu’on arrête de fumer le carbone ? Quand est-ce qu’on ne regarde plus à côté de la maison qui brûle ?
L’Homme face au climat, Collège de France, sous la direction d’Edouard Bard. Odile Jacob. 2006. Le plein s’il vous plaît, Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean. Seuil. 2006. Domestiquer l’effet de serre, Francis Meunier. Dunod. 2005. La Vie après le pétrole, Jean-Luc Wingert. Autrement. 2005. Pour un pacte écologique, Nicolas Hulot. Calmann-Lévy. 2006. So watt ? L’énergie : une affaire de citoyens, Benjamin Dessus, Hélène Gassin. L’Aube. 2004. Kyoto et l’économie de l’effet de serre, Roger Guesnerie. Rapport. La Documentation française. 2003 Géosciences n°3, mars 2006 : Le changement climatique. Courrier International – Hors-série octobre-novembre-décembre 2006 : Trop chaud. Pour la science, dossier 54, janvier-mars 2007 : Comment éviter la surchauffe.
www.neoplanete.eu
[Bibliographie]
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[COCOONER]
La recrudescence des produits informatiques engendre une surconsommation d’énergie et une production toujours plus accrue de matériaux. Ce qui n’a pas manqué de mettre la puce à l’oreille des gouvernements et des industriels qui, timidement, engagent leurs premières mesures contre la pollution high-tech. Par Stéphane Aitaissa
© sxc.hu/arjun kartha
Informatique :
Aujourd’hui, un foyer sur deux est équipé d’un ordinateur et chaque société possède son parc informatique. Et ce n’est qu’un début ! On parle d’un milliard de PC en fonction en 2008 et de près de deux milliards en 2015 dans le monde ! Les dernières projections du cabinet Forrester* se révèlent édifiantes. Car quid des ordinateurs, imprimantes et autres produits dérivés obsolètes ou hors d’usage ? On estime entre 20 et 50 millions de tonnes de e-déchets dans le monde. En France, près de 2,5 millions d’ordinateurs sont à recycler chaque année, une directive européenne interdisant de jeter ce matériel polluant.
une souris verte…
annuellement autant d’appareils que de quantités vendues. De son côté, Microsoft a mis en place « Miscrosoft authorized Refurbisher » (MAR) qui prévoit le recyclage ou la remise en usines de vieux ordinateurs pour les offrir à des écoles ou des organismes de charité. Un programme restreint aux entreprises mais qui pourrait peut-être s’adresser au grand public dans un futur proche. En France, la société Ryxéo, spécialisée entre autres dans le développement de logiciels libres et la sécurité des systèmes informatiques va lancer prochainement un petit bijou d’ordinateur. Sans composants polluants, une consommation énergétique dix fois moins importante qu’un PC actuel et une coque biodégradable en 15 jours, ce produit 100% écolo à prix raisonnable est la promesse de cette firme
Les géants de l’informatique verdissent
De grands groupes industriels, tels que Microsoft ou Sony, lancent donc des programmes pour faciliter le recyclage de leurs produits. L’idée du géant nippon est particulièrement intéressante puisqu’elle touche chaque consommateur (tout au moins américain). Tous les produits Sony usagés peuvent être déposés dans les 75 centres de recyclages de la compagnie Waste Management, le nombre de centres devant doubler d’ici à l’an prochain. Un geste totalement gratuit pour le consommateur à condition de déposer un produit Sony, les autres marques engendrant certains frais. A terme, et selon les espérances de Sony, le programme « Take back Recycling programm » permettrait de recycler
[B.A.]
[B.A.]
Comment recycler son PC ? L’astuce : le céder à quelqu’un qui en fera une utilisation basique, un enfant, sa grand-mère ou un novice de l’informatique par exemple. Autre idée, s’adresser directement à une association (par exemple, Co-Ordinateur) qui le rénovera et le donnera à une école africaine ou qui le vendra pour aider à l’insertion sociale comme Emmaüs. www.co-ordinateur.org
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© sxc.hu/rodolfo clix
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carnet de voyage
Erongo Wilderness Lodge
Ambassade de Namibie en France 80, avenue Foch, 75016 Paris Tél. : 01 44 17 32 65 Aucun visa n’est requis pour les ressortissants français. Renseignements : www.namibiatourism.com Vols La compagnie sud-africaine South African Airways dessert quotidiennement Windhoek, au départ de Paris. Paris Windhoek via Johannesburg, à partir 732 €. Tél. : 01 55 61 94 55 Tour-opérateur Voyageur du Monde propose plusieurs séjours découverte de la Namibie en hôtel de charme ou hôtel de luxe. Le circuit « Au royaume des dunes » permet de découvrir Windhoek, le parc d’Etosha, le Damaraland,
Swakopmund et le désert du Namib (10 jours, à partir de1930 € par personne vol, logement et location de voiture compris). 55 rue Sainte-Anne, Paris. Tél. : 0892 23 94 94, www.vdm.com
Nuits chic Erongo Wilderness Lodge à Omaruru, fait partie du projet. Dix tentes chalets adossées aux extraordinaires formations granitiques d’un ancien volcan, les monts Erongo. Vue imprenable et déco « Out of Africa ». Des œuvres d’art premier splendides et un restaurant agréable dominant la plaine. Ajoutez à cela une jolie piscine et le tableau est complet. À partir de 110 € la nuit. Réservation : 00 264 61 239 199, www.erongowildernsee.com
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L’une des propriétés où l’on a ôté les clôtures pour ne plus bloquer le passage des animaux.
Pour sauver les animaux de la sécheresse, un couple a décidé avec quelques amis de racheter des terres afin de créer un couloir de 60 000 hectares sans clôture menant aux cours d’eau. Rencontre au milieu des dunes.
La soif de liberté
En un énorme souffle, les quelques centaines de mètres carré de toile rouge, jaune et ocre, se gonflent. La voie lactée, inversée -hémisphère Sud oblige- déchire la nuit. Un peu de gymkhana et nous voilà, au nombre de trois, brinquebalant dans une nacelle d’osier. Alors que la montgolfière quitte la terre ferme, le ciel se charge de sang, timidement éclairé d’un astre doré. Il y a plus de cinq milliards d’années, à la faveur d’une chaotique dérive des continents, la terre de la Namibie se détachait de l’actuelle Argentine, créant à la limite sud-ouest du continent noir, ce plus vieux désert du monde qui s’étale sous nos pieds. Nancy, d’un geste de la main, dessine l’horizon. Au bout de ses doigts, 20 000 hectares de terre qu’elle vient tout juste d’acquérir avec son mari Eric. « Quelque chose comme un grand jardin », explique ce couple de Belges, amoureux de l’Afrique. Après une expérience en République du Zaïre, Eric et Nancy se sont tournés vers la Namibie, à peine indépendante (depuis 1990). Une terre vierge, un peuple affable et doux. Ils vivent dans une maison au milieu des dunes avec la conscience de cette nature encore inviolée que d’aucuns ignorent encore. « Plus sérieusement, nous sommes dans l’un des derniers lieux au monde encore vierges. En dehors des bushmen qui, depuis 5 millions d’années, peuplent cet océan de dunes dans une totale harmonie avec la nature, l’homme n’y avait laissé aucune trace. Mais les lodges ont commencé à se monter. Et avec eux, les inévitables clôtures qui interrompent les migrations de la faune vers les points d’eau naturels, migrations capitales dans un milieu où il peut ne pas pleuvoir durant quatre années d’affilée. Avec nos voisins, nous réunissons plus de 60 000 hectares au sein desquels les clôtures sont proscrites, redonnant à la nature ses proportions originelles » L’ é c o s y s t è m e local est remarquable d’ingéniosité. Le courant qui remonte le long de « Skeleton coast », venant directement du pôle Sud, crée au contact des fortes chaleurs du désert un brouillard salvateur. De cette brume, les insectes s’hydratent. Les rongeurs se repaissent de ces derniers, puis deviennent proies des fauves. Un équilibre fragile. La flore reste une énigme pour les botanistes du monde entier. Il peut pleuvoir un quart d’heure en trois ans et le désert se couvre de fleurs jaunes, plantes millénaires. Un petit avion se pose, en une tourmente de sable. A bord, une cage et un couple de léopards, yeux verts écarquillés. Lâchés dans un enclos, les deux fauves s’ébrouent, s’étonnent, s’allongent enfin au pied d’un cactus aux fleurs rouges. « Ils ont un an. Nous les gardons quelques semaines, pas plus, afin qu’ils s’habituent au climat, avant de les relâcher à quelques kilomètres d’ici. Les léopards ont quasiment disparus du Namib à cause du braconnage, du manque d’eau, du blocage des transhumances naturelles d’herbivores. On compte bien les réintroduire, petit à petit, dans ce milieu qui leur est naturel », précise Eric. Les léopards se lèchent affectueusement. Deux grands gaillards, jeunes et beaux, savant mélange de leurs parents, observent la scène avec attention. Gènes obligent, l’un s’est spécialisé dans l’étude des serpents, l’autre est déjà pilote de ballon. Une chose est sûre : ils continueront de protéger le Namib, plus vieux désert du monde.
lieux au monde encore vierges…]
[…l’un des derniers
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photos : d.r.
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[PARTICIPER]
Cinq ans après avoir interrogé vingt et un patrons de grandes entreprises*, Teddy Follenfant signe un nouveau livre pour faire un bilan de leurs actions**. Alors ? Jolis progrès, mais le chantier reste vaste…
Par Yolaine de la Bigne
Développement durable : PATRons, qu’AvEz-vous FAIT ?
Yolaine de la Bigne : Constatez-vous une véritable évolution ? Teddy Follenfant : Incontestablement ! Il y a cinq ans le discours était encore très marqué par le marketing et l’effet de mode. Aujourd’hui, les chefs d’entreprise ont compris les véritables difficultés de l’enjeu et savent ce qui les attend : un bouleversement en profondeur. Certains reconnaissent d’ailleurs leurs faiblesses, ce qui est bon signe pour de véritables efforts. YB : Le terme même de développement durable n’est-il pas ambigu ? Il sous-entend continuer la course folle à la croissance qui entraîne parfois certains excès ? TF : Il s’agit surtout d’un changement économique respectant l’environnement mais qui continue d’apporter l’emploi et la croissance aux hommes, notamment dans les pays pauvres. Les patrons veulent toujours aller de l’avant, c’est leur travail, mais avec de véritables valeurs comme l’aménagement du territoire et aussi de nouvelles techniques. Des pans entiers de nos industries vont être abandonnés et des secteurs primordiaux vont exploser, comme la gestion des déchets par exemple. YB : Défendre l’environnement, c’est défendre aussi les hommes, et donc les femmes, qui y vivent. Dans votre livre vous abordez la question de la parité. Où en est-on ? TF : Il est clair que cela fait partie des points faibles. La plupart le regrettent mais continuent de régner sur des directions à grande majorité masculine. Mais il y a cinq ans, nous n’avions interrogé que des hommes. Cette année, nous avons interviewé une femme, ce n’est pas grand progrès mais c’est déjà ça ! D’autant qu’elle est formidable, Myriam Maestroni, directrice générale de Primagaz qui est arrivé dans un univers de machos et qui s’est particulièrement bien adaptée. Quand, par exemple, elle veut être plus proche de ses clients et qu’on arrête de leur vendre des « citernes » cela provoque un choc culturel dans l’entreprise, alors elle n’hésite pas à faire installer sur le parking une citerne rose bonbon pour rappeler à chacun ce changement ! Je pense que les femmes donnent un autre sens à une entreprise. YB : On a le sentiment que certains chefs d’entreprise restent sur la défensive comme René Carron, président de Crédit Agricole SA, à propos des OGM ou de la pollution de l’agriculture. Ou Christophe de Margerie, Directeur général de Total qui ne semble pas prêt à certaines remises en question. TF : Il y a les entreprises et puis il y a les hommes avec leur culture, leur vécu. René Carron est un terrien, il réagit en homme issu du milieu paysan. Quant à Total, il y a cinq ans, j’ai été reçu par le P-Dg de l’époque, Thierry Desmarest d’une façon très protocolaire, tout au sommet de sa tour, tel Dieu qui refusait de répondre aux questions qui l’embarrassait. Cette année, le changement d’accueil était très significatif : Christophe de Margerie m’a donné rendez-vous dans un café et a accepté de parler de tout, notamment sur l’action de Total en Birmanie. Il considère qu’imposer un embargo fait davanta-
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évident pour nous de défendre l’environnement, car on a tendance à être trop dans l’affectif. Or, il s’agit souvent de problèmes scientifiques, techniques, et il faut avoir un discours précis, objectif… Pas toujours facile ! Mais c’est un combat capital. Pour moi, l’univers c’est mon corps. Je fais partie nous faisons partie- d’un tout : la planète. De la même façon que je veux pas qu’on me blesse, je ne veux pas qu’on la meurtrisse. Je ne crois pas que le monde changera grâce à la politique, mais plutôt grâce aux actions individuelles. Si on s’y met tous, chacun, chaque jour, on y arrivera. YB : Comment ? LW : Déjà en se posant la question, en arrêtant de consommer sans réfléchir, en se demandant ce qui se passe avec l’eau, l’énergie, etc. Ce n’est pas du moralisme mais plutôt du pragmatisme, du bon sens. Je ne me considère pas comme parfait, loin de là mais j’essaie au quotidien d’évoluer dans le bon sens. Et il y a des gestes qui me révoltent. Cela m’arrive, par exemple, quand je vois quelqu’un jeter quelque chose par terre, de le ramasser et de lui courir après avec le papier ou la cannette, puis de lui dire avec un grand sourire : « Vous avez oublié quelque chose ». Ou encore, il y a quelques temps, j’étais tout seul sur une plage en Italie et je me suis mis à tout nettoyer fébrilement pendant deux heures. Quand je suis parti, le sable était impeccable et je jubilais à l’idée des gens qui débarqueraient le lendemain. Mais est-ce que cela aura changé pour autant leur vision de leur plage ? Rien n’est moins sûr. YB : Vous ne semblez pas très confiant dans l’avenir. LW : Pas du tout ! Je suis même totalement pessimiste. Même si l’homme est très intelligent, il est très tard et la situation est préoccupante. Surtout, tant que la plupart de ceux qui nous entourent continuent de n’avoir qu’un rêve : rouler en 4X4 !
[Actu]
• L’album « Loin » (Virgin Classic), 12 chansons à fredonner avec textes de Boris Bergman, Alain Bashung, Hervé Guibert, Christophe Mali du groupe Tryo… • « Bérénice », de Jean Racine ; mise en scène de Lambert Wilson, avec Carole Bouquet, Georges Wilson, Lambert Wilson. Du 18 Janvier au 22 mars, au Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris. • « Dante 01 », film de science-fiction de Marc Caro, avec Lambert Wilson, Linh Dan Pham, Dominique Pinon. Sortie le 9 janvier 2008 ;
Et puis la sortie du film « Flawless » avec Demi Moore et Michael Caine, une série de concerts à l’Européen à Paris…
[B.A.]
« L’autre jour, j’étais très stressé dans le train. En face de moi, un homme avait l’air si calme, si bien dans sa tête, que sa présence me calmait. Il partait à Katmandou, au Népal, pour nettoyer la région du Kanchenjunga. Il fait ça tout seul, lors de ses temps libres, par pure conviction. En l’écoutant, j’ai oublié mes soucis en me disant qu’il y a vraiment des anges sur terre. Et que ce sont des gens comme lui qu’il faut aider »
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Mowani Mountain Camp à Windhoek Dans de gigantesques formations de grès, ce lodge étonnant propose un salon et un restaurant abrités sous d’immenses huttes, qui rivalisent de taille avec les rochers. Une piscine surréaliste, 12 tentes luxueuses avec des vues de toute beauté, à proximité de Twyfelfontain, haut lieu de peinture rupestre, et du plus grand parc animalier d’Afrique, Etosha. Un must à partir de 150 € la nuit. Réservation : 264 (0) 61 232 009, www.mowani.com
Wolwedans Private Camp, dans le désert. En un décor de couleurs insensées à perte de vue, au cœur du désert du Namib, quelques maisons privatives sur pilotis, une piscine contemporaine. Une expérience exceptionnelle, due tant au décor naturel qu’au goût exquis mis dans la décoration, résolument d’Afrique de l’Ouest. Ajoutez à cela un service sur mesure (majordome personnel) et vous obtenez un lieu rare au cœur du plus vieux désert du monde. À partir de 225 € la nuit. www.wolwedans.camp
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Le plus vieux désert du monde, le Namib, situé au sud-ouest de l’Afrique, offre une écosystème unique mis en péril par le tourisme. Heureusement quelques initiatives commencent à sauver les populations ancestrales et les animaux. Visite au pays des sables éternels.
Textes et photos Jean-François Guggenheim
NAMIBIE Royaume des dunes
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ENTREPRISE MONDIALE ? BNP Paribas fait aujourd’hui partie des 5 premières banques européennes et des 15 premières banques mondiales Sa capitalisation boursière la place parmi les 10 premières banques mondiales et en fait la première banque française -capitalisation boursière : 46 milliards d’euros en 2000 / 80 milliards d’euros aujourd’hui. Tout en continuant à se développer en France, BNP Paribas est aujourd’hui implanté dans plus de 85 pays et compte à l’heure actuelle 140 000 collaborateurs : BNP Paribas a pratiquement doublé de taille en 6 ans : 20 milliards d’euros d’acquisition en 5 ans : -Bank of the West (aux Etats Unis) - BNL (en Italie -Ukrsibbank (en Ukraine -Cortal Consors (en Allemagne) -TEB en Turquie LA BANLIEUE ?
3 millions d’euros débloqués pour aider à la création d’emploi et de lien social en zone sensible. Le Projet Banlieue Ce programme, doté de 3 millions d’euros répartis sur 3 ans, a pour objectif d’aider la création d’emplois et de lien social dans les quartiers sensibles, ainsi que l’accompagnement scolaire aux enfants en difficultés. Il repose sur un partenariat étroit entre BNP Paribas, à travers sa Fondation placée sous l’égide de la Fondation de France, et le monde associatif. Il implique également une concertation avec les collectivités territoriales concernées. Ce projet comporte trois grands volets : - l’aide à la création d’emplois. - le soutien à des associations de quartiers. - l’accompagnement scolaire en partenariat avec l’AFEV (Association pour la Fondation Etudiante pour la Ville). BNP Paribas prévoit de devenir le 1er employeur privé en Seine Saint Denis en 2008 Actuellement, la banque emploie déjà 3400 personnes sur ce département. Le groupe comptera 6000 emplois dans ce département, après l’installation de son métier de conservation de titres. BNP Paribas s’est également engagé en faveur de l’intégration en signant la Charte de la Diversité, afin de lutter contre les discriminations à l’embauche. Le Groupe est engagé aux côtés de Fête le Mur, l’association de Yannick Noah qui anime déjà une vingtaine de zones urbaines sensibles grâce au tennis, et a participé à la naissance de la Fondation du Sport, qui développe notamment des partenariats entre le secteur public, le secteur privé et le monde associatif en faveur de l’insertion par le sport. DES SERVICES DE QUALITE A PRIX COMPETITIF ? Une politique volontariste de modération tarifaire, engagée en 2004 et qui se poursuivra en 2007 La plupart des comparatifs de prix réalisés ces dernières années par la presse et les sites internet spécialisés montrent que BNP Paribas fait partie des établissements bancaire pratiquant des prix modérés pour ses produits et services. La tarification compétitive proposée par BNP Paribas se vérifie notamment en matière de frais de virements, d’opposition, d’envoi de chéquiers ou encore de frais d’opérations de bourse ou de droits de garde. En 2006, la banque a souhaité aller encore plus loin en instaurant la gratuité pour la consultation des comptes sur internet. -Une assurance-auto moins chère dans 90% des cas Une étude réalisée en 2006 par un organisme indépendant a montré que l’assurance auto de BNP Paribas était la moins chère du marché dans 90% des cas. RÉVÉLER LES TALENTS ?
Une entreprise mondiale d’origine française
cliniques. Mécénat Culturel. La banque soutient les projets artistiques de 40 créateurs et interprètes -Les Jazzmen : la Fondation BNP Paribas apporte son appui depuis 10 ans à des musiciens de Jazz et à leurs formations. -Les nouveaux arts de la scène : Danse contemporaine, Nouveaux arts du Cirque… Les arts de la scène s’enrichissent depuis des années de l’apport de créateurs, soucieux d’aller à la rencontre de nouveaux publics, en France ou à l’étranger. Prix du Jeune Ecrivain. Pour honorer ces talents, la Fondation BNP Paribas apporte son appui au Prix du Jeune Ecrivain et du Jeune Ecrivain Francophone. Créée en 1984, cette distinction récompense chaque année des œuvres inédites d’imagination de jeunes auteurs français et francophones.
L’emploi ? L’innovatio n? n France e
L’INNOVATION ?
BNP Paribas propose au travers de ces opérations des postes en CDI pour des bac +2 à bac +5. Preuve s’il en est de l’attractivité de BNP Paribas – la banque a été classée en 2005 employeur favori des étudiants français-, les candidats furent nombreux au rendez-vous : -1 200 jeunes sont actuellement en apprentissage chez BNP Paribas -BNP Paribas met en œuvre une politique forte de pré-recrutement, notamment via les contrats de Volontariat International en Entreprise (VIE). Chaque année, BNP Paribas donne l’opportunité à plus de 200 jeunes de partir travailler à l’étranger (dans plus de 40 pays) avec un statut de VIE.
La banlieue ?
L’EMPLOI ET LA FORMATION ? Grande banque internationale employant 140 000 personnes à travers le monde, BNP Paribas n’en demeure pas moins un employeur particulièrement actif en France. En 2006, la banque a recruté en France près de 4000 personnes en CDI et créé, en net, 1 000 emplois nouveaux. Ces recrutements font suite aux 4000 personnes déjà recrutées en 2005. -Ces créations s’expliquent en partie par la poursuite du développement du réseau d’agences en France mais surtout par le très fort développement international de BNP Paribas. En effet, 10 000 salariés du groupe basés en France se consacrent aujourd’hui à des activités internationales. Pour procéder à ces recrutements, BNP Paribas a notamment inventé l’opération « entretien immédiat », qui propose aux candidats de présenter leur candidature directement dans les agences bancaires, sans rendez-vous, à l’occasion de journées spéciales. Investir dans la formation BNP Paribas dépense chaque année près de 70 millions d’euros dans la formation de ses collaborateurs ENTREPRENEURS ?
LES ENTREPRENEURS ?
Des services de qualité à prix compétitifs ?
Révéler les talents ?
Une banque qui croit aux entreprises et à ceux qui les font vivre Avec plus de 45 000 ouvertures de comptes chaque année à des entrepreneurs et professionnels libéraux, BNP Paribas est résolument engagée aux côtés de tous ceux qui ont l’esprit d’entreprise et la capacité de mener à terme leur projet de création. Croissance du crédit aux PME Au global plus de 20 000 crédits d’investissements sont actuellement consentis aux petites entreprises de création récente pour un encours qui dépasse 2 milliards d’euros. En 2006, BNP Paribas a lancé dans toutes ses agences en France l’opération « Portes ouvertes aux professionnels et aux entrepreneurs ». Pour cette opération, BNP Paribas a débloqué une enveloppe de 100 millions d’euros pour financer 2000 projets. BNP Paribas est la première banque conseil en fusions-acquisitions en France. Au cotés de toutes les entreprises, la banque occupe la plus haute marche du podium selon trois classements réalisés par l’Agefi, Capital Finance et Thomson Financial. ADIE, accompagnement des crédits : Le groupe intervient déjà depuis plus de 10 ans auprès d’associations nationales dont l’action en faveur de l’emploi et de l’intégration est reconnue. C’est en particulier le cas de l’ADIE, association qui aide par le microcrédit les chômeurs et Rmistes à créer leur entreprise, et de l’AFEV, association qui mobilise des étudiants bénévoles en faveur des élèves des écoles et des collèges en difficultés. LES JEUNES?
Nous y croyons et nous le prouvons
L’innovation au cœur de notre stratégie de développement Parce que les métiers bancaires et financiers sont en perpétuelle évolution, BNP Paribas a placé l’innovation au coeur de sa stratégie de développement. Ses investissements informatiques en sont le reflet : 600 millions d’euros par an. L’Atelier, toujours à la pointe en matière de veille technologique Créé il y a 25 ans, l’Atelier est aujourd’hui une référence en matière de nouvelles technologies. Véritable Carrefour d’échange, l’Atelier a reçu depuis sa création plus de 15 000 dirigeants d’entreprises venus présenter leurs approches et leurs solutions technologiques. Des collaborateurs de très haut niveau: Pour accompagner la toujours plus grande complexité des instruments financiers, BNP Paribas propose de nombreux emplois destinés à des mathématiciens de très haut niveau, notamment dans les produits dérivés, activité où BNP Paribas fait partie des leaders mondiaux Des produits et services toujours plus innovants - la banque crée sans cesse de nouveaux produits pour ses clients particuliers et entreprises (Ex : la carte TERCEO : un service innovant qui rend plus souples les paiements par carte. - en matière d’épargne, BNP Paribas a créé une gamme innovante de produits structurés destinés à protéger les clients contre les fluctuations de la bourse. Une référence en terme de certifications ISO Le groupe BNP Paribas, se fixe comme objectif central de « devenir le groupe bancaire de référence pour la satisfaction de ses clients ». Pour cela, il a mis en place une politique volontariste de certification ISO. Avec 60 certificats obtenus, le groupe BNP Paribas est leader en matière de certification ISO 9001 dans le domaine bancaire. « UNE BANQUE PROCHE ET ACCESSIBLE ?
Une fondation pour révéler les talents Depuis plus de 20 ans, à travers sa fondation, BNP Paribas révèle de nouveaux talents, qu’ils soient médecins ou chercheurs, musiciens classiques ou de jazz, chorégraphes, artistes du nouveau cirque ou jeunes écrivains. En leur apportant une aide sur mesure et en les accompagnant dans la durée, nous permettons à leurs projets de voir le jour et de s’épanouir. Aide aux chercheurs dans leurs projets : -Dans le domaine de la santé, la Fondation BNP Paribas accompagne 15 équipes de des chercheurs et médecins oeuvrant sur le double front de la recherche médicale et de ses applications
pour en savoir plus : pouvons.com nousycroyonsetnousle
BNP Paribas, le premier employeur en France de Volontaires Internationaux en Entreprise Les activités de banque et de services financiers sont aujourd’hui considérées comme faisant partie des grands métiers d’avenir du XXIème siècle. BNP Paribas croit au potentiel de ses jeunes collaborateurs et leur offre aujourd’hui des métiers et carrières très divers, allant de postes commerciaux susceptibles d’intéresser des candidats titulaires de BTS (banque, commercial, commerce international, gestion) à des emplois destinés à des mathématiciens de très haut niveau, notamment dans les produits dérivés, activité où BNP Paribas fait partie des leaders mondiaux. En France, en 2006, BNP Paribas a recruté 2 000 jeunes diplômés en CDI. 3 grandes opérations de recrutement « Entretien Immédiat » ont été menées en 1 an par BNP
he de vous ? Une banque plus proc
Les jeunes ?
BNP Paribas met tout en œuvre pour se rapprocher toujours plus de ses clients et de leurs besoins. Un vaste réseau d’agences bancaires Avec plus de 2200 agences et 3400 guichets et automates de banque, BNP Paribas offre une très bonne couverture du territoire français. 50 nouveaux points de vente ont été ouverts l’an dernier. La banque propose également 206 centres de banque privée implantés sur tout le territoire. Des centres d’affaires entreprises dédiés Pour construire une relation de long terme avec sa clientèle d’entreprises, BNP Paribas a créé 24 centres d’affaires regroupant plus de 40 domaines d’expertise du groupe. Un centre d’appel disponible sur de larges plages horaires, 6 jours sur 7 En plus de son réseau d’agences, BNP Paribas est facilement accessible via son Centre de Relations Clients, qui emploie 650 personnes sur ses 3 plateformes de Paris, Orléans et Lille. En 2006, ces télé-banquiers ont traité près de 7 millions d’appels, et répondu à 270 000 mails. Un site internet accessible gratuitement En 2006, BNP Paribas a décidé de rendre gratuit l’accès à son site internet www.bnpparibas.net. Nos clients peuvent ainsi consulter leurs comptes et effectuer leurs opérations 24h/24, 7 jours sur 7. Plus d’un million de clients utilise régulièrement ce service et nous rendent visite en moyenne 7 fois par mois. A l’écoute des besoins de tous BNP Paribas est la première banque en France à offrir, via ses automates bancaires, un nouveau service de proximité destiné aux personnes aveugles et mal-voyantes. Le groupe a déjà mis en fonction plus de 250 distributeurs de billets de ce type et envisage d’en installer 150 supplémentaires dans les prochains mois.
La banque d’un monde qui change
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Si on vous dit environnement, vous voyez quoi ?
Vous voyez un arbre. Mais paradoxalement, il faut aussi y voir un défi industriel. Aujourd’hui, il est essentiel de savoir concilier activité humaine et environnement. L’augmentation de la consommation d’eau et d’énergie, de la production des déchets et l’encombrement des villes nécessitent de concevoir et de mettre en œuvre des solutions industrielles. Veolia Environnement en a fait son métier.
L’environnement est un défi industriel.
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L ' É N E R G I E E S T N O T R E A V E N I R , É C O N O M I S O N S - L A !
NEOPLANETE • “Arbre” • 200x270 mm PP • Q Parution 25/09/2007
Le développement de l’écologie passera par l’innovation.
Morceaux choisis
« L’idéal de l’homme du XXIe siècle, ce n’est pas l’homme qui vit de nouveau en autarcie, qui ne sait rien parce qu’il n’y a pas de communications… La noblesse de l’homme, c’est qu’il a découvert sa capacité à maîtriser le monde, à acquérir la connaissance mais il doit apprendre à respecter la planète dans le cadre de cette maîtrise. » Bertrand Collomb, président d’honneur de Lafarge « Le respect des dimensions sociale, sociétale et environnementale n’est pas une charge supplémentaire, mais bel et bien une opportunité de progrès. » Joël Séché, président-directeur général de Séché Environnement « Il existe de réelles différences entre l’approche européenne, d’une part et les approches américaine ou asiatique, d’autre part (…). S’il m’apparaît excellent et indispensable que l’Europe prenne le leadership en la matière (de développement durable), au niveau mondial, nous ne pouvons pas avoir durablement des législations environnementales à deux vitesses. Cela aurait pour conséquence d’avoir des normes contraignantes en Europe… et les activités les plus polluantes ailleurs. L’industrie européenne en souffrirait sans que la pollution globale soit diminuée. » Louis Gallois, président exécutif d’EADS « La croissance, ça veut dire la liberté. La circulation aérienne c’est d’abord le tourisme… Peut-on empêcher les hommes de découvrir le monde ? Il ne faut pas trop pénaliser cette liberté. Mais il faut réussir des réductions de consommations spécifiques qui permettent de compenser la croissance de la demande et au-delà. La réponse est dans la technologie, donc dans l’innovation » Francis Mer, président du conseil de surveillance de Safran « Dans un monde où trois milliards d’êtres humains vivent avec moins de deux euros par jour et où les ressources naturelles et les équilibres écologiques sont menacées, le changement des comportements est impératif. Les progrès technologiques et la science permettront de progresser mais ne suffiront pas. » Gérard Mestrallet, président-directeur général de Suez « La prise de conscience que 80 % de la population mondiale n’a pas accès au médicament nous amène à prendre des positions engagées, qui ne sont pas toujours bien accueillies même dans notre secteur (…) oui, je crois que les riches doivent payer pour les pauvres ! » Jean-François Dehecq, président de Sanofi-Aventis
ge souffrir les populations que les régimes et que, quels que soient les dirigeants d’un pays, ses habitants ont toujours besoin d’énergie et de croissance. Ca se défend. YB : On vous sent plutôt optimiste. La France accuse pourtant un certain retard en développement durable. TF : Pas du côté des entreprises ! Nous en comptons de nombreuses qui sont parmi les plus performantes au monde comme Suez ou Michelin. Le problème est la mentalité française très anti-patron, notamment vis-à-vis des grands groupes.. Et puis l’administration ! Ce sont les politiques qui sont en retard chez nous. Le développement durable -un mot qui veut tout dire et rien dire d’ailleurs, car venant de la mauvaise traduction de « Sustainable development » qui signifie exactement développement soutenable, souhaitable-, c’est une affaire d’ingénieurs ici, alors que cela doit concerner tout le monde, les écoles, les universités… YB : Pour conclure, votre « Top Five » parmi ces grands patrons ? TF : Ceux qui s’engagent aussi personnellement, qui veulent réellement faire évoluer leur entreprise et leur pays : Bertrand Collomb (Lafarge), Jean-Paul Bailly (La Poste), Louis Gallois (EADS), Gérard Mestrallet (Suez) et JeanFrançois Dehecq (Sanofi-Aventis).
photos : d.r.
* « Développement durable, 21 patrons s’engagent », coécrit avec Pierre Delaporte, éditions le cherche midi ** « Développement durable, cinq ans après : la métamorphose », coécrit avec Claire Tutenuit, éditions le cherche midi
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[PARTICIPER]
Alors que les résultats du Grenelle vont être bientôt rendus publics, le ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables est optimiste, en sachant que l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Par Yolaine de la Bigne
JEAn-LouIs BoRLoo : « Il doit y avoir un Grenelle permanent »
Yolaine de la Bigne : Plus de 300 000 connexions sur le site legrenelle-environnement.fr ; entre 1 000 et 1 500 participants dans chaque réunion régionale… Après cette émulation, comment voyezvous l’année 2008 ? Jean-Louis Borloo : 2008 doit être l’année du passage à l’acte. L’objectif, c’est d’avoir finalisé au début de l’année prochaine, nos quinze à vingt programmes sectoriels avec des mesures concrètes. Et les chantiers ne manquent pas : habitat, agriculture bio, énergies renouvelables, étiquetage des produits… Nous voulons de vraies ruptures avec des changements rapides et visibles que les Français peuvent s’approprier. YB : Le Grenelle de l’environnement est une nouveauté démocratique extraordinaire. Peut-il se pérenniser ? JLB : Pour beaucoup, le Grenelle est un peu un « objet politique non identifié ». Nous avons réuni des acteurs qui n’avaient pas l’habitude de se parler : associations, partenaires sociaux, entreprises, collectivités locales pour un vrai débat où on se dit les choses, où chacun est respecté. Le Grenelle n’est pas un point final mais bien un point de départ. Nous avons trouvé un cadre de travail certes un peu hors norme, mais dans lequel on peut avancer ensemble. Il doit y avoir un Grenelle permanent avec des rendez-vous réguliers pour vérifier que les mesures prises soient bien appliquées. YB : Des assurances américaines protègent les biens environnementaux parce qu’ils ont une valeur. L’écologie a-t-elle un prix ? JLB : Nous devons faire, petit à petit, la vérité sur les prix écologiques. L’idée, c’est de faire figurer à côté du prix en euros, le prix « en carbone ». Par exemple : consommer des fraises en hiver, ça coûte plus de carbone que de manger des fraises en été. Parce que, en hiver, on est obligé d’importer les fraises d’un autre continent. Grâce à cette information, les Français pourront consommer « militant ». Ils se diront : « Je vais acheter tel produit parce que sa fabrication nécessite moins de carbone que tel autre ». Ils ne paieront pas plus cher, mais ils pourront faire un geste pour la planète. C’est aussi ça, le passage à l’acte. YB : Certains pointent du doigt l’Etat français et l’administration qui auraient freiné les choses. JLB : Je crois que nous avons complètement changé d’ère. Les initiatives se multiplient dans la grande distribution, le bâtiment, l’automobile… L’Etat quant à lui doit être exemplaire. On ne peut pas d’un côté demander aux Français et aux entreprises de s’y mettre, si de l’autre côté, l’Etat ne montre pas l’exemple. Nous venons ainsi de réaliser le bilan carbone du ministère pour voir comment réduire nos émissions de CO2. Nous avons par exemple opté pour des ampoules basse consommation. Et puis je viens d’installer une visioconférence pour limiter au maximum les déplacements. Je souhaite que les autres ministères fassent la même chose. La « révolution écologique » c’est partout et à tous les étages. YB : Envisagez-vous une « exception française » écologique ? JLB : Ce que nous faisons est regardé de très près par beaucoup de pays étrangers et par l’ONU. La France est un peu le laboratoire mondial du développement durable. Nous allons enfin essayer de démontrer qu’on peut très bien être compétitif, gagner des parts de marché, et respecter l’environnement. L’idée ce n’est pas d’être les seuls au monde, mais d’être les premiers.
* sondage LH2 du 27 septembre 2007
d.r.
pour qu’ils consomment « militant »]
[Informer les Français
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Pratique les carafes Brita mais pas joli-jolies. Heureusement, la marque redessine son produit vedette : avec une ligne plus épurée, la carafe Edition en verre est inspirée du design des années 1990. Le principe est moins polluant que celui de l’eau en bouteille, nécessitant moins de transports et moins de manipulations. Ca devient classe de boire l’eau du robinet ! Carafe Edition de Brita : 49,99 € (prix indicatif) N° lecteurs : 0810 73 15 45 (prix d’un appel local)
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Le chocolat
Impacts positifs :
Par Elizabeth Reiss, agence Ethicity, www.ethicity.net Pour mieux comprendre les impacts de notre consommation sur le monde. La CuLturE dEs fèvEs Et La faBriCatioN dE La PoudrE dE CaCao : • source d’emplois et de revenus dans l’ouest africain, notamment la Côte-d’Ivoire (32 % de la production mondiale) et le Ghana, mais aussi en Colombie, en Equateur et en indonésie.
Impacts négatifs :
par plus de 17 millions de petits producteurs ; • corruption au sein du commerce du cacao. détournement de plus de 58 millions de dollars issus du cacao pour la guerre en Côte-d’ivoire. *
* source : Global witness. www.globalwitness.org
La faBriCatioN du CHoCoLat à CroquEr eT de sON embAllAGe :
Impacts positifs :
• source d’emplois et de revenus en europe et aux etatsUnis, principaux acheteurs de produits semi-finis ; • nouveaux métiers d’artisanat et revalorisation du savoir-faire de chocolatier.
Impacts négatifs :
• conditions de travail et faible revenu des planteurs et ouvriers (mais des certifications sont en cours de développement) ; • exploitation des enfants (284 000) dans les cacaoyères * ; • agriculture intensive destructrice et responsable de la déforestation en afrique. utilisation massive de pesticides et engrais en asie. La solution : revenir vers une culture sous couvert forestier, promue par des ONG comme Rainforest Alliance.
* source : International institute of tropical agriculture (IITA). www.iita.org
• pollution due aux usines de fabrication et au transport. CoNsommatioN
Impacts positifs :
• meilleure connaissance des « crus » et des origines, améliorant la traçabilité des produits ; • aliment nutritif ; • vertus psychostimulantes, apports en anti-oxydant, magnésium et calcium
Impacts négatifs :
La CommErCiaLisatioN dEs Produits sEmi-fiNis :
Impacts négatifs :
• déséquilibre nutritionnel en cas de surconsommation, voire dépendance pour les accros ! fiN dE viE
Impacts négatifs :
• faibles bénéfices pour les pays producteurs qui vendent un produit semi-fini à faible valeur ajoutée ; • forte dépendance des pays producteurs au cours du cacao, très spéculatif (les variations peuvent être supérieures à 40 %) ; • marché très concentré : quatre grandes multinationales seulement achètent la quasi-totalité du cacao produit
• déchets d’emballage à trier et à valoriser, en particulier ceux des emballages individuels. Conclusion : consommez plutôt des tablettes certifiées et faites-vous plaisir !
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Le développement durable, un nouvel art de vivre
Les nouveaux deux-roues
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Pour un Grenelle permanent
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Lambert Wilson
Le militant
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Nourrir pour protéger
Protéger sa peau l’été contre le soleil, c’est essentiel. Mais si l’hiver, elle est moins exposée qu’à la belle saison, elle doit faire face à de nombreux facteurs de dessèchement, tels que l’air trop sec des radiateurs (qui fait baisser son taux d’humidité), les douches trop chaudes (qui finissent par la déshydrater) ou le vent (qui l’agresse et provoque rougeurs et couperose). Pour que l’épiderme conserve toute son élasticité, il est indispensable de le protéger grâce à des beurres végétaux et des huiles naturelles, qui empêchent l’eau de s’évaporer trop rapidement et restaurent la barrière cutanée. Pour une protection efficace et satinée, misez sur les produits à base de beurre de karité, de jojoba, et de manuka, véritable réconfort des peaux sèches et agressées.
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d’imprimantes usagées. A travers un partenariat débuté en 2006 entre le collectif ASAH (Association au service de l’action humanitaire), initiateur de l’opération, et la société EMAPE, leader du reconditionnement des cartouches laser en France, « Cartouches solidaires » prend un nouvel essor. Le recyclage est aujourd’hui réalisé par un recycleur national unique acquis à la cause environnementale et certifié ISO 14001. Un réseau de collecte gratuite a été mis en place sur l’ensemble du territoire français. www.recyclagesolidaire.org
Le high-tech se fait label
Seulement 10 % des cartouches vendues sont recyclées.
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située dans le Bassin aquitain. Ryxéo s’engage par ailleurs dans une démarche de développement durable et éthique en limitant par exemple le transport entre ses chaînes de production et les lieux de livraison. Toshiba enfin, lance son imprimante écolo B-SX85 et part à la chasse au gaspillage du papier. Son innovation permet d’imprimer le recto et verso d’une même feuille effaçable et réutilisable jusqu’à 500 fois, ce qui permettrait de réduire l’émission de CO2 à 1kg pour la production de 1000 feuilles, contre 6,5 kg de CO2 pour une imprimante traditionnelle.
Les cartouches d’encre au pilori
Autre danger pour l’environnement, le recyclage des cartouches qui, en France, atteint seulement 10 % pour 1,2 millions de consommables vendus. Depuis 2002, l’opération « Cartouches solidaires » tente de sensibiliser les citoyens à ce problème et permet à de nombreuses associations de solidarité de récolter des fonds en participant à un vaste programme de récupération des cartouches
* source Le Monde
Le B.A. ba - Ayez le réflexe
• Eteindre son ordinateur le soir • Régler le mode « mise en veille » la journée • Diminuer la consommation des écrans (environ 40 %) en réglant la luminosité • Imprimer sur du papier recyclé • Choisir le mode « brouillon » et « noir et blanc » par défaut, pour l’impression • Choisir des appareils éco-labellisés
Le saviez-vous ?
• Les ordinateurs portables consomment 50 % à 80 % d’électricité en moins que les fixes • Préférez les imprimantes à jet d’encre aux imprimantes laser, beaucoup plus énergivores • Les écrans LCD consomment 60 % de moins que les moniteurs (CRT) et leurs déchets émettent moins de mercure.
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C’est le terme tendance ces temps-ci. Les labels, surtout utilisés dans l’alimentation, s’immiscent dans le milieu hightech, conséquence d’une pollution accrue générée par l’informatique. A lui seul, ce secteur est responsable de 2 % des rejets de CO2 dans l’atmosphère. Les ordinateurs contiennent de nombreuses substances toxiques (plomb, mercure…) et les responsables industriels prennent conscience de leur rôle à jouer dans la protection de l’environnement, en optant pour un parc informatique moins polluant. D’où les éco-labels, qui permettent de s’équiper en matériels respectueux de la nature, moins toxiques et facilement recyclables. L’autre intérêt d’avoir recours à un équipement labellisé est de réduire sa consommation d’électricité, d’où de substantielles économies. De nombreux labels sont apparus sur le marché pour s’approvisionner « responsable », certains spécialisés dans les économies d’énergie (Energy Star, 80plus..), d’autres focalisés sur le cycle de vie d’un matériel informatique, de sa conception à son recyclage (Blue Angel, Epeat…). Si les éco-labels sont essentiellement utilisés par les entreprises, les produits domestiques labellisés devraient entrer progressivement dans nos foyers.
[PARTICIPER]
Energie, industrie, agriculture, transport, consommation, habitat… Face à la problématique climatique, les possibilités de réduction des émissions de gaz à effet de serre, existent. Reste à vraiment vouloir les appliquer. Par Vincent Rondreux
QuAnd ARRêTERA-T-on dE fumER lE CARbonE ?
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), (qui vient de se voir attribuer le prix Nobel de la Paix) se réunit à Valence, en Espagne, du 12 au 17 novembre, afin d’établir la synthèse des trois rapports qu’il a publié cette année. Pour quelque 2 500 scientifiques du monde entier, il s’agit de l’aboutissement d’un travail de six ans destiné à faire émerger des constats
Parmi les pistes à développer, les énergies nouvelles.
communs, principalement la mise en danger de notre machine climatique, déséquilibrée entre autres par l’essor des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz…).
Des mesures sont à prendre dès maintenant pour s’adapter, atténuer
des conséquences déjà prévisibles et limiter les risques futurs, notamment d’emballement ou de « surprise » climatique. Comprise entre +1,1 °C et +6,4 °C, la fourchette d’estimation de la hausse possible au XXIe siècle de la température moyenne à la surface de la Terre (qui est de 15 °C environ actuellement), illustre cette marge d’action.
mentée, notamment pour stimuler la « décarbonisation ». 3- Capter et stocker le CO2, en premier lieu dans les puits vidés de leur gaz ou de leur pétrole, et en particulier pour l’industrie, voire la production d’hydrogène. 4- Piéger ou conserver plus de
carbone dans les végétaux et le sol, notamment en modifiant des pratiques agricoles. 5- Optimiser l’utilisation des forêts, en stockant durablement (construction, aménagement…) le bois adulte et en le remplaçant par de jeunes arbres, grands consommateurs de CO2 pendant leur croissance. 6- Développer les énergies nouvelles : solaire, géothermie, hydraulique, éolien, technologies liées à la biomasse, au recyclage des déchets et des gaz, aux énergies de la mer… Mais aussi énergie nucléaire, ce qui fait débat. 7- Economiser l’énergie, en limitant les besoins (déplacements, chauffage…), en sélectionnant les technologies ou les produits les moins émetteurs, en dématérialisant le travail… 8- Améliorer l’efficacité énergétique des appareils électriques, des moyens de transport, des bâtiments… et développer le recyclage.
15 pistes pour lutter contre la surchauffe
En suivant les travaux des chercheurs du GIEC, il est possible de déterminer une quinzaine de pistes « réalistes », souvent complémentaires, mais sans qu’aucune ne soit suffisante. 1- Allier respect environnemental et croissance. Aujourd’hui, notre conception de la croissance ignore les dommages futurs qu’elle provoque et la finitude des ressources naturelles. 2- Créer des outils financiers pour faire levier. Exemple : une taxe carbone qui serait régulièrement aug-
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[S’AIMER]
soins appropriés. Parmi les actifs stars de leur hydratation, citons l’huile de germe de blé hydratante, l’extrait de prêle reminéralisant ou l’avocat ultra nourrissant. Pour une efficacité optimale, appliquez chaque soir une bonne noix de crème sur vos mains avant de les glisser dans des gants de coton, que vous garderez jusqu’au matin. Peau de bébé garantie !
Notre biotiful sélection :
Patte de velours. Parce que vos mains aussi ont droit à leur masque anti-âge, enveloppez-les dans ce masque Green Mama, à l’extrait de prêle, pour qu’elles retrouvent souplesse et douceur (prix : 13,80 € le tube de 100 ml). Le tube de l’hiver. Idéale pour nourrir et réparer les zones très sèches, la crème Ylang de Biguine Bio prend soin des mains abîmées et les laisse délicatement parfumées (prix: 18 € le tube de 40 ml). Emulsion de rêve. La crème Protection Ultime de Doux Me à base d’huile d’avocat, d’extrait d’arnica et d’aloe vera hydrate les mains en profondeur et tout en légèreté (prix : 12,50 € le tube de 75 ml).
SOS mains fragiles
Difficile en cette période de garder des mains impeccables, douces et bien hydratées. Pour lutter contre l’effet « peau de crocodile », pensez à les hydrater quotidiennement : au même titre que l’épiderme de votre corps et de votre visage, la peau de vos mains est fragile et nécessite des
Pour les hommes aussi…
Jolie gamme de soins proposée par cette marque de cosmétiques masculins, dont les produits sont issus de l’agriculture biologique marine, certifiés Ecocert. Ils sont réalisés à base d’algues de la réserve naturelle d’Iroise, un site protégé par le programme MAB « Man & Biosphère » de l’Unesco dont le but est la gestion et la conservation de la biosphère. Baume hydratant aux extraits d’algue rouge palmaria et algue brune laminaria (37 €), fluide Bonne Mine composé de criste marine et argile blanche (37 €), contour des yeux au marron d’Inde et bourgeons d’hêtre pour éviter les cernes (49 €), shampoing et produits de rasage (22 € chacun), sur www.zvonkoparis.com
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Les prix sont donnés à titre indicatif.
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[S’AIMER]
UN HIVER EN BIO-TÉ !
Peau irritée, chakras à plat et moral aussi bas que le thermomètre : les premiers frimas font comme chaque année des ravages sur notre tonus et notre peau, particulièrement sensible aux variations climatiques. Il est temps de mettre en place une stratégie anti-froid 100% naturelle en s’armant de crèmes doudounes, masques airbags et soins cocons certifiés bio : hiver, nous voilà ! Par Aurélia Hermange
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[EDITO]
PARTICIPER Innovations, réflexions, consommation… à chacun sa manière d’agir Interview Jean-Louis Borloo : « Il doit y avoir un Grenelle permanent » p. 4 Zests p. 6/8 Développement durable Patrons, qu’avez-vous fait ? p. 10 Quand arrêtera-t-on de fumer le carbone ? p. 12 S’ENGAGER Célèbres et passionnés, ils nous invitent à un monde meilleur Interview Lambert Wilson, le militant p. 14 Portrait Bougrain Dubourg, Allain avec deux ailes p. 18 S’AIMER Pour être bien, beau et écolo Un hiver en bio-té ! Zests « Il était temps ! », direz-vous peut-être. Sans doute. Après l’effervescence du Grenelle de l’environnement, Néo Planète arrive au bon moment. Gratuit - pour que le développement durable soit bel et bien l’affaire de tous et ouvert sur tous les sujets, parce que défendre l’environnement n’est pas seulement une question politique mais aussi une façon d’être, de consommer avec intelligence, de penser la fragilité du monde… Néo Planète, nouvelle planète, nouvel art de vivre pour croquer la pomme (bio, bien sûr) avec une gourmandise reconnaissante. Ni moralisme ni pessimisme simplificateurs, mais la vision de lendemains juste différents et des infos concrètes pour changer les choses au quotidien. L’écologie est aussi une envie de s’entraider. Merci à Lambert Wilson, au ministre Jean-Louis Borloo et à Allain Bougrain Dubourg, trois personnalités aussi différentes que passionnées qui, sans hésitation et malgré des agendas surchargés, ont accepté avec enthousiasme de nous parler de leurs convictions. Du plaisir (voyage, beauté, mode…) et de la réflexion (réchauffement climatique, développement durable…) pour vivre différemment et sourire à l’avenir. YOLAINE DE LA BIGNE
Rédactrice en Chef
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COCOONER Déco, livres, produits d’intérieur pour un chez soi sain et câlin L’informatique, une souris verte… p. 26 Zests p. 28 SAVOURER Produits bio et éthiques, bonnes recettes, croquez la vie en pleine santé ! Bon, pollué, surpêché : le pavé de poisson dans la mare ! p. 30 Zests p. 32 BOUGER Pour (se) conduire en vert et contre tout Les deux-roues électriques sur la bonne voie Zests
p. 34 p. 36
VOYAGER Paradis sauvegardés et contrées protégées par des amoureux de la nature Reportage Namibie, royaume des dunes p. 38 Zests p. 46
Editeur : Hervé Pointillart, Tél. : 06 07 31 03 29 - hp@neoplanete.eu Directrice de la publication, rédactrice en chef : Yolaine de la Bigne, ydb@neoplanete.eu • Rédacteur en chef adjoint : Stéphane Aitaissa, sa@neoplanete.eu Directrice Artistique : Florence Le Bars, flb@neoplanete.eu Secrétaire de rédaction : Gaelle Cazaban, gc@neoplanete.eu • Service photo : Géraldine Le Guyader, gl@neoplanete.eu Directrice de publicité : Elisabeth Lecuyer, Tél. : 06 16 95 26 61, el@neoplanete.eu Communication : Anne-Sybille Riguidel, Tél. : 01 46 67 13 23 - 06 32 10 26 38, annesybille.riguidel@communication-compagnie.com Ont collaboré à ce numéro : Jean-François Guggenheim, Aurélia Hermange, Romée de La Bigne, Elizabeth Reiss,Vincent Rondreux. Néo Planète est imprimé sur papier recyclable Néo Planète est édité par HP Conseils - 33 rue de Chazelles - 75017 PARIS N° Siret : 439 832 510
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Recettes à base de poisson de saison et élevés durablement*
* Recettes tirées du livre « Il est bon mon poisson »
En apéritif
Pâte de sardine
Recette à base de sardine
• 4 sardines fumées • 1 botte de persil • 4 gousses d’ail • 1 poignée d’amandes entières
Faites griller les amandes à la poêle. Lavez, séchez et équeutez grossièrement le persil, épluchez l’ail. Concassez rapidement les amandes encore chaudes avec l’ail et le persil au robot. Ajoutez les sardines fumées, mixez. Salez et poivrez. Versez la décoction sur la tanche et laissez cuire sur le feu très doux 20 min à couvert. Egouttez, puis enlevez la peau délicatement à l’aide d’un couteau, afin de faire réapparaître la chair. Mettez à refroidir. Pelez 2 pamplemousses à vif à l’aide d’un couteau tranchant et prélevez tous les suprêmes (la chair à vif). Pressez les 2 autres pamplemousses ainsi que les citrons dans un grand bocal. Ajoutez à ce jus d’agrumes l’huile essentielle et l’huile de sésame. Emulsionnez en agitant le bocal énergiquement. Ciselez la ciboulette et prélevez les pétales de rose pour décorer la tanche mise à nue avec les suprêmes de pamplemousses et éventuellement des graines de sésame. Vous pouvez accompagner ce plat d’un pot de marmelade de cynorhodons.
Entrée froide
Quelques règles d’or* • choisir du poisson pêché à proximité (rivière, lac ou mer) pour un maximum de fraîcheur et un minimum de transport ; • ne pas consommer de poisson plus de deux fois par semaine ; • ne pas oublier les poissons gras, pour l’apport d’oméga 3 ; • demander la bonne quantité (éviter les grosses portions) ; • préférer les poissons disposant du label MSC et les espèces non prédatrices ; • bannir les poissons d’aquaculture non biologique ; • se mettre à la pêche. Bon à savoir : Le label MSC (Marine Stewardship Council), fondé par le WWF, garantit aux consommateurs que le produit de la mer qu’ils achètent est exploité durablement selon des directives vérifiées par un organisme tiers indépendant, les techniques de pêche permettant la préservation des espèces marines, des milieux et de la biodiversité. N’hésitez pas à choisir ces produits labellisés chez votre poissonnier.
*Extrait de l’ouvrage Il est bon mon poisson, de Claude Aubert et Lionel Goumy, éditions Terre Vivante, 17 €
© sxc.hu/luiz roberto farias filho
Tanche en belle vue
Recette à base de tanche
• 1 belle tanche dégorgée dans une eau légèrement vinaigrée • 1 poignée de cynorhodons (fruits de l’églantier), secs ou cueillis frais après une gelée • 1 botte de ciboulette • 4 pamplemousses roses • 2 citrons verts • 1 belle rose non traitée • 25 cl d’huile de sésame • 1 goutte d’huile essentielle de géranium rosa (facultatif) • Graines de sésame (facultatif) • Sel, poivre
Faire une décoction de cynorhodons corsée en les laissant bouillir 10 min dans un litre d’eau. Habillez la tanche. Disposez-là dans un plat creux allant sur le feu et pouvant être couvert. Plat chaud
Gratin de pommes de terre aux sprats
Recette à base de sprat
• 12 sprats habillés • 8 pommes de terre de taille moyenne • 2 oignons • 80 g de filets d’anchois à l’huile • 2 dl de lait de soja • 1 dl de crème de soja • Chapelure (facultatif)
Coupez les anchois en morceau, mélangez-les aux pommes de terre et ajoutez les oignons. Tapissez le fond du plat avec les sprats. Recouvrez du mélange pommes de terre/oignons/anchois. Versez le lait et la crème partout dans le plat, saupoudrez de chapelure si vous le souhaitez. Enfournez à 170 °C (therm.6) pendant 1 heure environ. Variante Videz et écaillez les sprats. Faitesles frire à l’huile d’olive dans une sauteuse doucement à 170 °C, 3 min de chaque côté. Servez-les avec des bâtonnets de légumes frits de la même façon.
www.neoplanete.eu
Epluchez les pommes de terre et les oignons et coupez-les en très fines rondelles. Egouttez-les anchois à l’huile ; conservez l’huile et faites-y revenir les oignons.
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Doux les doudous
Nature & Découvertes
lance une gamme de doudous 100 % coton bio, exempts de produits chimiques et autres résidus de pesticides. Comme un air de nature pour jouer et câliner. De 14,95 € à 19, 95 €. N° lecteurs : 0811 464 454 (prix d’un appel local)
Pile poil la Ping Pong !
L’ampoule à économie d’énergie se refait une beauté avec la Ping Pong. Ultra-petite, esthétique et pratique, cette ampoule de 7 watts, recyclable à 99 %, fournit le même flux lumineux qu’une lampe incandescente de 35 watts. Ampoule Ping
Pong Megaman®
photos : d.r.
(prix indicatif 15 €) N° lecteurs : 0810 000 858
Tous les prix sont donnés à titre indicatif
photos : d.r.
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[PARTICIPER] ZESTS
ThE MounTAInS
© pere castor - flammario
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[B.A.] : RESPECT
PouR MouSSAIllonS
Loïc Perron raconte les aventures de Timousse et propose aux enfants une vraie réflexion sur la sauvegarde des océans, grâce à des textes émouvants et 19 chansons. A la fois ludique et pédagogique.
« L’Opéra Plouf » de Pol-Serge Kakon (Editions Père Castor)
www. respectthemountains.com
DE lA SAlAMAnDRE à lA ToRTuE luTh
Prendre conscience au jour le jour de la richesse de notre biodiversité et des dangers qu’elle court sera plus facile en feuilletant cet agenda 2008, qui présente les portraits de 12 espèces emblématiques. On y apprend comment le lynx est revenu en France, pourquoi la salamandre était l’emblème de François Ier, combien il existe d’espèces de sabots-de-Vénus, qu’est-ce qui menace les petits de la tortue luth… Agenda Faune Flore 2008,
d.r.
éditons Delachaux et Niestlé, 176 pages, 95 €
EColo RIgolo
Bon houblon
Des chercheurs australiens ont mis au point une pile à combustible qui transforme les eaux usées des brasseries en électricité, par l’action des bactéries. Elle digère les résidus de sucre, de levure et d’alcool et crée une réaction chimique qui permettrait d’obtenir 2 kilowatts de courant, l’équivalent des besoins énergétiques d’une petite maison. En plus de produire de l’électricité, cette pile fournira aussi de l’eau propre. Santé !
Vachement spécial
Le fumier générateur d’électricité, telle est la découverte de chercheurs de l’université de l’Ohio, qui sont parvenus à recharger leur téléphone portable en mettant en série plusieurs piles « nourries » à la bouse de vache. Au Japon, une équipe de chercheurs a réussi à extraire 1,4 millilitres de carburant à partir de 100 grammes de bouse de vache, tandis que des confrères signaient une première mondiale en isolant des matières fécales de bétail un délicieux arôme de vanille, qui pourrait être utilisé dans du shampoing ou des bougies parfumées. Un bel exemple de recyclage !
Flairez le métier !
En Chine, la station de surveillance de Panyu va recruter des « nez » afin de détecter des gaz polluants dans l’atmosphère. Le vice-président de la station, Liu Jingcai, explique qu’ainsi ils « peuvent distinguer des centaines d’odeurs qui pourraient rendre les gens malades et en évaluer la concentration ».
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les crocodiles ont la dent dure contre les braconniers
Les autorités indiennes ont lâché des centaines de crocodiles dans la jungle. Pas moins de 400 reptiles patrouillent ainsi dans les mangroves de l’est du pays pour empêcher les coupes illicites de bois et protéger les tigres du Bengale. On en comptait 270 en 2004, plus de la moitié aurait été décimée par les braconniers.
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Haro sur les mégots, canettes vides, gants perdus et autres détritus retrouvés sur les sommets dès la fonte des neiges ! Créée en 2004, la fondation néerlandaise « Respect the Moutains » lutte pour la préservation de la nature et de l’environnement dans les Alpes, afin que les générations futures puissent profiter d’une montagne propre.
[COCOONER] ZESTS
Ouvrez les portes… écologiques
Isothermiques, isophoniques et coupe-feu, les portes techniques Masonite® utilisent des panneaux garantissant le respect de l’environnement et assurent économie d’énergie, confort et sécurité pour un habitat écologique. (Distribuées chez Lapeyre et dans les grandes surfaces spécialisées de bricolage)
Lumière venue d’ailleurs
La calebasse, un fruit originaire du Niger utilisé comme récipient et ustensile, se transforme aujourd’hui en applique murale lumineuse, sous les mains expertes d’un maître-calebassier béninois. La collection Dakoun propose des produits originaux issus d’un croisement entre l’Afrique et l’Europe, tout en restant fidèle à la philosophie de l’artiste : maintenir l’excellence de son savoir-faire et participer à un commerce juste et équitable. Les calebasses sont disponibles en deux tailles : 30 cm (68 €), 35 cm (78 €). N° lecteurs : 01 45 73 21 46
Bravo à…
Arvesund, le designer suédois,
qui récupère le bois de milliers de granges abandonnées dans le nord de son pays pour en faire du mobilier moderne. L’aspect particulier du bois, patiné par la pluie et le vent, apporte un style unique à ces meubles modulaires nordiques en épicéa massif. Etik, une nouvelle marque de commerce éthique et équitable qui propose d’élégants objets dédiés à l’art de la table, pour des dîners « responsables ». N° lecteurs : 01 47 63 06 17
Vas-y Poupou !
Le sport à la maison se fait écolo avec ce nouveau vélo d’appartement. Plus de piles ni d’électricité : seule l’énergie produite par votre pédalage fait fonctionner le compteur intégré qui calcule les calories dépensées, votre taux de masse graisseuse, vos pulsations cardiaques… Vélo « Care ». 799 € - N° lecteurs : 01 48 43 41 00
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photos : d.r.
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Il crée la surprise avec un nouvel album, peaufine sa nouvelle mise en scène de Bérénice, sort deux films début 2008… Le beau Lambert Wilson aux multiples talents est sur tous les fronts. Notamment sur celui de la défense de l’environnement. Mais pour cet adhérent de Greenpeace, la prise de conscience ne date pas d’hier. Par Yolaine de la Bigne
Lambert Wilson
Le miLitAnt
Yolaine de la Bigne : Greenpeace est une association, particulièrement intègre et dynamique, que les Français ne comprennent pas toujours. Cela correspond à vos envies profondes ? Lambert Wilson : J’ai adhéré à d’autres associations auparavant, mais j’en cherchais une qui avait une approche globale de la situation pour travailler en profondeur sur le changement de notre perception du monde. Cela fait environ 6 ans que je les aide comme je peux, quitte à m’attacher à des camions pour protester contre la déforestation ou à arracher des cultures OGM. J’admire les valeurs de Greenpeace, son intelligence de la communication, l’efficacité de ses méthodes et son activisme non violent. Partout où je vais dans le monde, je rencontre des militants de Greenpeace très courageux, parfois menacés de mort, et prêts à beaucoup de sacrifices pour leurs convictions. YB : Y a-t-il eu un déclic particulier pour déclencher votre fibre écologiste ? LW : Très clairement le premier choc pétrolier ! J’étais un ado comme les autres et tout d’un coup, nous prenions conscience de notre dépendance à l’énergie fossile. Sans parler déjà d’écologie, j’ai compris à quel point, sans nous en rendre compte, nous étions déconnectés de la nature, de la réalité. J’ai commencé à rêver de vie loin du monde et autres fantasmes utopiques. D’autant que j’avais la chance d’habiter en pleine forêt, à Rambouillet, et j’ai progressivement vu mon environnement se dégrader, les animaux disparaître. Et puis entre 17 et 20 ans, j’ai vécu en Angleterre et cela a beaucoup modifié ma vision des choses. Les protestants du Nord de l’Europe ont une conception de la vie très différente des catholiques du Sud, ils ont un sentiment très fort de responsabilité vis à vis de la communauté. Entretenir l’environnement pour eux, respecter ce qu’il y a autour de soi, c’est respecter les autre, c’est un acte de civisme. YB : Votre famille était-elle aussi sensible à la nature ? LW : Mes parents n’étaient pas des militants, mais ils aimaient surtout la beauté d’un lieu. Par exemple, l’été nous allions dans le Midi, dans une maison située sur une colline superbe, qu’ils ne voulaient pas voir dévaster par des pylônes. Donc nous vivions sans électricité. Souvenirs sublimes… Ca n’a pas duré bien sûr. Ma mère avait tout de même déjà une vraie conscience du danger de la pollution : on ne devait pas salir, jeter des déchets n’importe où, on fermait les fenêtres de la voiture en entrant dans un tunnel pour ne pas respirer un air vicié, etc. YB : En tant qu’acteur, vous avez été parmi les premiers à prendre officiellement position, notamment pour Greenpeace. Pourquoi cet engagement ? LW : Parce que j’avais été fasciné par quelques modèles comme Robert Redford ou Meryl Streep, qui font preuve de cette efficacité typiquement américaine. Ce n’est jamais
[Ado, j’ai été frappé par
notre vie déconnectée de la nature]
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Bio et fier de l’être
BIO, GOURMAND ET INNOVANT
Jardin Bio c’est : • plus de 300 produits savoureux qui couvrent tous les instants du repas : céréales pour le petit-déjeuner, plats cuisinés, aides-culinaires, pâtes, biscuits jusqu’aux infusions. • des recettes innovantes. • un soutien à l’agriculture bio française. • accessible au plus grand nombre : en grandes et moyennes surfaces.
BIO ET SOLIDAIRE PAR NATURE
Jardin Bio s’engage également dans le commerce équitable, avec des produits au double label AB et Max Havelaar : • alimentation bio et équitable : thés, riz, quinoa, desserts, biscuits… • cosmétique bio et équitable : soins visage et corps, hygiène. • textile en coton bio et équitable : tee-shirts, chaussettes, sous-vêtements, linge de toilette.
BIO ET ENGAGÉ DE NATURE
Jardin Bio est la 1ère marque bio française qui s’engage à reverser 1 % de son chiffre d’affaires net à des associations environnementales, en étant membre du Club 1 % pour la Planète. Cet engagement représente en 2007, avec les autres marques bio du groupe et Natessance, 250 000 euros pour la planète. www.onepercentfortheplanet.org
“Le développement durable ne réussira que si, derrière les grands discours, il y a une mobilisation quotidienne de tous les acteurs : producteurs, transformateurs, distributeurs, consommateurs. Nous nous efforçons, à notre échelle, de contribuer à cette évolution.” Charles Kloboukoff, PDG-Fondateur.
Plus d’informations sur www.jardinbio.fr
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[VOYAGER]ZESTS
Bahamas, le Paradis des réserves…
Précurseur, puisqu’il est un des premiers pays à avoir créé des parcs nationaux à partir de 1959 (dont l’Inagua National Park, qui abrite la plus importante réserve de flamants roses au monde : il en compte plus de 60 000 !), l’archipel des Bahamas continue sa démarche de sensibilisation à l’écologie. Il a ainsi mis au point un programme d’éducation dans les écoles et auprès des touristes sur le respect de l’écosystème, des sorties dans ses parcs pour découvrir les tortues marines géantes, naviguer en kayak vers la plage de Gold Rock Creek ou encore explorer l’enchevêtrement de grottes et de cavernes du Lucayan National Park. De belles journées avant d’aller reposer ses petons fatigués dans un écolodge posé sur une plage bordée de cocotiers. Le top : le forfait Robinsonnade de luxe qui vous emmène à Andros, île quasiment inexplorée (2700 € les 8 jours au Tiamo Resorts).
Infos : www.bahamas-tourisme.fr
Tu wwoofes ou quoi ?
Les uns y verront une culpabilité très judéo-chrétienne - moi bobo travailler pour expier mes pêchés-, d’autres un échange de procédés sain et simple : vous travaillez quatre à cinq heures par jour dans une ferme biologique pour trouver dépaysement et sens à votre vie, tandis que l’agriculteur vous offre le gîte et le couvert, ravi de cette main d’œuvre inexpérimentée mais motivée. Lancée à Londres en pleine crise Peace and love par Sue Coppard, une employée de bureau qui rêvait de prairies et de vaches laitières, le World Wilde Opportunities on Organic Farms a fait le tour du monde et la joie de milliers de vacanciers chaque année. Les plus accros, les Australiens, accueillent près de 11 000 écolos par an qui chantent sur la colline « eh ô eh ô on rentre du boulot » ! Le programme varie selon les pays : on garde les moutons en Nouvelle-Zélande, on fait les vendanges en Californie, on cultive les plantes aromatiques au Japon, on laboure les champs au Népal… Une façon de découvrir le monde et les autres. Le principe commence à fleurir en France, malgré la méfiance de l’administration. Non, ce n’est pas du travail au noir, mais du travail au vert.
Dans le monde : www.wwoof.org ; en France : www.wwoof.fr WWOOF France : 2 place Diderot 94300 Vincennes
Iguane et eaux turquoise typiques des Bahamas.
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© offisme du tourisme des bahamas
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Y A-T-IL unE vIE APRès LA CAnETTE ?
Une heure pour la transformer en vase ou en pot à crayons comme Gci-Grey. D’autres infos sur gielbb.com Six semaines, pour que ce bout de ferraille récupéré redevienne une canette. 100 % recyclable, celle-ci peut être utilisée dans de multiples applications allant d’un vélo (670 canettes environ) à un avion, en passant par une voiture. Une tonne de canettes recyclées permet d’économiser l’équivalent d’une année de consommation d’énergie pour une famille de trois personnes.
Engrais, pesticides, labours…
Les sols meurent par Vincent Rondreux
Le saviez-vous ? 80 % de la biomasse vivante de la terre se trouvent dans les sols. Oui, mais voilà : ces sols sont menacés… Alliage de matière minérale et de matière organique, ce sont de véritables systèmes de vie (racines, microbes, champignons, vers de terre…) qui s’organisent pour pomper l’eau ou la guider vers les nappes, pour fabriquer, déplacer et remonter vers la surface les éléments nutritifs, l’humus. Ces systèmes de vie structurent le sol, l’aèrent, le protègent contre les agressions extérieures. Or, l’agriculture telle qu’elle est généralement pratiquée, traite le sol « comme une matière inerte », sans se soucier du devenir ou même de l’aide que pourrait lui apporter ce monde vivant. « Les engrais chimiques favorisent la minéralisation de la matière organique. Les pesticides détruisent la faune souterraine », prêchent depuis des années Lydia et Claude Bourguignon. Microbiologistes reconnus, anciens de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), ils ont créé leur propre laboratoire en Bourgogne, le LAMS (Laboratoire d’analyse microbiologique des sols), travaillant notamment avec des vignerons.
« On perd en moyenne 10 tonnes de sol par hectare et par an »
BRAvo à…
ConsoGlobe.com,
portail dédié à la consommation durable sous toutes ses formes, du vêtement en coton bio au café équitable. Casino qui a lancé un système d’étiquetage responsable pour ses produits.
© www.gci-grey.com
L’EnvIRonnEmEnT fAIT son CInémA
avec le Festival du film pour l’environnement, qui présente des films passionnants sur notre planète. Parmi les surprises attendues, Les Animaux amoureux, documentaire de Laurent Charbonnier et Uzhan, de Volker Schlöndorff, épopée avec Philippe Torreton dans les steppes d’Asie centrale.
21 au 27 novembre,
d.r.
la Pagode à Paris 7e. Entrée libre.
www.festivalenvironnement.fr
© 2007 - thomas faehrmann/fly times picture
Pour eux, aucun doute : labourer en profondeur, disons à plus de 10 cm, brise le fonctionnement de cette vie souterraine. « Quand vous labourez, vous tassez les sols, ce qui empêche l’oxygène de passer. Et vous arrêtez la production d’humus. Les animaux qui vivaient en surface meurent. C’est comme si vous retourniez votre peau », image Lydia Bourguignon. « Et quand il n’y a plus de vie, la terre ne retient plus l’eau mais au contraire s’en va, notamment dans les rivières ». Cela s’appelle l’érosion. Et l’érosion entraîne les inondations, les glissements de terrain... « Chaque année, on perd 10 tonnes de sol par hectare, mais ça peut être plus, 30 à 40 tonnes dans certains endroits en France », évalue-t-elle. Néanmoins, « la Terre n’est pas rancunière », assure Lydia Bourguignon. Pour inverser la tendance, il faut simplement « cesser de violer les lois du sol et essayer de les comprendre ». Grâce notamment à une agriculture sans labour, « le semis direct sous couvert végétal », encore peu développé, qui « permet au sol de se restructurer progressivement. Et par hectare, il capte à l’atmosphère 4 tonnes de CO2 pendant qu’un labour en émet une tonne… »
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menacé
protégé
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Publié par HSBC France - © Corbis
Etre ouvert sur le monde, c’est comprendre les différences de points de vue.
HSBC s’engage en menant une politique de financement respectueuse de l’environnement, notamment vis-à-vis des secteurs sensibles tels que l’eau potable, la forêt, la chimie, les industries extractives et l’énergie. Pour en savoir plus, connectez-vous sur notre site Internet, rubrique : A propos d’HSBC / Une banque responsable.
www.hsbc.fr
C’est en bordure du Maroni qu’on me propose d’acheter ces deux ouistitis pesant moins de 300 grammes… et théoriquement protégés. J’ai refusé pour ne pas être complice, en sachant qu’ils ne survivraient sûrement pas. Cas de conscience !
Baptisé « l’homme grue », Ryoji parle, chante et danse avec les échassiers. Il m’a invité au spectacle qui illustre l’heureuse cohabitation possible entre l’homme et l’animal.
Au hasard d’un voyage, j’ai croisé ce zèbre, empalé dans une interminable clôture. L’image m’est apparue saisissante. Elle résume le double drame d’une faune en sursis : un territoire morcelé par les hommes et une douloureuse agonie.
Esméralda, vénérable tortue des Seychelles, figure au Guinness des Records avec une longévité d’un siècle et demi. La star a conservé un appétit lui permettant d’afficher près de 300 kg sur la balance.
photos : allain bougrain dubourg
Comment ne pas succomber à la tentation de l’anthropomorphisme quand on assiste au bain des macaques du Japon.
L’agonie des bébés phoques dessine sur la banquise l’horreur du massacre. Il m’arrive de m’endormir en voyant un gourdin s’abattre…
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Le contrôle des naissances adapté aux félins afin de laisser vivre les prédateurs dans la savane sans mettre en danger sa faune.
Des contraceptifs pour les lionnes
Plus grande réserve animalière d’Afrique, le parc d’Etosha couvre plus de 22 000 km² de savane. Des centaines de variétés d’oiseaux, 114 espèces de mammifères, 16 amphibiens différents vivent dans des paysages extraordinaires, à l’abri des chasseurs et des braconniers. La création d’un parc naturel implique la mise en place de clôtures, avec pour conséquences directes, des voies de migration coupées et une trop grande concentration d’espèces en un territoire défini, rompant l’équilibre écologique. Ainsi, les scientifiques ont remarqué que le ceinturage du parc a amené une prolifération dangereuse des lions entraînant directement une diminution radicale des autres prédateurs. Or, pas question d’abattre les félins. Sous la direction
d’un biologiste et d’une gynécologue, des études sont menées dès 1981 pour contrôler les naissances. Des lionnes sont immobilisées à l’aide de fléchettes hypodermiques ; un contraceptif « longue durée » leur est ensuite appliqué. Les examens cliniques réguliers des fauves prouvent rapidement qu’ils ne souffrent d’aucun trouble comportemental ou physique. Trois mois après le retrait de l’implant régulateur, les lionnes peuvent à nouveau être porteuses de lionceaux. Les scientifiques sont ainsi parvenus à réguler le contrôle des naissances des lions sans perturber leur mode de vie, permettant aux autres félins, aux hyènes et aux prédateurs de toute sorte de revenir vivre dans la savane.
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[S’AIMER]zEStS
Qui a dit que la mode éthique était triste ?
L’hiver sera moins gris grâce aux tons de bonbon acidulé de ces écharpes en pur coton biologique et équitable, cultivé en Inde, au Madhya Pradesh, puis teint, tricoté et confectionné en France afin de sauver des emplois. Pour tous les styles, du noir et blanc chic au rose et prune pinky. Présentées dans un coffret en carton issu de forêts gérées durablement ou en carton recyclé. De 29 € à 49 €, Seyes. Point de vente : 01 40 18 57 89, boutique en ligne : www.seyes.fr
Parcours des vieux vêtements dont vous vous débarrassez : les plus jolis sont donnés aux associations humanitaires, les autres transformés en chiffons, tandis que l’on se débarrasse des déchets, boutons, zip… Créé en 2005, le label Recyclaid met en relation les associations et entreprises du textile avec des créateurs pour donner une seconde vie à tous ces bouts de tissu. L’objectif étant d’améliorer la gestion des déchets textiles, sensibiliser le milieu de la mode à la défense de l’environnement, inspirer couturiers et grand public. Le résultat : de l’humour, de la poésie, de jolies idées, jupes en cravates, chemisier en manches, robe en nappe de dentelle ou sac à main en boîtes de conserve recouvertes de velours. www.recyclaid.org
photos : peter spurny - stylisme : maria stranekova
Recyclaid : rien à jeter!
photos : d.r.
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photos : d.r.
[SAVOURER]
Bon, pollué, surpêché ?
LE PAVÉ DE POISSON DANS LA MARE !
Entre les nutritionnistes qui conseillent de manger du poisson trois fois par semaine, les toxicologues qui le considèrent pollué et les écologistes alarmés par la surpêche, le consommateur a du mal à faire le tri dans ses arêtes. Le guide d’achat écologique et de recettes « Il est bon mon poisson ».
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Par Stéphane Aitaissa
Entre les nutritionnistes qui conseillent de manger du poisson trois fois par semaine, les toxicologues qui le considèrent pollué et les écologistes alarmés par la surpêche, le consommateur a du mal à faire le tri dans ses arêtes. Le guide d’achat écologique et de recettes « Il est bon mon poisson » apporte des réponses éclairées sur la consommation de produits issus de la mer, tout en proposant des recettes originales selon les espèces et les saisons. Ecologiquement savoureux ! Les vertus du poisson sont incontestables : source protéique, apports faiblement caloriques, richesse en vitamines et oméga 3 pour les plus espèces les plus grasses (saumon, thon, etc.). Derrière ce bilan santé positif, l’un des auteurs du livre « Il est bon mon poisson », l’ingénieur agronome Claude Aubert, alerte aussi le consommateur sur les catégories considérées comme les plus polluées en mercure notamment (le requin, l’espadon ou le maquereau géant). A éviter pour les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que pour les enfants en bas âge. Outre les techniques de pêche, l’aquaculture, la pisciculture ou la problématique de l’aquaculture bio, Claude Aubert dresse une liste exhaustive des espèces menacées à éviter (cabillaud, lieu jaune, saumon de l’Atlantique, mérou de Méditerranée, raie, thon rouge, crevette rose sauvage et d’élevage du Pacifique
et de l’océan Indien…). Une plongée instructive dans un nouveau mode de consommation. Quel poisson consommer ?*
à préférer à consommer moins fréquemment à ne consommer qu’occasionnellement
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[VOYAGER]
Nancy court dans ce désert qu’elle veut protéger.
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[BOUGER]
Vectrix électrique maxi-scooter
Déjà commercialisé aux Etats-Unis, le Vectrix doit arriver prochainement en France. Aussi rigoureux et performant qu’un scooter à essence, ce deux-roues annonce une vitesse maxi de 100 km/h. Côté batterie, il offre 100 kilomètres d’autonomie, avec un temps de recharge de deux heures. Seul bémol : le prix, qui atteindrait 11 000 € environ, très largement supérieur aux scooters classiques 400 ou 500 cm3.
www.vectrix.com
Tricydoo
La marque Cytidoo, connue pour ses vélos électriques, innove avec un tricycle électrique. Très stable, pratique pour faire ses courses ou transporter des charges lourdes (jusqu’à 35 kilos) sans contraintes, ce « trois-roues » offre une autonomie de 25 à 40 kilomètres selon l’utilisation, pour une vitesse maxi de 28 km/h. Prix annoncé : 1 485 €.
www.citydoo.fr
Les deux-roues électriques sur la bonne voie !
La circulation urbaine se veut aujourd’hui pratique et écologique comme le montre le succès croissant des vélos et scooters électriques. L’occasion de dresser un panorama des principaux deux-roues anti-pollution qui font leur chemin…
Par Stéphane Aitaissa
e-foldable
Pliable et peu encombrant, ce vélo électrique se glisse dans son sac et vous permet de le transporter en voiture, à votre bureau, dans le train et même dans un ascenseur exigu. Simple d’utilisation, l’e-foldable se plie ou se déplie en trente secondes ; vous n’avez plus qu’à tourner la clé de la batterie, l’assistance au pédalage fera le reste. L’autonomie est néanmoins assez faible, environ 25 kilomètres, privilégiez donc les petits trajets. Un mini-vélo pour 799 €.
www.gowatt.eu
© gowatt
© citydoo
Le vélo qui recharge votre portable. Au Consumer Elextronic Show, la grande foire techno américaine qui réunit
les propositions de demain, Motorola a fait un malheur avec ce nouveau concept : vous posez votre téléphone mobile sur votre guidon et le reliez à sa dynamo grâce à un câble. A chaque coup de pédale, cette dernière récupère de l’énergie qui permet de recharger votre téléphone. Le temps d’aller au bureau et votre mobile est prêt à l’emploi ! Un vélo finaud.
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© cyel
Lambert Wilson et GREENPEACE
En 2002, durant la campagne présidentielle, Greenpeace a organisé devant Matignon une action contre la déforestation en Afrique. Lambert Wilson est activiste et se fait arrêter par la police.
©Greenpeace/Pierre Gleizes
En 2003, Lambert Wilson participe, avec d’autres personnalités (Noël Mamère, Anémone, Dominique Voynet, Philippe Torreton…) à une action OGM de Greenpeace : sa mission, replanter du colza non transgénique dans un champ.
Crédit : © Greenpeace/Pierre Gleizes
© emanuele scorcelletti
Forte de ses 3 000 000 d’adhérents répartis dans 40 pays à travers le monde, Greenpeace est l’une des associations les plus influentes. Réputée pour son indépendance, elle refuse les dons des gouvernements et des entreprises et se concentre sur les problèmes les plus critiques : protection des océans et forêts anciennes, promotion des énergies renouvelables et désarmement nucléaire, élimination des substances chimiques toxiques et prévention des OGM. Ses armes : le lobbying, la recherche et les actions non violentes, notamment grâce à ses bateaux pour sauver les baleines.
Les grandes dates
1972 : première campagne contre les essais nucléaires français. 1975 : Greenpeace lance plusieurs actions contre la chasse commerciale des baleine. Des campagnes qui se concluent victorieusement en 1982 par un moratoire non limité sur la chasse internationale adoptée par la Commission Baleinière Internationale. 1977 : les premiers bureaux européens s’ouvrent à Paris et Londres. Après le Canada et les Etats-Unis, l’organisation va s’implanter également en Allemagne, aux PaysBas, en Espagne ainsi que dans les pays scandinaves et en Océanie. 1983 : après la disparition de 41 fûts de déchets suite
au dramatique accident de Seveso, l’organisation se lance contre le commerce de déchets. 1985 : le 10 juillet, le navire amiral de Greenpeace, le Rainbow Warrior, coule dans le port d’Auckland, secoué par deux explosions. Sous la pression internationale, le gouvernement français reconnaît que l’attentat a bien été perpétré par les services secrets sur ordre, probablement du Président Mitterrand. En 1987, une campagne de désinformation et de manipulation contraint Greenpeace à fermer son bureau français. 1989 : réouverture de Greenpeace France. La nouvelle équipe reprend le flambeau des principaux combats : arrêt des essais nucléaires français dans le Pacifique, interdiction de l’immersion des déchets radioactifs, interdiction de l’incinération des déchets en mer… 1996 : la France s’engage à ratifier le Traité d’interdiction définitive des essais nucléaires. Les autres pays du « club nucléaire » sont aussi la cible l’organisation qui se rendra jusque sur la place Tiananmen à Pékin pour obtenir un engagement du gouvernement chinois. (source : www.greenpeace.org) L’association a besoin de dons financiers, de bénévoles mais aussi de signatures en bas de pétitions pour faire évoluer les mentalités : Greenpeace France : 22, rue des Rasselins, à Paris. Tél. : 01 44 64 02 02 - www.greenpeace.org/france
www.neoplanete.eu
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e-solex
La marque historique a relancé son cyclomoteur, redessiné par le célèbre designer Pininfarina et équipé d’un moteur électrique. La batterie, rechargeable à 70 % en quatre heures, offre une autonomie d’une heure et demie, soit 25 à 40 kilomètres selon les conditions d’utilisation. Astucieux, le réservoir situé à l’avant, signature du « Solex » (symbole marque déposée ?), a été remplacé par un petit coffre. Mais, tradition oblige, l’engin est toujours un peu instable en cas de vent. Disponible à partir de 1 150 €. www.e-solex.fr
© gowatt
Cyel 3E - 1801
Look fun pour ce scooter ultra-léger, idéal pour les petits trajets du quotidien. Le petit plus de cet engin vendu 1 515 € : le pédalage auxiliaire en cas de panne de batterie.
www.euro-cyel.com
Cyel 3E - 6002
Haut de gamme de la marque, ce scooter citadin au design moderne offre la possibilité d’emporter deux packs de batteries amovibles, augmentant ainsi l’autonomie. Parfait en cas de longs trajets urbains, la vitesse maxi de ce deux-roues est de 50 km/h et son prix de 2 149 €.
www.euro-cyel.com
© cyel
© piaggio
Piaggio MP3 HyS
Prévu pour le deuxième semestre 2008, ce scooter hybride associera moteur thermique et électrique. L’utilisateur aura le choix entre trois modes de fonctionnement, via une simple commande : moteur thermique traditionnel, moteur hybride et moteur électrique uniquement. A noter que la batterie se recharge durant les phases de décélération ou de freinage, ou simplement sur une prise 12 V. La marque italienne envisage de le commercialiser à un prix inférieur à 10 000 €
www.fr.piaggio.com
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© e-solex
[S’ENGAGER]
Personnage incontournable de la défense de la nature, le président de la L.P.O. sort un ouvrage de photos sur ses trente années de combat en faveur des animaux intitulé « Curieux de nature* ». Une passion qui remonte à l’enfance… Par Yolaine de la Bigne
BouGRAiN DuBouRG,
Yolaine de la Bigne : Comment vous est venue cette envie de défendre les animaux ? Allain Bougrain Dubourg : J’avais 10 ans et j’étais pensionnaire à la Rochelle. A côté de mon lycée, le Muséum d’histoire naturelle me fascinait avec ses squelettes et son exotisme. Ce sont les préparateurs biologistes du Muséum qui m’ont appris que les serpents ne sont pas agressifs, mais doivent au contraire fuir les hommes pour se protéger. La souffrance des animaux me révoltait. A l’époque on clouait encore les chouettes sur les portes pour éloigner le mauvais sort ! Et puis un jour, j’ai lu dans Spirou que des gamins de mon âge allaient délivrer les écureuils. Je les ai contactés et nous avons crée le Club des Jeunes Amis des Animaux. C’est à ce moment-là que j’ai rencontré mes amis et mentors de toujours, Marcel Bleustein-Blanchet, Jean Rostand… YB : Ont suivi des années de passions et de luttes que téléspectateurs, lecteurs et passionnés d’écologie connaissent bien. Les choses ont évolué aujourd’hui, selon vous ? AB : On constate des progrès dans notre façon de concevoir le monde qui nous entoure, non pas grâce à notre lucidité, malheureusement, mais à cause de drames comme la vache folle, l’Erika, le réchauffement climatique, la grippe aviaire, etc. Or, la dégradation de la planète est annoncée depuis une cinquantaine d’années ! Les hommes qui se sont toujours entretués sont aujourd’hui confrontés à une nouvelle guerre qui doit conduire à la paix, à un nouveau mieux-être mais, comme toutes les guerres, elle induira son lot de sacrifices et de douleurs. YB : Sommes-nous en train de gagner certaines batailles ? AB : Malgré une situation alarmante, l’espoir est permis, car la nature possède cette remarquable capacité de régénérescence. Un exemple : il y a trente ans, il n’y avait plus en France que 80 couples de vautours fauves et moins de 10 couples de cigognes. Grâce aux campagnes de sauvegarde, on compte aujourd’hui 800 couples de vautours fauves et plus de 1 000 couples de cigognes. YB : Concrètement, que pouvonsnous faire ? AB : Selon moi, l’urgence en France serait déjà d’appliquer la réglementation car elle est sans cesse bafouée, ne serait-ce qu’avec le tristement célèbre braconnage des tourterelles dans le Médoc. Individuellement, les Français devraient tous adhérer à des associations de protection de la nature. Alors qu’un Anglo-Saxon est fier de dire qu’il adhère à une association, les Français ont peur de passer pour des soixante-huitards, ou alors
Allain avec deux ailes
cela ne les intéresse pas vraiment. Or, ce sont ces organismes qui agissent et qui font évoluer les mentalités. Une comparaison : la Ligue pour la protection des oiseaux (L.P.O.) compte 43 000 adhérents et, en Angleterre, la R.S.P.B. (Société royale de Protection des Oiseaux) un million ! C’est vrai qu’il y a 15 ans, la L.P.O. ne totalisait que 3 000 adhérents, les choses vont donc dans le bon sens, mais ce n’est pas suffisant. Pour que le monde bouge, chacun doit avancer !
* « Curieux de Nature », aux éditions Flammarion.
[B.A.]
Créée en 1912, la Ligue de protection des oiseaux (L.P.O.) acquiert, restaure et gère des espaces naturels, soigne dans ses centres les oiseaux blessés ou mazoutés, surveille la nidification des espèces fragiles, lutte contre les excès de la chasse, organise des sorties nature, soutient l’agriculture favorable à l’environnement. Des actions qui nécessitent l’aide de bénévoles et des dons financiers. Pour devenir par exemple surveillant « busard » en sauvant les nids lors des moissons, parrainer une outarde ou faire un don: la Corderie Royale, BP 90263, 17305 Rochefort Cedex. Tél. : 05 46 82 12 34. Site Internet :
www.lpo.fr
photos : allain bougrain dubourg
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Un bel exemple de solidarité : quand des taxes sur le tourisme permettent de sauver la culture de la tribu ancestrale Himba
Le projet de Purros
Le projet de Purros
Au cœur du désert du Namib, non loin des sources de la Hoarusib, une tribu himba vit depuis le début des temps de l’élevage d’ovins et de bovins, en éleveurs semi-nomades. Mais la terrible sécheresse des années 1982 à 1989, le braconnage décimant les troupeaux, ont mené à la famine cette population nomade qui aujourd’hui mendie auprès des touristes de passage sur les routes de l’arrière-pays. Les chefs de tribu et les responsables de la conservation de la nature, un organisme gouvernemental, ont donc décidé de demander une taxe de passage aux touristes. Conséquences immédiates : le braconnage disparaît, les troupeaux sont reconstitués et le pastoralisme semi-nomade des tribus himbas renoue avec les traditions originelles.
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