18 Transports
TRANSILIEN
HORAIRES SIMPLIFIÉS, TRAINS PLUS FRÉQUENTS
epuis le 13 décembre 2009, la SNCF et le STIF (Syndicat des Transports d’Île-de-France) ont mis en place de nouveaux horaires et surtout un nouveau cadencement pour les lignes au départ de Paris-Est vers Meaux, Château-Thierry, La Ferté-Million, Coulommiers et Provins. Les changements affectent peu la ligne Paris-Meaux qui intéresse les voyageurs de Marne et Chantereine, néanmoins, un gain est observé en termes de clarté des horaires (mémorisation plus facile des heures de passage des trains). Cette ligne comptera désormais 46 allers-retours par jour en semaine et 40 les week-ends et jours fériés, soit 14 trains de plus par semaine (un aller-retour de plus par jour). Par ailleurs, les horaires seront prolongés tard le soir (dernier départ de Paris à 1 heure du matin), et ils seront conservés l’été pour répondre au maintien observé de la fréquentation (voir les explications en encadré). Par ailleurs, pour améliorer le confort et la fiabilité des circulations, la SNCF indique que d’importants travaux d’entretien ou de rénovation des infrastructures du réseau ferroviaire seront réalisés en 2010. Ces travaux pourront provoquer des modifications d’horaires ou des substitutions routières, dont la compagnie tiendra informés ses clients. Tout le détail des horaires sur www.transilien.com et dans les fiches horaires disponibles en station.
NLLE LIGNE 100
VERS LA ZONE AÉROPORTUAIRE DE ROISSY
epuis le 1er novembre, une nouvelle ligne de bus Mobilien, portant le n°100, a été mise en service au départ de Chelles (rond-point des Sciences) vers la zone aéroportuaire de Roissy. Elle assure 35 rotations par jour en semaine et 22 le week-end, entre 4h et 1h. La fréquence de rotation, qui est d’une heure aux heures creuses (entre 9h et 17h), passe à une demi-heure aux heures de pointe (entre 4h et 9h, puis entre 17h et 1h du matin).
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Les nouveaux horaires
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es départs de Paris en direction de Meaux seront cadencés à la demi-heure de 5h30 à 1h00 le lendemain, en semaine comme le week-end, et multipliés par deux (un train tous les quarts d’heure à 15 et 45 de chaque heure) en semaine aux heures de pointe (entre 16h30 et 19h30). Dans le sens Meaux-Paris, même cadencement à la demi-heure, avec des départs qui s’échelonneront : • à Vaires, de 5h07 à 0h37 en semaine comme le week-end, avec doublement de cadence en semaine aux heures de pointe (entre 6h07 et 9h07, trains supplémentaires à 22 et 52 de chaque heure) ; • à Chelles, de 5h12 à 0h42 en semaine comme le week-end, avec doublement de cadence en semaine aux heures de pointe (entre 6h12 et 9h12, trains supplémentaires à 27 et 57 de chaque heure). Ligne Eole Depuis le 13 décembre également, tous les trains en direction et en provenance de Haussmann Saint-Lazare s’arrêtent à Pantin. La durée du trajet entre Chelles et la gare de Magenta passe ainsi de 20 à 22 mn, et de 25 à 27 mn pour atteindre Haussmann Saint-Lazare.
02 Agenda
CELA S’EST PASSÉ DERNIÈREMENT
Marne et Chantereine, de Jean-Paul Bégué, vice-président en charge du Développement économique, et de Jean-Paul Planchou, maire de Chelles. de Brou. Sous une pluie battante, les spectateurs étaient néanmoins présents pour admirer le professionnalisme des soldats du feu. D’autres manifestations se sont déroulées à Chelles et Vaires-sur-Marne. Marchés de Noël Traditionnels en cette période de l’année, les marchés de Noël ont égayé les quatre communes de
Premier salon de l’Artisanat et de l’Aménagement intérieur Il s’est déroulé du 9 au 11 octobre au Centre culturel de Chelles, sous l’égide de Marne et Chantereine, réunissant une quarantaine d’exposants et quelque 2000 visiteurs sur trois jours (lire page 10). Salon de l’Immobilier d’entreprise Marne et Chantereine était présente pour la troisième fois au Salon de l’Immobilier d’entreprise, qui s’est tenu du 2 au 4 décembre au Palais des Congrès à Paris. Objectif : promouvoir les atouts du territoire auprès des entreprises en recherche
Téléthon à Brou Dans le cadre des manifestations organisées en soutien du Téléthon, les sapeurspompiers de Chelles ont réalisé un exercice de simulation d’incendie avec évacuation de blessé dans les locaux de la mairie
la Communauté d’agglomération, avec de nombreuses animations à l’adresse des grands et des petits et des occasions multiples de dénicher des cadeaux de tous genres et pour toutes les bourses.
À NE PAS MANQUER
Mercredi 20 janvier à 20h30 (espace Jacobsen, Courtry) Concert du Nouvel an, donné par les professeurs et élèves du Conservatoire Marne et Chantereine. Vendredi 22 janvier à 20h30 (Écoutille) Concert Jazz et musiques actuelles, donné par l’atelier Musiques actuelles de Courtry. Vendredi 22 - samedi 23 janvier à 20h30 (CAL, Vaires) “Autour d’Asperghis et du théâtre musical”, par les classes de l’école de musique. MERCREDI 27 JANVIER À 20H30 (siège Marne et Chantereine) CONSEIL COMMUNAUTAIRE, SALLE DES ASSEMBLÉES. Vendredi 29 janvier à 19h (Centre culturel, Chelles) Récital piano de Jérôme Granjon, salle André Malraux. Mercredi 17 février à 20h30 (Écoutille, Courtry) Soirée jazz par l’atelier funk de Robin Notte, l’atelier Rythm n’Blues de Laurent Douel et le Big Band de Vaires. Jeudi 18 février à 18h30 (espace Jacobsen, Courtry) Les Musicades, par les élèves de l’école de musique. Vendredi 19 février à 20h30 (CAL, Vaires) Samedi 20 février à 20h30 (salle Barbara, Brou) Spectacle flûte et mythologie par les élèves de l’école de musique.
de sites d’implantation dans l’Est parisien. Plus de 110 contacts ont été établis sur ces trois jours, parmi lequels des partenaires déjà identifiés et des acteurs de l’immobilier commercial. Inauguration Nouvelles Frontières Le spécialiste français du voyage a ouvert en septembre dernier une agence au 12, avenue de la Résistance, à Chelles. L’inauguration s’est déroulée le 20 novembre à l’invitation de MM. De Piero et Piqueras, ses gérants, en présence de Jean-Jacques Marion, président de
Démocratie participative 19
QU'EST CE QUE LE CONSEIL PARTICIPATIF ?
La tribune « Propositions sur l'avenir de la base nautique de Vairessur-Marne » parue dans le dernier magazine Marne et Chantereine a suscité de nombreuses réactions de lecteurs, ce dont nous nous réjouissons. Afin de mieux expliquer comment s'intègrent les travaux du Conseil participatif au sein de la Communauté d'agglomération, il nous semble nécessaire de rappeler ce qu'est le Conseil participatif et comment il fonctionne...
I
nstallé en septembre 2005, renouvelé en octobre 2008, il est l’un des points forts de la Charte intercommunale adoptée fin 2004 par les Conseils municipaux qui précise : « Il est décisif que nos concitoyens et les usagers du territoire se saisissent des grands choix intercommunaux. Nous ferons de l'intercommunalité un enjeu de démocratie locale au travers d'une concertation préalable, constante et régulière avec la population ». Cette volonté s’est traduite par la mise en œuvre d’une démarche Agenda 21 et la mise en place du Conseil participatif, qui associe les citoyens aux choix et au suivi des décisions de Marne et Chantereine. Le Conseil participatif est constitué de deux collèges “citoyens” et “acteurs locaux” (entrepreneurs et associatifs) de 43 membres chacun, soit 86 délégués bénévoles, issus des quatre communes membres de la Communauté d’agglomération. Instance de réflexion visant à faire réfléchir et agir ensemble des personnes ou des groupes qui ne partagent pas d’emblée une même finalité, il s'est organisé en 3 groupes de travail :
quatre communes du territoire de Marne et Chantereine, avec une médiathèque tête de réseau.
• Rapprocher, relier
Ses réflexions portent sur l’amélioration des transports en commun, le réseau de liaisons douces (pistes cyclables urbaines et les liaisons vertes pour la randonnée et les loisirs) et le partage de l’espace public.
• Changer, anticiper, développer autrement
Au travers de l’urbanisme et l’aménagement de l’habitat, le troisième groupe travaille sur le plan local de l’Habitat intercommunal, la reconversion des sites pour les activités économiques, agricoles, de loisirs, etc. Un exemple de nos travaux : le 29 mars 2008, nous avons invité par voie de presse les citoyens à venir débattre avec nous de l'avenir des 12,5 ha de la Montagne de Chelles rendus au public à l'été 2007. Lors de cette matinée, nous avons fait le tour du site avec les personnes présentes afin de recueillir leurs idées en matière d'équipement et de projets à mettre en œuvre. À partir de cette ébauche, le Conseil participatif a rédigé un projet à l'attention de la Commission communautaire compétente. Car en effet, la décision finale revient au Conseil communautaire. Le Conseil participatif a ainsi pour ambition de « mettre les préoccupations citoyennes à l’ordre du jour », de
redonner une âme et une efficacité au « vivre ensemble » et à l'organisation de la cité, d’accroître l'implication et la participation des citoyens dans le débat public en amont des choix politiques qui émanent de nos élus. C'est pourquoi nous invitons les habitants de Marne et Chantereine à nous faire part de leurs idées ou commentaires sur notre site Internet. Et afin d'enrichir nos débats, nous invitons ceux qui le désirent à venir échanger avec nous lors des réunions qui se tiennent au siège de Marne et Chantereine, au 39, avenue François Mitterrand à Chelles.
• Partager, échanger les savoirs
Prochaines réunions :
• Assemblée plénière : jeudi 28 janvier 2009 à 20 h • groupes Rapprocher, relier et Changer, anticiper, développer autrement les jeudis 7 janvier et 11 février. www.conseil-participatif-marne-chantereine.info
S'intéresse au sport à la culture, notamment à travers les dossiers des pratiques musicales et de la lecture publique. Il a notamment contribué à l'idée de créer un réseau réparti sur les
Développement durable 15
Part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie sur le territoire
Quel rapport avec le développement durable ? Selon les chiffres fournis par l’Institut Français de l’Environnement, la consommation d’énergie de nos résidences principales pour le chauffage ou l’eau chaude provient à 57 % du gaz, du fioul et du charbon. Ces matières premières dites fossiles s’épuisent et émettent la majeure partie des gaz à effet de serre responsables de pollutions et du réchauffement climatique. Le développement des énergies renouvelables permet de préserver les combustibles fossiles, de réduire les nuisances environnementales, et contribue à la sécurité d’approvisionnement en énergie et à la création d’emplois locaux. Elles permettent aussi de réaliser de véritables économies. Que mesure-t-on exactement ? L’indicateur “part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie sur le territoire” doit permettre de connaître les pourcentages d’énergie produits par la géothermie, l’éolien, le solaire ou le bois. Toutefois, ces données étant aujourd’hui difficilement accessibles, il sera proposé, dans un premier La Communauté d’agglomération s’est dotée d’un Espace Info Énergies. Véritable outil au service du développement durable de son territoire, ses principales actions sont l’information et le conseil sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables à destination des particuliers, des professionnels et des collectivités. Dans un contexte de crise économique, d’augmentation du prix des énergies fossiles et de changement climatique, Marne et Chantereine souhaite apporter à tous des solutions énergétiques et économiques concrètes. Aussi la Communauté d’agglomération organisera-t-elle, en partenariat avec les quatre villes du territoire, la cinquième édition du Salon des Énergies et de l’Habitat écologiques au Centre culturel de Chelles les 26, 27 et 28 mars 2010.
temps, de mesurer les kW/h générés par les énergies renouvelables produites par le territoire. Que fait Marne et Chantereine ? La ville de Chelles et la Communauté d’agglomération soutiennent le réseau de chaleur géothermique. Ce réseau permet aujourd’hui d’alimenter en chauffage et en eau chaude sanitaire plus de 3 600 logements collectifs, soit près de 700 équivalents logements en équipements publics et bureaux administratifs, avec une progression de 22 % en 5 ans. À l'horizon 2013, le plan de développement prévoit d’atteindre 7 500 équivalents logements raccordés au réseau de Chelles.
QU’EST-CE QU’UN INDICATEUR DE DÉVELOPPEMENT DURABLE ? S'engager dans une démarche d’Agenda 21 territorial nécessite d'assurer un suivi régulier des actions initiées en faveur du développement durable. Les indicateurs de développement durable remplissent cette fonction, en même temps qu’ils favorisent les échanges entre les différents acteurs sur les orientations à prendre. Ils permettent d'informer les populations, d'effectuer des comparaisons, de montrer les évolutions dans le temps, etc. Or les indicateurs actuels de développement, comme le PNB (Produit national brut), ne permettent pas d'évaluer la “durabilité” des systèmes. S'engager dans la construction d'indicateurs spécifiques était donc indispensable, ce qui fut l'objet des nombreux programmes de travail lancés en France par le MEDDM et auxquels Marne et Chantereine fut étroitement liée.
En matière d’économies d’énergie, les conseillers de l’Espace Info Énergie de Marne et Chantereine pourront vous apporter gratuitement tous les conseils utiles pour réussir vos projets.
Comment agir à l’échelle individuelle ? Dès aujourd’hui, nous pouvons agir en isolant mieux votre habitation. Tous les conseils utiles sont prodigués par l’Espace Info Énergies (lire page 11).
04 Inauguration
LE SIÈGE DE MARNE ET CHANTEREINE INAUGURÉ
Les nouveaux espaces de travail de Marne et Chantereine ont été inaugurés par Jean-Jacques Marion le vendredi 11 décembre 2009, en présence du sous-préfet Michel Jeanjean, du député Yves Albarello, du président du Conseil général Vincent Éblé, de plusieurs conseillers régionaux, généraux et intercommunaux, et entouré des maires des quatre communes membres de la Communauté d’agglomération.
Le président JeanJacques Marion, assisté des maires des villes de Chelles, Vaires, Courtry et Brou, dévoile la plaque inaugurale du siège de Marne et Chantereine.
près avoir accueilli les personnalités et leur avoir fait visiter les locaux, animés par les formations musicales du Conservatoire Marne et Chantereine, le président Jean-Jacques Marion a procédé au dévoilement de la plaque inaugurale, entouré des maires des quatre communes membres. Il a ensuite prononcé un discours mettant en avant le développement des services de la Communauté en faveur des populations et la montée
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nécessaires à l’exercice du mandat et des missions des conseillers communautaires. (…) Autant que faire se peut, les travaux de réhabilitation de cet ancien local commercial, construit au début des années 1970, ont été réalisés en prenant en compte la démarche de développement durable (raccordement au réseau de chaleur, isolation des murs par l’extérieur et revêtement en bois, terrasse végétalisée, équipements pour maîtriser les consommations électriques et d’eau).
Des nouveaux locaux pour un nouvel élan et une participation citoyenne élargie
en charge du projet de territoire. « C’est avec fierté et émotion que je vais procéder, au nom du Conseil communautaire, à l’inauguration du siège de la Communauté d’agglomération Marne et Chantereine. Ces locaux, situés au cœur de l’agglomération face au théâtre de Chelles et au futur pôle culturel, regroupent désormais les services administratifs et fonctionnels de Marne et Chantereine ainsi que les espaces bureaux et réunions Une vision partagée pour réussir ensemble Ces locaux illustrent la montée en charge du projet de territoire décidé, partagé par les villes de Chelles, Vairessur-marne, Courtry et Brou-surChantereine qui constituent l’intercommunalité dans son périmètre actuel. (…) L’ensemble des projets engagés depuis maintenant cinq ans témoigne de la mise en commun de nos expériences, de nos
Au Centre culturel de Chelles du 26 au 28 mars 2010
Le 5e Salon des Énergies et de l’Habitat écologiques s’annonce riche en nouveautés. Initié par la ville de Chelles et organisé par Marne et Chantereine, son but est de sensibiliser les citoyens du territoire aux solutions écologiquement responsables et apporter des réponses concrètes à ceux qui souhaitent s’engager dans une démarche et un mode de vie éco-citoyens. 3 jours d’exposition sur un espace de 2 000 m2 en intérieur et 1 000 m2 en extérieur. 80 exposants présentant les thématiques de l’éco-construction et des éco-énergies. Des ateliers de décoration seront animés par des décorateurs designers spécialisés dans l’aménagement intérieur écologique, la réutilisation des matériaux et la création d’objets nouveaux à partir de ceux récupérés ou détournés. Pour sensibiliser les familles et le public scolaire aux nouveaux modes de consommation et aux éco-gestes, le salon proposera de participer à la construction d’une maison écologique. Le salon s’inscrit dans le programme d’actions de l’Agenda 21 territorial qui sera publié à cette occasion. Fidèle à son engagement environnemental, la Communauté d’agglomération concrétisera sa démarche jusque dans l’aménagement des espaces du salon : • des stands 100 % bois et carton ; • un éclairage à faible consommation d’énergie ; • le recyclage des déchets et des cartons.
Les familles pourront découvrir : • les techniques, les produits et matériaux écologiques les plus actuels en matière de chauffage, d’isolation, de construction durable, d’extension en bois d’un pavillon, de production et mise en œuvre d’énergies renouvelables ; • les solutions permettant de réaliser des économies d’eau et d’énergie ; • les moyens de financement et les économies d’impôts possibles.
ENTRÉE GRATUITE
DES CONFERENCES, DES ATELIERS, DES ANIMATIONS, DES IDEES POUR VIVRE ECOLOGIQUE AU QUOTIDIEN !
NOUVELLES FONCTIONNALITÉS DU PORTAIL INTERNET DES BIBLIOTHÈQUES
la fin du mois de janvier 2010, le portail Internet des bibliothèques de Marne et Chantereine sera enrichi de nouvelles fonctionnalités pour mieux répondre aux souhaits des utilisateurs. Vous retrouverez bientôt : • toutes les infos pratiques : modalités d’inscription, horaires, règlement, zoom sur les projets du réseau et les animations réalisées sur chaque site ; • les sélections et les “coups de cœur” des bibliothécaires ; • un accès au catalogue numérisé (sauf bibliothèque de Brou) • la possibilité de laisser vos commentaires en ligne ; • un accès à votre compte lecteur (avec la liste de vos prêts en cours, les alertes sur vos documents en retard, vos réservations en attente ou affectées).
À
Le contenu de ce portail, avant tout informatif, va évoluer à court terme pour devenir plus interactif. D’ici l’été 2010, les améliorations porteront sur la dynamisation des fonctions et l’intégration de nouvelles ressources (accès aux livres numériques, documentaires vidéo ou à l’autoformation). Puis d’ici
2012, l’accessibilité du portail sera étendue aux personnes déficientes visuelles, et de nouvelles fonctionnalités et services permettant à l’internaute de rester en contact avec l’offre des médiathèques seront mises en place : les informations sélectives et personnalisées, les messages SMS, les fils RSS, les préinscriptions et réservations en ligne, aux blogs thématiques ou à l’intégration des réseaux sociaux. Avec l’ouverture des nouveaux équipements (médiathèque centre de réseau et médiathèques de proximité en 2012), il sera possible de réserver à distance des postes multimédias ou des cabines de langue, de mettre en ligne des expositions virtuelles et de créer un espace numérique multimédia avec accès à distance depuis les Espaces publics numériques. Affaires à suivre…
www.marne-chantereine.fr
12 Economie
DU CONSOMMATEUR… AU CONSOM’ACTEUR
Une enseigne Biocoop vient d’ouvrir ses portes en plein centre-ville de Chelles. Véritable réseau coopératif rassemblant quelque 320 magasins bio en France, les magasins Biocoop travaillent autour d’un objectif commun : le développement de l’agriculture biologique dans un esprit d’équité et de coopération. Plus qu’un simple réseau de commerçants, le leader de la distribution alimentaire biologique, qui s’illustre aussi par ses produits du commerce équitable et par un choix très étendu d’écoproduits et de cosmétiques, souhaite peser sur les choix de société et partager son projet militant avec tous les autres acteurs : les producteurs, mais aussi ses salariés, ses clients et ses partenaires.
epuis le 5 novembre et après plus de trois mois de travaux, le magasin Biocoop de Chelles a ouvert ses portes au 61, avenue de la Résistance, à deux pas de la gare. Doté d’une surface de vente de 350 m2 répartie sur deux niveaux, l’on y trouve toute la gamme de produits alimentaires d’origine 100% biologique (fruits et légumes, produits laitiers, boissons, viandes et charcuteries, épicerie, boulangerie, etc.), des produits issus du commerce équitable (cafés, thés, chocolats,
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jus de fruit, biscuits…), ainsi qu’un large choix de produits écologiques non alimentaires (produits d’entretien ménagers) et cosmétiques. Un acte militant,... A travers cette large gamme de produits, l’objectif du réseau coopératif Biocoop est aussi militant, comme nous l’explique Bénédicte Tripet, cogérante du magasin chellois, qui a bénéficié de la mesure “prêt d’honneur” (prêt sans intérêt et sans garantie personnelle) de Nord
Associés, Bénédicte Tripet et Laurent Homon vivent l’ouverture de leur magasin comme la prolongation de leur engagement en faveur de la sauvegarde de l’environnement.
Seine-et-Marne Initiatives pour consolider ses fonds propres et de l’appui du service du Développement économique de Marne et Chantereine pour s’implanter. « Ce projet, Laurent Homon et moimême l’avons monté parce qu’il répond à nos valeurs communes et qu’il donne un sens à notre vie professionnelle, nous qui venons du secteur de la logistique où l’humain n’est pas une valeur fondamentale. Choisir le label Biocoop est à nos yeux un acte militant, que nous avons maturé deux ans durant. C’est une manière à la fois épanouissante et efficace de prolonger notre combat en faveur de la sauvegarde de l’environnement.
L’année 2009 a vu l’ouverture d’un grand nombre d’enseignes nouvelles sur le territoire, dont certaines (mentionnées en couleur) ont bénéficié de la mesure des “prêts d’honneur” mise en place par Nord Seine-et-Marne Initiatives. En voici la liste, limitée aux six derniers mois.
• À Brou-sur-Chantereine :
Maison et Services (tous services à la personne) Chez Raspoutine (restaurant de spécialités russes)
• À Chelles :
Numéricable (Internet haut débit, téléphonie, TV par câble) Aux Coudreaux d’or (point chaud, produits de boulangerie) Chez Nathy (fleuriste) Le Cale-pain (terminal de cuisson, pâtisseries orientales) Manistock (import-export vente de produits déstockés) Le Marché Franprix (alimentation générale) Ripost (librairie, papeterie)
Le Petit marché (fruits et légumes, point chaud) Pretty woman (prêt à porter et articles de mode féminins) Caixa Geral de Depositos (banque) Les Comptoirs du monde (vente de cafés, torréfaction) Nouvelles frontières (agence de voyage) Top modèles (robes de soirée, cadeaux) Au Fournil de Nast (pain, pâtisserie, viennoiserie, confiserie)
• À Vaires-sur-Marne :
Naya (salon de coiffure pour homme) Amazone Jack (commerce de détail horticole)
LE MAGAZINE
N°12 janvier 2010
MARNE ET CHANTEREINE COMMUNAUTÉ
Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu’à inventer.
Gaston Berger, philosophe (1896-1960)
SONDA
Nous voulons promouvoir le développement de la consommation de produits de qualité issus de l’agriculture biologique et d’écoproduits dans le respect d’une relation équitable avec tous les acteurs de la filière, du producteur jusqu’au consommateur, et inciter les gens à consommer autrement, dans un commerce de proximité. Cela signifie, en particulier, de donner la priorité à l’approvisionnement en produits locaux, ceux qui sont cultivés ou transformés dans la région (céréales, fruits, légumes, produits laitiers…), de favoriser la consommation des fruits et légumes de saison, ou encore de donner la préférence aux produits à marque “fabriquant” ou “producteur” plutôt qu’à “marque distributeur”, poursuit Mme Tripet. De même, nous nous appliquons à favoriser les produits sans suremballage excessif, et proposons aussi un large choix de produits en vrac (pates, riz, céréales, légumineuses, fruits secs…). Enfin, nous excluons de nos rayons tout produit pouvant intégrer du soja, du colza ou du maïs non bio, y compris sous forme d’additifs, afin de limiter les risques de présence d’OGM ». … une motivation citoyenne Et il faut bien constater - non sans un certain bonheur - que la démarche répond aux attentes d’un nombre croissant de consommateurs, de plus en plus sensibles aux équilibres sociaux et environnementaux, mais aussi conscients que leur santé dépend en grande partie de ce qu’ils mettent dans leur assiette. La fréquentation du magasin depuis son ouverture est là pour en témoigner, et les marques de satisfaction des clients parviennent chaque jour aux oreilles des gérants et de leur sept employés. Soulignons enfin que les habitants du territoire intercommunal peuvent également s’approvisionner en produits certifiés bio auprès des magasins Harmonie et Le Coin nature, situés respectivement 19, avenue Foce à Chelles et 5, avenue Jean Jaurès à Vaires-sur-Marne, ainsi que dans les rayons spécialisés des magasins d’alimentation.
GE
Développement durable 13
SOMMES-NOUS ÉCO-CITOYENS ?
Les réponses à ce sondage, que nous espérons nombreuses, pourront constituer une image intéressante de l’implication des habitants du territoire de Marne et Chantereine vis-à-vis de quelques-uns des enjeux du développement durable.
1. Pour vous, que signifie le terme “Agenda 21” ? ȣ Ce sont les 21 actions pour le développement durable ȣ C’est le calendrier des actions pour mieux vivre au XXIe siècle et après ȣ Un recueil de conseils pour l’environnement ȣ Un outil de management et de communication pour inscrire le développement durable dans le quotidien. (plusieurs réponses possibles) 2. Votre habitat est-il thermiquement bien isolé ? ȣ tout à fait isolé ȣ assez bien isolé ȣ pas isolé du tout ȣ mal isolé Selon l’ADEME, les déperditions d’énergie sont réparties de la façon suivante : Toiture 25 à 30 % Murs 20 à 25 % Fenê tres 10 à 15% Plancher bas 7 à 10% Air renouvelé, fuites 20 à 25% Ponts thermiques 5 à 10% 3. Vos modes de déplacements... Tous trajets confondus, combien de kilomètres parcourez-vous en moyenne par jour ? ȣ moins de 10 km ȣ de 10 à 20 km ȣ de 20 à 50 km ȣ de 50 à 100 km ȣ 100 km et plus Comment vous déplacez-vous pour parcourir ces distances ? ȣ % en vélo ȣ % à pieds ȣ % bus, train, métro... ȣ % en voiture ȣ % autres (moto, avion…) 4. Part des énergies renouvelables dans votre consommation d’énergie ? ȣ Géothermie ȣ bois énergie ȣ Solaire photovoltaïque ȣ Solaire thermique ȣ Pompe à chaleur ȣ Autres énergies renouvelables : Le bois de chauffage est une énergie renouvelable dont le bilan carbone est pratiquement neutre. La géothermie alimente 40 à 50% des besoins en chauffage et eau chaude sanitaire des logements collectifs raccordés au réseau de chaleur chellois. 5. Fréquence de consommation d’aliments biologiques et issus de circuits courts (Amap, producteurs, coopératives, commerce équitable...) ȣ Chaque jour ȣ Chaque semaine ȣ Chaque mois ȣ Chaque année ȣ Jamais Parmi celles qui sont les plus difficiles à adopter figurent probablement les nouvelles habitudes alimentaires. Manger des produits de saison, frais, de production locale ou presque. Encourager la responsabilité sociale et économique au travers de l’achat de produits issus du commerce équitable. 6. Au quotidien, quels sont vos gestes écocitoyens ? ȣ Economiser l’eau ȣ Trier les déchets ȣ Délaisser l’ascenseur ȣ Réduire les consommations d’énergie ȣ Autres... 7. D’un façon générale, par rapport au développement durable, comment estimez-vous être personnellement impliqué ? ȣ Moyennement ȣ Très impliqué ȣ Peu impliqué ȣ Pas du tout
Remplissez en ligne votre formulaire sur : www.marne-chantereine.fr ou retournez celui-ci à Marne et Chantereine 39, avenue François Mitterrand 77500 Chelles.
Les résultats du sondage seront communiqués lors du Salon des Énergies et de l’Habitat écologiques organisé fin mars (voir p. 20)
16 Patrimoine
RENOUVELLEMENT PATRIMONIAL ET URBAIN DE LA CITÉ CHEMINOTE DE CHELLES-BROU
Située à la limite des deux communes de Chelles et Brou, la cité cheminote a été construite pour l’essentiel dans les années 1920 par la Compagnie des Chemins de fer de l’Est, en lien avec la naissance et le développement de la gare de triage. Elle se compose de 566 logements, dont près des deux tiers sur la commune de Chelles.
aractérisée par un tissu urbain de type pavillonnaire, la cité cheminote de Chelles-Brou s’inspire du modèle des « cités-jardins », un concept inventé à la fin du 19e siècle, mis en œuvre pour la première fois dans la banlieue de Londres début 20e siècle, et dont on trouve d’autres exemples dans la banlieue parisienne, en particulier au Plessis-Robinson ou à Suresnes. Au fil des années et des interventions (après-guerre, années 1980), cette cité a évolué.
C
• Offrir à ses locataires des logements de qualité et adaptés aux normes actuelles. La moitié de la
cité étant composée de pavillons des années 1920, ils ne sont en effet plus adaptés en termes de confort, de performance énergétique, d’accessibilité ou tout simplement d'adéquation aux attentes et besoins des jeunes ménages, des familles nombreuses, des personnes âgées. Il s’agit donc d’engager un vaste programme de réhabilitation du parc.
• Valoriser le patrimoine urbain, architectural et paysager dans un impératif de développement durable.
L’évolution du quartier doit s’inscrire dans la continuité et la mise en valeur des formes urbaines héritées du passé, qui témoignent des valeurs et de l’identité des habitants.
C’est dans ce contexte qu’ICF La Sablière - propriétaire des 566 logements qui forment la cité cheminote a souhaité missionner un groupe pluridisciplinaire d’étudiants de niveau Master 2, disposant de compétences en urbanisme, architecture, économie, sociologie et sciences politiques, afin de définir un programme de renouvellement patrimonial de la cité visant à sa valorisation. À cette fin, plusieurs enjeux ont été définis, parmi lesquels :
ments paysagers dans un souci de développement durable.
• Anticiper et accompagner le devenir du quartier afin de projeter
L’ensemble du site est constitué d’éléments architecturaux et paysagers dignes d’intérêt, c’est pourquoi l’évolution du quartier doit s’inscrire dans la continuité et la mise en valeur des formes urbaines héritées du passé qui témoignent des valeurs et de l’identité des habitants. La réflexion portera donc sur la valorisation de la trame viaire, des espaces publics et des élé-
ICF La Sablière a missionné un groupe d’étudiants disposant de compétences pluridisciplinaires afin de définir un programme de renouvellement patrimonial de la cité visant à sa valorisation.
son évolution et de mieux l’inscrire dans son environnement proche. Marne et Chantereine soutient la démarche engagée dans le but de contribuer à une réflexion commune sur le devenir du patrimoine de La Sablière et du quartier dans son ensemble, de définir avec La Sablière un projet de valorisation à moyen et long terme de cette partie historique du territoire communautaire. La réalisation de cette étude, débutée en novembre et dont le diagnostic et les préconisations devront être formalisés dans un délai de six mois, débouchera sur une concertation publique au début du printemps. En la matière - dans le respect de la Charte communautaire qui place le développement durable et la démocratie participative au cœur de ses préoccupations, aucun projet de réhabilitation ne saurait être mis en œuvre sur le territoire sans une large consultation préalable des habitants et élus locaux.
Sommaire 03
Édito LA SOLIDARITÉ FRAGILISÉE
INAUGURATION DES NOUVEAUX LOCAUX DE MARNE ET CHANTEREINE MARNE ET CHANTEREINE : 5 ANS DE RÉALISATIONS EXEMPLAIRES DES SERVICES CLAIREMENT IDENTIFIÉS
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es collectivités locales assurent aujourd'hui, dans la vie quotidienne de la population, une part importante de la solidarité sur leurs territoires. Elles assurent une présence continue auprès de la population par la mise en place de services publics de proximité, par l'aide sociale portée aux personnes qui en ont besoin, par les infrastructures qu'elles réalisent ou par les services qu'elles développent pour permettre l’accessibilité du plus grand nombre aux équipements qu'ils soient scolaires, de petite enfance, de transports, de loisirs, de culture, sportifs. Chaque édition de notre magazine Marne et Chantereine montre à la fois la diversité et la réalité des services publics assurés par l'agglomération. Qu'il s'agisse des politiques menées en matière de transports en commun avec le réseau Apolo 7, qu'il s'agisse du logement social dont nous accompagnons chaque opération sur le territoire afin qu'elle puisse se réaliser dans de bonnes conditions financières et juridiques, qu'il s'agisse d'accompagner les dispositifs de retour à l'emploi au travers de la Maison de l'emploi, qu'il s'agisse de l'accès à la culture par la présence des bibliothèques et des écoles de musique en réseau sur le territoire des quatre villes, qu'il s'agisse des piscines et de leur modernisation, qu'il s'agisse de la préservation de l'environnement et du cadre de vie... Or, tous ces dispositifs et leur fonctionnement se trouvent aujourd'hui fragilisés par la réforme de la taxe professionnelle en termes de ressources, ainsi que par la réforme des collectivités locales en termes de fonctionnement et de responsabilités institutionnelles. Les réformes peuvent être nécessaires, mais il importe qu'elles soient conduites dans le respect des institutions républicaines, locales ou nationales, dans la concertation, de manière objective et sans arrières pensées partisanes. Personne ne sait aujourd'hui exactement sur quelle part de fiscalité - et donc sur quelles ressources - vont pouvoir compter les collectivités. Comment s'engager sur des projets attendus par la population quand les décideurs locaux n'ont plus de visibilité sur le montant et la pérennité des ressources des collectivités, tant en investissement qu’en fonctionnement, pour les années à venir ? Il importe toujours de veiller, quelles que soient les circonstances et pas uniquement dans la période de crise présente, à ce que la solidarité soit présente et même renforcée, au sein des politiques publiques, locales comme nationales.
CULTURE : DE L’ÉLECTROACOUSTIQUE AU JAZZ... ÉCONOMIE : BILAN DU SALON DE L’ARTISANAT - BIOCOOP L’EAU DE CHANTEREINE SONDAGE : SOMMES-NOUS DES ÉCO-CITOYENS ? DÉVELOPPEMENT DURABLE :
LES INDICATEURS POUR PROGRESSER
PATRIMOINE : LA CITÉ CHEMINOTE ACCESSION SOCIALE À LA PROPRIÉTÉ TRANSPORTS : NOUVEAUTÉS ET
AMÉLIORATION DES SERVICES AUX USAGERS
QU’EST-CE QUE LE CONSEIL PARTICIPATIF ? SALON DES ÉNERGIES ET DE L’HABITAT ÉCOLOGIQUES - LES NOUVEAUTÉS DU
PORTAIL DES BIBLIOTHÈQUES
Jean-Jacques Marion Président de Marne et Chantereine
Marne et Chantereine Communauté, magazine de la Communauté d’agglomération Marne et Chantereine, 39, avenue François Mitterrand 77500 CHELLES • Tél.: 01 60 93 10 78 • Fax : 01 60 93 13 40 • Directeur de la publication : Jean-Jacques Marion • Rédaction, mise en page : Direction de la Communication • Photos : Nathalie Baetens, Fotolia et Direction de la Communication • Imprimé à 30 000 exemplaires sur papier recyclable par Printed and Co (Chelles) • Distribution : Ropalex (Lognes) • Dépôt légal : en cours.
06 Interview
LES INCIDENCES DE LA RÉFORME DE LA TAXE PROFESSIONNELLE SUR LES FINANCES LOCALES Entretien avec Jean-Jacques Marion,
président de la Communauté d’agglomération
Marne et Chantereine Communauté : Annoncée par le président de la République début 2009, la réforme de la taxe professionnelle devrait entrer en vigueur en 2010. Quel poids financier représente-t-elle pour l’Agglomération ? Jean-Jacques Marion : Nous avons fait le choix, depuis la mise en place de Marne et Chantereine, de ne pas asseoir nos ressources sur une fiscalité additionnelle qui reposerait sur les ménages. Aussi la taxe professionnelle assure-t-elle aujourd’hui 60 % du budget de fonctionnement de la Communauté d’agglomération et représente sa seule ressource fiscale ! Si la réforme de la taxe professionnelle peut être considérée comme une nécessité, en raison de son impact indirect sur l’activité économique et l’emploi, cette réforme ne peut pas se faire au détriment des finances locales ! Des gouvernements, de droite comme de gauche, ont déjà pris des mesures pour la modifier, notamment le gouvernement de Lionel Jospin en supprimant la part salariale de cette taxe afin de ne pas grever l’emploi. Au regard des effets cumulés - décentralisation, évolution des modes de vie, croissance démographique, exigences des populations comme des acteurs économiques en matière de services publics, de logement, de cadre de vie…, les capacités d’interventions des services publics locaux doivent être assurées. Ils doivent pouvoir s’appuyer sur une source de financement pérenne et évolutive afin de répondre aux enjeux de la période et de l’avenir. MCC : En quoi la taxe professionnelle est-elle essentielle aux actions conduites par Marne et Chantereine en faveur des habitants du territoire ? J.-J. M : Conséquence des lois de décentralisation, les collectivités locales sont devenues les principaux investisseurs publics : elles assurent 73 % de ces investissements, tout en ne représentant que 10 % de la dette publique… Le rôle que jouent les collectivités (communes, intercommunalités, départements, régions) est donc aujourd’hui primordial en termes d’offre de services publics, de présence et d’accompagnement des populations sur tous les territoires. Si le dispositif de suppression de la taxe professionnelle prévoit - a priori - une compensation des recettes pour 2010, voire pour 2011, la question reste posée de son évolution, en fonction de l’implantation de nouvelles entreprises, du développement économique et de la nécessaire péréquation entre les territoires les plus riches et les plus démunis. Seule une réforme globale de la fiscalité locale (taxe foncière, taxe d’habitation, taxe professionnelle) peut permettre de répondre aux besoins des territoires et de leurs habitants, et aux principes de l’équité fiscale.
CINQ ANS DE RÉALISATIONS À L’ÉCHELLE INTERCOMMUNALE
Retour sur cinq années de réalisations au service des habitants et en vertu des compétences transférées et en partenariat avec les quatre communes membres.
Domaines du développement durable et de la démocratie participative • Création d’un Conseil participatif • Rédaction d’un Agenda 21 territorial recensant 130 actions • Mise en place d’une mission Développement durable Économie et aménagement du territoire • Ouverture de la Maison de l’Emploi intercommunale • Implantation d’une nouvelle centrale de production d’électricité à Vaires • Lancement de 3 nouvelles ZAC pour l’accueil de PME-PMI à haute valeur ajoutée • Création du Salon des Énergies renouvelables et du Salon de l’Artisanat • Création de Marne et Chantereine Habitat et de MCCA (Marne et Chantereine Chelles Aménagement) • Adoption d’une Charte de l’Habitat durable • Programmes immobiliers HQE • Développement du réseau de transports publics : nouvelles lignes, nouveaux arrêts, extension des horaires • Création du transport à la demande (Apolo+) • Aménagements en faveur de l’interconnexion des réseaux de transports publics • Carte Imagine’R étendue à tout le territoire et tarifs harmonisés • Aménagement de carrefours giratoires • Requalification de voiries • Création de pistes et bandes cyclables Développement personnel et élévation de soi • Mise en place du réseau de lecture publique • Instauration de la gratuité des prêts de livres et revues • Création du Conservatoire Marne et Chantereine • Instauration d’une tarification unique basée sur le quotient familial • Ouverture d’une école de musique à Courtry • Location d’instruments de musique • Reprise en gestion et remise aux normes des piscines de Chelles et Vaires • Instauration d’une tarification d’entrée unique dans les piscines Marne et Chantereine • Création d’un Office de Tourisme
Économie 11
CHANTEREINE ET MARNE
1969-2009 : cela fait quarante ans que l’eau de Chantereine, puisée dans une nappe phréatique particulièrement bien protégée à 100 mètres de profondeur, est embouteillée à Chelles. Deux forages d’une capacité annuelle de 800 000 mètres cube sont actuellement en service pour satisfaire la demande, et un troisième est en prévision afin de sécuriser l’approvisionnement. Une activité qui emploie 40 personnes sur le site de la brasserie Roquette, à la limite de Brou-surChantereine, et qui recrute régulièrement du personnel pour remplacer les départs en retraite. Outre son activité bien connue d’embouteillage, le site Chantereine est également dépositaire de l’eau minérale destinée aux vingt hypermarchés Carrefour de l’Est parisien. Une eau minérale en provenance… du Mont Dore, en Auvergne. Sensible aux questions du développement durable, l’usine chelloise a décidé de faire transporter par fer les bouteilles jusqu’ici acheminées par la route. Ainsi, 2 trains de 28 wagons (pour 1200 palettes par train) sont réceptionnés chaque semaine derrière le centre commercial Chelles 2, représentant sur une année le volume transporté par 5000 camions ! Une économie autant pour l’environnement que pour l’entreprise qui, au passage, a amélioré sa rentabilité. De par leur proximité géographique autant que patronymique, il était naturel que la société des eaux de Chantereine (rachetée il y a quelques
années par le groupe Cristaline) et la Communauté d’agglomération Marne et Chantereine se “rencontrent”. Par un accord conclu récemment, le siège de Marne et Chantereine sera désormais approvisionné en bouteilles d’eau de source Chantereine ceintes d’une étiquette spécifique faisant apparaître le logo de la Communauté d’agglomération. linge, coffrage ou objets divers) pour ne pas altérer leur fonctionnement et empêcher une bonne répartition de la chaleur émise. Une mauvaise circulation de l’air autour des radiateurs réduit leur performance et augmente leur consommation. Plus d’astuces sur www.ecocitoyens.ademe.fr
CONSEILS CHAUFFAGE
pour des consommations optimisées et un confort maîtrisé
VOUS AVEZ MIS VOTRE CHAUFFAGE EN ROUTE DEPUIS PLUSIEURS SEMAINES ET L’APPARITION DES PREMIERS FRIMAS DE LA SAISON. SACHEZ QU’UNE BONNE GESTION DES TEMPÉRATURES VOUS PERMETTRA DE RÉALISER DES ÉCONOMIES SANS SACRIFIER AU CONFORT. VOICI COMMENT…
1. Chauffer La température moyenne d’un logement occupé doit être de 19°C. La nuit, la température idéale dans la chambre à coucher pour un sommeil réparateur est de 17°C. Dans tous les cas, vous couvrir éventuellement d’un gilet vous fera faire des économies ! Si vous devez quitter votre domicile pour plusieurs heures, abaissez votre thermostat, et réglez la position antigel en cas d’absence pour plusieurs jours. 2. Aérer 5 à 10 minutes d’aération par jour permettent de renouveler entièrement l’air de votre domicile sans pour autant refroidir les murs. Évidemment, coupez votre chauffage pendant cette opération indispensable. 3. Réguler, programmer Adaptez la chaleur fournie par votre chauffage aux caractéristiques des pièces de votre logement (à l’aide de thermostats d’ambiance ou de robinets thermostatiques) et au moment propice (programmation). Trucs et astuces… • sur un convecteur électrique, les graduations (1 à 5 ou 1 à 8) correspondent à une consigne de température à atteindre et non à une puissance de chauffe. Aussi augmenter la consigne ne chauffera pas plus rapidement votre logement… • les boudins de calfeutrage en bas des portes suppriment les courants d’air froid sous les portes d’entrée mal isolées, réduisant les consommations de chauffage. • ne couvrez jamais vos radiateurs (de
Chiffres clés
1. Le chauffage représente en moyenne 50% des dépenses énergétiques des ménages ; 2. Abaisser d’un degré la température de votre logement représente 7% de consommation en moins, et donc 7% d’économie sur la facture énergétique ; 3.La programmation permet 10 à 20% d’économies supplémentaires, même si vous disposez déjà d’un thermostat d’ambiance ; 4.Des aides financières existent (crédit d’impôt, éco-prêt à taux zéro), allant de 25 à 40%, pour ceux qui font le choix de systèmes de chauffage performants et de régulation. Renseignements auprès de l’Espace Info Énergie de Marne et Chantereine au 01 64 72 11 73.
08 Culture
LA MUSIQUE ÉLECTROACOUSTIQUE ÉLECTRISE LE CONSERVATOIRE
La Création du monde de Bernard Parmegiani et la Symphonie pour un homme seul de Pierre Henry et Pierre Schaeffer figurent en bonne place parmi les “standards” de votre discothèque personnelle ? Adeptes de musique électronique, vous rêvez de créer ou modifier des sons à l’aide de votre ordinateur ? La musique, vous n’en êtes pas spécialiste, mais vous êtes passionné d’informatique et avez la créativité à fleur de peau ? Alors la classe d’électroacoustique est faite pour vous !
bref de tout l’univers sonore qui nous entoure ». Enseignement réservé… à tout le monde ! Faire ses premiers pas en électroacoustique ne demande aucune expérience préalable, juste une maturité suffisante que l’on possède dès l’âge de 11 ans. « Avec les plus jeunes, on s’appuie sur des séquences de dessins animés. On fait un travail de montage sur le début et la fin des séquences, puis on réalise des ambiances sonores sur les images. Pour cela, on utilise des matériels et logiciels professionnels, que les préados abordent de façon très naturelle. Comme pour toute création musicale, le but est de parler aux sens et de susciter l’émotion chez autrui, poursuit l’enseignante. À partir d’un support narratif solide ou de toute idée poétique, il s’agit ensuite de donner libre court à son imaginaire ». Une orientation que partage et poursuit Pierre Bernaud, élève de la classe d’électroacoustique et également étudiant dans une école de son. « Ce qui m’a attiré, c’est justement que je ne connaissais rien à l’électroacoustique. En revanche, les aspects techniques et de traitement du son m’ont séduit. Je suis parti sur l’idée de raconter la vie d’une feuille de papier à partir de l’enregistrement de sons de tous types de papiers que j’ai agités ou froissés devant un micro. Il me faut désormais retravailler et mixer les sons obtenus sur informatique pour en faire une pièce musicale ». Découvrez les travaux de la classe d’électroacoustique le vendredi 2 avril 2010 à 20h45 au Centre culturel de Chelles lors d’un grand concert donné en collaboration avec le pianiste d’électro-jazz Benoît Delbecq, le bruiteur de cinéma Nicolas Becker, le batteur Steve Arguëlles et Marceline Delbecq à la vidéo, auxquels se joindront les élèves des classes d’électroacoustique de Chelles et Noisiel.
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u’est-ce que la musique électroacoustique ? Sans prétendre trancher ici la question, disons pour faire simple qu’il s’agit de musique utilisant la technologie pour enregistrer, produire, créer, manipuler et diffuser le son. En Europe, elle trouve son origine dans la “musique concrète” initiée en France par Pierre Schaeffer en 1948 et dans la musique électronique développée au début des années 1950 à Cologne, en Allemagne. Elle regroupe divers courants parmi lesquels on trouve la musique acousmatique, la musique mixte, le “live electronic” ou encore le paysage sonore.
Ouverte à l’école de musique de Chelles en septembre dernier, la classe d’électroacoustique accueille les élèves dès l’âge de onze ans, dans des séances individuelles d’une heure. « L’objectif est d’apprendre à composer, c’est-à-dire à créer des sons, à les transformer et à les mettre ensemble, explique Laurence Bouckaert, professeur de musique. On travaille avec du matériel électronique et informatique, sur la base de prises de sons, de samples, d’instruments,
« Dès l’âge de 11 ans, il est possible de faire ses premiers pas en musique électroacoustique », assure Laurence Bouckaert
MACADAM CYRANO A FAIT MOUCHE !
rogrammé à la rentrée de septembre dans les quatre communes du territoire, le spectacle de rue Macadam Cyrano, présenté par la compagnie suisse Les Batteurs de Pavés et librement inspiré du classique d’Edmond Rostand, a rencontré son public. Plus de 650 personnes au total ont assisté aux assauts lyriques et aux croisements de fer prodigués durant près de deux heures de déambulations dans les rues de Vaires, Brou, Courtry et Chelles. À en croire les réactions enthousiastes des spectateurs - jeunes et moins jeunes - durant les cinq actes de la pièce et l’ovation réservée aux acteurs au terme des représentations, l’audace de cette forme artistique peu commune a été unanimement saluée. Ce spectacle original ayant été conçu pour être le fil rouge de la saison culturelle, d’autres manifestations ayant pour thème la littérature et la musique de la fin du 19e siècle seront données tout au long de l’année dans les bibliothèques et par le Conservatoire de Marne et Chantereine. Renseignements sur www.marne-chantereine.fr
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Culture 09
L’ÉCOUTILLE, UN PETIT COIN DE PARADIS… À COURTRY
Une programmation qui met à l’affiche Christophe Wallemme, Giovani Mirabassi, Jean-Jacques Milteau, Mario Canonge ou Bertrand Renaudin, vous penserez certainement au Caveau de la Huchette, au Baiser salé ou au New Morning ? Oui, mais pas seulement ! Nul besoin de “monter” à Paris pour apprécier les grands noms du jazz français puisqu’ils se produisent aussi à l’Écoutille, le jazz club associatif de Courtry fondé il y a quelques années par un couple de passionnés.
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u premier abord, l’endroit peut paraître singulier. Situé au soussol d’un bâtiment industriel de la zone de la Régale, à Courtry, l’environnement n’est assurément pas celui de la rue des Lombards. Qu’à cela ne tienne ! Une fois la porte d’entrée franchie, vous pénétrez dans une vaste salle au décor simple mais à l’atmosphère immédiatement chaleureuse. Ce club de jazz à nul autre pareil, Claire Vandersenden et Olivier Lehrer, musiciens jazzophiles, l’ont conçu eux-mêmes et monté sur un mode associatif avec l’aide d’un réseau d’amis et de quelques partenaires, dont Marne et Chantereine. Baptisé l’Écoutille, ils en ont recouvert les murs des affiches et photos des concerts passés, mais aussi des tableaux d’un illustrateur ami de la maison, Didier Locicero, qui vient régulièrement croquer les musiciens dans l’exercice de leur art. La salle est garnie d’un mobilier très hétéroclite, fait de chaises et de fauteuils profonds agréablement disposés pour que les spectateurs se sentent à l’aise et profitent au mieux des concerts donnés sur la petite scène qui leur fait face. Comme à la maison « L’aventure a débuté en 2004 dans le garage de notre maison, à Montfermeil, raconte Olivier Lehrer. C’est là que nous avons organisé pour nos amis les premiers « Concerts à la maison », au rythme d’un par trimestre. Deux ans plus tard, nous avons récupéré ce local industriel de 300 m2 dans la ZI de la Régale, qui offrait d’emblée de meilleures conditions d’accueil jusqu’à 100 per-
sonnes. Grâce à l’élaboration du Plan local d’Urbanisme adopté fin 2007 par la commune de Courtry, nous avons déposé un permis de construire pour mettre la salle aux normes, et le premier concert fut donné en avril 2009. Nous sommes ravis d’avoir pu franchir ce pas, même si ce ne fut pas sans peine. En région parisienne, on trouve très peu de lieux comme le nôtre, dédié au jazz mais aussi au blues et aux musiques du monde, dont le maître mot soit la convivialité. On propose rafraîchissements et pâtisseries maison à prix raisonnables pour agrémenter les soirées, et la proximité – je dirais même l’intimité – qu’ont les spectateurs avec les musiciens participe beaucoup du succès de notre formule ». Marne et Chantereine partenaire Et en vertu de la convention de partenariat signée pour trois ans avec la Communauté d’agglomération, les élèves du Conservatoire pourront bénéficier de jam sessions et master classes organisés à l’Écoutille durant l’année, et des concerts “Marne et Chantereine” sont même inscrits au programme de la saison. Les deux prochains auront lieu le vendredi 22 janvier et le mercredi 17 février 2010, avec la participation des formations de jazz et de musiques actuelles des élèves et professeurs des écoles de musique. Quant aux tarifs d’entrée, ils sont ordinairement de 15 euros (tarif réduit à 12 euros pour les adhérents et les élèves et professeurs du Conservatoire Marne et Chantereine), et gratuits pour les moins de 12 ans !
Prochains concerts à l’Écoutille
• Jean-Jacques Milteau et Manu Galvin Samedi 16 janvier 2010 à 21 h (complet) • Jazz et musiques actuelles du Conservatoire de Marne et Chantereine – Vendredi 22 janvier à 20h30 • Trio TLB / Triple Cross (Claude Terranova, Christian Lété, Tony Bonfils) – Samedi 30 janvier à 21 h • Chloé Cailleton et Armel Dupas Samedi 13 février à 21 h • Jazz du Conservatoire de Marne et Chantereine mercredi 17 février à 20h30 • Mario Canonge et Michel Zenino Samedi 13 mars à 21 h • Vincent Jourde quartet – Vendredi 19 mars à 21 h • Château rouge (Bertrand Renaudin, Yves Torchinsky, Cyril Prévost, Thierry Bonneaux) Samedi 27 mars à 21 h
L’Écoutille - 91, rue Charles Van Wyngène 77181 Courtry (tél. : 01 60 08 38 48) Programmation de la saison et autres infos utiles sur www.lecoutille.com
Patrimoine 17
L’ACCESSION SOCIALE À LA PROPRIÉTÉ BIENTÔT FACILITÉE
Après avoir mis en place un Fonds d’intervention communautaire pour soutenir la production locale de logements locatifs sociaux, Marne et Chantereine étudie désormais la possibilité d’étendre ces aides à l’accession sociale à la propriété.
ans le cadre de ses statuts, Marne et Chantereine exerce la compétence « Politique du logement et du cadre de vie » à travers notamment la mise en œuvre du Programme local de l’Habitat intercommunal (PLHI).
D
La Communauté d’agglomération développe ainsi d’une politique d’aide directe ou indirecte à la construction et à la réhabilitation de toute structure d’hébergement à caractère social. Ces aides apportées peuvent revêtir diverses formes, notamment l’attribution de subventions. Une première décision a été prise lors du Conseil communautaire du 24 juin 2009, à travers la mise en place du Fonds d’intervention communautaire pour les opérations locatives sociales.
Pour aller plus loin, les instances communautaires étudient désormais la possibilité d’étendre ces aides à l’accession sociale à la propriété. La forte hausse des prix du logement a en effet conduit les pouvoirs publics à élaborer des solutions nouvelles en matière d’accession sociale à la propriété afin de mieux répondre à la crise du logement. Ainsi la loi du 13 juillet 2006, dite loi ENL (Engagement national pour le Logement), a profondément remanié et développé les dispositifs existants, auxquels les collectivités territoriales peuvent être partie prenante. Ainsi, l’octroi d’une aide de la collectivité peut jouer un rôle déterminant, notamment pour déclencher le dispositif Pass Foncier, dont l’intérêt réside dans la neutralisation du coût du foncier par son portage par un tiers - le
Marne et Chantereine étudie la possibilité d’apporter un coup de pouce à l’accession sociale à la propriété
1% logement - sur une longue durée (maximum 25 ans). Les études et simulations financières sont donc en cours pour évaluer la possibilité d’accorder une aide à l’accession dans le cadre du Plan local de l’Habitat intercommunal, qui prévoit la construction de quelque 900 logements en accession aidée sur six ans.
LA CHARTE DE L’HABITAT
L
a charte « Habitat Durable » est l’expression des engagements de Marne et Chantereine tout au long du processus de réalisation des projets urbains des communes membres.
La charte de l’habitat est consultable sur le site
www.marne-chantereine.fr
La charte a été adoptée lors du Conseil communautaire du 23 septembre 2009
Elle s’articule autour de 3 axes majeurs : • Amélioration de la qualité de vie et d’intégration à l’environnement ; • Équité sociale ; • Économie immobilière de réduction des charges de construction et de fonctionnement. La charte concerne l’ensemble des acteurs et partenaires publics et privés intégrés dans les différents cycles et phases de la construction, de la réhabilitation et/ou de la rénovation : Maîtrise d’ouvrage déléguée, aménageurs, promoteurs, constructeurs, architectes, bureaux d’études. La volonté communautaire de s’inscrire dans une approche qualitative des espaces d’habitat rejoint le triptique des préoccupations de développement durable reprises dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et axées sur l’optimisation économique, l’équité et l’harmonie sociales, la qualité et les équilibres environnementaux.
14 Développement durable
DES INDICATEURS POUR UN ENGAGEMENT DURABLE
Parler de développement durable ne suffit pas à évaluer les changements des comportements individuels ou collectifs en faveur de notre planète. Pour mesurer l’avancée de son territoire sur le chemin du développement durable, Marne et Chantereine a décidé de se doter de 20 indicateurs, issus pour l’essentiel du référentiel national pour l’évaluation du développement durable produit par le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Mer (voir encadré), et adoptés par plus de 130 habitants du territoire en 2009, après un long processus participatif. Deux indicateurs vous sont ici présentés à titre d’exemple.
Cela implique d’adopter une nouvelle manière de vivre. voyageurs sont transportés par 65 conducteurs dans 38 autobus et 2 véhicules du service APOLO+ (transport à la demande). Marne et Chantereine développe également l’offre de liaisons douces sur le territoire. Comment agir à l’échelle individuelle ? Sachant que 52% des déplacements automobiles font moins de 3 km (source Plan de Déplacement urbain d'Île-de-France de 2001), préférons l’utilisation des transports en commun et les modes de déplacement alternatifs. La bicyclette, la patinette, les rollers ou la marche à pied sont des alternatives tout indiquées. Plus d’informations sur le site
www.ademe.fr/eco-comparateur/
La répartition des modes de déplacements des habitants
Quel rapport avec le développement durable ? Selon l’ADEME en 2009, en France, 60 % des déplacements en ville se font en voiture particulière. Ce mode de transport contribue largement à l’émission de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, comme le dioxyde de carbone (C02). La voiture émet des polluants qui dégradent la qualité de l’air et sont responsables de maladies respiratoires. Pour limiter le réchauffement climatique et les pollutions, les déplacements collectifs doivent être favorisés.
Que mesure-t-on exactement ? L’indicateur « Répartition des modes de déplacements des habitants » doit permettre de distinguer, sur le territoire de Marne et Chantereine, les pourcentages d’utilisation de la voiture, des transports en commun, du vélo et de la marche à pied. La Communauté d’agglomération, dans le cadre de ses compétences, pourra renforcer son action en faveur des modes de déplacements alternatifs. Que fait Marne et Chantereine ? La Communauté d’agglomération finance à 95 % le réseau de bus APOLO7 qui assure les déplacements en transport en commun sur le territoire et le relie à Villevaudé, Le Pin et Claye-Souilly. Chaque jour, 16 000
pour comparer les émissions de CO2 suivant le mode de transport utilisé.
Présentation 07
LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION CLAIREMENT IDENTIFIÉE
Après cinq années d’existence qui ont vu le transfert progressif des compétences, la mise en route et l’organisation interne de ses services, Marne et Chantereine dispose désormais d’un siège au service des habitants du territoire.
ménagé sur trois niveaux sur les bases d’un ancien local commercial entièrement réhabilité, il est tout d’abord le lieu de toutes les réunions du Conseil communautaire et du Conseil participatif, réunions ouvertes au public qui se déroulent dans la Salle des Assemblées au second étage du bâtiment, surélevé à cet effet. Il comprend également un accueil et 38 bureaux, répartis sur deux niveaux (rez-de-chaussée et premier étage) entre les différentes directions et les membres du Bureau communautaire (le Président de Marne et Chantereine et les onze vice-présidents), pour un total de 55 personnes. Enfin, deux autres salles de réunion au premier étage - les salles “Marne” et “Chantereine”, équipées de matériels de vidéo projection, permettent d’accueillir jusqu’à 12 et 25 personnes respectivement.
Les services Marne et Chantereine présents au siège • Direction administrative et juridique • Direction de la Communication • Direction de la Culture, du Tourisme et des Sports • Direction du Développement économique et de l’Emploi • Direction du Développement urbain, de la Mobilité et des Transports • Direction Générale des Services • Direction de l’Urbanisme • Mission Agenda 21 et Développement durable.
• Le pôle Mobilité et déplacements peut
A
le développement des entreprises et les rencontres interentreprises, et en conduisant des animations commerciales (foires, marché de Noël, salon de l’Artisanat, etc.) en partenariat avec les commerçants et artisans du territoire.
• La Direction de l’Urbanisme
L’ACCUEIL DU PUBLIC Parmi les services regroupés au siège de Marne et Chantereine, il en est principalement trois qui accueillent régulièrement du public en quête de conseils ou renseignements afférant aux compétences transférées par les communes à la structure intercommunale :
• La Direction du Développement économique et de l’Emploi a pour mission
dispose de neuf personnes au service des communes et des habitants en quête d’informations. Parmi elles, des instructeurs des autorisations du droit des sols reçoivent sur rendez-vous (hormis les Vairois dont le service Urbanisme a été conservé en mairie) pour étudier et conseiller sur la faisabilité de leurs projets de construction, tant sur les aspects techniques que réglementaires. Toutes les autorisations (permis de construire et autres) et les règlements restent en revanche délivrés par les maires.
Marne et Chantereine 39, avenue François Mitterrand 77500 Chelles
apporter tous les renseignements relatifs au fonctionnement et à l’évolution des services de transports collectifs, aux systèmes de liaisons douces et pistes cyclables, aux pôles gares et points forts de correspondances. Il gère également le fonctionnement du Syndicat de Transports (SITBCCE) dont fait partie Marne et Chantereine et est l’interface entre les services communaux, intercommunaux et les transporteurs intervenant localement, y compris les taxis chellois. Il s’occupe enfin d’intégrer la dimension “d é p l a c e m e n t s” dans les études et planifications urbaines.
première de faciliter la création ou l’implantation d’entreprises et de commerces en Marne et Chantereine, en apportant son expertise pour trouver les locaux ou terrains nécessaires. Plus globalement, elle pilote la création et le développement de nouveaux parcs d’activités. Enfin, elle anime le tissu économique local en favorisant
Inauguration 05
moyens mais surtout de notre vision partagée pour réussir ensemble à l’échelle du territoire un développement réel et maîtrisé de nos politiques locales en matière d’aménagement urbain, de développement économique, d’habitat, de transports, d’environnement, de culture. Cette étape traduit la volonté des élus : - de poursuivre les objectifs et la démarche de progrès engagés par les quatre communes et la communauté, - de renforcer la participation des citoyens du territoire à la réflexion, aux présence et d’accompagnement des populations sur tous les territoires. Alors que pour combattre la crise, l’Etat demande légitimement aux collectivités locales d’être à la fois des « amortisseurs sociaux » et des investisseurs, la démarche du Gouvernement aujourd’hui sur la réforme de la fiscalité comme sur celui de la réforme des collectivités locales peut tout aussi légitimement être considéré comme un acte de défiance envers l’ensemble des élus locaux et des collectivités, comme un retour en arrière, une « restauration » de la centralisation. (…) Si la réforme de la taxe professionnelle était considérée comme une nécessité au regard de son impact sur l’activité économique et l’emploi, cette réforme ne peut pas se faire au détriment des collectivités locales, de leur capacité à assurer le dynamisme de leurs recettes et le développement de leurs territoires. Un lien doit continuer à être assuré entre l’acteur économique, la richesse qu’il produit et le territoire où il produit (…) Sur le devenir du territoire Au-delà de ces réactions largement partagées sur le fond si ce n’est sur l’expression, eu égard aux enjeux de la période et de l’avenir, il est important que des réflexions, des échanges soient engagés sur le devenir du territoire. Nonobstant celles liées au projet « Grand Paris », je tiens à souligner la démarche mise en œuvre par le président du Conseil général de Seine-et-Marne, Vincent Éblé, pour établir avec l’ensemble des communes du département un projet de territoire. La Communauté d’agglomération Marne
Des animations musicales étaient assurées par les élèves et professeurs du Conservatoire.
et Chantereine a défini au travers d’ateliers et de réflexions son positionnement au regard des enjeux franciliens et déposera dans le 1er semestre 2010 une contribution au débat. Par ailleurs, sera lancé le processus d’élaboration d’un schéma de cohérence territoriale.
projets mis en œuvre. A cet égard, parallèlement au Conseil participatif qui, depuis la création de l’intercommunalité, s’implique dans les projets de Marne et Chantereine et qui disposera de locaux adaptés dans les nouveaux bâtiments, des initiatives seront prises dans le courant de l’année 2010 pour donner un nouvel élan et élargir la participation citoyenne. Partager des valeurs de solidarité Dans un contexte de crise financière, économique sans précédent dont chacun peut mesurer l’ampleur et les conséquences sociales pour nombre de nos concitoyens, il est important de mettre en avant et de partager des valeurs de solidarité qui constituent le socle de toute société, et de continuer à préparer l’avenir. A la suite des lois de décentralisation, les collectivités locales sont devenues les principaux investisseurs publics puisqu’elles représentent aujourd’hui 73 % des investissements publics alors qu’elles ne représentent que 10 % de la dette publique… Le rôle des communes, intercommunalités, départements, régions est donc aujourd’hui primordial en termes d’offres de services publics, de
Une large assemblée écoute avec intérêt les propos du président
De nouvelles synergies à créer En outre, la communauté d’agglomération poursuivra la mise en place d’un partenariat avec les territoires voisins - à l’instar de ce qui existe dans la 1re couronne de l’Est parisien (l’ACTEP) - avec le SAN du Val Maubuée, la Communauté d’agglomération Marne-et-Gondoire, Villeparisis et Pontault-Combault afin de déterminer des projets communs, des synergies entre les territoires dans le cadre du développement de la région Ile-de-France. L’objectif mis en avant par les élus de Marne et Chantereine est de respecter un équilibre entre l’habitat, le développement économique, les équipements structurants, les espaces verts et naturels conciliant les préoccupations quotidiennes de chacun, les évolutions de la société et les enjeux de l’avenir. Le rôle d’un élu n’est-il pas de préparer l’avenir, tout en gérant le présent et en restant l’héritier du passé ».
10 Économie
UNE PREMIÈRE ÉDITION COURONNÉE DE SUCCÈS
Promouvoir l’artisanat local, faciliter la rencontre et les échanges entre les professionnels du secteur et le grand public, tels sont les enjeux qui ont poussé Marne et Chantereine à créer ce Salon de l’Artisanat et de l’Aménagement intérieur, premier du genre, qui s’est tenu au Centre culturel de Chelles les 9, 10 et 11 octobre dernier.
Accompagné de Lydie Autreux, Conseillère générale, et de Jean-Paul Bégué, vice-président de Marne et Chantereine, Jean-Jacques Marion a salué chacun des professionnels présents au 1er Salon de l’Artisanat.
L’
artisanat est un secteur clé du tissu socio-économique de Marne et Chantereine. Avec plus de 800 artisans déclarés au Registre des Métiers (un pour 90 habitants), il représente le tiers des entreprises du territoire intercommunal et 10 % des artisans du Nord Seine-et-Marne. De plus, 48 % d’entre eux sont implantés en Marne et Chantereine depuis plus de cinq ans. Il existe donc un vivier d’offres de services aux particuliers dans nos communes, dont il convenait de promouvoir la richesse et la diversité. Voilà les raisons fondamentales qui ont poussé la Communauté d’agglomération à organiser le 1er salon de l’artisanat et de l’aménagement intérieur, en lien avec l’Union des Commerçants et Artisans de Chelles (UCAC). Pour les particuliers, ce salon représentait une occasion inédite de ren-
contrer des professionnels de tous les corps de métier, capables de leur prodiguer conseils et études sur l’amélioration de leur habitat, les économies d’énergie, ou encore sur les aménagements et la décoration intérieurs et extérieurs. Une trentaine d’exposants ont fait le déplacement, parmi lesquels des architectes, des électriciens, des menuisiers, des paysagistes, des plombiers,... autant de spécialistes qui ont eu à cœur de se mettre à l’écoute et au service des visiteurs pour répondre à leurs nombreuses préoccupations. Parmi les temps forts très appréciés du salon, un rendez-vous était programmé le dimanche après-midi en compagnie de Philippe Demougeot, l’architecte de “Question Maison” sur France 5. Par ailleurs, de nombreux ateliers et conférences, assurés notamment par la Chambres de Métiers du Nord Seine-et-Marne, la Fédération du BTP 77 et l’Espace Info Énergie de Marne et Chantereine, ainsi que des animations pour enfants (150 bambins s’y sont pressés) ont jalonné ces trois journées exceptionnelles. Cette première édition du Salon de l’Artisanat a attiré quelque 2000 visiteurs sur trois jours, à majorité issus du territoire intercommunal. Un succès qui appellera, à n’en pas douter, une deuxième édition l’an prochain.
Les démonstrations des artisans étaient nombreuses et très appréciées des visiteurs
Ce qu’ils en ont pensé...
M. Mekacher (Netbatim), maçonnerie, ravalement et couverture à Brou Ce premier salon de l’artisanat, de taille modeste, a permis un contact facile avec les visiteurs. On a répondu à de nombreuses demandes de conseil, en particulier concernant l’isolation des bâtiments, et j’ai établi deux devis pour de futurs clients. Je participerai volontiers à une deuxième édition car l’endroit était bien choisi et l’organisation irréprochable. M. Colombo, tapissier-décorateur à Chelles Ce salon répond aux souhaits exprimés des artisans depuis longtemps. Pour moi, les retombées ont été très positives : de nombreux visiteurs m’ont confié des travaux de restauration le jour même de leur passage ou la semaine suivante. En revanche, ils ont regretté le manque de démonstrations. Mais les organisateurs sont néanmoins à féliciter pour leur accueil et le soin apporté à notre confort d’installation. M. Dulger, Mondial automatismes à Courtry C’est une initiative heureuse, même si nous étions assez peu de professions représentées. Pour une première édition qui s’est déroulée dans une ambiance conviviale, on ne s’attendait pas à des retombées importantes en termes de commandes, mais ça nous a permis de mieux nous faire connaître. Avec davantage de communication autour de l’événement et de surface pour les exposants, ce Salon devrait prendre toute sa place dans le calendrier événementiel du bassin chellois. M. Pécile (BSP), carrelage et mosaïque à Vaires Je participais pour la première fois à un salon du genre, ce qui m’a permis de faire connaître mon activité sur le secteur du bassin chellois où je n’ai pas l’habitude de travailler. J’ai eu une bonne dizaine de contacts sérieux avec des visiteurs, dont trois devis qui ont déjà débouché sur des chantiers. J’ai trouvé excellente l’idée de proposer des conférences et des stands de travaux manuels, qui ont rencontré un franc succès. Je serai bien sûr présent s’il y a une prochaine édition.