même si, là aussi, il faut faire attention parce qu’aujourd’hui, tout et n’importe quoi se dit bio, pour faire vendre. Je regarde vraiment les étiquettes. Je n’achète que les fruits de saison : pas de pêches en hiver par exemple. Et je sais que je suis aussi gagnante au niveau du goût. Seriez-vous prête à suivre les militants anti-O.G.M. qui arrachent des plants de maïs transgénique ? Ce sont les grosses multinationales de l’agro-alimentaire qui m’inquiètent, pas ces militants parce que le transgénique, c’est vraiment quelque chose d’horrible. L’obésité explose en France, en Espagne, un peu partout en Europe, comme aux Etats-Unis. Et que mange t-on ? Ce que les multinationales nous imposent. Quand on pense à notre avenir, à la sauvegarde de notre culture alimentaire, je comprends le désespoir de ces gens qui vont arracher ces plants de cultures mutantes. Et puis, ce qu’on oublie de dire, c’est que c’est un point de non-retour. Une fois qu’on aura accepté le transgénique on ne pourra plus faire marche arrière. La terre sera marquée pour toujours. Bien sûr, il existe d’autres moyens que la violence pour faire passer le message, mais c’est malheureusement la seule façon d’attirer l’attention des médias et de sensibiliser l’opinion. Êtes-vous optimiste quant à l’avenir du monde dans lequel vivront vos enfants ? La planète est très vaste. Tout le monde ne vit pas encore au XXIe siècle, certaines régions vivent encore comme au début du siècle dernier. Ce sont souvent des pays pauvres, mais on peut encore y trouver des ressources naturelles. Des pays où de petits paysans cultivent leur terre comme autrefois, où les pêcheurs de petits villages travaillent de manière artisanale. Le monde est encore extrêmement riche et diversifié. Donc il va falloir que mes enfants bougent, voyagent, pour trouver leur monde parfait, idéal, fait d’ici et d’ailleurs. J’ai toujours été optimiste, c’est dans ma nature ; pourquoi changerais-je ?
© tortade
• L’album « O lala ! » (Sony BMG), À venir : • « Leur morale et la nôtre », comédie de Florence Quentin, avec André Dussolier, et « 48 heures par jour », de Catherine Castel, avec Antoine de Caunes.
[Actu]
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© jérôme prébois
L’héroïne de « Talons aiguilles » et de « Gazon maudit » est une citoyenne écologiste engagée, grande voyageuse, curieuse et, avant tout, soucieuse du monde qu’elle laissera à ses enfants. Par Sam Bobino
Victoria Abril
se découvre d’un fil
Vous êtes née à Madrid, vivez en France et voyagez beaucoup. D’ailleurs, votre devise c’est : « Une brosse à dents et on y va ». Mais votre cœur est aussi en Islande, où vous avez tourné le film « 101 Reykjavik ». Pourquoi cet engouement ? L’Islande a dix siècles d’avance sur les autres pays et Reykjavik est l’une des plus importantes capitales européennes en terme de dynamisme. C’est le pays d’Europe où l’espérance de vie est la plus élevée, où il n’existe aucune pollution. Il y a un respect énorme pour la vie, qu’elle soit animale ou végétale. Reykjavik est vraiment la capitale du XXIe siècle. Les Islandais ont un niveau de vie incroyable, tout en ayant gardé 95 % de leur pays intact. Ils utilisent juste leurs ressources naturelles pour tout produire eux-mêmes et de la manière la plus propre qui soit. Il n’y a qu’en Islande qu’on devrait employer le terme d’ « énergie propre ». Par exemple, l’électricité et le chauffage sont gratuits pour tout le monde sur l’île. On n’y meurt jamais de froid, même si ce petit pays se situe tout près du pôle Nord. Plus d’un gouvernement devrait s’en inspirer. À la fin du tournage de ce film, vos enfants, Martin, 17 ans et Félix, 15 ans, vous ont rejoint. Vous souhaitiez leur montrer ce pays si « différent » ? Oui, je voulais qu’ils voient que l’utopie existe. J’ai été tellement séduite par la beauté de cette nature si sauvage, que je ne voulais plus en partir. Je parle beaucoup d’écologie et du respect de la nature avec Martin et Félix. Ils trient bien sûr leurs ordures ménagères à la maison, éteignent la lumière des pièces dans lesquelles ils ne sont pas, coupent l’eau du robinet lorsqu’ils se brossent les dents. Ils savent qu’il ne faut pas gaspiller, que rien n’est permanent, qu’ils ont la chance d’habiter ici alors que dans d’autres parties du globe, l’eau est une denrée rare. Ils ont très bien saisi l’intérêt que cela représente pour l’avenir. Ce rapport à la nature semble essentiel dans votre vie… Mais bien sûr ! Je viens de la campagne ! La nature je la connais bien, car j’y suis née. J’ai grandi face à la mer, en Espagne, entourée de poules, de lapins, de chèvres... Aujourd’hui encore, j’ai certaines habitudes, comme le fait de cultiver moi-même le potager dans le jardin de ma maison à Malaga. Comme ça, je sais d’où proviennent mes pommes de terre, mes oignons et mes tomates. Et mes
[«Je parle beaucoup
d’écologie avec mes enfants»]
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Moorea. Un jardin remarquable et des espaces ouverts, où l’on déjeune et dîne. Les couchers de soleil y sont extraordinaires et le spectacle des dauphins jouant dans l’onde est exceptionnel. Une cuisine de bois, larges salons et salles à manger, trois chambres. Tarifs sur demande. Villa Bora Bora Vivre sur une île déserte, dans une villa conçue pour recevoir. Un lagon pour soi, un jardinier pisciculteur qui pêchera quelques langoustes dans son vivier, puis vous les fera griller. Deux maisons indépendantes, avec terrasses, transats de teck et fauteuils d’osier. Une vedette vous emmène au marché l’île de Bora. Les amateurs de pêche n’ont qu’à s’installer sur un petit ponton de bois et tendre leur ligne. Poissons perroquets et mérous, carangues et dorades y foisonnent. Les hamacs enfin, tendus entre deux cocotiers d’où l’on se laisse glisser pour plonger dans une eau transparente. Conçue pour 6 à 8 personnes, la magie de Bora Bora pour soi tout seul. Tarifs sur demande.
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[PARTICIPER]
L’enneigement naturel de nos montagnes décroît avec le temps. Le tire-fesses vit-il ses dernières heures ?
Par Vincent Rondreux
© gary cowles/sxc.hu
NOS ENfANTS SkIERONT-IlS ENCORE dANS 30 ANS ?
Mai 2007 : le conseil municipal d’Abondance, en Haute-Savoie, décide de fermer son domaine skiable de l’Essert (1 200-1 700 mètres d’altitude). Raisons invoquées : manque de neige, déficits… Même si certains estiment que la fermeture définitive peut être évitée. Autre exemple : en octobre 2007, le tribunal de commerce de Lyon démantèle le groupe Transmontagne, spécialisé dans la gestion de stations et de résidences de montagne. Toujours en cause, les déficits, la douceur de l’hiver précédent. Partir aux sports d’hiver ne semble plus être une évidence cousue de fil blanc.
Sale temps en montagne
Un récent rapport (1) de l’Organisation de coopération et de développement économique (O.C.D.E.) tire clairement le signal d’alarme. Sur les 666 principaux domaines skiables des Alpes en Europe, 609 bénéficient aujourd’hui d’un enneigement naturel fiable, c’està-dire permettant la pratique du ski pendant au moins cent jours par an. Si la température augmentait d’1 °C,
ils ne seraient plus que 500. Avec 2 °C de plus, on descend à 404. Et avec 4 °C supplémentaires, on tombe à 202. Une telle perspective n’est pas à exclure. « Le réchauffement récent dans les Alpes est à peu près trois fois supérieur à la moyenne mondiale », souligne Shardul Agrawala, de la direction de l’environnement à l’O.C.D.E. « Les modèles climatiques prévoient des bouleversements encore plus sensibles dans les décennies à venir, notamment la diminution du manteau neigeux à basse altitude, le recul des glaciers et
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[SAVOURER]
Cuisine végétarienne ne rime pas avec monotonie, loin de là ! Adaptez vos envies en fonction des saisons et mettez de la couleur dans votre assiette : artichauts, fèves, asperges ou petits pois font leur festival... Delphine de Montalier leur a consacré tout un ouvrage et nous livre quelques recettes.
Les légumes, on en fait tout un plat !
Ces recettes sont tirées du livre « Les Petits Légumes », de Delphine de Montalier, avec des photos de Charlotte Lascève, publié aux éditions Marabout.
Pour 4 personnes Préparation : 20 minutes - Cuisson : 15 minutes 300 g de couscous fin 150 g de petits pois frais écossés 150 g de pointes d’asperges vertes 150 g de fèves écossées et pelées 20 g de beurre 3 cuillerées à soupe d’huile d’argan 1 cuillerée à café de sel fin • Versez le couscous dans un saladier avec le sel et 1 demi-litre d’eau bouillante, couvrez et faites cuire 5 minutes au micro-ondes. • Égrenez la semoule à la fourchette et ajoutez le beurre. • Faites cuire tous les légumes à l’eau bouillante salée. Comptez 7 minutes pour les petits pois et les asperges, 3 minutes pour les fèves. • Mélangez les légumes et la semoule, arrosez d’huile d’argan. Dégustez immédiatement.
Couscous de printemps
Carpaccio d’artichauts de la Petite Marie
Préparation : 20 minutes* 6 artichauts poivrade le jus de 1 citron 2 avocats mûrs mais fermes 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive 1 gros morceau de parmesan (100 g) fleur de sel, poivre • Émincez les artichauts en lamelles très fines. Arrosez-les avec un peu de jus de citron. • Coupez les avocats en deux, enlevez les noyaux et la peau, tranchez la chair en petits morceaux. Déposez-les sur les artichauts et versez le reste du jus de citron. • Arrosez d’huile d’olive, salez et poivrez, mélangez délicatement. • Parsemez de copeaux de parmesan faits avec un économe. Dégustez immédiatement.
* Cette recette se prépare au dernier moment car les artichauts et les avocats s’oxydent très rapidement et la préparation n’est plus présentable.
Vin bio Domaine Canet Valette, Antonyme 2006, rouge, AOC Saint-Chinian Cultivés en biodynamie, les 18 hectares du Domaine Canet Valette, uniquement plantés en cépages rouges, sont travaillés avec un perfectionnisme qui frôle l’obsession ! Il y a trois millésimes, la cuvée « Antonyme » est née de l’envie d’un vin canaille, assez léger, à boire sur des cuisines simples : bref, l’antithèse des cuvées de prestige dans lesquels Marc Valette -élu meilleur sommelier de France en 2003- est passé maître. Un vin de terroir et de copains à déguster sur des grillades et des charcuteries. Vu son caractère, mieux vaut le laisser décanter une heure. www.canetvalette.com En vente sur www.chateauonline.com et boutiques Repaire de Bacchus. Prix : 7,50 €
Du rouge aux lèvres
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photo : d.r.
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Les Marquises, creuset d’un art pictural remarquable, des tatouages aux sculptures sur os.
d’eau, et les panneaux solaires en terme d’énergie.
Les Marquises, terre étonnante
« Et la mer se déchire, infiniment brisée par des rochers qui prirent des prénoms affolés », chantait Jacques Brel, dans « les Marquises ». Il est vrai qu’ici, les flots se déchirent sur les montagnes abruptes. Une mer parfois noire cingle la roche. L’artiste bruxellois avait construit là sa nouvelle vie. Son tour du monde à la voile l’avait en effet amené aux Marquises, où il était inconnu des îliens. A l’aide d’un petit avion, Brel faisait l’ambulancier, ravitaillait cette terre étonnante. Marquises : Te Henua Enana, « la Terre des Hommes » en dialecte local, sanctuaire d’un peuple venu d’Asie, il y a plus de 3 000 ans, traversant en pirogue contre vents et marées, un océan vaste comme la moitié d’un monde. Le spectacle est incroyable : 15 blocs de lave surgis de la mer, des vestiges archéologiques encore peu répertoriés, des cratères à demi immergés, où se perchent de rares villages. C’est ici pourtant que s’est développé un art pictural remarquable, tatouages extraordinaires et sculptures sur os de toute beauté. On y nage avec les dauphins d’Electre, au large de Nuku Hiva, on y écoute le chant de milliers d’oiseaux lors de randonnées, pédestres ou équestres. On y rêve, face à la mer, relisant Melville, priant pour que soit exaucée la demande des Marquisiens : voir leurs îles classées au patrimoine de l’Humanité par l’Unesco, afin que l’économie, ici aussi, renaisse. Dans ces îles sauvages, défiant depuis toujours un océan qui n’a, occasionnellement, de pacifique que le nom...
Réserve de la biosphère
Atoll de Fakarava, dans l’archipel des Tuamotu, à 70 minutes de vol de Papeete. Sept atolls, perdus, couvrent 600 km2 de l’océan Pacifique. Des caractéristiques g é o l o g i q u e s et biologiques exceptionnelles, un écosystème hors norme. Scientifiques, élus locaux et résidents se sont battus durant 18 ans pour obtenir le label « Réserve intégrale de biosphère » auprès de l’Unesco. Un travail considérable afin de redéfinir le partage des espaces avec des
anciens remises à l’ordre du jour]
[Les règles des
populations récalcitrantes, échaudées par d’autres promesses, d’autres projets, par trop mercantiles. Les règles des anciens sont remises à l’ordre du jour : ces « nomades des cocotiers » qui pratiquent depuis toujours la jachère, s’installent sur une île durant trois mois, le temps de cueillette de coprah, avant de repartir, vers une autre île, en pionniers millénaires du développement durable.La conciliation opère. L’écosystème est protégé, géré. L’écotourisme se développe, l’installation de dessalinisateurs permet d’être autonome en terme
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[PARTICIPER] ZESTS
Dans la famille gaz à effet de serre, on trouve le dioxyde de carbone (CO2) bien sûr, mais aussi la vapeur d’eau, le méthane, l’oxyde nitreux, les CFC, et autres HFC… par Vincent Rondreux
© christophe besse
GAZ à EffET DE SERRE :
il n’y a pas que le CO2
Quand on parle de gaz à effet de serre, on évoque essentiellement, voire uniquement le CO2, alias dioxyde de carbone ou encore gaz carbonique. Deuxième sur la liste des contributeurs à l’effet de serre, il est aussi le principal de sa catégorie qui soit émis par l’homme. Autre particularité du CO2 : en volume, il est le plus important des gaz à effet de serre persistants. Sa durée de vie va ainsi de quelques dizaines d’années à plusieurs milliers d’années. La vapeur d’eau (H2O), quant à elle, contribue le plus à l’effet de serre (pour moitié environ). Mais, contrairement au CO2, elle ne reste pas longtemps dans l’air (puisqu’elle se transforme en pluie ou en neige). Il existe deux autres gaz « longue durée », Bon à savoir dont les émissions ont sérieusement augmenté depuis plus de deux siècles, comme le montrent les travaux du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC). Il s’agit d’abord du méthane (CH4), naturellement présent via la décomposition dans les zones humides (élevage, rizières, exploitation des énergies fossiles, ordures ménagères, combustions, compostage) ; sa durée de vie atmosphérique est estimée à 12 ans. Vient ensuite l’oxyde nitreux, ou protoxyde d’azote (NO2). Traditionnellement émis par l’activité microbienne des sols, sa durée de vie atmosphérique est estimée à 114 ans. L’homme en rajoute avec les engrais azotés, les déjections animales, les qui ont ce pouvoir sont ceux qui ont au moins trois atomes: CO2 (3 atomes, 1 carbone et 2 oxygène), CH4 (5 atomes, 1 carbone et 4 hydrogène), NO2 ( 3 atomes, 1 azote et 2 oxygène), etc. C’est pour cela que l’oxygène, par exemple (O2, 2 atomes), n’est pas un gaz à effet de serre, bien qu’il soit très présent dans l’atmosphère.. énergies fossiles… A quantité égale, ces deux gaz sont respectivement 21 fois et 310 fois plus « réchauffants » que le CO2 !
Des dizaines de substances industrielles « chauffantes »
L’homme a aussi inventé de nouveaux gaz à effet de serre : les halocarbures, qui sont des dérivés du brome, du chlore, ou encore du fluor. Il s’agit en particulier des célèbres CFC et HCFC (comme le fréon, progressivement interdit pour un autre méfait : la dégradation de l’ozone dans la haute atmosphère), mais aussi des HFC, leurs remplaçants, des PFC, SF6… Les tableaux du rapport 2007 du GIEC recensent des dizaines de ces substances industrielles. Certaines ont une longévité exceptionnelle : jusqu’à 50 000 ans pour le PFC-14 ou tétrafluorométhane, utilisé dans la fabrication de semi-conducteurs pour l’électronique ! D’autres se caractérisent par un pouvoir de réchauffement étonnant : jusqu’à 23 900 fois le potentiel
Qu’est-ce qu’un gaz à effet de serre ?
Un gaz à effet de serre est un composé capable, même à petite dose, de retenir à la surface de la Terre une partie de la chaleur envoyée par le Soleil - des infrarouges -, à la manière d’une serre ou d’une cabine téléphonique. Les gaz
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4 • Fête des mères De gros bouchons de lessive colorés qu’on assemble deux par deux, avec un peu de Patafix®. Un vase parfait pour de toutes petites fleurs. 5 • Pot aux roses Une bouteille d’eau minérale bien transparente coupée en deux, sur laquelle on enfile une résille destinée à protéger les fruits fragiles. 6 • Col de cygne On perce, avec un cruciforme chauffé, des trous bien ronds pour les tiges. On prend soin de bien rincer le flacon avant d’y déposer nos tendres fleurs. 7 • Instantané On retourne le sac d’une recharge : il devient un joli pochon argenté, à remplir d’eau fraîche et de jolies petites fleurs. 8 • Petit vase tout haut On prend deux petites bouteilles de crème. On coupe le bas d’une des bouteilles et, dans son bouchon, on fait un trou bien rond à l’aide d’un tournevis chauffé à la flamme. On enfile ensuite ce module sur la deuxième bouteille, simplement ouverte puis remplie d’eau. 9 • Dessous de plat À partir de trois couvercles de pots de confiture, on peut déjà dire qu’on a réalisé un joli dessous de plat !
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« Détourner les emballages, petite écologie ludique »
Un petit livre de bonnes résolutions pour regarder les produits que nous consommons, les choisir mieux (moins emballé = moins cher = plus écologique), puis imaginer une foule d’objets, utiles, amusants, éphémères. Aux éditions Tana
http://www.martinecamillieri.com/edition.html www.neoplanete.eu
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La pirogue à balancier file sur l’océan Pacifique. Le soleil s’insinue au travers des frondaisons montagneuses de Moorea, face à Tahiti. Sur les canots effilés, de bien jolies vahinés, championnes du monde de la discipline, accompagnent des enfants à la limite des brisants. L’onde frémit. Un banc de dauphins, cinq adultes et deux petits, surfent sur les vagues, saluant l’aurore rougeoyante. Entraînement sportif, découverte et sauvegarde de la nature… L’équipage s’arrête ici et là, ramasse un morceau de filet déchiré, une bouteille de plastique. Aujourd’hui, la pêche est maigre, mais les apprentis marins heureux. Samedi après samedi, tout au long de l’année, le rituel est le même et les déchets se raréfient. A un mille de là, sous l’eau cette foisci, les plongeurs font le même constat.
[40 000 signatures
pour sauver les requins]
Au milieu des coraux fleurs, jaune cumin, pétales tentaculaires balancés au gré du ressac, des centaines de poissons clowns à collier s’élancent en un ballet ludique avec une anémone de mer ocre, de près d’un mètre de diamètre, la nettoyant au passage dans un festin tout aquatique. Peu de souillures sont récupérées. Là aussi, au fond de l’océan, le travail récurrent fait son œuvre. C’est au début des années 2000 qu’un nouveau marché s’est développé : le « shark fining » celui de l’aileron de requin, vendu à prix d’or sur les marchés asiatiques. Près de 7,5 tonnes ont ainsi été exportées en 2005, menaçant l’espèce. Il a fallu une pétition de près de 40 000 signataires et l’arrivée de George Handerson, ministre du Développement durable de la
Polynésie française, pour qu’il soit mis fin à cette pratique lucrative en avril 2006. Les squales vivent à nouveau en paix, au milieu d’une faune sous marine extravagante, raies manta et napoléons, barracudas et chirurgiens, tortues marines, et baleines, pour lesquelles les eaux territoriales de la Polynésie française sont un sanctuaire, interdit de pêche.
Ecologie et haute technologie
Une clinique spécialisée soigne les animaux blessés au Moorea Delphin Center, intégrant dans son programme l’éducation des jeunes enfants, qui ont droit aussi à la mallette pédagogique de Jean-Michel Cousteau et à la présence de Nicolas Hulot, dans le cadre du « Défi pour la Terre ». Le soleil est au zénith. A Bora Bora, « perle du Pacifique », l’eau est d’un bleu outrancier. Les pics volcaniques s’y reflètent. Définitivement l’un des plus beaux phénomènes naturels au
La flore y est aussi riche et fragile.
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du CO2 pour le SF6, par exemple. L’ozone, O3 est un autre gaz participant directement à l’effet de serre. S’il nous protége des rayons UV du soleil quand il est dans la haute atmosphère, il possède un pouvoir réchauffant près du sol. Cet ozone troposphérique naît par réaction chimique à partir de diverses émissions (monoxyde de carbone, oxydes d’azote…), notamment lorsqu’il fait chaud. Son action est plutôt locale, éventuellement forte, mais heureusement avec une durée de vie courte.
Les sites Internet pour en savoir plus : - Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat -GIEC) : www.ipcc.ch - Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique) : www.citepa.org Les ouvrages : « L’Effet de serre », d’Hervé Le Treut et Jean-Marc Jancovici, éditions Flammarion (2004). « Le Climat : jeu dangereux », de Jean Jouzel et Anne Debroise, éditions Dunod, (2004).
SublimeS glacierS
De l’Alaska à la Patagonie, des Alpes à l’Himalaya… Un fabuleux voyage pour découvrir les majestueux glaciers de la planète dont l’avenir reste une interrogation face au bouleversement climatique, au travers de superbes photographies, étayées par des textes simples et clairs. « Glaciers, forces et fragilités », de Patrick Wagnon, Christian Vincent, Delphine Six et Bernard Francou, éditions Glénat (39 €).
Où trouve-t-on des halocarbures ?
Les halocarbures sont présents dans bon nombre d’éléments de notre vie quotienne. On les trouve ainsi dans la fabrication d’aluminium, dans l’industrie du magnésium,la fabrication de composants électroniques (par exemple, pour les ordinateurs), ainsi que dans des systèmes de production de froid et climatisation. Ils sont aussi présents dans des solvants, des bombes aérosols et extincteurs, des mousses isolantes, des équipements électriques haute tension, dans certains doublevitrages, et même dans certaines chaussures de sport !
OcéanS SOuS Surveillance
Auscultés par les satellites, les océans sont également truffés des 3 000 flotteurs du programme international Argo, qui étudient en permanence l’eau : température, salinité, courant…. Pour effectuer leurs mesures, ils plongent jusqu’à 2 000 mètres tous les 10 jours pendant 4 ans. 100 000 plongées sont prévues chaque année. Les données sont recueillies dans deux centres, l’un aux Etats-Unis, l’autre en France, au centre Coriolis de Brest. L’objectif : mieux connaître les interactions entre le climat et les océans (stockage de chaleur, montée des eaux, processus de formation des courants profonds, transfert de chaleur et d’eau sous les ouragans…). 800 nouveaux flotteurs doivent être déployés chaque année. Coût annuel d’Argo : 20 millions d’euros. www.argo.net .
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[S’ENGAGER]
Eugène RiGuidEl,
dans le courant
Il y a une trentaine d’années, Eugène Riguidel défiait Eric Tabarly. Aujourd’hui, il navigue vers des causes justes à défendre, poussé par une insatiable soif de liberté, d’égalité et de fraternité. Par Vincent Rondreux
Vous êtes très sensible aux problèmes que l’on rencontre dans les ports actuellement… Oui, je m’inquiète de l’exploitation commerciale des ports par les gestionnaires. Je constate qu’il y a de moins en moins de liberté sur la mer. Récemment, je me suis mis à l’ancre dans le port d’Arradon, mon village natal, et aussitôt un bateau est venu me dire de partir parce que j’étais dans la concession de la Sagemor, le gestionnaire du port. Fin octobre, j’ai participé à Eco Nav 2007, une opération organisée par la ville de Douarnenez pour une navigation plus écologique et une gestion durable des ports, en luttant notamment contre la surpuissance des bateaux ou le non-respect des règles environnementales par les cargos. Un prochain rendez-vous est fixé en juin prochain. Pour ma part, j’espère y aller à la voile. Vous menez énormément de combats, tant sur le plan national que sur le plan international. Comment faites-vous le lien entre ces actions ? Je me définis comme un citoyen du monde régionaliste. Je veux rester constamment attentif aux problèmes de justice et de solidarité. Mais il est plus facile d’influencer des affaires au plan local qu’au plan national ou international. D’où mes combats locaux. Je suis prêt à m’engager pour une cause dès qu’elle me semble juste. Je ne peux pas faire autrement. Je dirais même que c’est la moindre des choses. Il faut faire attention au sillage qu’on laisse sur Terre. Plus je vieillis et plus je me demande : « Si je ne fais pas ça, alors à quoi je sers ? » et « qui le fera ? ». Par quel cheminement êtes-vous devenu ce citoyen du monde ? Plus jeune, avec mon frère JeanPierre et un copain, on parlait d’îles désertes qu’on équiperait en moulins à vent et à eau. Ensuite, j’ai connu un grand moment, en 1968, lors d’une conférence du scientifique Jean Rostand ; il parlait de la notion de citoyens du monde. La solidarité devrait transcender l’esprit humain pour projeter l’homme dans l’action bénéfique. Pourquoi ne pas réfléchir à un service public mondial, pour répondre aux besoins de tous les habitants de la planète. Si les égoïsmes perdurent, on finira par faire la guerre pour le pétrole, la guerre pour l’eau, la guerre pour l’air… Concernant nos vies personnelles, je crois en l’autosuffisance locale et en l’autonomie individuelle. Je n’utilise par exemple plus de piles dans les torches, mais des lampes solaires ou à recharge mécanique. Je fais également mon pain. Sur le plan psychologique, c’est incroyable ce que l’action de produire soi-même un peu de son alimentation ou de son énergie, change notre relation aux choses. Pour l’avenir, faites-vous partie des optimistes ou des pessimistes ? Je suis ultra pessimiste… mais pas désespéré. Le fait d’agir, même un petit peu, même parcimonieusement, évite de sombrer dans le désespoir. La seule solution pour s’en sortir, c’est l’action, à sa mesure, et une réflexion démocratique avec son entourage.
© nicole lamourec
[B.A.]
Militant dans l’âme, Eugène Riguidel combat aux côtés de nombreuses associations : • Menhirs libres, association bretonne qui défend ces œuvres néolithiques. • L’école associative Diwan, pour la sauvegarde la langue et de la culture bretonne. • Golfe-Clair, qui défend l’environnement dans le Morbihan, et le Peuple des dunes, qui se bat contre l’exploitation du sable marin. • Greenpeace, Sortir du nucléaire et les Faucheurs volontaires d’O.G.M.
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© lionel gédébé
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Les Arcs 1 950 : sur la piste verte
par Stéphane Aitaissa Dernier-né des villages savoyards, Les Arcs 1 950 préfigurent peut-être ce que seront les stations de ski de demain : parkings souterrains avec accès direct aux résidences interdisant la circulation au sein du village, intégration du paysage dans l’architecture (les toits des résidences épousent la cime des montagnes), utilisation de matériaux nobles comme les lauzes (pierres plates de la région) ou le bois, tri des déchets, investissement de 2 millions d’euros pour la replantation de végétaux d’origine… L’épineux problème des canons à neige sera résolu avec la construction, dès ce printemps, d’un barrage de 17 mètres de profondeur d’une contenance de 400 000 m3 d’eau provenant de la fonte des neiges et des intempéries. Des efforts en la matière qu’il conviendrait de poursuivre, notamment dans l’utilisation d’ampoules basse consommation dans les appartements, ou le nettoyage du linge de toilette à l’appréciation du client et non pas systématiquement quotidien. Seul hic : les piscines et jacuzzis extérieurs, anti-écolo pour l’énergie inutilement consommée. Mais cela a au moins le mérite de nous rafraîchir les idées. www.arc1950.com
Laissez-vous guider
Le Natural Guide et les éditions Pages du Monde proposent une nouvelle escale sur la route d’un voyage positif et durable : la Thaïlande. Hôtel éco-géré, qui offre piscine et jardin tropical au pied des gratte-ciel de Bangkok pour 10 € la nuit, clubs de plongées protégeant les récifs coralliens, promenades en canoë à la rencontre des oiseaux, refuge pour éléphants… 500 idées pour voyager autrement, loin des plages bondées et des ghettos de la prostitution. « Thaïlande, The Natural Guide », éd. Pages du Monde, (25 €).
[B.A.]
L’association franco-suisse, “Tourism for help”, prône un tourisme responsable afin d’aider les pays pauvres à développer leur économie. Un premier projet au Cambodge a permis de créer un centre pour former les jeunes aux métiers du tourisme. Et de visiter, avec eux, le Tonlé, cette école hôtelière, basée à Stung Treng. Une belle manière d’agir concrètement sur le terrain. www.tourismforhelp.org
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Le développement durable, un nouvel art de vivre
BULLETIN D’ABONNEMENT
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photos : d.r.
[S’ENGAGER]
Derrière Victoria Abril s’étend Blue Lagoon, usine écologique de géothermie, qui fournit gratuitement eau chaude et chauffage à la population de Reykjavik.
enfants me suivent régulièrement à la campagne depuis qu’ils sont nés. Ils ne pensent pas, comme malheureusement certains petits citadins, que les poissons naissent carrés et panés. De quelle façon participez-vous à la protection de l’environnement ? Comme beaucoup de mères de famille, je suis une militante du quotidien. Dans mes choix en tant que consommatrice, par exemple. Pour ce qui est de l’information, je fais confiance à Greenpeace, une association dont je suis adhérente depuis des années, parce qu’elle est totalement indépendante. Elle alerte sur les dangers de certains produits distribués dans le commerce, comme le pyjama avec lequel dort votre enfant, qui contient en fait des produits nocifs utilisés pour sa fabrication. Greenpeace alerte l’opinion publique et nous informe
de choses très sérieuses, qu’on ne devrait pas prendre à la légère. Même si, en Europe, on est plutôt bien protégé, grâce au contrôle des marques et aux normes à respecter (le fameux sigle CCE, qui garantit au consommateur le respect des normes européennes en vigueur, n.d.l.r.). Jusqu’à présent, Greenpeace ne m’a jamais déçue. Comment vous est venue cette envie d’adhérer à Greenpeace ? A la naissance de mon fils Martin, des amis, membres de l’association, m’ont donné la liste des colorants et des conservateurs cancérigènes, anodins mais suspects. C’était une liste que leur avait fournie Greenpeace. C’est ainsi que j’ai découvert que cette association mondialement reconnue pouvait m’accompagner dans mon quotidien. Quand je fais mes courses au supermarché, je suis très attentive à mes achats. Je choisis surtout ce qui est bio,
[«J’achète surtout ce qui est bio»]
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© tortade
Antibes Anti-pollution
Sur le principe des vélos en libre-service, la ville d’Alpes-Maritimes s’est équipée de petites voitures électriques à deux places, en accès instantané 24 h/24.
La livraison à domicile contribuerait à la protection de l’environnement. Selon l’étude menée par l’Estia (1), de l’École polytechnique de Lausanne (Suisse) sur l’ensemble des tournées du site Internet d’Auchan en une journée, la livraison à domicile permet de réduire de 80 % la pression globale exercée sur l’environnement et de 70 % les impacts sur la santé humaine. La suppression des allers-retours en voiture jusqu’à votre supermarché au profit de trajets en camionnettes, qui concentrent le dépôt de marchandises dans un même quartier au même moment, évite de parcourir 1 457 km par an. Et par la même occasion, permet de diviser les émissions de CO2 par plus de cinq !
(1) École supérieure des technologies industrielles avancées
La livraison à domicile diminue la pollution. Enfin, ça dépend où…
photos : nico van diem/sxc.hu
- b. vestmo/sxc.hu
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TrAnsporT de joie !
• La compagnie Qatar Airways étudie la possibilité d’utiliser le gaz naturel comme carburant pour sa flotte.
L’orchidée pour remonter le temps
La fraise pour tonifier
© takis kolokotronis/sxc.hu
Mystérieuse, apparue voici 120 millions d’années, l’orchidée est la fleur de la longévité par excellence : certaines espèces peuvent vivre plus d’une vingtaine d’années ! Pour offrir à la peau ce secret de jouvence, de nombreuses marques intègrent à leurs produits des extraits d’orchidée qui lissent les traits et aident l’épiderme à retrouver sa densité.
Utilisée depuis le Moyen Âge sous forme de masque, du fait de ses propriétés astringentes et tonifiantes, la fraise regorge de sels minéraux et d’oligo-éléments et rivalise même avec l’orange au niveau de sa teneur en vitamines C et B. Les peaux mixtes vont se régaler !
Notre biordonnance : la Crème Bio Extrême Lift antirides de Plante System (29 € le flacon pompe 30 ml), qui active l’oxygénation cellulaire et atténue les ridules et les marques de fatigue.
Notre biordonnance : le Beurre Corporel à la fraise The Body Shop (17 € le pot de 200 ml), idéal pour adoucir et raffermir la peau, tout en la parfumant d’une fragrance gourmande.
Doté d’excellentes propriétés astringentes et équilibrantes, l’extrait d’iris entre souvent dans la composition des formules destinées aux peaux grasses. Son rhizome, capable de conserver l’eau pendant de longs mois, est également utilisé pour réguler l’hydratation de la peau en ralentissant l’évaporation hydrolipidique.
L’iris pour purifier
La cerise pour régénérer
Notre biordonnance : le Masque Éclat Rafraîchissant
à l’iris de Weleda (10, 70 € le tube de 30 ml), qui redonne en quelques instants éclat et fraîcheur à la peau.
La famiLLe fruits
Riche en acides gras essentiels, qui interviennent dans la régulation de l’hydratation et la restructuration de l’épiderme, la cerise est la championne du drainage. Cette surdouée du tonus cutané intervient également dans la formulation de nombreuses crèmes redensifiantes.
Rien de tel qu’une petite salade de fruits cosmétique pour retrouver un teint à croquer…
Les noyaux d’abricot contiennent en moyenne 21 % de protéines et 52 % d’huile végétale : pas étonnant que ce fruit soit depuis toujours réputé pour ses vertus hydratantes. Il permet notamment à la peau de conserver son élasticité et, dans l’Inde ancienne, il entrait même dans la composition des crèmes de beauté des princesses.
L’abricot pour nourrir
Notre biordonnance : l’Huile Apaisante pour le visage de Nuxe (25 € le flacon compte-gouttes de 30 ml), qui atténue les rougeurs et apporte un confort durable aux peaux sensibles.
La famiLLe Légumes
Par ici la bonne soupe d’actifs ! Les légumes sortent du potager pour sauver notre peau !
Notre biordonnance : la Gelée Exfoliante
de Melvita (12,80 € le tube de 200 ml), qui stimule le renouvellement cellulaire et optimise l’efficacité des soins quotidiens.
La carotte pour calmer
Originaire du Moyen-Orient, la carotte a une forte teneur en bêta-carotène, très utile dans la lutte contre la formation des rides. Elle calme également les brûlures, atténue les démangeaisons et rend la peau plus lumineuse...
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www.neoplanete.eu
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[S’AIMER]
LA fAMILLE pLANtES
Les premiers produits cosmétiques ont été fabriqués à base de végétaux et on n’a finalement jamais trouvé beaucoup mieux pour sublimer les belles plantes !
L’andiroba pour hydrater
Notre biordonnance :
la Crème Lipo-Carotte et Edelweiss d’Hormeta (43 € le pot de 50 ml), qui laisse la peau gorgée de vitamines, d’actifs stimulants et revitalisants.
Les tomates permettent d’éclaircir le teint et d’affiner la texture de la peau, car elles contiennent acides aminés et vitamine C. Bonne mine assurée !
Notre biordonnance : le Shampooing à l’andiroba
de Natura (10 € le flacon de 400 ml), qui redonne aux cheveux abîmés vigueur, brillance et douceur.
Notre biordonnance : la Crème Tomate d’Ella Baché (35,50 € le pot de 50 ml) aux vertus antioxydantes et à forte teneur en minéraux (potassium, magnésium, phosphore), pour nourrir la peau et la protéger.
Star incontestée des huiles essentielles, la lavande possède des propriétés calmantes et relaxantes qu’on ne présente plus. Mais son nom, qui vient du latin « lavare », traduit également ses vertus purifiantes et matifiantes. A recommander aux peaux grasses et acnéiques !
La lavande pour matifier
Notre biordonnance : le Tonique Purifying d’Origins
Organics (28 € le flacon de 150 ml), qui débarrasse la peau de toutes les impuretés et la laisse apaisée et matifiée grâce à l’alcool de lavande bio.
L’avocat pour assouplir
Utilisée pour prévenir l’apparition des rides et des vergetures, l’huile d’avocat est réputée pour ses propriétés assouplissantes, hydratantes et régénérantes. Elle fortifie idéalement les peaux sensibles ou desséchées.
Le baobab pour lisser
L’extrait de pulpe de fruit de baobab est très riche en minéraux, en acides de fruits et en vitamines. On l’utilise en cosmétique pour son effet tenseur et son efficacité à lisser les rides.
Notre biordonnance : la Crème de Douche Naturals de Crabtree & Evelyn (19,50 € le tube de 250 ml) au beurre d’avocat, d’olive et de basilic, qui restaure chaque jour le film hydrolipidique de l’épiderme, pour une peau souple et soyeuse.
Notre biordonnance : le Gel Contour des Yeux Désir Originel de Koobia (27 € le flacon pompe de 15 ml) qui tonifie et raffermit cette zone fragile pour un effet anti-cernes et défatigant.
Les prix sont donnés à titre indicatif.
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photos : d.r. - hilde vanstraelen/sxc.hu
La tomate pour éclaircir
En Amazonie, l’andiroba est considéré comme le meilleur ami des habitants de la forêt : l’huile issue des fruits de cet arbre est utilisée par les tribus indigènes pour soigner les piqûres d’insecte, les maladies de peau et les irritations. Ses qualités émollientes en font aussi l’alliée des épidermes et des cheveux déshydratés.
Aujourd’hui, pour les stations de ski, le maître-mot est la diversification.
© claudia meyer/sxc.hu
Ici, un exploitant de station va modifier ses dates d’ouverture et de fermeture, en espérant intensifier la fréquentation sur une période plus courte. Là, un autre va limiter ses éventuelles pertes financières par des contrats d’assurance. On teste également des systèmes de coopération ou de fusion entre domaines, pour partager les équipements et réduire les coûts.
Slalom des bonnes idées
dégel du pergélisol (sol normalement gelé toute l’année, n.d.l.r.) à plus haute altitude ». Avec donc des risques naturels supplémentaires, comme l’instabilité des pentes, ou encore la modification du cycle hydrologique. faune et la flore. Selon la Commission internationale pour la protection des Alpes (CIPRA), il faudrait chaque année 95 millions de mètres cube d’eau pour enneiger artificiellement les 23 800 ha de pistes alpines équipées de canons à neige. On glisse… vers l’absurde ! Aujourd’hui, le maître mot est la diversification : multiplicité de l’offre des activités sportives (luges, randonnées, raquettes, chiens de traîneaux, glisse sur bouée…), des loisirs (spas et activités thermales, salles de sport, concerts, festivals, expositions…) pour un « tourisme quatre saisons » aux propositions les plus variées. Un dynamisme prometteur pour certaines régions, comme en Rhône-Alpes, avec notamment l’initiative de l’Isère : le département multiplie en effet les actions stratégiques pour séduire les familles qui continueront d’aller aux sports d’hiver, mais en laissant leurs skis au placard. De quoi glisser tout schuss vers un nouvel avenir !
La neige artificielle ? Pas canon !
L’Allemagne serait le pays le plus exposé au manque de neige, devant l’Autriche, la France, l’Italie et la Suisse. En France, c’est le département de la Savoie qui serait le plus résistant et les grandes stations spécialement créées en altitude pour la pratique du ski (La Plagne, les Arcs, Tignes, Val Thorens, l’Alpe d’Huez). Car plus la neige fondra, plus il faudra monter pour trouver des places au soleil. Des destins inégaux pour les montagnes, qui s’expliquent aussi par les situations géographiques et climatiques, l’exposition et l’inclinaison des pentes. Face à cette situation, le secteur du tourisme a trouvé la parade : l’enneigement artificiel. Mais son coût risque d’augmenter dans des proportions démesurées. Sans oublier les problèmes liés à cette pratique (la consommation d’eau et le bruit, par exemple), et ses conséquences sur la
Les stations veulent remonter la pente
D’autres adaptations techniques sont développées en Europe pour pallier la raréfaction des flocons : tassement de la neige (damage), remodelage du paysage, développement de pistes exposées au nord, déplacement des activités en hauteur, création de domaines skiables sur des glaciers, installation de bâches, mais aussi activités de loisirs qui ne dépendent pas de la neige… Ailleurs, l’heure est au pragmatisme.
(1) « Changements climatiques dans les Alpes européennes – Adapter le tourisme d’hiver et la gestion des risques naturels », O.C.D.E., 2007.
12 000 canons à neige environ sont installés en France, dont plus des deux tiers dans les Alpes. 4 003 hectares étaient concernés par l’enneigement artificiel en 2003-2004, contre 121 hectares en 1983-1984. Soit une multiplication par 33 en 20 ans. 60 millions d’euros ont été investis dans cette production artificielle en 2004. (Source : O.C.D.E.)
[B.A. ba]
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[PARTICIPER] ZESTS
ECoLo RIgoLo
Le « DD » entre en scène
Pour que l’écologie soit aussi ludique qu’agréable, Auxili’art, pool artistique de l’association de conseil en développement durable (DD) Auxillia, propose divers spectacles - pièces de théâtre, numéros de clowns - destinés aux entreprises, collectivités et établissements scolaires. Une manière astucieuse d’éco-responsabiliser le public, à travers des sujets comme le tri des déchets, les déplacements ou l’économie d’énergie. Sous vos applaudissements ! www.auxilia.asso.fr
Ecolog amour ie La preu et sexy font a us ve Manche avec Keele si bon ménag e… y Haz , qui n’a el du quo p tidien b as hésité à p l, pin-up d’Ou ose trerit peint e n vert, annique The S r en page 3 pour se un, sein au chan nsibilis s nus, gem ses déc ent climatiqu er les lecteurs le corps e. C hets basse c et n’utilise q elle qui recyc ue des le onsom ampou matio notamm les ent de n conseille « fair dans le noir po e l’amour ur écon l’énerg om ie »… Une id iser lumine ée use !
Eco… gl
un éléphant (indien), ça pollue énormément…
Rituel immuable durant le festival Ganesh Chaturthi en Inde, des milliers de statues du dieu éléphant hindou sont plongées dans la mer ou dans des cours d’eau. Un véritable problème pour l’écosystème, dévasté par la peinture chimique et les accessoires en plastique. Les écologistes sont dont montés au créneau. Progressivement, les fidèles renouent avec les effigies d’antan, faites d’argile et de colorants naturels, oubliant les substances toxiques telles que les peintures au plomb ou au mercure. Les habitants de Mathrewadi, en banlieue de Bombay, ont même créé une réserve d’eau de 300 000 litres pour immerger leurs idoles. Réserve dans laquelle les fabricants de statues viennent récupérer l’argile de Ganesh. Et la boucle est bouclée.
La chronique d’Allain Bougrain-Dubourg
DonnonS unE vALEuR Au PATRImoInE nATuREL
Faute de mieux, l’économie de marché fait recette dans notre société. En clair, malheur à ce qui n’a pas de prix ! La nature en a t-elle ? La réponse est non. Personne ne peut, en effet, dire ce que vaut un papillon, une loutre ou un aigle royal… Alors que le patrimoine culturel est financièrement évalué, depuis la vieille ruine jusqu’à la Joconde, le patrimoine naturel, lui, n’apparaît pas dans les comptes. Il n’échappe pourtant pas à la réflexion des économistes. Ainsi, de même que sir Nicholas Stern a révélé dans un récent rapport le coût exorbitant du réchauffement climatique « si nous ne faisons rien », des experts se sont penchés sur la valeur de la biodiversité. Le bilan n’est pas négligeable, puisque 40 % de l’économie mondiale reposeraient directement sur le vivant qui nous entoure. De quelle manière ? Tout simplement par les services que nous rend la nature. Les plantes offrent des molécules thérapeutiques, bon nombre d’insectes butineurs permettent des productions agroalimentaires, le littoral génère du tourisme, la forêt produit de l’énergie, etc. L’ennui, c’est que l’enquête menée sur les services rendus par la biodiversité révèle que ces derniers sont en chute libre. Pour être précis, 60 % d’entre eux seraient en déclin en raison de la dégradation affectant la biodiversité (déforestation, pollution, disparition des espèces…). Ce constat nous conduira inévitablement à évaluer le prix du vivant qu’il conviendra d’intégrer dans la balance économique. Ainsi, le papillon, la loutre ou l’aigle royal seront tarifés. En attendant qu’ils apparaissent clairement dans les comptes, les tribunaux américains ont ouvert la voie lors du naufrage de l’Exxon Valdez en indemnisant les oiseaux affectés. De même, le « préjudice écologique » demandé par la Ligue pour la protection des oiseaux lors du procès Erika, a été reconnu. Une première qui crée une jurisprudence environnementale… Ainsi donc, le vivant devra tôt ou tard trouver son coût. Cette légitime valorisation sera alors confrontée à une autre réalité : l’intérêt mercantile que certains pourraient lui porter…
© françois lefebvre
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[PRATIQUE] POLYNÉSIE FRANÇAISE
Comment s’y rendre : La Compagnie Tahiti Nui propose des vols quotidiens, Paris/Los Angeles, Los Angeles/Papeete à partir de 1 275 €. Des avions récents et un service classé parmi les meilleurs au monde. Tél. : 0 825 02 42 02 (0,15 €/min) www.airtahitinui.fr A Paris : Agence Air Tahiti Nui : 28, boulevard Saint-Germain, Paris 5e Se renseigner : Maison de Tahiti et des îles, 28, boulevard Saint-Germain, Paris 5e Tél. : 0 811 46 46 80 tahititourisme@tahiti-tourisme.fr www.plongeeonline.com : Site de plongée très au fait des meilleurs sites de Polynésie. Une mine de renseignements. www.mooreadolphincenter.com : L’une des entreprises citoyennes réalisant des projets parmi les plus intéressants à Tahiti. Ecolodges Tiare Breeze Fare d’hôtes Dans la presqu’île de Tahiti, là où les touristes sont encore peu nombreux, ces quelques bungalows dominent l’océan et un vaste jardin, où hibiscus et flamboyants s’en donnent à cœur joie. Une décoration raffinée mais simple, une ambiance cordiale et cette sensation de vivre à Tahiti comme il y a cinquante ans, en un petit coin de paradis. Cuisine équipée. Vanira Lodge Tél. : 00 689 57 70 18 ou 00 689 72 69 62 Bungalows 1 à 4 personnes à partir de 134 € www.vaniralodge.com Villas à louer Vanira Lodge
Une maisonnette sur une terrasse face à l’océan Pacifique… Les papayers qui croulent de fruits et le vent rafraîchissant du grand large… Le Tiare Breeze Fare est l’une de ces étapes uniques au monde, où l’on se réveille forcément heureux avant d’aller nager au milieu des poissons tropicaux. Possibilité de demi-pension Tiare Breeze Fare d’Hôte Tél. : 011 689 65 62 26 ou 011 689 73 83 97 310 € la nuit. www.tiarebreeze.com
Louer une villa à Tahiti peut se révéler être la meilleure façon de passer des vacances. Quelques exemples : Maison Sylvain Un faré traditionnel ouvert sur le lagon face à l’île de
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NEO_2_Voyage_Tahiti BAT 25 01 0844 44 26/01/08 21:06:54
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GRATUIT
ne pas jeter sur la voie publique
Le développement durable, un nouvel art de vivre
FÉVRIeR-MARs
ZARA WhITes
zappe du porno à l’écolo
Faut-il devenir VÉGÉTARIeN
pour sauver la planète ?
se découvre d’un fil
[ eT AUssI : MODe, BeAUTÉ, CUIsINe… ]
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Caisse Nationale des Caisses d’Epargne et de Prévoyance (CNCEP) - S.A. à directoire et conseil de surveillance au capital de 6 431 556 792,25 euros - RCS Paris N° 383 680 220 - 5, rue Masseran 75007 Paris - 01/2008 -
Pour chaque Livret A Kipouss ouvert à la naissance d‘un enfant, la Caisse d‘Epargne parraine un arbre.
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L’ouverture d’un Livret A est un geste important pour préparer l’avenir de chaque enfant. A la Caisse d’Epargne, nous pensons que le futur des nouvelles générations est indissociable de celui de notre planète. Ainsi avec le Livret A Kipouss, nous nous engageons à parrainer un arbre, pour chaque ouverture d’un Livret A, à l’occasion d’une naissance. Un avenir plus sûr dès le premier souffle, quelle meilleure façon d’envisager la vie ? Avec le programme Bénéfices Futur, la Caisse d’Epargne s’engage pour notre avenir à tous.
* Offre soumise à conditions valable pour toute ouverture d'un Livret A réservée aux enfants âgés de 0 à 12 mois, dans la limite des 30 000 premiers Livret A ouverts.
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[COCOONER]
Un rien de poésie
La plasticienne Martine Camillieri écrit des livres pratiques qui nous incitent à accomplir de petits actes poétiques quotidiens, pour une écologie ludique. Elle offre une seconde jeunesse à des objets de grande consommation, comme ces bouteilles de produits ménagers qui encombrent nos poubelles et qu’elle préfère transformer en maison pour les oiseaux, en château fort pour les enfants ou en arrosoir pour les plantes. Pour qu’écologie rime avec poésie.
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1 • C’est la fête Une grande plaque d’emballage à œufs en guise de plateau, des bonbons, des décors de pâtissier, des babioles en sucre, des petites cuillères... Et chacun va plonger pour décorer sa boule vanille ! 2 • La guirlande du rayon frais On chauffe un cruciforme sur le gaz, on fait des trous en forme de croix au fond de chaque pot, puis on y passe une guirlande d’ampoules : c’est lumineux ! 3 • Plié-jeté Le design des petites bouteilles d’eau est étudié pour qu’on les réduise, par simple torsion, lorsqu’elles sont vides. Moins de volume dans les poubelles, moins d’énergie et un impact moindre sur l’environnement... Et en prime, un joli petit vase !
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Polynésie f Des î
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© christophe besse
des biocarburants. Rappelons aussi le grand gaspillage dû à l’alimentation carnée, qui augmente avec l’élévation du niveau de vie, comme en Chine ou en Inde. Car pour produire de la viande pour la consommation de masse, on consacre une grande partie de l’agriculture céréalière à l’alimentation des animaux avec un rendement qui est de l’ordre de 10 %. Ainsi, au Brésil, on plante du soja pour faire des tourteaux afin de nourrir le bétail. Il s’agit d’un problème sans comparaison avec les biocarburants. Quand on critique la déforestation pour faire du biocarburant, il faut aussi accepter de critiquer le fait que l’on mange de plus en plus de viande dans le monde. Existe-t-il des solutions pour améliorer les biocarburants ? La voie royale est la production de biocarburants de deuxième génération, issus de plantes non consommables, qui n’empiète pas sur le terrain de l’agriculture classique et permettrait de résoudre la sous-nutrition dans certains pays. Mais le projet ne sera viable qu’à l’horizon 2015. Avant cela, on peut utiliser des engrais azotés pour diminuer l’émission des gaz à effet de serre et la consommation d’énergie nécessaire pour produire ces engrais.
Vous travaillez d’ailleurs sur une nouvelle directive européenne concernant les énergies renouvelables. On se dirige vers une certification environnementale des biocarburants nationaux. Le grand défi sera de pouvoir le faire sur les carburants importés.Voilà pourquoi aujourd’hui, il est difficile d’affirmer que l’utilisation des biocarburants est négative ou non. On sait en revanche que le bilan concernant les biocarburants produits en France est bon, mais encore améliorable. Pourrait-il dans ce cas exister de nouvelles alternatives aux agrocarburants classiques, comme l’huile végétale ? Les huiles végétales ont l’avantage de ne pas subir de traitement chimique avant estérification et de consommer moins d’énergie. Mais lorsqu’on les utilise pour des véhicules légers avec les normes d’émission de polluants en vigueur, autres que le CO2, on a constaté des problèmes de fiabilité et une augmentation d’émission des polluants de type hydrogènes brûlés, par exemple. Sur les véhicules lourds comme les tracteurs, les essais sont en cours et il n’est pas impossible que l’on arrive à des résultats satisfaisants.
(1) Ademe : Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
Pierre Bertrand, biologiste et auteur de « Huile végétale, un vrai biocarburant », paru aux éditions Terre Vivante. « Les agrocarburants causent des ravages écologiques et humains »
l’agriculture intensive, mélangés à des produits pétroliers dont l’impact écologique n’est pas négligeable. L’utilisation du préfixe « bio » signifie que ces carburants sont issus de matière vivante. Mais c’est trompeur, car ils n’ont rien à voir avec l’agriculture biologique. Le terme
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Le titre de votre ouvrage sous-entend qu’il existe de faux biocarburants. Tout ce qu’on appelle actuellement biocarburants (le biodiesel qui remplace le diesel, l’éthanol ou son dérivé, l’ETBE, à utiliser à la place de l’essence) sont issus de
Insolite : Des termites ou du chocolat dans votre moteur !
Les termites pourraient-ils devenir le biocarburant du futur ? Pourquoi pas, si l’on considère les travaux menés par les chercheurs allemands de l’Institut Max-Planck, qui ont établi que le termite serait le plus efficace des bioréacteurs naturels. Dans un article paru dans la revue scientifique britannique Nature, ces chercheurs montraient notamment la production d’hydrogène par ces insectes, de nouveaux travaux allant plus loin afin d’en comprendre le mécanisme. Le gouvernement américain finance d’ailleurs une recherche officielle à ce sujet, preuve que les termites n’ont pas fini de nous titiller. De délicieux British, Andy Pag et John Grimshaw, sont partis au Mali pour démontrer les qualités des agrocarburants, à bord d’un camion roulant au beurre de cacao, un agrodiesel constitué de copeaux de chocolat, mêlé à de l’huile végétale récupérée dans des restaurants. Au menu du voyage : 4 tonnes de copeaux de chocolat, représentant l’équivalent de 40 000 tablettes. Une fois avalés les 7 200 km de route, les deux voyageurs offriront à une O.N.G. de Tombouctou un appareil pour transformer les huiles usagées en carburant.
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de veau et de bœuf diminuerait de 4 % notre contribution à l’effet de serre. Alors adieu veau, vache, cochon, couvée ? Non, pas tout à fait : si les ruminants peuvent représenter un danger pour l’environnement dans les élevages industriels, à l’inverse, ceux qui sont élevés naturellement dans les régions où ils sont indispensables pour entretenir l’espace contribuent à la biodiversité.
Laurence Salomon : Conseils gourmands et savoureux
Naturopathe de formation, Laurence Salomon applique depuis sept ans dans son restaurant « Nature et Saveur » les règles de base d’une nourriture saine et gourmande. on trouve dans les magasins bio des émincés de céréales pré-cuites comme de l’épeautre ou de l’orge, qui cuisent très rapidement. Réveillez vos lentilles avec des copeaux de fromage de chèvre frais, et votre salade avec des graines de courge grillées à la poêle ; ajoutez ensuite ajouter des copeaux de jambon ou de coppa. Terminez avec un yaourt de soja ou un fruit. • Consommez du fromage, mais évitez les fromages pasteurisés. Choisissez-les au lait cru, car plus le fromage a de goût, plus on a la sensation d’être vite rassasié. Sur les pâtes, un bon emmental en petite quantité fait des merveilles ! • Le matin, remplacez le lait de vache par du lait végétal, très digeste. On y retrouve de l’avoine, du riz et du soja. Et faites votre muesli vous-même avec de simples flocons d’avoine, une demibanane écrasée et une poignée d’amandes et de noisettes : c’est délicieux et rapide à préparer. Bref, soyez gourmand et exigeant !
Restaurant Nature et Saveur, place des Cordeliers, 74000 Annecy. Tél. : 04 50 45 82 29 www.nature-saveur.com
Petit poisson deviendra (pas trop) grand
Côté mer, le poisson est certes un bon aliment, car il apporte moins de matières grasses que la viande pour un même apport de protéines, mais depuis que les oméga 3 ont le vent en poupe, leur consommation accrue pose des problèmes liés à la disparition des espèces pour cause de pollution et à la surpêche. Si nous pouvons avoir mauvaise conscience a manger du thon, de la morue, du saumon d’Atlantique, de l’espadon, de la raie ou du flétan parce qu’ils s’inscrivent déjà dans les espèces menacées, ils sont aussi à proscrire de nos assiettes pour des raisons de santé publique, car ils souffrent de la pollution causée par le mercure et les organochlorés. Alors, consommer du poisson oui, mais en petite quantité, et uniquement des espèces dites populaires comme la sardine, le hareng ou le maquereau, pour leur richesse en oméga 3 et parce que leur durée de vie plus courte contribue au fait qu’ils ne sont ni menacés ni pollués.
Et le bio dans tout ça ?
N’utilisant pas d’engrais chimiques, l’agriculture biologique consomme deux fois moins d’énergie à l’hectare que l’agriculture conventionnelle, observent encore Claude Aubert et Nicolas Le Berre. En matière de méthane, le bio est donc gagnant sur les émissions de déjections animales, grâce au compostage. Question qualité, les produits bio, meilleurs au goût, ont aussi de plus grandes vertus nutritionnelles. Fruits et légumes bio contiennent davantage de polyphénols, d’où leur pouvoir antioxydant plus élevé. Quant au lait et au fromage, ils sont aussi plus riches en oméga 3. Le plus important dans tout ça ? Faire des repas équilibrés ! Reformatez vos envies, bousculez vos habitudes alimentaires, redécouvrez les légumes secs comme les lentilles, les fèves, ou les pois cassés, cuisinez au wok qui permet des cuissons rapides et croustillantes… Car à y réfléchir de plus près, votre santé, c’est aussi celle de la planète !
« Faut-il être végétarien ? Pour la santé et la planète », de Claude Aubert et Nicolas Le Berre. Editions Terre Vivante (15 €)
© stéphanie berghaeuser/sxc.hu
• Limitez le plus possible les protéines animales, afin d’équilibrer l’apport entre protéines végétales et animales. Il faut aussi se réconcilier avec les légumineuses : servir du couscous avec des pois chiche, des lentilles avec du riz, de la polenta avec des haricots rouges. En manque d’idées ? Inspirez-vous des traditions des différents pays, comme le couscous d’Afrique du Nord, ou le dahl, consommé en Inde. • Préférez le riz mi-complet, ou les pâtes au grain entier. Une salade accompagnée de tofu tartiné sur du pain grillé constituent un dîner léger et très équilibré. Finalement, la cuisine saine n’a rien de compliqué. Il suffit simplement de repenser sa façon de faire les courses, de cuisiner, et de présenter les plats ! • Pensez aux légumineuses :
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Publi-rédactionnel
DÉVELOPPEMENT DURABLE : UNE NOUVELLE ÉCONOMIE EST EN TRAIN DE NAÎTRE
développement durable, elle se donne vraiment les moyens de doper sa performance globale. Par exemple, le fait de respecter l’environnement lui permet de limiter les risques liés à la pollution. Une gestion RH responsable permet de désamorcer les risques de conflits sociaux. Le tout dans un souci de rentabilité économique et en répondant mieux aux attentes des clients et donneurs d’ordre, toujours plus vigilants et exigeants. Le développement durable est-il vraiment profitable ? C’est en tout cas une réelle opportunité économique ! Pour certaines PME, c’est même une condition de survie quand il s’agit de gagner de nouveaux marchés. Se lancer dans une démarche de développement durable n’est pas anodin : l’entreprise identifie ses sources potentielles d’économies, elle fédère et
4 QUESTIONS À PIERRE SIMON, PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE PARIS
motive son personnel autour d’un modèle commun de développement plus éthique, elle attire de nouveaux talents... Elle est aussi capable d’une meilleure anticipation car cette démarche l’oblige à s’interroger à tous les niveaux de son fonctionnement, de son mode de production… Le développement durable est aussi un formidable stimulant pour l’innovation : chaque jour, de nouveaux produits et services « verts » apparaissent sur le marché. Le potentiel de croissance et de compétitivité est énorme, comme le prouve le dynamisme du secteur des éco-industries : + 15% entre 2003 et 2005 pour le seul secteur des énergies renouvelables, une croissance bien supérieure au reste de l’économie ! Pour toutes ces raisons : oui, l’environnement peut aussi être profitable. Il génère la création des PME dont notre économie a besoin : des PME innovantes, exportatrices et créatrices d’emplois. C’est une nouvelle économie qui est en train de naître ! Les PME prennent elles en compte le développement durable ? Sous la pression législative, les grands groupes ont pris de l’avance. Néanmoins, les PME prennent conscience des opportunités liées au développement durable, elles s’y intéressent donc de plus en plus.. Mais leurs moyens humains et financiers sont limités alors que cette démarche exige un effort d’amélioration continue… elles y vont donc progressivement. La multiplication des échanges d’informations et
des bonnes pratiques les y incite également, bien que les donneurs d’ordre ne soient pas prêts à payer le surcoût supplémentaire. Globalement, pour qu’une telle démarche réussisse, il faut donc un réel engagement et une vraie détermination du dirigeant de l’entreprise lui-même. Que propose la Chambre de commerce et d’industrie de Paris pour aider les entreprises ? Tout d’abord de l’information : nous organisons régulièrement des réunions à thème et mettons à disposition un site régulièrement actualisé : www.environnement.ccip.fr. Nous apportons aussi un accompagnement et des conseils : par exemple pour obtenir des marques (Imprim’vert) ou des certifications (management environnemental par étapes) qui permettront aux entreprises de valoriser leur engagement auprès de leurs clients. Dans nos écoles, nous proposons aussi des formations pour managers car ce sont des métiers d’avenir où les besoins en compétences sont réels.
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Les PME sont-elles concernées par le développement durable ? Plus que jamais ! Aujourd’hui, pour évaluer une entreprise, on ne se contente plus d’examiner ses performances financières. D’autres critères entrent en compte : l’environnement, la gestion équitable du « capital » humain... C’est une autre manière d’estimer la pérennité et la rentabilité d’une PME. En effet, quand une petite structure s’engage dans une démarche de
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Dissident écolo au pays des Soviets
Pasko lutte contre les abus de l’ère Poutine. Par S. Aitaissa
Dur d’être journaliste et militant écologique en Russie. Grigori Pasko en a fait les frais en passant quatre années en prison, entre 1997 et 2003, pour avoir filmé clandestinement le largage de déchets nucléaires d’un tanker russe en mer du Japon. Récemment nommé correspondant de Reporters sans Frontières en Russie, cet ancien officier travaille comme reporter sur le blog (très hostile au Kremlin, dit-on) de l’avocat Robert Amsterdam (www.robertamsterdam.com). Il sillonne depuis les villages russes, situés sur les tracés gaziers et pétroliers, et suit notamment le parcours du futur gazoduc reliant son pays à l’Allemagne. En affirmant que la société Gazprom, partenaire du projet, s’attache aux problèmes environnementaux pour une simple question d’image à l’international, Pasko évoque la santé de la mer Baltique qui, selon lui, sera en danger en cas de non-respect des normes écologiques.
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© nicole lamourec
Ex-porno star, Zara Whites est aujourd’hui une fervente militante de l’écologie et de la cause animale. Rencontre avec une pasionaria de l’action citoyenne. Par Stéphane Aitaissa
Du X à l’écologie. Ancienne star de films pour adultes, Zara Whites milite aujourd’hui activement pour la défense des animaux, prône le végétarisme et anime son propre blog. Un virage à 180 degrés que cette Hollandaise d’origine explique simplement : « Au départ, l’écologie me paraissait lointaine. Je m’intéressais aux actions menées par des personnalités comme Sting pour la protection de l’Amazonie par exemple, mais sans aller plus loin ». La lecture d’un livre, « Les Dernières Heures du soleil ancestral », de Tom Hartmann, va réveiller sa conscience écolo : « Cet ouvrage combine spiritualité et écologie. Il met en exergue le fait que la séparation entre les hommes et la nature est la source de tous nos maux ». Le déclic se produit. Dès lors, Zara se met au vert. Elle trie ses déchets, préfère la marche et le vélo à la voiture, ne mange que du bio, remplace les essuie-tout par des torchons, achète des couches lavables et devient végétarienne. « Je n’ai pas arrêté de manger de la viande par plaisir, mais uniquement par rapport à la souffrance animale. Et puis, ne plus être carnivore est aussi un moyen d’agir contre la faim dans le monde. Les céréales utilisées pour les élevages pourraient pallier les problèmes de sous-nutrition dans les pays pauvres. » vues par jour, entre actions diverses, sujets d’actualité, vidéos écolo rigolotes ou photos trash d’animaux torturés. « Je veux, à ma manière, sensibiliser les gens face à la souffrance animale, aux dangers du nucléaire, des O.G.M., etc. L’idée étant d’attirer un maximum de gens pour susciter leur curiosité et leur intérêt. » Militante convaincue, Zara ne s’arrête pas à la toile. Elle n’hésite pas à se mettre à nu, mais cette fois pour la bonne cause. On l’a vue dévêtue, enduite de sang artificiel et enveloppée dans du Cellophane, à l’occasion d’une action de lutte contre les élevages industriels et les abattoirs, menée par Peta (Pour un traitement éthique des animaux). Fervente anti-fourrure, Zara se bat aussi contre la chasse, la corrida et soutient les cosmétiques qui ne pratiquent aucun test sur les animaux. Son engagement flirte parfois avec un discours politique, mais toujours appuyé d’arguments « Même si les mentalités changent, il reste encore beaucoup de choses à faire en France. Il faudrait notamment développer les éoliennes et arrêter le nucléaire. D’autres pays l’ont compris : ils ont arrêté de produire chez eux de l’énergie avec le nucléaire et l’achètent ici. » Alors, à quand une carrière politique ? « Je suis déjà engagée au sein du parti « La France en Action », qui est très sensible à la cause animale. J’anime leur blog et soutiens leurs actions. Mais la politique ne m’intéresse pas en tant que telle, même si les associations en ont besoin pour grandir. C’est une frontière infime que je ne souhaite pas franchir. » www.zara-ecolo.over-blog.com
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comme Zara
© lionel gédébé
Une mise à nu des mentalités
C’est en surfant sur les différents blogs végétariens que lui vient l’idée d’utiliser son image : « On gagne encore de l’argent avec mon nom, sauf moi, alors autant l’utiliser pour une cause noble, qui me tient à cœur ». Son blog recense jusqu’à 5 000 pages
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Marlon Brando, écologiste avant l’heure, vivait sur son atoll, en harmonie avec la nature.
monde. Paul-Emile Victor et Marlon Brando vivaient ici, sur des motus, îlots naturellement entretenus. Le monstre sacré du cinéma américain y laissa sa trace, bénéfique. Ecologiste avant l’heure, il soumet à son ami Richard Bailey, propriétaire terrien sur l’île, une expérience hawaïenne qu’il a suivie de près : le pompage en eau profonde. L’idée fait son chemin, et à l’occasion de la conception de l’un des derniers palaces de l’île, l’Intercontinental Bora Bora, est mise en œuvre. L’eau, d’une température d’à peine 5 °C, est
aux vertus thérapeutiques]
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puisée à 915 mètres de profondeur. Elle remonte ensuite vers une station de refroidissement, transite par un échangeur thermique et, ce faisant, refroidit l’eau douce qui circule en boucle dans le complexe hôtelier, créant ainsi une climatisation non polluante. Le résultat dépasse toutes les attentes. Aucun gaz à effet de serre, le système couvre 85 % des ressources globales de l’hôtel, et permet de réduire la consommation annuelle de fioul de 2,5 millions de litres. L’opération est si probante que l’hôpital de Papeete s’en
inspire. S’ensuivent des découvertes intéressantes. L’eau profonde révèle des qualités thérapeutiques insoupçonnées. Elles sont exploitées pour des soins spécifiques, dans le spa surréaliste de l’hôtel. Voici Tetiaroa. A deux milles de là, « le Parrain », marié à une Polynésienne, vivait en parfaite harmonie avec la nature sur son atoll depuis les années 1960, après le tournage des « Mutinés du Bounty ». L’île est un paradis pour les ornithologues. Vinis à lunettes, sternes et pailles en queue aux longues plumes rouges et blanches, fous, frégates et puffins, noddis et pétrels : le ciel, les arbres, santals et bois de rose, débordent de vie.
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Biocarburants : de l’huile de friture dans l’air
Censés être le parfait substitut aux carburants pétroliers, les biocarburants ne semblent plus avoir bonne presse. Alors fausse bonne idée ou carburant du futur ? Faut-il réfléchir à de nouvelles alternatives ? Quelques éléments de réponse avec Jean-Louis Bal, de l’Ademe(1), et le biologiste Pierre Bertrand.
Par Stéphane Aitaissa
© jacques le goff/ademe
Jean-Louis Bal, directeur des Énergies renouvelables à l’Ademe. « Un bon bilan pour la France, mais à améliorer »
Le ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables vous a confié une expertise sur les impacts énergétiques et environnementaux des biocarburants. En quoi consiste-t-elle ? C’est un sujet sur lequel on réfléchit depuis longtemps. Nous analysons les cycles de vie des biocarburants depuis la culture jusqu’à la sortie des pots d’échappement et leur impact en énergie économisée, en émission de CO2, etc. Cette expertise va permettre au ministre de prendre les décisions quant à la faisabilité des objectifs consignées dans la loi. Il s’agira de voir dans un second temps comment peut-on accélérer le développement des biocarburants de deuxième génération. Avez-vous déjà obtenu quelques résultats ? Nous avions fait en 2002 une première étude sous l’égide du ministère de l’Industrie, qui a été contestée pour une question de méthodologie. En revanche, il y a une constante : la plupart des travaux montrent un bénéfice plus ou moins grand en termes de CO2 évité et en terme de substitution énergétique pour les biocarburants. Mais quelques-uns de ces résultats pourraient nous amener à remettre en cause certains biocarburants. Les biocarburants sont d’ailleurs déjà accusés de sur-consommation d’eau, ou de délocalisation de populations. Effectivement, mais la situation est extrêmement diverse suivant les pays. En France, par exemple, on cultive très peu le maïs qui nécessite beaucoup d’irrigation ; on privilégie le blé ou la betterave. Et on utilise des sols préalablement cultivés, sans changer leur affectation, d’où des effets moins négatifs. Que pensez-vous des dégâts causés par les biocarburants à l’échelle du globe ? C’est un problème qui dépasse largement le problème
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© christophe besse
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agrocarburant tend à s’imposer progressivement, pour éviter les confusions. Pourquoi ne travaille-t-on pas davantage la production d’huile végétale pure ? Cela n’a jamais intéressé les industriels, qui travaillent sur des masses importantes, à grande échelle. D’une manière générale, on peut dire que les véhicules ont été conçus au fil des décennies pour fonctionner avec des carburants pétroliers, que ce soit l’essence ou le gazole. Les faire rouler aujourd’hui à l’huile végétale pure (HVP) signifierait pour les industriels de concevoir des moteurs différemment. Pour eux, c’est moins coûteux de continuer sur la lancée du biodiesel, et cela permet aux pétroliers d’affirmer leur mainmise sur le marché des carburants d’origine végétale. Concernant l’HVP, on est sur une logique de production locale. Si les collectivités s’engagent à favoriser la mise en place de filières locales de production, de commercialisation et d’utilisation d’HVP, celle-ci a un avenir, mais pas dans les mêmes proportions que les agrocarburants. L’État n’a-t-il pas un rôle à jouer? Une directive européenne de 2003 autorise l’HVP comme carburant. Mais pourquoi la France refuse-t-elle de reconnaître son utilisation, sauf par les agriculteurs, les marins pêcheurs et les collectivités pour leur flotte captive ? Je pense que la raison principale est d’ordre économique. Il ne tient qu’à l’Etat de fiscaliser l’HVP. S’il ne le fait pas, c’est sûrement pour d’autres raisons, notamment à cause des lobbies industriels cités précédemment. Pourtant, les dégâts des agrocarburants sur l’homme et l’environnement sont connus. Effectivement, de plus en plus de rapports demandent des moratoires sur les agrocarburants à cause de leur impact notamment dans les pays du Tiers Monde : déforestation massive, pollution généralisée, érosion des sols, expulsion des Bon à savoir En combustion, l’huile végétale pure émet autant de CO2 que le gazole, mais il s’agit d’un CO2 préalablement extrait de l’atmosphère par la plante, donc le bilan est nul.
populations locales… Autant de ravages écologiques et humains. Récemment, le Zimbabwe a mis en concession des terres cultivables à une société, qui va produire des agrocarburants dans l’une des régions souffrant le plus de la famine. C’est une véritable aberration ! L’autre impact concerne l’augmentation des prix alimentaires. Actuellement, la production de céréales est à la limite de la rupture ; le moindre ajout de demandes fait flamber les prix, ce qui est le cas avec les agrocarburants. Travaille t-on sur d’autres biocarburants ? Les recherches se concentrent plutôt sur des solutions déjà existantes. Concernant l’HVP, on essaie de trouver des plantes à fort rendement et se satisfaisant de terrains ingrats, impropres à la culture. Et des expériences de production d’éthanol à partir des déchets de culture ou des déchets forestiers sont en cours.
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Les avantages de l’huile végétale pure : • Entièrement renouvelable • Production qui induit moins de transport • Emet très peu de CO2 • Peut fonctionner dans les moteurs actuels, mais • Production moins gourmande en énergie uniquement en mélange, à hauteur de 30 % • Favorable à l’agriculture et à l’économie locale • Sécurité de manipulation, de stockage et d’utilisation
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Quelques gestes simples pour réduire de 5 % votre consommation d’énergie: • Pensez à éteindre toute source d’énergie inutile ; • Dès que possible, faites les choses manuellement au lieu d’utiliser un équipement électrique ou électronique (laissez sécher vos cheveux à l’air libre, lavez de petites quantités de linge sale à la main…) ; • Lors de l’achat de matériel électrique, optez pour le moins gourmand en énergie ; • Achetez des produis locaux : vous évitez ainsi de favoriser le transport de marchandises sur de longues distances ; • Essayez de faire tout votre repassage en une seule fois (c’est en phase de préchauffage qu’un fer consomme le plus d’électricité).
La déco devient responsable
Le Salon professionnel Maison&Objet, qui s’est tenu en janvier dernier à Paris, continue d’attirer toujours plus d’exposants. Soucieux d’une déco éthique, ils proposent des produits privilégiant les écosystèmes, le droit du travail dans les pays producteurs et le développement durable. Pour appuyer sa démarche citoyenne, Maison&Objet diffuse, en partenariat avec la DIIESES (Délégation interministérielle à l’Innovation, à l’Expérimentation Sociale et à l’Économie sociale), le « Mémento de la déco équitable ». Composé de trois parties (économie, environnement et socioculturel), cet ouvrage, disponible gratuitement sur Internet (www.travail-solidarite.gouv.fr), se penche sur la réalité et l’avenir de ces objets, à travers une logique de démarche durable et équitable. Les plus curieux pourront se procurer la 11e édition du « Cahier d’Inspirations » du Salon Maison&Objet, qui souligne les exigences et les atouts d’une consommation utile. Un livre-guide, édité en série limitée à 2 200 exemplaires, qui accompagnera les lecteurs dans leurs projets d’innovation, afin de réussir dans un monde en perpétuelle évolution. Prix : 130 €, disponible par téléphone au 01 44 29 02 00. www.maison-objet.com Nouveau : Le Salon Maison&Objet décerne un prix « Néo Planète », dans la catégorie « Objets du Monde ». À découvrir dans notre prochain numéro…
Bravo aux étudiants en architecture de l’université américaine d’Auburn, en Alabama, qui dessinent, créent et construisent des maisons pour les pauvres, à partir de matériaux recyclés (briques, pneus, cartons).
photos : d.r.
Chauffe, Marcel !
Belle esthétique, entre tradition et modernité, pour ces nouvelles chaudières BioBois, de Zaegel-Held, qui utilisent un système particulièrement innovant, à partir de granulés de bois, un combustible entièrement renouvelable. www.zaegel-held.com
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bravo à…
- La sensibilisation pour la reforestation : plus d’un milliard d’arbres ont été plantés en 2007, dépassant les objectifs fixés par l’O.N.U., selon un communiqué du P.N.U.E. (Programme des Nations unies pour l’Environnement). Au hit-parade : l’Éthiopie (700 millions d’arbres), le Mexique (217 millions) et la Turquie (150 millions). - L’Avisé, un journal indépendant gratuit, lancé sur le web par un collectif de citoyens responsables, qui met en lumière un certain nombre d’initiatives privées, associatives ou publiques œuvrant dans divers domaines, notamment la protection de l’environnement. www.lavise.fr
CalCulez votre bilan Carbone personnel !
Nous pouvions déjà estimer notre empreinte écologique en hectares avec le W.W.F. (www.wwf.fr), ou encore « compenser carbone » avec Yann Arthus-Bertrand (www.actioncarbone.org). Avec le site bilancarbonepersonnel.org, il est désormais possible de calculer le tonnage de gaz à effet de serre, en équivalent carbone, que chacun de nous émet chaque année. Bénéficiant de la marque « Bilan carbone » de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui a déjà mis en place une méthode d’évaluation pour les entreprises, ce projet a été dirigé par l’ingénieur conseil en comptabilité carbone, Jean-Marc Jancovici. Et il a été mené à bien avec l’aide d’enseignants et d’étudiants de l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon, et le soutien de l’association Avenir climatique (www.avenirclimatique.org). 700 kg équivalent carbone par an maxi ! Le calculateur se divise en quatre parties principales (logement, transport, alimentation, consommation) et vous permet de faire le point grâce à de multiples questions : superficie de l’habitation, achats de vêtement, puissance fiscale de la voiture, consommation de viande rouge… Tout y passe. Une incitation aux changements de comportement, car le maximum requis « pour que notre mode de vie puisse être qualifié de durable du point de vue des émissions de gaz à effet de serre », s’élève à 700 kg équivalent carbone (1) par personne et par an. Quand on sait que, tout gaz à effet de serre compris (consommation, mais aussi construction du véhicule, entretien, fabrication du carburant), un trajet de 100 km en voiture représente environ 6 kg équivalent carbone, on comprend l’ampleur des progrès qu’il reste à faire ! Vincent Rondreux
(1) : 1 kg équivalent carbone = 3,67 kg de CO2
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Le SOL, une monnaie pour payer équitable. Quoi ? Il s’agit d’une carte de fidélité électronique contenant un certain nombre de SOLs, sachant qu’un SOL vaut 0,10 €. Comment ? Cette carte peut être utilisée comme moyen de paie ment ou d’échange. Où ? Elle est valable dans l’une des boutiques du réseau : le client reçoit des SOLs qui lui permettent d’effectuer des règlements dans d’autres magasins, tous bio ou éthiques, partageant les valeurs SOL. Pourquoi ? Les SOLs valorisent la consommation responsable en incitant les citoyens à agir contrairement au côté spéculatif de l’argent. Combien ? Cette monnaie est déjà expérimentée dans cinq régions (Bretagne, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Alsace et Rhône-Alpes). Un millier de cartes sont actuellement en circulation et plusieurs centaines d’autres devraient voir le jour prochainement. www.sol-reseau.coop
le néo planète illustré
Un grand merci à Christophe Besse qui a signé toutes les illustrations de notre magazine. Il a déjà à son actif plus d’une centaine d’ouvrages destinés aux enfants (édités chez Casterman, Hachette Jeunesse, La Farandole). Sa dernière parution, « L’Encyclo verte » chez Casterman, en collaboration avec Véronique Corgibet, laisse libre cours à sa sensibilité écologique, et nous offre des croquis délicieux d’humour et de clairvoyance. Destinée aux « écolecteurs » en herbe, « L’Encyclo verte » propose un état des lieux ludique pour mieux comprendre notre planète.
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Mon herbier beauté
Conjuguer bien-être et respect de l’environnement c’est possible, grâce à la cosméto verte ! Le recours aux fleurs, aux fruits et légumes et aux plantes pour se faire belle ne date pas d’hier : zoom sur les ingrédients stars de la beauté bio… Par Aurélia Hermange
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LA fAMILLE fLEuRS
A cueillir d’urgence pour booster la vitalité de sa peau et lui redonner tonus et fraîcheur !
et odorantes. Célèbre pour sa richesse en vitamine A, elle est aussi réputée pour son action apaisante et ses propriétés revitalisantes. Un vrai bouquet de bienfaits pour les épidermes ternes et fatigués !
La rose pour apaiser
Notre biordonnance : la Mousse Démaquillante
Apaisante aux pétales de rose Centifolia de Durance (13 € le flacon de 150 ml), qui purifie en douceur et redonne à la peau tout son éclat.
Depuis la nuit des temps, la rose est utilisée dans la tradition pharmaceutique pour ses vertus médicinales
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NEO_2_Saimer_herbier SR COP OK 218 18 26/01/08 17:01:41
© takis kolokotronis/sxc.hu
[PARTICIPER] ZESTS
avec
lES InvESTISSEmEnTS « RESPonSAblES » onT lA CoTE
© brad bennie/sxc.hu
SIlICIum vAlléE En PRovEnCE
Cocorico ! Les travaux d’installation de Silpro (Silicium de Provence), première usine au monde entièrement consacrée à la production de silicium pour l’industrie photovoltaïque, viennent de commencer. Basée à Château-Arnoux-SaintAuban (Alpes-de-Haute-Provence), Silpro est pilotée par un consortium de sociétés internationales (France, Pays-Bas, Norvège…). À terme, l’usine doit fournir à ses clients français et étrangers plus de 3 000 tonnes de silicium polycristallin par an. Ce qui équivaut à 300 – 400 mégawatts de cellules photovoltaïques, selon Philippe Veyan, le directeur de Silpro. L’électricité produite sera vendue en France, à EDF, et à l’étranger. V. R.
Selon une étude Novethic-Amadeis-BNP Paribas AM, les groupes de retraite et de prévoyance, les mutuelles, les compagnies d’assurance et autres fondations ou associations, placent de plus en plus d’argent dans des investissements socialement responsables (I.S.R.), ces fonds qui, en plus des performances financières, mettent en avant des valeurs sociales, environnementales et de gouvernement d’entreprise. Plus de la moitié des investisseurs institutionnels interrogés ont réalisé un I.S.R. en 2007, un tiers ont investi plus de 5 % de leur actif dans ces placements et 40 % prévoient qu’ils représenteront plus de 5 % de leur encours d’ici à trois ans. Centre de recherche sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, Novethic souligne « la percée » de l’environnement dans ce type d’investissements, face notamment au « gouvernement d’entreprise ».
2008, AnnéE InTERnATIonAlE dES RéCIfS CoRAllIEnS
Monde fascinant en évolution depuis plusieurs milliers d’années, les récifs coralliens abritent une incroyable nature, la « jungle de la mer », indispensable à l’écosystème, mais aussi menacée que nos forêts. L’équipe anglaise de photographes plongeurs Scubazoo publie un livre réunissant des images extraordinaires : chats de mer se déplaçant en bancs noir et blanc au graphisme superbe, poisson-clown potelé bien à l’abri entre les tentacules d’une magnifique anémone, parades nuptiales de poissons-limes se trémoussant de la nageoire… Éblouissant ! Signalons un autre ouvrage de belles vues aériennes sur l’eau et ses rapports avec l’homme : lacs, rivages, étangs avec maisons sur pilotis, barrages hydrauliques, ponts suspendus, rizières… • « Passion Mer, l’incroyable richesse des récifs coralliens », textes et photos Scubazoo, éditions Gallimard Loisir (35 €). • « L’Eau, photographies aériennes de la planète bleue », textes de Gabriele Zanetto et photos de GuidoAlberto Rossi, éditions Le Chasse Marée (28,50 €).
lA CAISSE dES déPôTS SE mET Au SolAIRE
Déjà active dans l’éolien, la biomasse et la géothermie, la Caisse des Dépôts investit également dans le solaire. Elle vient de s’engager dans un programme de 140 millions d’euros avec l’opérateur d’électricité Solaire Direct. Objectif : construire cinq parcs solaires photovoltaïques en Val de Durance, entre le Var et les Alpes-de-Haute-Provence. D’une puissance totale de 32 mégawatts, ces installations doivent permettre l’alimentation en électricité de 11 000 foyers. Pour mener à bien le projet, une filiale commune a été créée entre les deux partenaires : Solaire Durance. Les premières mises en service sont attendues pour le deuxième semestre 2008.
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NEO_2_Participer_news BAT 26 01 10 10 27/01/08 20:30:00
Les enfants en sont fous !
En plus d’être mimis à croquer, les doudous Papilli sont labellisés Max Havelaar et détiennent la norme CE. 15,50 € les petits doudous (15 cm) et 29 € les grands (30 cm).
photos : d.r.
fiche Produit
Par Elizabeth Reiss, agence Ethicity, www.ethicity.net
Le coton
Pour mieux comprendre les impacts de notre consommation sur le monde.
cotonnier : cuLture
Impacts négatifs :
• usage intensif de pesticides (1/4 du marché mondial des insecticides) : pollution et conséquences sur la santé des agriculteurs; • irrigation : forte consommation d’eau (20 000 litres d’eau pour un seul tee-shirt, selon le WWF); • usage de semences génétiquement modifiées (devraient fournir 50 % de la production mondiale de fibre d’ici à 2010) : risques non maîtrisés; • substitution aux cultures vivrières.
Impacts positifs :
chimiques utilisés lors du traitement de la matière : ennoblissement, blanchiment, coloration… • conditions de travail dans les industries textiles, notamment en Inde et en Chine.
Impacts positifs :
• Création d’emplois dans le monde entier u Développement de la certification de la chaîne de production (label EKO Sustainable textile, Oeko-tex…).
Produits finis : utiLisation
Impacts négatifs :
Emploi et réduction de la pauvreté en zones rurales u Développement du coton biologique (label AB, Ecocert…).
photos : d. r.
• Lavage des textiles : importante utilisation d’eau.
Impacts positifs :
Graines et fibres de coton : commerce
Impacts négatifs :
• commercialisation mondiale du coton : 7 millions de tonnes par an, affrétées depuis et vers tous les continents; • dépendance des pays en voie de développement au marché du coton; • dumping : les États-Unis subventionnent fortement la production et l’exportation de coton. Impacts positifs : Développement du commerce équitable du coton (label Max Havelaar, Armor Lux…)
• un textile facile d’usage et accessible au plus grand nombre; • un vêtement confortable pour être bien dans sa peau; • usages médicaux et alimentaires (huile de coton).
déchets textiLes : vaLorisation
Impacts positifs :
• une seconde vie possible : récupération puis distribution aux plus démunis ; • recyclage : textile transformable en matériaux d’isolation, de rembourrage… Conclusion : privilégiez les textiles de qualité qui durent, puis donnez-les !
Sources : CIRAD www.cirad.fr, CNUCED www.unctad.org
Produits finis : fabrication
Impacts négatifs :
•éventuelle toxicité de certains produits
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NEO_2_Saimer_news_coton SR COP O23 23
www.neoplanete.eu
26/01/08 16:34:59
[SAVOURER]
FAUt-il dEVEniR VÉGÉtARiEn POUR SAUVER lA PlAnÈtE ?
Nos bonnes vieilles habitudes alimentaires ne collent plus avec notre santé ni avec celle de la planète. Tel est le message délivré par Claude Aubert, ingénieur agronome et pionnier de l’agriculture bio, et par Nicolas Le Berre, médecin homéopathe, dans le livre qu’ils viennent de publier. De l’info sans intox ?
Par Florence Hernandez
© io foto/sxc.hu
Ceux qui cherchent une révolution copernicienne dans « Faut-il être végétarien ? Pour la santé et la planète » seront déçus. On imagine que l’ouvrage de Claude Aubert et Nicolas le Berre va nous mettre en garde et faire appel à notre mauvaise conscience. Si vous ne retenez que ça, sûr que vous resterez sur votre faim ! Dans leur livre, Claude Aubert et Nicolas Le Berre nous apprennent qu’au début du siècle, l’alimentation était encore basée sur les céréales et les féculents : on consommait ainsi 600 g de pain par jour, contre 150 g toutes céréales confondues de nos jours. Nous sommes désormais passés du règne végétal à la consommation animale (viandes et produits laitiers). Et, dans un même temps, les produits « faits maison » ont cédé le pas à ceux de l’ère industrielle. Sans compter les vraies fausses idées sur l’alimentation, qui ont la vie dure. Un exemple ? Nous associons toujours le calcium aux produits laitiers, alors qu’il est davantage présent dans certains végétaux, comme les épinards ou les brocolis. Quant au fer, si nous l’associons d’emblée au boudin ou
au foie de bœuf, on le trouve pourtant en forte quantité dans les graines de courge, le persil ou le quinoa.
Plus de viande ? C’est vache !
« Eco-logiquement » parlant, si le secteur agro-alimentaire est responsable d’environ un tiers de l’effet de serre, l’ensemble des élevages produit à lui seul 48 millions de tonnes de CO2, peut-on lire dans « Faut-il être végétarien ? Pour la santé et la planète » ! Les protéines animales sont donc de grandes gaspilleuses de terre, d’énergie et d’eau. Plat pas net pour la planète, notre bifteck de 150 g en provenance d’un élevage intensif consomme indirectement dix fois plus d’eau qu’une journée d’usages domestiques, affirment les auteurs de cet ouvrage. Devenu un produit de grand luxe pour la santé de Dame Nature, le veau se retrouve lui aussi au banc des accusés, puisqu’il faut nourrir sa mère une année entière pour produire seulement une centaine de kilos de viande. Bref, pour le bilan écologique le calcul est simple, presque simpliste : diviser par deux notre consommation de viande
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NEO_2_Savourer_vegetarien BAT 2528 28 26/01/08 21:47:24
© igor spanholi/sxc.hu
[COCOONER] ZESTS
C’est dans l’air
Né de l’imagination du designer français Mathieu Lehanneur, le Bel-Air ressemble à tout, sauf à un purificateur d’air. Sorte de « miniserre » à l’allure presque spatiale, cet ovni est un filtre à air original, qui exploite les vertus purifiantes des plantes. Des tests d’efficacité sont en cours, avant une commercialisation imminente.
Jouez équitable !
Pensé et fabriqué selon les règles du commerce équitable, le Négocito® emmène les enfants (à partir de 4 ans) en voyage à la recherche des trésors de la terre. Le Négocio® permet aux plus grands (dès 8 ans) de se mettre dans la peau d’un négociateur de café. À noter : les billets utilisés sont imprimés en France, dans le respect de la charte Imprim’vert®, avec de l’encre végétale ; le papier et les cartons sont fabriqués à base de fibres recyclées et les autres pièces de jeu (pions, dés, etc.) ont été conçus par des artisans péruviens, dans des matières bio ou naturelles. Négocito® à partir de 29,90 € et Négocio®, 59 €. www.lenegocio.com
Ecolo, mon lave-vaisselle
Son nom ferait plutôt penser au nouveau bolide à la mode… Le Quattro Concept est en fait le dernier-né des lave-vaisselle De Dietrich. Économique, il permet de faire fonctionner la machine en demi-charge, en utilisant 40 % d’eau en moins. A partir de 1 900 €. Tél. lecteurs : 0 892 02 88 04 www.dedietrich-electromenager.com
La maison passive, c’est pour demain !
Premier constructeur de maisons individuelles en Bretagne, avec 1 000 unités par an, dont 180 en bois, le groupe Trecobat n’attendra pas 2050 pour construire des maisons passives, c’est-à-dire à très basse consommation d’énergie. « Nous aurons un prototype dans deux ans », annonce le P.-D.G., Marcel Tréguer. Orientation, surface vitrée, énergie renouvelable, isolation renforcée, ossature en bois, équipements économes… Trecobat commercialise déjà des maisons consommant 90 kWh par mètre carré et par an, soit presque trois fois moins que la moyenne actuelle. Et pour un prix de l’ordre de 250 000 €, avec 100 m2 habitables et 500 m2 de terrain, à Brest. Eau chaude et chauffage sont produits à partir d’une pompe à chaleur aérothermique qui capte les calories de l’air extérieur et restitue trois fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Tout juste primé pour un modèle de maison encore deux fois plus efficace, Trecobat vise la consommation zéro grâce à de nouvelles améliorations, comme le rendement énergétique des équipements et conducteurs, ou encore l’électricité photovoltaïque (solaire).
photos : d.r.
Outre ses performances énergétiques, la maison Trecobat a aussi un esprit très écolo : isolation en ouate de cellulose, composteur de déchets, récupérateur d’eau…
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NEO_2_Cocooner_news BAT 25 01 0826 26 26/01/08 20:59:01
Vahinés et dauphins d’Electre, mutins du Bounty et atolls idylliques… La Polynésie française est un site naturel exceptionnel de beauté : des milliers d’îles couvrant un territoire marin aussi important que l’Europe. C’est aussi un écosystème fragile, qu’il est urgent de préserver. Certains, anonymes ou connus, l’ont déjà compris.
Textes et photos Jean-François Guggenheim
e française s îles et des hommes
NEO_2_Voyage_Tahiti BAT 25 01 0839 39 26/01/08 21:02:27
s îles et des hommes
[EDITO]
photo
PARTICIPER Innovations, réflexion, consommation… à chacun sa manière d’agir Où iront skier nos enfants dans 30 ans ? p. 4 Zests p. 6 S’ENGAGER Célèbres et passionnés, ils nous invitent à un monde meilleur Interview Victoria Abril se découvre d’un fil p. 12 Portraits Eugène Riguidel, Zara Whites et Gregori Pasko p. 16 S’AIMER Pour être bien, beau et écolo Mon herbier beauté Zests
p. 18 p. 22
COCOONER Déco, livres, produits d’intérieur pour un chez soi sain et câlin Recyclage : Un rien de poésie p. 24 Zests p. 26 SAVOURER Produits bio et éthiques, bonnes recettes, croquez la vie en pleine santé ! Faut-il être végétarien pour sauver la planète ? p. 28 Les légumes, on en fait tout un plat p. 30 BOUGER Pour (se) conduire en vert et contre tout Biocarburants : de l’huile de friture dans l’air Zests
p. 32 p. 36
VOYAGER Paradis sauvegardés et contrées protégées par des amoureux de la nature Reportage Polynésie française p. 38 Zests p. 46
Ô surprise… Nous savions que vous étiez de plus en plus nombreux à vous sentir concernés par le développement durable, mais nous ne nous attendions pas à un tel succès. Merci de votre enthousiasme, de vos encouragements, de vos mails chaleureux, de ce « buzz » comme on dit aujourd’hui. Chaque jour, nous recevons une proposition, une demande de partenariat, un projet que l’on nous offre sur un plateau d’argent (pardon, de bois certifié…). L’illustrateur Christophe Besse nous a envoyé spontanément ses dessins drôles et rafraîchissants, extraits de son livre « L’Encyclo verte ». Le salon Maison&Objet nous a proposé de remettre le prix «Découverte » de l’objet éthique, une première pour cet événement bien connu des professionnels, tandis que le salon international Prêt à Porter Paris® nous a demandé de lancer leur premier « Prix du vêtement éthique ». Deux récompenses dont nous vous donnerons bien sûr les résultats dans le prochain numéro de Néo Planète. Par ailleurs, au vu des nombreuses sollicitations, nous vous proposons désormais un abonnement, notamment pour des enseignants qui veulent parler de Néo Planète avec leurs élèves, ou des présidents d’association, intéressés par le développement durable. Enfin, nous sommes en train de travailler sur le site web du magazine, pour vous offrir régulièrement des infos et des nouveautés. Bref, nous courons, le sourire aux lèvres et la fleur dans les cheveux pour répondre à vos demandes, preuve que décidément notre monde change. Que du bonheur !
YOLAINE DE LA BIGNE
Rédactrice en chef
Néo Planète : 31, rue Edgar-Quinet - 92240 Malakoff Editeur : Hervé Pointillart, tél. : 06 07 31 03 29 - hp@neoplanete.eu Directrice de la publication, rédactrice en chef : Yolaine de la Bigne, ydb@neoplanete.eu • Rédacteur en chef adjoint : Stéphane Aitaissa, sa@neoplanete.eu Conception graphique : Florence Le Bars, flb@neoplanete.eu • Réalisation graphique : Bertrand Godard Secrétaire de rédaction : Gaëlle Cazaban, gc@neoplanete.eu • Service photo : Géraldine Le Guyader, gl@neoplanete.eu Directrice de publicité : Elisabeth Lecuyer, tél. : 06 16 95 26 61, el@neoplanete.eu Communication : Anne-Sybille Riguidel, tél. : 01 46 67 13 23 - 06 32 10 26 38, annesybille.riguidel@communication-compagnie.com Ont collaboré à ce numéro : Rubrique Participer : Vincent Rondreux, vincent.rondreux@wanadoo.fr ; Chronique d’Allain Bougrain-Dubourg : natureproduction@yahoo.fr S’aimer (beauté) : Aurélia Hermange, aurelia.hermange@noos.fr ; Rubrique S’aimer (fiche produit) : Elizabeth Reiss, elizabeth.reiss@ethicity.fr ; Rubrique Savourer : florence.hernandez@yahoo.fr ; Rubrique Voyager : Jean-François Guggenheim, jfguggenheim@tele2.fr ; Fiche société : tfollenfant@noos.fr. Avec abonnement : 15 euros (frais postaux) • Néo Planète est imprimé sur papier recyclé Néo Planète est édité par HP Conseils - 33, rue de Chazelles - 75017 PARIS N° Siret : 439 832 510
NEO_2_SommaireEdito BAT 26 01 083 3
27/01/08 19:43:34
© géraldine le guyader
de couverture : © tortade
[S’AIMER]zEStS
Mets ta p’tite laine !
Connue pour ses engagements environnementaux (choix sélectifs des matières, reversement de 1 % de son chiffre d’affaires à des associations de défense de l’environnement), Patagonia propose des vêtements de sport élégants, comme ce cardigan à capuche en laine d’agneau traitée sans chlore. Existe en marron, blanc et noir, 120 €. Tél. : 0805 98 0012. www.patagonia.com
On est baba de zaza
Un brin bohèmes, joliment chic et résolument éthiques, les accessoires d’Isabelle Grandval, fabriqués par des femmes birmanes, sont en matières recyclées, fausse fourrure, bambou, tweed, dentelles et rotin, agrémentés d’une pointe de préciosité, avec perles, agate, jaspe, cristal ou nacre. Bijoux et sacs à partir de 90 €. www.zazafactory.com
Sac en fausse fourrure recyclée, 149 €. En vente chez Dupleks, 83 quai de Valmy, 75010 Paris. Autres points de vente : 01 42 06 15 08
Les pieds sur terre
Une paire de chaussures achetée, un arbre planté ! La marque Timberland joue la carte écolo avec ses Reboot, chaussures imperméables en textile et caoutchouc recyclés (190 €), et en s’associant avec Terra Natura qui plante des arbres fruitiers au Kenya. Tél. lecteurs : 01 55 62 55 30.
Pas du toc ces sacs
Recycler des packs de jus de fruits pour en faire des sacs, telle est l’idée d’une fondation créée par des femmes de Manille, aux Philippines. Les packs sont ouverts, lavés, triés, cousus et transformés en sacs à main rigolos, cabas ultrapratiques, porte-monnaie et même trousses de maquillage. www.taloma.fr
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NEO_2_Saimer_news_coton SR COP O22 22 26/01/08 16:34:20
photos : d. r.
photos : d.r.
[VOYAGER]
De nombreuses actions sont entreprises pour sauvegarder la nature et les paysages polynésiens.
À bord de leurs canots, des vahinés parcourent et nettoient les eaux.
Raies manta, napoléons, barracudas... La faune sous-marine est désormais protégée.
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NEO_2_Voyage_Tahiti BAT 25 01 0840 40 26/01/08 21:03:01
[BOUGER]
FichE ENTREPRiSE
L’engagement DD du secteur économique
Le groupe PSA Peugeot Citroën
Par Teddy Follenfant Avec ses deux marques généralistes, Peugeot et Citroën, le groupe PSA s’est donné trois objectifs pour les années à venir : • l’innovation utile, centrée sur l’environnement ; • le confort et la sécurité ; • la croissance de ses ventes, soutenue par un développement accru à l’international. Deuxième constructeur automobile européen, PSA Peugeot Citroën a vendu 3,4 millions de véhicules dans le monde, en 2006, et continue de progresser hors d’Europe, notamment en Chine et en Amérique latine. Le constructeur automobile a également mis en place une direction du développement durable. Les points forts : • leader en Europe des véhicules écologiques ; • N°1 au classement 2007 des constructeurs, réalisé par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), avec une émission moyenne de CO2 de 140 g au kilomètre par véhicule, en France ; • 62 % de parts de marché en Europe sur les véhicules émettant moins de 110 g de CO2 au kilomètre ; • des efforts pour renforcer cette place avec des motorisations performantes diesel HDi et des travaux sur les hybrides (le système « Stop and start » équipera 1 million de véhicules chaque année à partir de 2011) ; • réflexion, avec de nombreux acteurs de la société civile, sur le thème de la mobilité durable au travers de l’Institut pour la ville en mouvement, créé par le groupe en 2000. • suite au Grenelle de l’Environnement, mise en place de l’« écopastille », qui fonctionne selon un barème de type bonus/malus, établi en fonction des rejets de CO2. Le groupe place trois de ses véhicules au premier rang. Ces voitures émettent moins de 160 g de CO2 au kilomètre (Peugeot 107, Peugeot 308 HDi et Citroën C4 HDi). Les points faibles : • peu d’investissement sur les véhicules électriques. • l’offre sur les 4x4 de loisirs lancés en 2007 peut apparaître comme un point faible pour un acteur de la problématique « Effet de serre, changements climatiques et énergies nouvelles ». Conseil : PSA Peugeot Citroën devrait intensifier sa communication sur ses atouts en matière de « véhicules écologiques » et ses recherches en matière d’innovation, d’énergies nouvelles et de mobilité durable face à d’autres constructeurs étrangers qui développent une stratégie de communication « véhicules propres » pas toujours justifiée sur le plan des émissions de gaz à effet de serre.
Bravo à :
• L’Hy-Bird, un projet d’avion
électrique à l’étude dans les bureaux de la société Lisa Airplanes qui espère un tour du monde de son prototype à l’été 2009.
• La Gamme Pure lancée par
GS27 qui propose une série de produits verts pour nettoyer en douceur votre voiture : de la cire nourrissante cuir à la cire d’abeille, à la crème pour plastiques à l’argile blanche, en passant par le nettoyant jantes sans eau à l’amande douce.
• Ostrea, un nouveau marquage
routier écologique à base de poudre de coquilles d’huîtres ; il permet l’économie de 20 % de gaz à effet de serre lors de son application sur le sol.
Note : 4 étoiles/5
Une expo qui roule !
L’exposition « Bougez Vert ! Un développement durable des transports » invite les jeunes de 7 à 14 ans et leurs parents à découvrir de manière ludique et interactive, les problématiques environnementales liées aux transports. « Bougez Vert ! Un développement durable des transports » jusqu’au 15 septembre 2008, à l’Exploradome, Jardin d’Acclimatation, Paris 16e. www.exploradome.com/bougezvert
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NEO_2_Bouger_news_ BIS BAT COP 236 36 27/01/08 19:39:28
© dima v/sxc.hu